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Bonne rentrée littéraire à tous !

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Le site des éditions de L'Aube ICI

2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 23:42

DSCN0612Encore une maison d'écrivain à sauver !

Pendant mes vacances de Noël, je suis allée quelques jours à Vichy. Au cours d'une promenade dans la ville, je suis passée devant la maison d'Albert Londres.

Cette maison est fermée en raison d'obscures querelles administratives. Une association a constitué le Fonds de Dotation "Sauvons la Maison natale d’Albert Londres" avec le projet d'en faire un musée en mémoire de son illustre propriétaire

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Des panneaux sur les murs avec des peintures en trompe l'oeil permettent d'attirer le regard des passants. J'ai trouvé l'idée judicieuse.

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Sauver la Maison d’Albert Londres est un hommage à la mémoire de l’homme, et aux valeurs qu’il a imprimées au journalisme d’investigation. En hommage à celui qui y vit le jour, qui a été, et reste toujours, l’inspirateur de générations de journalistes et reporters. La Maison natale d’Albert Londres vaut bien un détour ! (message de l'association).

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Qui était Albert Londres ?

On peut lire sur Wikipédia :

Albert Londres (né le 1er novembre 1884 à Vichy et mort le 16 mai 1932 dans l'océan Indien) est un journaliste et écrivain français.

« Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie ». Cette maxime d’Albert Londres résume bien l’idéal de ce professionnel de l’information qui reste une référence pour de nombreux journalistes français. Depuis 1933, le prix Albert Londres récompense les meilleurs journalistes francophones.

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Il me semble qu'Albert Londres était très investit dans la lutte pour les droits de l'homme à en juger le site BiblioMonde qui raconte son histoire, en voici un petit extrait :

Le célèbre journaliste qui fit fermer le bagne de Cayenne, dénonça la traite des Noirs, et celle des « blanches » (1884-1932).
Né en 1884 à Vichy, Albert Londres, qui se destinait à une carrière de poète, s’est très tôt rendu célèbre par ses articles et ses récits de voyages, publiés au début du siècle dans Le Petit Journal, Le Quotidien ou Le Petit Parisien, et a marqué plusieurs générations de journalistes. Il signe son premier article en 1914, il a couvert la Grande Guerre, la conquête de Fiume par D’Annunzio, la Révolution russe, le Tour de France cycliste, les chaos de la République chinoise, le scandale du bagne de Cayenne, les bataillons disciplinaires d’Afrique du Nord, la condition des aliénés dans les asiles de France, et l’évasion du forçat Dieudonné, la traite des noirs en Afrique et la traite des blanches en Argentine, les pêcheurs de perles de Djibouti et les terroristes dans les Balkans... Il est mort le 16 mai 1932 lors de l’incendie du paquebot George Philippar au retour d'un reportage en Chine dont on ne sait rien.

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Si vous avez envie de lire des livres de cet auteur, beaucoup sont publiés en édition de poche 

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9782869599031FS.gifMoi j'ai choisi celui-là !

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 23:02

Je vous souhaite à toutes et à tous une belle année 2013 remplie de beaux livres à lire. Pour ma part,  je reprends mon blog délaissé fin 2012 pour cause de grosse fatigue !! J'avais laissé cette lecture commune avec Littérama en plan, la voici donc !!

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Lecture commune avec Littérama

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Edité chez LGFen collection de poche : 251 pages

RDA00158095.jpgEn 1909, Colette est une femme divorcée. Elle apprend à ne compter que sur elle-même et se prépare à devenir la grande écrivaine que l'on sait. En attendant, elle a besoin de gagner sa vie et décide de réécrire deux nouvelles qui furent déjà publiées : Minne en 1904 et les égarements de Minne en 1905. Pour cela, elle décide de retirer toute l'empreinte de son ex-mari dans ce nouveau roman qui s'intitulera « L'ingénue Libertine ». Ce roman publié en 1909 marque un nouveau pas vers l’émancipation de Colette. En effet, la jeune écrivaine décide d'un commun accord avec son ex-époux, qu'elle signera désormais ses romans « Colette Willy ». Signature qu'elle gardera jusqu'en 1913, pour signer ses romans tout simplement Colette. Son indépendance est encore à conquérir, et un peu comme pour la convaincre que le chemin sera long, Colette apprend que son ex-mari Henri Gauthiers Villars a vendu les droits de ses romans « les Claudine » à ses éditeurs sans avoir pris soin de la prévenir.....

L'ingénue libertine est-il un pied de nez à toutes les offenses faites aux femmes de son époque : sûrement.

Ce roman d’apprentissage n'est pas le plus réussi des romans de Colette mais bien un des plus impertinent !

L'histoire de Minne, petite fille confinéet dans une éducation mièvre et bourgeoise, donne à Colette tous les ingrédients pour faire de son roman presque un pamphlet contre l'éducation des filles de son époque. En effet, on voit Minne évoluer en petite fille gâtée et surprotégée, qui a du coup une vision tronquée du monde extérieur. Minne est d'une naïveté désolante. Les extravagances et les rêveries de cette Minne là sont les tristes conséquences d'une époque où les filles étaient enfermées dans un carcan de mensonges et d'hypocrisies. Et c'est là que l’impertinente Colette règle ses comptes et s'amuse avec sa plume et dote Minne d'une intelligence et d'une curiosité hors du commun pour tout ce qui touche à sa vie, à son corps de femme. C'est une fois mariée, par obligation avec son cousin, que Minne devient une femme moderne et intrépide. Son premier objectif est de découvrir ce mystérieux plaisir féminin qu'elle ne connait toujours pas dans les bras de son mari. Minne décide de le chercher à travers diverses aventures. Minne s'amuse comme les hommes autour d'elle. Elle drague, flirte, couche puis insatisfaite délaisse ses conquêtes. Ce roman présente un portrait de femme résolument moderne pour l'époque, et a bien dû choquer à sa parution !!

Dans ce roman, il y a deux Minne : celle que la société a modelé et celle qui s'est affranchie de sa mère, la digne représentante de cette société cléricale et misogyne pour devenir une femme libre de vivre sa vie à sa guise.Il y a bien un peu de Colette dans cette Minne là !!!

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En 1950, une adaptation cinématographique a été réalisée par Jacqueline Audry avec dans les rôles principaux : Franck Vilard, Danièle Delorme et Jean Tissier.

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Published by Nina - dans Colette
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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 23:17

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Ecrit par Camilla Läckberg aux éditions Actes Sud dans la collection Actes noirs : 410 pages / 2012

Tome 1 : la princesse des glaces

Tome 2 : Le prédicateur

Tome 3 : Le tailleur de pierre

Tome 4 : L'oiseau de mauvais augure

Tome 5 : L'enfant Allemand

 

je trouve que cette série, sans prétention aucune, offre à chaque fois une enquête vraiment bien ficelée. Pourtant je lis beaucoup de critiques négatives, surtout sur les personnages principaux de la série, qu'il s'agisse de  Erica Falck et Patrik Hedström ou du commissaire Mellberb. Ces petites tranches de vies sont pourtant  amusantes, elles sont assez représentatives de la  vie quotidienne dans les couples ou bien dans la vie professionnelle. Elles sont juste un peu accentuées, mais pas tant que ça ! Elles sont là surtout pour alléger le caractère très sombre et violent de l'enquête policière. Cette enquête policière est à chaque fois construit de la même manière, elle s'orchestre autour d'une histoire complexe qui prend ses sources dans le passé.

"La sirène" est aussi le titre d'un roman, dans le roman et ce livre a une extrême importance dans le déroulement de l'enquête. Christian en est l'auteur, c'est le plus enigmatique des personnages de cette histoire. Depuis qu'il a publié son livre, il est bien obligé d'accepter que les regards se tournent vers lui. Il  vont même s'accrocher à lui et la police aussi, parce que des faits troublants et inquiétants surviennent depuis la parution de son roman et troublent la quiétude des habitants la petite ville de Fjällbacka. Ces Disparitions, meurtres et lettres anonymes réveillent l'instinct d'enquêtrice de Erika qui est justement  l'amie de Christian et a été aussi la correctrice de son manuscrit avant sa parution.

Le secret est le thème principal de cette nouvelle enquête policière. Cette histoire démontre à quel point, le secret ronge les cerveaux et les coeurs de ceux qui en sont les victimes. Camilla Läckberg traite ses sujets favoris avec brio et nous prouve une nouvelle fois à quel point la violence de la maltraitance et de l'indifférence peut transformer des enfants en futurs tueurs froids et déterminés.

On attend la suite avec impatience parce que la fin se termine bien mal pour Erica Falck et Patrik Hedström, mais chut je n'en dirais pas plus........

Pour moi ce roman a été un très bon moment de lecture.

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 22:15

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Thomas passe-mondes

Ecrit par Eric Tasset

 Edité chez Alice-Edition

collection Les Poche Alice Jeunesse / 294 pages - 2010 2ème tirage en 2012

 

Alice éditions est une maison d'édition belge qui a été créée en 1995 :

Historique : Alice Éditions, née en 1995, a été fondée par Michel de Grand Ry, éditeur depuis 1976. Alice Jeunesse, département de Alice Éditions, dirigé par Dominique Maes, est né au printemps 2001. S’inscrivant dans la longue tradition de l’édition belge d’illustration dont la réputation a été consacrée par les plus grandes maisons — dont Duculot, Casterman et Pastel — Alice Jeunesse, qui s’ouvre également aux auteurs belges et étrangers, s’est choisi comme slogan “Tout un monde qui grandit avec vous” ; par le développement d’un imaginaire narratif et graphique de qualité, ludique ou pédagogique, qui privilégie émotion, plaisir et épanouissement psychique de l’enfant. Si donc leur catalogue veut d’abord offrir de bonnes histoires et de belles illustrations, sans sacrifier à la mode, il veut permettre à l’enfant d’en retirer le petit quelque chose qui le fait grandir, encore une fois, par l’émotion, le plaisir ou la satisfaction d’un besoin, conscient ou inconscient, de comprendre et de se comprendre.(Extrait du site Ricochet)

Le site de l'écrivain Eric Tasset : ICI

Le site des éditions Alice : ICI 

Thomas Passe-Mondes est le titre générique d'une série qui comporte 6 volumes.

J'ai été un petit peu surprise en recevant ce roman de chez Alice jeunesse, parce que cette maison d'édition et l'auteur de cette série me sont complètement inconnus et pourtant je travaille dans une bibliothèque ! De plus, la couverture ne ressemble en rien aux couvertures clinquantes des éditions françaises d'Héroïc Fantasy.

Je remercie Babelio et les Editions Alice qui m'ont permis de découvrir cette série. Je l'ai lue en seulement 3 jours !

L'histoire :

Thomas Passelande est un Passe-Mondes. Avant de le savoir, il était un banal adolescent qui partageait son existence, comme tous les jeunes de son âge, entre le collège et ses copains. Orphelin, Il vivait chez sa grand-mère. Mais un jour, sa vie bascule complètement. Thomas découvre un mystérieux passage qui l'emmène dans un  monde identique au nôtre mais seulement d'un point de vue géographique, parce que tout y est étrange et différent. Le jeune homme est étonné de sa découverte et veut revenir chez lui pour tout raconter à ses copains. Il ne le pourra pas ! Parce qu'au même moment, une cavalière chevauchant une licorne se fait enlever sous ses yeux par d'horribles hommes-scorpions. Thomas se lance sans réfléchir dans une aventure des plus chevaleresque pour libérer la belle jeune fille. C'est ainsi qu'il va découvrir ses pouvoirs magiques et cet univers réellement fascinant qui s'avère être le sien : "le monde d'Anaclasis" et l'Animaville Dardea dont l'emplacement correspondrait à la ville de Grenoble dans notre monde. 

C'est en compagnie de sa nouvelle amie, Ela Daeron, qu'il a sauvé des griffes des Hommes-Scorpions que Thomas prend connaissance de cet univers. Ela lui explique l'histoire des différents peuples et castes qui vivent à Anaclasis. Il y a les habitants de la terre ferme, ils sont considérés comme inférieurs parce qu'ils occupent les marais et les forêts. Thomas et Ela vont pourtant devoir demander de l'aide à un de ces peuples "les  Touillegadoues" qui demeurent près de la forêt des Murmures et sur des marécages. La jeune Ela va ainsi changer son regard sur ces gens, qui sont loin d'être des barbares comme on le pense par méconnaissance sur les Animavilles. Ces mystérieuses Animavilles sont de gigantesques cités flottant dans les airs. Ces cités sont au nombre de six. Leurs habitants se considèrent d'essence supérieure en comparaison de ceux du sol. Les Animavilles ont pourtant comme principe de base l'entraide et la non-violence. Chacune est administrée par dix sages sous la direction d'un guide. Ela est la fille du guide de l'Animaville Dardéa. Thomas apprend qu'il est un résidant de Dardéa comme l'était ses parents et fait partie de la caste la plus prestigieuse du monde d'Anaclasis : Les Passe-mondes. De surprise en surprise, Thomas se rend compte aussi que la non-violence est une véritable  philosophie de vie qui s'étend jusqu'à la nourriture. Sur Anaclasis, on ne tue pas les animaux pour se nourrir, tous les habitants sont végétariens ! Ici on mange du pâté de nénuphars, du pot au feu de champignon d'eau douce, du rôti de cactus aux pois sauteurs, du gigot de banane rouge farci à l'ail, des spaghettis de spores à la crème de noisettes..... 

Pourquoi Thomas était-il caché dans notre monde ? Qu'est-il véritablement arrivé à ses parents ? Que s'est-il passé avant la création des cités Animavilles ? Qui sont les Hommes-Scorpions et pourquoi Thomas est-il en danger comme l'ont été ses parents ?... Toutes ces questions et bien d'autres découvertes encore vous attendent dans le monde d'Anaclasis.

Je ne vais pas dévoiler plus de cette  l'histoire, c'est au lecteur de le faire ! Mais ce 1er volume  est pour ma part une véritable réussite. J'ai beaucoup aimé le monde d'Anaclasis, qui met en lumière beaucoup de thèmes philosophiques et sociaux qui touchent à notre propre monde, comme la non-violence, le respect de l'autre, la différence.....

Je lirais sûrement la suite de cette série.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 21:45

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Avec un peu de retard, je présente la suite du challenge

Sur les Pages du Japon organisé par Kezako du livre

La consigne du mois de novembre : le roman policier

La voix

Récits policiers traduits du japonais par Karine Chesneau

Edition Picquier collection Poche: 252 pages / 1996

 

l'écrivain Seicho Matsumoto est considéré comme le Simenon japonais parce qu'il met en scène les gens du peuple, ceux dont la vie est ordinaire et qui pour une raison particulière deviennent des criminels. Son analyse psychologique très minutieuse des personnages permet, pour les lecteurs occidentaux, de situer clairement le contexte du crime dans la société japonaise et ainsi mieux comprendre l'attitude des différents acteurs de ces intrigues.

La voix est un recueil de 6 nouvelles policières qui reposent sur un même thème : le fait divers.

La vie des gens ordinaires, des gens du peuple s'oppose évidemment à l'existence plus riche et plus intense de celle des milieux aisés. Pourtant cela ne veut pas dire que "ces gens ordinaires" ont une vie morne et triste, et qu'ils se soumettent silencieusement à leur condition sociale. Bien au contraire. Seicho Matsumoto raconte dans ses intrigues policières comment la jalousie, la lâcheté, la convoitise, la peur, le désir de devenir riche.... sont souvent de puissants détonateurs pour échapper à une vie insipide.  L'élaboration d'un crime parfait pour sortir enfin de la misère ou bien se débarrasser d'une épouse gênante, d'un maître chanteur  est la solution que choisissent les héros de ce recueil de récits policiers.

l'assassin qui élabore avec minutie son crime, le témoin gênant mais aussi le policier qui va mener l'enquête sont les principaux personnages qu'analysent avec précision Seicho Matsumoto. Le lecteur découvre ainsi le Japon au quotidien.Toutes ces tranches de vie au demeurant banales, permettent pourtant de mettre en lumière un peu de la vie sociale de tout un chacun et pour le lecteur de s'immerger dans ce pays fascinant.

Pour tous ceux qui souhaite en savoir plus sur le Japon, cet auteur et à découvrir

A lire aussi :

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 23:28

Histoire-litteraire

Lecture commune avec Anis : blog "Littérama"

dans le cadre du thème :

Les femmes mènent l'enquête

Jane austen

 

Ecrit par Stéphanie Barron édité par Le Masque : 2007 : 398 pages

 

L'auteur :

Stéphanie Barron est américaine, c'est une personnalité plutôt originale. Elle est diplômée d'histoire européenne et spécialiste de l'histoire de la  France Napoléonienne. Elle ne passe pas sa thèse mais entre à la CIA comme stagiaire pour un an. Elle y reste quatre ans comme analyste à la cellule antiterroriste. Grande lectrice et admiratrice de l’œuvre de Jane Austen, elle  quitte la CIA pour se consacrer à l'écriture de sa série policière dont l'héroïne est Jane Austen.

Les ingrédients de ce roman policier permettent une lecture très dynamique de ce livre. Un bon dosage de suspense et d'intrigue mêlés à une page d'histoire intéressante, la guerre franco-britannique au Portugal en 1809, tient le lecteur en haleine. Ce roman fait partie d'une série dont l'héroïne est tout simplement Jane Austen qui devient sous la plume de Stéphanie Barron une femme dont la vie est pleine de surprises. Jane Austen est toujours écrivaine mais elle est aussi une femme aventureuse qui se transforme en une détective experte et pétillante d'intelligence pour résoudre des énigmes complexes.

L'histoire :

L' Angleterre en 1809 vit dans un climat politique explosif. Les conflits sont nombreux à cause d'une guerre franco-britannique au Portugal et des conflits religieux entre les églises anglicane et catholique qui dévastent le pays.  A cette époque, Jane Austen vit à Southampton avec sa mère, elle partage son temps entre l'écriture et sa famille. Pendant quelques jours, la jeune femme à la charge de ses neveux et c'est en se promenant avec eux dans les ruines de l'abbaye de Netley qu'elle rencontre un mystérieux personnage qui lui remet une lettre de son ami Lord Harold Trowbridge. Cet ami lui demande de l'aide pour déjouer un complot contre le royaume d'Angleterre. 

Le décor gothique de l'abbaye de Netley teinté de brouillard, apporte une touche de mystère et d'angoisse qui pimente l'aventure déjà très risquée pour Jane Austen. Elle va devoir déjouer un véritable coup d'état contre la couronne d'Angleterre. La  difficulté pour la jeune femme sera de comprendre qui complote contre qui ? On accuse la troublante veuve Sophia Challoner de conspirer contre l'Angleterre et d'être une amie de Bonaparte. Jane Austen est sensible au charme de cette femme avec qui elle tisse des liens d'amitié tout en la surveillant pour le compte de son ami Harold Trowbridge. Jane Austen va devoir user de toute son intelligence et sa finesse d'esprit pour garder une certaine neutralité face à ces deux personnages enigmatiques, que tout oppose, mais qui se sont autrefois aimés et qui apprécient chacun à leur manière Jane Austen. Lequel est un manipulateur, lequel dit la vérité. Ce n'est vraiment qu'à la fin de cette histoire très riche en  rebondissements que l'on découvre la triste vérité.

Mon humble avis !

Je conseille ce roman à tous les passionnés de Jane Austen parce que l'on y retrouve vraiment son univers et Stéphanie Barron fait de sérieux efforts pour adapter son style d'écriture à celui de Jane Austen et c'est pas mal réussi. Ceux qui aiment l'histoire sauront apprécier la qualité des références à des faits historiques qui ont réellement existé et les passionnés de romans policiers vont retrouver à travers ces pages tous les ingrédients d'un bon polar : suspense, meurtres, rebondissements, enquêtes......

Sans oublier l'analyse sociologique qui met l'accent sur la difficile condition féminine de cette époque.

Mon frère et moi  le suivirent aussitôt mais mon corset m'empêchait de reprendre mon souffle et je perdis rapidement du terrain.(...) Un sanglot me déchira la gorge mais, ignorant la douleur de mon corset trop serré, je courus comme si tous les chiens de l'enfer étaient à mes trousses. (extrait de la page 384)


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Portrait de Jane Austen

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 23:48

Banniere-octobre

  Challenge sur les pages du Japon organisé par Kezako du livre

La consigne du mois d'octobre : fantastique et fantasy images-copie-2.jpg

Scénario et dessins de Shigeru Mizuki

Editions Cornelius / 2006 : 420 planches

 

NonNonBâ, c'est un peu "la guerre des boutons" version japonaise ! 

Cette histoire se passe dans une petite ville de la province japonaise en 1930. Le jeune Shigeru vit auprès de sa famille et de la vieille NonNonbâ. Cette veuve d'un moine bouddhiste est une grande spécialiste de l'univers fantastique. Elle connait tout sur les monstres, les fantômes et toutes les forces surnaturelles et les légendes qui peuplent l'univers japonais. Elle va peu à peu initier le jeune garçon. 

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Shigeru qui a déjà une imagination vagabonde, va très vite se familiariser avec les monstres qui s'appellent des yôkaï dans la mythologie japonaise. Ils vont devenir des compagnons de ses aventures.

image-2.jpgShigeru passe beaucoup de temps avec ses copains pour faire les 400 coups.

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Mais aussi avec la vieille NonNonBâ pour de longues conversations sur la magie des yôkaï.

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Ce manga est un régal à lire, il est plein d'humour et permet de découvrir un peu mieux la civilisation japonaise grâce à ce jeune garçon qui découvre le monde avec la vieille NonNonBâ.

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 09:16

rentrée littraire 2012

 

L'embellie-copie-1

Ecrit par Audur Ava Olafsdottir édité par les éditions Zulma / 2012 : 394 pages

Après le merveilleux livre "Rosa candida" qui apporte une bouffée d'air pur, de bonheur tranquille dans notre monde agité, voici le 2ème roman de cette écrivaine islandaise.

On peut remarquer que les éditions Zulma nous enchantent toujours avec des choix éditoriaux intéressants et des livres aux couvertures chatoyantes.

 

L'héroïne de ce roman qui est aussi la narratrice évolue dans un univers où elle excelle, celui des mots, des dialectes et des  langues. Elle est traductrice et parle au moins 11 langues. Par contre dans la réalité c'est un peu plus compliqué ! C'est avec beaucoup d'humour que la narratrice nous raconte ses décalages avec le quotidien. Son mari lui a même acheté une montre à deux cadrans. Un cadran pour vivre son temps à elle, et l'autre pour regarder l'heure de tout le monde !

En parallèle de l'histoire, il y a une sorte de journal intime qui s'insinue ponctuellement dans le roman et qui permet de comprendre que la narratrice a vécu une blessure psychologique grave qui explique peut-être cette fuite du quotidien pour un univers plus fantasque. 

Le roman prend toute son ampleur quand l'héroïne apprend que son mari veut divorcer. Pour faire le point et se remettre de ses émotions, elle décide de s'offrir quelques jours de vacances. Pourtant cette bouffée d'oxygène dont a besoin notre héroïne est menacée. Elle avait promis de s'occuper du petit Tumi,  le fils de son amie, pendant la période de son accouchement et c'est pour bientôt. Qu'à cela ne tienne, notre intrépide héroïne emmène l'enfant dans son périple. Les voilà tous les deux partis à l'aventure avec une énorme somme d'argent gagnée à la loterie et les poissons rouges de Tumi qui vont être très vite remplacés par un chaton sauvé de la noyade. Tumi a 4 ans, c'est un enfant sourd et presque aveugle qui ne connaît pas son père et dont la mère musicienne cherche un certain équilibre. Ce voyage qui consiste à faire le tour de l'île, devient une sorte de voyage initiatique où l'enfant et l'adulte vont se retrouver face à eux-mêmes. Les aventures et les rencontres qu'ils vont faire pendant ce voyage vont permettre d'affermir leur relation et d'apprendre à être tolérant avec l'autre. Ce duo un peu marginal fonctionne à merveille et se transforme peu à peu en une véritable leçon d'humanité. 

Si j'ai moins aimé ce roman que le précédent "Rosa Candida", j'ai apprécié l'originalité du thème et j'ai retrouvé avec plaisir le style plein de finesse et de subtilité pour raconter la banalité du quotidien. Les personnages de cette histoire sont originaux et extrêmement attachants.

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Le roman et son auteur....

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 22:18

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Table ronde

les métiers du livre

samedi 29 septembre 2012

 

Alain Gorius des Editions Al Manar était présent à cette table ronde. Cet éditeur nous a parlé de son métier et de sa passion des livres : instants magiques pour tous les amoureux des livres.

Cette maison d'édition  édite des "livres d'artistes" c'est à dire des livres qui conjuguent à la fois l'art et l'écriture.

Sylvie Germain a un livre édité aux éditions Al Manar.

 Les couleurs de l'invisible 001

Nouvelles écrites par Sylvie Germain

et illustrées par Rachid Karaïchi

  Editions Al Manar / 2002

Les livres de cette maison d'édition sont imprimés avec beaucoup de soin. Pour ce livre, le texte a été composé au plomb en Garamond de corps 14 par François Huin, maître imprimeur. 

Je conseille vraiment cet ouvrage à tous les passionnés de l'oeuvre de Sylvie Germain mais aussi à tous ceux qui aiment les belles éditions. Je rajoute que cet ouvrage ne coûte que 19 euros : Noël approche et voilà une belle idée de cadeau......

Pendant cette table ronde, Sylvie Germain nous a raconté une petite anecdote sur la création de "couleurs de l'invisible" qu'elle a écrit en collaboration avec le peintre Rachid Koraïchi.

Rachid Koraïchi avait le désir de travailler sur 7 couleurs parce qu'il a le culte du chiffre 7. Sylvie Germain n'a pas pu se résoudre à  7 couleurs, elle en a  proposé 9 ! Ce livre est donc composé de 9 nouvelles colorées de 9 couleurs. "Couleurs de l'invisible" s'ouvre sur la couleur gris et se referme sur le blanc. Gris, bleu, vert, rouge, orange, violet, jaune, noir, blanc sont les 9 couleurs choisies par Sylvie Germain.

les couleurs de l'invisible 003

Chaque nouvelle propose donc une couleur. Certaines sont composées comme un long poème, les autres sous la forme d'un texte. Les dessins de Rachid Koraïchi ont une beauté orientale qui s'harmonise à merveille avec toute la force et le symbolisme des textes.

La première nouvelle "Gris" écrite comme un poème annonce une variation de gris à l'infini qui commence entre mer et océan :

Gris, en marge des couleurs. Gris des confins,

du seuil -

      où terre et ciel

           chair et océan

s'effleurent, se pénètrent. (extrait de Gris p.7)

les couleurs de l'invisible 001Sylvie Germain a une vision tellement poétique, presque "surnaturelle" du monde, qu'elle sait voir les couleurs de l'invisible qui se mêlent à celles des hommes.

Le monde est habité de tant de forces obscures, la vie est traversée par tant de courants mystérieux, il vaut mieux implorer la protection de tous les Invisibles, n'en négliger aucun. (extrait de Rouge : p.40)

 

les coluleurs de l'invisible 001

Sylvie Germain évoque aussi la réalité d'un monde sous sa forme la plus violente. La nouvelle "Jaune" rend hommage à ces femmes  que l'on oblige à vivre comme des ombres, qui n'ont plus le droit d'avoir du désir et des émotions.

Ils ont ramassé des pierres -

des grosses des moins grosses

des rondes des tranchantes (extrait de Jaune p. 61)

Frapper

Frapper la femme impure

l'infidèle

l'amoureuse au coeur buissonnier

l'amante au corps rebelle.

Frapper frapper

la femme

briser ses os

L'abattre. (extrait de Jaune p.62)

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Sylvie Germain a rassemblé dans ce livre ses impressions et sa vision du monde à travers cette palette de couleurs. Chaque teinte représente la vie qui est tout à la fois tendre, violente, incertaine, imprévisible, irréelle et tant de choses encore. Il y a une exception à cette explosion de couleurs :  le  blanc. Pour l'auteure, le blanc est la couleur des êtres que l'on ne voit plus. "Ils vivent en fantômes dans un monde achromatique".  Ces hommes et ces femmes qui sont à la frontière de notre monde, elle les appelle "les naufragés de la vie". On referme le livre sur cette vision blanche et  funeste de nos sociétés modernes.  

les couleurs de l'invisible 004

Ils sont les naufragés

qui traînent leurs dépouilles

aux relents de charognes

au hasard des rues des gares des jardins publics

qui s'échouent dans des bars des asiles

sur des bancs de métro dans des commissariats

finissent à la morgue. (extrait de Blanc : p.76)

...

Mais peut-être

une couleur inconnue au spectre solaire

les attend-elle ?

Une couleur

douce comme la caresse

qu'ils n'ont jamais reçue.

Une caresse radieuse

à l'instant de glisser dans le mystère

de la disparition..

Une caresse un souffle de lumière...

 

Un rien splendide -

tellement plus vaste que le néant.

Peut-être. (extrait de Blanc p.82) 

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Dessins de Rachid Koraïchi

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 22:32

Tobie

coeur_72.gifEdité chez Gallimard en collection Folio : 2010 / 264 p.

L'univers littéraire de Sylvie Germain a une certaine résonance avec la religion judéo-chrétienne mais surtout avec la culture et la mystique juive.  Tobie est un personnage de la bible. En préambule de chaque chapitre, on peut lire des extraits du "livre de Tobie" pour situer les personnages du roman dans leur contexte biblique, ce qui  permet ainsi de découvrir la façon dont Sylvie Germain a exploité ce texte. Elle le réinvente, le modernise avec beaucoup de finesse et d'originalité.

L'histoire commence à la façon d'un thriller ésotérique. Sous un ciel d'orage, le petit Tobie vêtu d'un ciré jaune pédale aussi vite qu'il peut "pour aller au diable" comme Théodore son père le lui a ordonné. Pendant ce temps, Théodore hurle sa douleur, le cheval vient de ramener le corps de Anna sa femme, dont la tête a été tranchée. Un malheur semble s'être abattu sur cette famille.

La vieille Deborah, l'arrière grand-mère de Tobie, assiste à ce drame silencieusement. Cette femme de descendance juive polonaise se demande si la malédiction qui condamne à une mort violente et au malheur les membres de sa famille depuis des temps ancestraux ne va pas bientôt cesser.

Tobie a une enfance solitaire dans le décor sauvage des marais poitevin avec pour unique compagnon de jeu les livres de la bibliothèque familiale. Les seuls adultes qui l'entourent sont un père devenu fou de douleur et la vieille Deborah qui va bercer le petit garçon de ses souvenirs entremêlés de légendes de la culture juive d'Europe Centrale. Elle lui chante aussi des chansons en yiddish et le fait participer à d'étranges rituels religieux  dont le sens lui échappe complètement. La synagogue est imaginée, les anges du shabbat sont invités chaque semaine mais Tobie ne les voit jamais, des pots de fleurs représentent les tombeaux des morts disparus dans la tourmente de la guerre et des camps de concentration. Tous ces simulacres de rituels, que le jeune garçon compare à des jeux pour grandes personnes, le rendent méditatif et  tolérant.   

Deborah sait que Tobie va mettre fin à cette malédiction, le temps des victimes est terminé. Les bourreaux n'ont plus qu'à se faire violence à eux-mêmes. 

Il est temps pour Deborah de quitter ce monde, elle a cent ans. Son rôle sur la terre a pris fin. Un cycle se termine, un autre commence. Tobie saura prendre son destin en main.

Tobie va sortir du marais, quitter les terres de son enfance pour découvrir et donner fin à une autre malédiction, celle de Sarra à la beauté dérangeante, qui la rend victime de préjugés et de mauvaises croyances.

Ce roman mêle à la fois le passé religieux et historique d'une Europe Centrale persécutée par les guerres et l'antisémitisme. Cette barbarie qui fut la cause de véritables drames humains.

En se servant de la bible comme le fondement de son histoire, Sylvie Germain réussi à relier des temps mythiques à d'autres plus modernes. On peut ainsi constater que c'est la même barbarie qui agite les hommes.

 

Pendant les rencontres de Chaminadour, une exposition était présentée à la médiathèque de Guéret

Fablier du Marais » exposition du photographe Tadeusz Kluba, compagnon de Sylvie Germain,

invitée des  Rencontres de Chaminadour » 2012.

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Le monde de Tobie se limitait au marais dont il connaissait tous les coins et les recoins, les charmes et les secrets, et à la bibliothèque de son père qu'il avait secrètement transformée en morgue fantastique. (Extrait de Tobie des marais p.104)

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La photographie est la vision née d'une rencontre, sur le mode du heurt et de la surprise, entre un regard et le visible.

C'est un regard d'enfance forgée dans les brumes, les longs hivers et les interminables nuits des Carpates, pétrie par les légendes du monde slave, que Tadeusz Kluba a posé sur le marais poitevin.

Les frênes têtards bordant les canaux, les bosquets d'aulnes et de saules du marais se font alors créatures insolites, fabuleuses et parfois inquiétantes qui semblent surgies d'un conte peuplé de génies des bois, de la terre et de l'eau."

Sylvie Germain

Affiche

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