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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 22:19

Le dernier patriarche

Najat El Hachmi

Actes sud  366 pages / 2009

Roman traduit du catalan par Anne Charlon

Le narrateur de ce roman est la fille de Mimoun, le dernier des grands patriarches de la famille Driouch. Elle nous raconte la vie quotidienne dans son bled marocain, la soumission aux coutumes ancestrales, la naissance de son père, ce fils tant attendu qui endossera le rôle de  grand patriarche, la vie et l’éducation de sa mère, mais aussi le XXème siècle qui apporte des changements sociaux importants, et même dans ce village marocain des années 50, les idées évoluent, le changement est en marche.

Mimoun  Driouch est certain d’avoir un destin à accomplir, mais ce n’est pas celui dicté par sa famille,  qui attend de lui le même comportement que ses aïeux. Il est tiraillé entre le poids des traditions familiales et son envie de vivre ailleurs et différemment. Les doutes s’installent en lui, face à l’incompréhension de sa famille qui le pense incapable d’assumer son rôle de patriarche. Peu à peu, son mal-être se transforme en violence excessive et sa femme devient la principale victime de sa folie destructrice. Il  applique avec excès sa toute puissance masculine en toute impunité puisque dans son pays, les femmes sont soumises à leurs maris. L’immigration de la famille en Espagne ne changera rien au  comportement de Mimoun, la famille subit toujours le joug paternel. C’est sa fille unique qui va réagir à la dictature paternelle. Cette jeune fille, malgré la violence de son éducation, ne va pas être écrasée par le poids des traditions.  Elle voit en Espagne des modèles féminins différents, ils vont lui  permettre de réfléchir  sur la condition des filles de son pays.   Comment se libérer de ses chaînes ? Comment vivre par et pour soi-même ? Comment devenir une femme à part entière sans être mariée ?  Pour la fille  de Mimoun, la liberté est difficile à acquérir, son combat va être difficile à mener pour enfin penser et  vivre selon ses propres valeurs, ses propres choix.   

Mon avis : Un roman de très grande qualité, qui nous interroge sur la liberté et la condition féminine avec beaucoup de réalisme, de finesse. Les éditions Actes Sud nous offre vraiment des romans étrangers d’une très grande qualité.

Un autre avis : eternelretour


village marocain
 

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 08:30



Almudena Grandes : Edition JC Lattès -  1071 pages

Ce roman est un énOooorme pavé  !! le résumé de la 4ème de couverture est alléchant et m'a donnée envie de lire ce livre.  « Grande fresque de l’Espagne du XXème siècle, marquée par les blessures de la guerre civile. Le cœur glacé a connu un succès retentissant et a reçu plusieurs prix dont celui de la prestigieuse fondation Lara. Egalement désigné par les libraires comme la meilleure lecture de l’année 2007. Le cœur glacé est un roman tragique et lyrique qui raconte l’âme passionnée de ce pays.

Cette saga raconte l’histoire déchirante de la famille Carrion et de la famille Fernandez qui ont une branche commune, on va suivre ces deux familles pendant trois générations.  

Le roman commence en 2005 avec l’enterrement d’un riche  patriarche, Julio Carrion Gonzalez qui a fait fortune sous Franco, toute sa famille est là, Alvaro un des fils du disparu remarque une jeune femme inconnue qui assiste  à l’enterrement.

Cette femme c’est Raquel,  elle fait partie de l’autre famille « les Fernandez »,  ses grands-parents étaient  républicains et son grand-père vouait une haine farouche à Julio Carrion Gonzalez, qui a fait payé un lourd tribut à sa famille pour ses idées contraires au régime. Raquel sera un peu le fil rouge dans cette saga familiale.

Raquel et Alvaro vont se revoir  dans des circonstances un peu particulières, il va naitre entre eux une passion bien difficile à assumer. Comment vivre une  histoire d’amour avec le terrible passé qui lie les deux familles ?  Raquel peut-elle garder cette terrible vérité qu’elle a apprise de son grand-père et qui lui a donné des envies de vengeance ?  Peu à peu, Alvaro va découvrir le passé de son père qui à l’époque de Franco avait rejoint les phalangistes et la division Azul aux côtés des Allemands près de Leningrad, et les actions menées contre les membres de la famille de Raquel qui étaient des opposants à la dictature.  

Ce roman raconte aussi cette page terrible  de l’histoire espagnole, l’arrivée de Franco au pouvoir, la dictature qui se met en place, la guerre, l’exode  des républicains, la position de la France, l’accueil dans les camps, comme à Argelès......

Mon avis :

Ce roman m’aurait beaucoup plus  mais j’ai trouvé sa construction complexe.  L’histoire des deux familles est mêlée à la grande histoire ce qui donne un récit très dense, il est raconté sans suivre de chronologie,   j’ai vraiment trouvé que sur plus de 1000 pages les zooms avant - arrière deviennent difficile à suivre. J’ai eu aussi beaucoup de mal à reconnaitre les personnages, en effet en Espagne souvent il y a le même prénom sur plusieurs générations, le père donne son prénom à son fils qui le donne au sien et ainsi de suite, de plus il se raccroche plusieurs noms aux prénoms, et la  multiplicité des personnages compliquent et brouillent les repères. Tous ces détails mis bout à bout  ont vraiment gâché ma lecture, j’ai réussi à le finir parce que cette histoire est malgré tout captivante.

J’ai été obligée de me faire un arbre généalogique pour chaque famille, pour ne pas perdre le fil de ma lecture mais on en trouve un à la fin de l’ouvrage.

Quelques avis  très positifs : Lire et un plaisir

Terre d'Amélie

Guernica de Picasso.

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 22:39


            

Robert Laffont : 2009

Dans « le jeu de l’ange », on retrouve l’ambiance envoutante du roman  « l’ombre du vent »,  la Barcelone des années 1920 au décor baroque, fantasque et mystérieux. Le héros de ce livre, David, est un jeune homme qui a eu une enfance misérable, comme pour tous les enfants des familles défavorisées de cette époque, la vie est  dure. « nous habitions une mansarde (…) un logement exigu et  froid  où le vent et l’humidité semblaient se moquer des murs. » David vit avec son père et souffre de solitude mais il a deux grandes amies : l’écriture et la lecture « Les mots et le mystère de leur science cachée me fascinaient et m’apparaissaient comme une clef permettant d’ouvrir un monde infini(…) ». Il a aussi un refuge : la librairie Sempere & Fils «Ce lieu sentant le vieux papier et la poussière était mon sanctuaire et mon refuge. Le libraire me permettait de m’asseoir sur une chaise dans un coin et de lire à ma guise tous les ouvrages que je souhaitais. »

Malgré sa condition sociale, David devient écrivain, mais  son manque d’argent ne lui permet pas d’écrire d’une façon indépendante,  il est employé dans un journal qui l’exploite à écrire à la chaîne des romans feuilletons, très à la mode à cette époque. 

Peu à peu, David va vivre des situations insolites et inquiétantes, jusqu’à la rencontre avec un mystérieux éditeur qui lui demande d’écrire un livre unique, une sorte de bible qui va renfermer les bases d’une nouvelle religion.  Comment se fait-il que cet homme a une emprise totale sur la vie de David au point qu’il  n’arrive plus à être maître de lui même ? Intrigué par des phénomènes étranges qui se passent autour de lui, il va mener sa propre enquête sur ce personnage sorti de nulle part. David ne sait pas contre quoi il doit combattre : des livres dangereux ? et contre qui : anges, démons, diables..... ? Barcelone renferme d'étranges mystères qui prennent leurs sources dans la nuit des temps.

Le cimetière des livres oubliés déjà à l’honneur dans «L’ombre du vent» viendra de nouveau jouer son rôle protecteur, il conserve tous les  manuscrits, même ceux qui peuvent être  maudits, comme celui que va y déposer David en espérant qu’il ne tente jamais un lecteur.

Le cimetière des livres oubliés de Carlos Ruiz Zafon :

(…)Isabelle leva la tête vers la coupole de verre et se perdit dans cette vision impossible de faisceaux de lumière blanche criblant une Babel de tunnels, passerelles et ponts tendus vers les entrailles de cette cathédrale de livres.

- Ce lieu est un mystère. Un sanctuaire. Chaque livre, chaque tome que tu vois à une âme. L’âme de celui qui l’a écrit et l’âme de ceux qui l’ont lu, ont vécu et ont rêvé avec lui. Toutes les fois qu’un livre change de main, toutes les fois que quelqu’un parcourt ses pages, son esprit grandit et devient plus fort. Ici, les livres dont personne ne se souvient, les livres qui se sont perdus dans le temps, vivent pour toujours, en attendant d’arriver dans  les mains d’un nouveau lecteur, d’un nouvel esprit… (extrait de « le jeu de l’ange » page 526).
 

Ce roman n'a pas fait l'objet de l'enthousiasme de "L'ombre du vent" ? ? ? Personnellement je l'ai lu avec autant de plaisir que le premier et je l'ai trouvé tout aussi excellent.

Lien vers les premiers chapitres du livres Ici
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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 22:02



















Gaetano Bolàn - Edition La Dragonne - 86 pages

Gaetano Bolan est né en 1969 à Arica au Chili. Il vit aujourd’hui à Valparaiso, après plusieurs années passées en France. La boucherie des amants est son premier roman, d’ores et déjà accueilli par un large public.

Un peu comme le livre « Matin brun » l’auteur nous livre en 81 pages toute l’horreur de la dictature et ses conséquences.  

 

Tom est un enfant chilien, sa naissance difficile l’a rendu aveugle et orphelin. Ce double handicap a donné paradoxalement à cet enfant le don du bonheur, chaque jour son regard intérieur et ses yeux de nuit apportent de la gaieté à tout le quartier. (…) « L’enfant Tom était apprécié de tous. Il était doux, il était tendre. Et espiègle avec ça ! Il furetait ici et là, les mains devant lui, comme ouvertes pour attraper le vent, et trottinait benoîtement. Les gens étaient affables avec lui ; sa seule présence suffisait à ramollir les cœurs les plus endurcis. »(…)

Tom l’enfant au cœur pur a un secret qu’il garde sagement en lui, il aimerait connaître l’amour d’une mère de remplacement, mais l’enfant au cœur pur va plutôt être confronté à la barbarie des hommes. (…) «Il avait suffi d’une éclipse de lune et d’un grand brasier pour le faire basculer dans le monde adulte. Aussi l’enfant continua-t-il de regarder la nuit ; il sentit qu’il lui faudrait dorénavant être solide comme le boucher Juan  pour affronter le monde et ses chimères ». (…)  

 Un stylo et quelques 80 feuilles, il a suffit juste cela à Gaetano Bolàn  pour témoigner de l'horreur des dictatures. l'auteur a réalisé une véritable prouesse : écrire un livre admirablement poétique malgré le thème grave qu’il aborde. Un roman à lire, à donner à offrir.
Si vous voulez lire un autre avis celui de Sylire

 

 

 

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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 10:30






















José Luis Sampredo-  Editions Métaillé - collection Suites - 318 pages


José Luis Sampredo est né en 1971 à Barcelone. Avec sept romans, il s’est imposé en Espagne comme un des plus grands écrivains contemporains.Ses textes sont tous chargés d’une fraternité et d’une humanité qui n’a d’égale que son souci de recomposer le monde. Le sourire étrusque s’est vendu en Espagne à 400 000 exemplaires.

  

 

 

 

 

 

façade de la villa Giulia - musée étrusque - Rome




Le gardien du musée étrusque de la villa Giulia surveille le comportement étrange d’un vieil homme assis sur un banc  qui semble hypnotisé par un sarcophage étrusque représentant un couple. Quand son fils vient le chercher, il a dû mal à sortir de sa contemplation. Dans la voiture qui les emmène à Milan, ce vieux paysan de la région de Calabre  raconte sa fascination pour ce couple d’étrusques,  son fils  pense que « la maladie lui affecte déjà le cerveau ».


Ce n’est pas un simple conflit de génération que ce livre raconte mais les bouleversements d’un  XXème siècle qui ont révolutionné la vie des gens à une vitesse incroyable. Quel est le lien  entre ce berger  calabrais qui a grandi dans une région très sauvage au milieu de ses troupeaux de chèvres dans la montagne,  qui a lutté  pour sa survie et celles de ses compatriotes pendant la  seconde guerre mondiale , et son fils Renato et sa belle-fille Andréa ? Ce couple de milanais est complètement en phase avec les idées du  monde moderne et quand ils sont obligés d’accueillir le vieux Roncore Salvatore gravement malade, qui doit subir des examens,  tout porte à croire que la cohabitation va être difficile. Mais grâce à son petit fils Bruno qui va être le lien avec ces deux générations, ce jeune grand-père va utiliser ses dernières forces pour mener un véritable combat pour se faire accepter et aimer de tous. L’étonnante personnalité du vieux berger attaché envers et contre tout  à ses  valeurs ancestrales  va réussir à souder  les membres de cette famille.
  

Ce livre nous expose avec beaucoup de délicatesse les difficultés de  la relation à l’autre et l’acceptation de  ses différences.
La rencontre avec « le  sourire étrusque »  guidera le vieux berger vers la sérénité, il lui sera d’une aide précieuse pour apprivoiser la mort et l’attendre en vivant intensément les derniers moments de sa vie.

On peut souligner les prouesses de l'écrivain, José Luis Sampredo nous offre un roman qui parle magnifiquement de l'Italie !!  
















Sarcophage des époux étrusques découvert à Cerveteri vers 520 av. J.C
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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 18:41

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Albert Sanchez Pinol 
traduit du catalan par Marianne Millon

Actes Sud : 446 pages


Pandore au Congo est le 2ème volet de la trilogie des éléments 
après l'eau représenté par le sublime roman : la peau froide 
voici le 2ème élément la terre. 

Pandore au Congo raconte comment une simple histoire peut  devenir un roman qui va éblouir la réalité grâce à la force de son imaginaire.

 Thommy Thomson est nègre d’écrivain, il écrit des romans populaires dans l’ombre d’un auteur à succès qui publie des livres fortement teintés de colonialisme, il faut dire que c’est le ton de l’époque, nous sommes en 1914 à Londres, l’empire britannique  est  à son zénith. Cette période de l’histoire est importante pour la suite du récit.

Thommy Thomson  rencontre par hasard un brillant avocat qui lui propose un marché insolite : Ecouter et rédiger  l’histoire de son client  Marcus Garvey, un gitan incarcéré dans les prisons anglaises et accusé d’avoir assassiné dans la jungle, les deux fils du duc de Craver partis faire fortune au Congo.

Cette histoire sera publiée sous forme de livre, dans le but d’innocenter Marcus Garvey  qui est déjà condamné à mort par la rumeur publique du fait de sa condition sociale.

Histoire banale ? Pas du tout !! On est très vite captivé par cette aventure qui nous mène dans cette jungle congolaise avec  tous les personnages qui font partie de cette expédition. Marcus Garvey raconte peu à peu son histoire et Thommy Thomson écoute et rédige, mais il est très vite captivé et se laisse complètement emporter par la puissance de ce récit qui l’entraîne à la limite du fantastique et de l’étrange.

La conclusion est royale !! Elle laisse le lecteur interrogateur : la puissance de l’écriture et de l’imaginaire peut-elle piéger le lecteur ?  L’écriture peut-elle  devenir une dangereuse manipulatrice ? Mais chut je ne vous en dirais pas plus il faut lire ce roman.

Attention il est très difficile de  poser ce livre avant d’en  savoir la fin !!

Un roman qui va plaire aux écrivains, aux lecteurs et aux avocats !! 
Un conseil : A lire absolument !

Pour lire l'article de  Bellesahi c'est ICI

Jungle-Irian-Jaya.jpg        

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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 21:39

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José Carlos Somoza
traduit de l'espagnol par Marianne Millon
Actes Sud - 514 pages



J’ai lu il y a deux ans l’énigmatique roman : "La dame du N° 13" un roman étrange et complexe qui m’a beaucoup plu, aussi  j’ai été vraiment tentée par la lecture de celui-ci.  








Le roman commence par un  prologue de 2 pages qui donne le ton du récit :

Un évènement se passe le 12 juillet 1992 à 10H50 et un autre le 10 mars 2015 à 9H05 qui parle de   cris d’enfants puis  se termine par : « Il y avait bien pire que les cris ». 

Ce roman a pour thème "La théorie des cordes", cette théorie scientifique va faire naître un projet complètement fou dans la tête d'un des personnages du livre : le scientifique "Blanes"  

"Il démontre de façon mathématique que le temps est formé de cordes comme n’importe quel autre objet. Mais les cordes du temps, elles, peuvent s’ouvrir avec l’énergie des accélérateurs actuels. Ce qu’il y a, c’est que c’est une expérience très difficile à pratiquer…...»

(…)Si la théorie de "Blanes" était exacte, il existerait une autre possibilité… On pourrait ouvrir les cordes du temps et voir le passé.(…)

Ce projet est bien tentant pour la fine fleur de la physique mondiale qui va se trouver entrainée dans cette aventure et isolée sur une île de l’océan indien pour mener à bien cette dangereuse expérience : voir des images du passé.

Ce roman aurait pu s’appeler « les apprentis sorciers » puisque ce groupe de scientifiques  ignore les conséquences de ces expériences.

Les théories scientifiques se mèlent aux caractères humains tout aussi complexes avec comme conséquence, une lente descente aux enfers.
Ce roman est un thriller scientifique, c'est de la pure fiction, mais l'analyse des différents caractères humains face au pouvoir est bien réaliste et fait froid dans le dos !!
Par contre un des personnage du livre m’a beaucoup amusée : la ravissante physicienne « Elisa » qui est à la fois la plus intelligente, la plus sexy et la plus érotique du groupe de scientifiques ! L’auteur nous a façonné une femme parfaite, une sorte de bimbo scientifique ! Serait-ce un fantasme, ou une touche un peu macho de l’écrivain ?

Ce roman nous tient en haleine jusqu'à la fin même si cette fin est un peu complexe à mon goût, on le lit avec beaucoup de facilité.
Cette fiction  peut aussi nous  faire  réfléchir à tous ces savants dont les expériences et les recherches ne sont pas toujours utilisées pour le bien de l’humanité mais aussi à des fins militaires……

Note de l'auteur : José Carlos Somaoza nous dit dans ces notes qu'il a rencontré des scientifiques qui ont pris le temps de lire son manuscrit "ont même relu le manuscrit et effectué d'importantes corrections, et je souhaite leur exprimer ma reconnaissance à tous". 
Et l'auteur rajoute : "Je n'ai jamais prétendu écrire un livre érudit sur la théorie des cordes, ni exposer mes propres opinions, mais simplement écrire une oeuvre de fiction."

Si vous voulez un autre avis
c'est ICI

Apprenti-sorcier.jpg

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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 22:40

L'ombre du vent

Carlos Ruiz Zafon

Pour tous ceux qui aiment les ambiances romanesques il faut lire ce livre!!

Ce roman nous raconte l'histoire d'un écrivain maudit et d'un amour impossible. C'est un livre magnifique, l'aventure est palpitante, écrite sous la forme d'un roman policier. Si vous voulez un week-end de lecture vous pouvez l'acheter les yeux fermés, il est paru en poche. J'attends avec impatience la traduction d'autres livres de cet auteur catalan, c'est le seul pour l'instant en France.

Résumé de la 4ème de couverture :

Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, " ville des prodiges " marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours.
Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y " adopter " un volume parmi des centaines de milliers.
Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets " enterrés dans l'âme de la ville " : L'Ombre du vent. Avec ce tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l'Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie.

 

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13 janvier 2007 6 13 /01 /janvier /2007 16:30

Albert Sanchez Pinol traduit par Marianne Millon Edition Actes Sud

J'ai lu ce livre grâce à un libraire qui m'a donné envie de le lire, je le remercie car c'est vraiment le plus grand roman d'aventure que j'ai lu, et c'est d’ailleurs bien plus que cela, mais ce roman n'est pas facile à raconter aussi le seul conseil que je peux donner c’est le lire, vous pouvez profiter de sa sortie en poche. Ce roman n'a pas eu beaucoup de publicité mais heureusement quelque chose de plus fort à marché : le bouche à oreille. Ce livre je l’ai lu en 3 jours je ne pouvais pas le poser. Il paraît que c’est le 1er d’une trilogie, la fin me convient mais si l’histoire continue tant mieux, j’attend la suite avec impatience.

Sur un îlot perdu de l'Atlantique sud, deux hommes barricadés dans un phare repoussent les assauts de créatures à la peau froide.
Ils sont frères par la seule force de la mitraille, tant l'extravagante culture humaniste de l'un le dispute au pragmatisme obtus de l'autre. Mais une sirène aux yeux d'opale ébranle leur solidarité belliqueuse. Comme les grands romanciers du XIXe siècle dont il est nourri - Conrad, Lovecraft ou Stevenson -, l'auteur de La Peau froide mêle aventure, suspense et fantastique. Et, dans la droite lignée de ses prédécesseurs, c'est l'étude des contradictions et des paradoxes du comportement humain qui fonde ce roman, véritable jeu de miroir aux espaces métaphoriques.
Les protagonistes pensent être au " cœur des ténèbres " quand les ténèbres sont dans leur cœur. Civilisation contre barbarie, raison contre passion, lumière contre obscurité : autant de pôles magnétiques qui s'attirent et se repoussent dans une histoire parfaitement cyclique, car l'homme toujours obéit aux mêmes craintes, aux mêmes désirs ataviques. Et depuis la nuit des temps, c'est, à la vérité, la peur de l'autre - plutôt que l'autre - qui constitue la plus dangereuse des menaces, le plus monstrueux des ennemis.

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