Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : De page en page
  • : De page en page, j'aime aller à la rencontre des écrivains et franchir la porte de leur univers. J'aime échanger autour des livres et empêcher ainsi des romans de mourir trop vite perdus dans le tourbillon commercial de notre société de consommation.
  • Contact

Bienvenue sur mon blog !

 

index

Bonne rentrée littéraire à tous !

Rechercher

Je lis avec Babelio

masse critique

 

images.jpg

Archives

Je lis avec les éditions de L'Aube

colette.jpg

 

pianiste-afgan.jpg

 

Le site des éditions de L'Aube ICI

17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 17:00

sido.jpg

"Ma mère, celle qu'un seul être au monde - mon père nommait Sido"

 

J'ai relu Sido à l'occasion d'une lecture commune, et je me suis replongée avec plaisir dans cet univers un peu suranné décrit avec tout le charme et la poésie de la plume de Colette.

"Sido" qui s'appelait pour l'état civil Eugénie, Sidonie Landoy est née à Paris le 12 août 1835, elle est décédée le 25 septembre 1912 à l'âge de 77 ans. On sait que Colette n'a pas été à l'enterrement de sa mère, mais Colette allait rarement aux enterrements. Cet épisode permet de montrer que même si Colette a fait de sa mère la figure maternelle la plus connue de la littérature française, qu'elle l'a  élevée au rang de mythe, Colette et Sido dans la réalité ont vécu une relation "normale" c'est à dire avec le caractère de chacune, leur défaut et leur qualité.

On connait mieux la "vraie Sido" dans sa relation avec sa fille en lisant la correspondance de Sido à Colette. Celle de Colette à sa mère fut détruite par la femme de son frère Achille.

Colette a 39 ans à la mort de sa mère. Elle attendra une dizaine d'années avant d'en parler dans ses livres. Colette met en scène son enfance dans la série "les Claudine" mais ni mentionne aucune référence maternelle, son héroïne Claudine est orpheline de mère.

Un premier livre parait en 1922 "La maison de Claudine" où Colette met en scène des souvenirs de son enfance avec sa mère.

Un deuxième livre parait en 1928 "la naissance du jour" qui raconte entre autre sa correspondance avec sa mère.

Le cycle se termine avec "Sido ou les quatre points cardinaux" publiait en 1929, puis en 1930 augmenté de 2 chapitres "le Capitaine et les Sauvages" sous le titre "Sido".

La maison de claudine 010 sido-1.jpg la naissance du jour-copie-2 colette 3 001

Sido est un recueil de souvenirs où Colette évoque son enfance à Saint-Sauveur en Puisaye quand elle avait entre 8 et 12 ans. Colette fait revivre sous sa plume toute cette vie familiale dominait par Sido qui donnait à ses enfants une éducation plutôt bourgeoise mais dans un univers rustique puisque la vie dans ce petit village ressemblait à celle des paysans du XIXème siècle.

Sido a éduqué sa fille dans un esprit plutôt anti-conformiste, à une époque et un lieu où les mentalités villageoises étaient sévères avec les gens différents. Ces valeurs familiales inculquées dés le plus jeune âge ont sûrement renforcé la personnalité de Colette, ce qui lui a permis de mener sa vie à sa guise sans se soucier de ce que les gens pensaient d'elle. 

Sido

Sidocolette-natte-2.jpg

Colette colette.jpg

La maison de Colette à Saint-Sauveur en Puysaye

Repost 0
Published by Nina - dans Colette
commenter cet article
18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 23:02

Je vous souhaite à toutes et à tous une belle année 2013 remplie de beaux livres à lire. Pour ma part,  je reprends mon blog délaissé fin 2012 pour cause de grosse fatigue !! J'avais laissé cette lecture commune avec Littérama en plan, la voici donc !!

Histoire-litteraire.jpg

Lecture commune avec Littérama

colette.jpg

Edité chez LGFen collection de poche : 251 pages

RDA00158095.jpgEn 1909, Colette est une femme divorcée. Elle apprend à ne compter que sur elle-même et se prépare à devenir la grande écrivaine que l'on sait. En attendant, elle a besoin de gagner sa vie et décide de réécrire deux nouvelles qui furent déjà publiées : Minne en 1904 et les égarements de Minne en 1905. Pour cela, elle décide de retirer toute l'empreinte de son ex-mari dans ce nouveau roman qui s'intitulera « L'ingénue Libertine ». Ce roman publié en 1909 marque un nouveau pas vers l’émancipation de Colette. En effet, la jeune écrivaine décide d'un commun accord avec son ex-époux, qu'elle signera désormais ses romans « Colette Willy ». Signature qu'elle gardera jusqu'en 1913, pour signer ses romans tout simplement Colette. Son indépendance est encore à conquérir, et un peu comme pour la convaincre que le chemin sera long, Colette apprend que son ex-mari Henri Gauthiers Villars a vendu les droits de ses romans « les Claudine » à ses éditeurs sans avoir pris soin de la prévenir.....

L'ingénue libertine est-il un pied de nez à toutes les offenses faites aux femmes de son époque : sûrement.

Ce roman d’apprentissage n'est pas le plus réussi des romans de Colette mais bien un des plus impertinent !

L'histoire de Minne, petite fille confinéet dans une éducation mièvre et bourgeoise, donne à Colette tous les ingrédients pour faire de son roman presque un pamphlet contre l'éducation des filles de son époque. En effet, on voit Minne évoluer en petite fille gâtée et surprotégée, qui a du coup une vision tronquée du monde extérieur. Minne est d'une naïveté désolante. Les extravagances et les rêveries de cette Minne là sont les tristes conséquences d'une époque où les filles étaient enfermées dans un carcan de mensonges et d'hypocrisies. Et c'est là que l’impertinente Colette règle ses comptes et s'amuse avec sa plume et dote Minne d'une intelligence et d'une curiosité hors du commun pour tout ce qui touche à sa vie, à son corps de femme. C'est une fois mariée, par obligation avec son cousin, que Minne devient une femme moderne et intrépide. Son premier objectif est de découvrir ce mystérieux plaisir féminin qu'elle ne connait toujours pas dans les bras de son mari. Minne décide de le chercher à travers diverses aventures. Minne s'amuse comme les hommes autour d'elle. Elle drague, flirte, couche puis insatisfaite délaisse ses conquêtes. Ce roman présente un portrait de femme résolument moderne pour l'époque, et a bien dû choquer à sa parution !!

Dans ce roman, il y a deux Minne : celle que la société a modelé et celle qui s'est affranchie de sa mère, la digne représentante de cette société cléricale et misogyne pour devenir une femme libre de vivre sa vie à sa guise.Il y a bien un peu de Colette dans cette Minne là !!!

l-ingenue-libertine-2.jpg

En 1950, une adaptation cinématographique a été réalisée par Jacqueline Audry avec dans les rôles principaux : Franck Vilard, Danièle Delorme et Jean Tissier.

Repost 0
Published by Nina - dans Colette
commenter cet article
3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 15:42

Colette1

Challenge Colette organisé par le bruit des pages

Lettres-a-sa-fille-copie-1.jpg

Réunies , présentées et annotées âr Anne de Jouvenel

Edité chez Gallimard : 2006 / 643 pages

Ce recueil contient des photographies de Colette et sa fille

 

En ce jour de Fête des mères, Colette n'est peut-être pas la mieux placée pour symboliser l'amour maternel. Et pourquoi pas !! Et bien parce que la "Grande Colette" qui vantait les mérites de sa mère fut beaucoup accusée d'avoir été une mauvaise mère.

Sans chercher à lui trouver d'excuse, on peut quand même souligner que Colette faisait partie des femmes célèbres de son époque. Elle a eu de ce fait du mal à concilier carrière et vie familiale et si on rajoute à cela le contexte de l'époque, Colette n'est pas une mère "indigne", elle est surtout une grande écrivaine à la personnalité forte et complexe. On peut souligner que son mari, Henry de Jouvenel avait la même vie trépidante que Colette et pourtant on ne l'a jamais accusé me semble t-il de "mauvais père". 

Même si Colette n'a pas été une mère exemplaire,  elle a malgré tout tenu son rôle de mère jusqu'à la fin de sa vie. Ce recueil qui recense une partie de la correspondance entre Colette et sa fille permet de voir à quel point les deux femmes tenaient l'une à l'autre.

Ce livre nous explique page 11 que l'éducation des enfants à cette époque était très différente de maintenant. "les enfants n'avaient aucun droit, sauf celui de se taire et d'obéir, ce qui ne mettait pas en cause l'affection de leurs parents".

La fille de Colette est née en 1913. Colette a 40 ans, elle est au sommet de sa carrière d'écrivaine. Son père Henry de Jouvenel est un journaliste et homme politique brillant. 

Être l'enfant de "monstres sacrés" est parait-il une réelle difficulté pour pouvoir construire sa propre personnalité sans être l'éternel "fille ou fils de".

Pour la fille de Colette ça commence mal dès sa naissance et la préface de ce livre soulève ce premier fait particulier : "Mais quelle monstrueuse idée Colette a-t-elle eue de prénommer sa fille de son propre nom de Famille ?" En effet, Colette qui s'apellait à l'état civil Gabrielle-Sidonie Colette donne le prénom de Colette à sa fille.

Fusion, confusion  ! En prénommant sa fille de son patronyme, devenu son pseudonyme, Colette écrase la petite. (...) Colette vole l'identité de sa fille dès le berceau.

Mais ce n'est pas tout ! le bébé, puis la petite fille, recueille en plus le surnom de "Bel-Gazou" que son grand-père, le capitaine Colette, avait donné à Gabrielle, sa propre fille. Colette signe encore à trente-huit ans ses lettres à Robert d'Humières, "Bel-Gazou" , deux ans avant d'enfanter. (extrait de la page 14)

Les dés sont jetés et la vie de la fille de Colette  va  être le symbole de la complexité de la relation mère / fille.

Ces lettres sont intéressantes à lire parce qu'elles montrent la vie des enfants d'une certaine classe sociale. La petite Colette De Jouvenel passe son enfance à Varetz en Corrèze dans le magnifique château de son père Castel Novel, sous la responsabilité d'une nurse anglaise plutôt sévère "Miss Draper". Elle écrit beaucoup  à sa mère des lettres émouvantes où elle raconte ses journées et réclame sa maman.

Notre époque a mis les enfants au centre de nos vies, il est donc maintenant normal de les emmener avec nous. Dans cette correspondance, on peut remarquer que Colette se déplace plus facilement avec ses animaux qu'avec sa fille !!!

Ce recueil propose la correspondance de la "petite Colette" de Jouvenel à sa mère à partir de 1918. La fillette a alors 5 ans, et celles de Colette à partir de 1916. Ces lettres laissent apparaître une  autre facette de l'extraordinaire personnalité de Colette. Elles reflètent aussi une époque où la place de l'enfant était secondaire dans la société.

Ce recueil n'oublie pas de mentionner dans sa préface la mère de Colette, Sido. Il est évident que ces deux portraits de mères sont complètement différents et peuvent nous laisser interrogateur.....

Colette de Jouvenel a toujours été une femme discrète, elle se mariera plusieurs fois mais n'aura pas d'enfant. Elle meurt en 1981. Elle répondra à la question : Qu'est-ce que cela représente d'avoir une mère célèbre ? "Il faut toute une vie pour s'en remettre".

Colette de Jouvenel étant décédée sans postérité, son héritage a été recueilli par ses deux demi-frères, Bertrand et Renaud, puis par leur enfants, Anne, Hugues et Foulques. (extrait de la page 625)

Sido.jpg article_41_colette_2.jpg

"Sido" la mère de Colette            Colette et sa fille "Colette Bel Gazou".

Il est noté dans ce livre que Colette et sa fille sont enterrées ensemble au Père Lachaise.

Je me suis rendue au cimetière du Père Lachaise lors de mon dernier séjour à Paris et j'ai  remarqué une chose étrange : la mère et la fille sont bien enterrées ensemble, mais ce qui m'a fortement impressionnée c'est le fait que les 2 noms ne soient pas inscrits l'un en dessous de l'autre sur la stèle. Même dans la mort, Bel Gazou s'est effacée devant son illustre mère.

DSCN0230

Repost 0
Published by Nina - dans Colette
commenter cet article
14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 23:20

 

colette-4.jpg

colette.jpg

Enfin de bonnes nouvelles de Saint-Sauveur-en-Puisaye !
Voici ce que l'on pouvait lire jeudi 13 octobre sur L'Yonne.fr :
Depuis quinze jours, le rachat de la maison natale de l'écrivain par la société des Amis de Colette est un combat de quatre ans qui s'achève. Après d'importants travaux, les projets devraient enfin se concrétiser.

 

Thibault Chaffotte redacteur7.yr@centrefrance.com

Enfin le point final d'une aventure de quatre ans. Depuis le 29 septembre, la société des Amis de Colette est officiellement la propriétaire de la maison natale de l'auteur. « Le résultat de plusieurs années de mobilisation, puisque nous cherchions à acheter cette maison depuis 2007 (année de la mise en vente de la maison. NDLR) », rappelle Frédéric Maget, le président de l'association.

Prochaine étape :
la réhabilitation du lieu:

La mobilisation de nombreux acteurs autour de ce dossier a finalement débouché sur une issue favorable. « Il y a un an, nous n'étions même pas sûrs que la soirée de soutien au théâtre du Châtelet, à Paris, marcherait. Alors qu'aujourd'hui, nous avons les clefs de la maison », s'enthousiasme Frédéric Maget. Le 9 novembre 2010, cette soirée, à laquelle avaient participé des personnalités comme Juliette, Micheline Presle, Arielle Dombasle, Mathieu Amalric ou encore Carole Bouquet, avait permis de récolter plus de 100.000. Le conseil général et le conseil régional ont ensuite mis la main à la poche et apporté 50.000 chacun. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a annoncé le versement d'une subvention de 100.000 le 13 septembre, lors de la création du label « Maison des illustres », dont devrait logiquement bénéficier le bâtiment. « Pour ceux qui étaient sur le front, cela n'a pas été une partie de plaisir », se souvient Frédéric Maget. Au départ, l'initiative semblait vouée à l'échec. La maison était la propriété indivisible de trois personnes. Parmi elles, certaines avaient d'abord réclamé une somme avoisinant les 2 millions d'euros.

« Il a fallu rencontrer les propriétaires, argumenter, négocier », détaille Frédéric Maget. En 2007, une agence immobilière et un notaire avaient évalué le bâtiment entre 300.000 et 350.000. La direction nationale d'intervention des domaines avait, pour sa part, jugé que la valeur de la maison était de 340.000.  Alors à 300.000  (280.000 sans les frais de notaire), les Amis de Colette, les collectivités et l'État s'en sortent plutôt bien.

Reste à financer les travaux de réhabilitation pour faire naître une vraie maison d'écrivain. « On va essayer de suivre le même modèle que pour l'achat », indique Frédéric Maget. L'État devrait contribuer à travers l'inscription de la maison à l'inventaire des monuments historiques. Les Amis de Colette envisagent aussi de faire appel à du mécénat de compétences. Des entreprises pourraient ainsi fournir de la main-d'oeuvre ou du matériel. 

 

Bravo et merci à tous ceux qui ont travaillé pour que ce projet aboutisse un jour.

colette-natte.jpg colette-6.jpg colette-1.jpg colette 3 001colette.jpg

 


Repost 0
Published by Nina - dans Colette
commenter cet article
27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 02:04

 

Colette2

  La-maison-de-claudine-014.jpg

Réédition Librairie Générale Française : collection Le livre de Poche / N° 763

158 pages / 1990

Photo de couverture : Colette vers 1885 (collection privée)

Le livre "La maison de Claudine" est publié en 1922. Ce titre est un clin d'oeil à la série des "Claudine" qui a démarré la carrière d'écrivaine de Colette. Cette série a connu un immense succès, mais Colette ne touchera jamais un centime de la vente de ses livres. Comme c'est son mari Willy qui avait signé de son nom la série des Claudine, il lui a été facile de vendre les droits à un éditeur et ensuite de garder l'argent pour lui........ 

Ce livre est une série de 35 courts récits à caractère autobiographique.  Colette y relate ses souvenirs d'enfance dans la maison de Saint Sauveur en Puisaye, mais aussi des passages de sa vie parisienne, des moments passés avec sa fille "Bel Gazou"......

J'achète au gré de mes promenades chez les bouquinistes, dans les vide-greniers, les brocantes..... des livres de Colette. Je fais ma petite collection ! Cet été, j'ai découvert un "Claudine à l'école" édité en 1958 aux éditions G.P dans la collection Super. Cette maison d'édition était surtout spécialisée dans l'édition Jeunesse avec sa célèbre collection Rouge et or. 

La-maison-de-Claudine-001.jpg

 

Il manque la jaquette c'est dommage, ce livre est illustré par Jacques Taillefer. J'aime beaucoup ces illustrations, avec leur air un peu désuet, elles sont pleines de charme.

La-maison-de-Claudine-002.jpg   La-maison-de-claudine-003.jpg  

 

Ces illustrations représentent la maison d'enfance à Saint sauveur en Puisaye,  Colette enfant en train de lire, La petite Bouillloux et Colette et sa fille. 

La-maison-de-Claudine-007.jpg   La maison de claudine 009

 

Un de mes récits préférés est : Ma mère et les bêtes.

Colette y raconte que sa mère avait réussi à apprivoiser une araignée qui descendait du plafond pour boire dans la tasse de chocolat chaud que sa mère préparait, pour boire la nuit, quand elle se réveillait. J'ai toujours beaucoup de mal à croire à cette histoire !!!

La maison de claudine 005

(...)Une belle araignée des jardins, ma foi, le ventre en gousse d'ail, barrée d'une croix historiée (...) Elle descendait , lente, balancée mollement comme une grosse perle, empoignait de ses huit pattes le bord de la tasse, se penchait tête première, et buvait jusqu'à satiété. Puis elle remontait, lourde de chocolat crémeux, avec les haltes, les méditations qu'imposent un ventre trop chargé, et reprenait sa place au centre de son gréement de soie.... (Extrait de la maison de Claudine : Ma mère et les bêtes).

Ces récits sont très agréables à lire, le style de Colette est très poétique, même si les récits sont truffés d'anecdoctes, de réflexions impertinentes et d'humour car l'écriture de Colette est délicate et soignée. Cette écrivaine avait une connaissance remarquable de la langue française, ce qui nous permet de renouer avec la richesse de notre vocabulaire et de redécouvrir les charmes d'une époque.

Depuis 1922, le livre "La maison de Claudine" a toujours été réédité, voilà quelques exemplaires qui le prouvent.

La-maison-de-claudine-013.jpg

 

Cet exemplaire édité par J. Ferenczi est très abimé. La date d'édition notée sur la page de titre est : MCMXXXVI,      ce qui est équivalent je crois à 1936 !!!

La-maison-de-claudine-010-copie-1.jpg

Cet exemplaire édité par Flammarion est en très bon état, pourtant il est plus vieux, il date de 1930 (dépot légal)

La-maison-de-claudine-011.jpg

Cet exemplaire de poche a été édité en 1960.

 

Pour finir je vous laisse regarder la vidéo de l'émission : une maison, un écrivain consacrée à Colette.

 

Repost 0
Published by Nina - dans Colette
commenter cet article
24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 15:36

                                                  Colette2

 

Ce  Challenge Colette est organisé par "Le bruit des pages"

Je suis une "Vagabonde" ! ce qui signifie que je dois lire plus de 3 romans + une biographie et voir un film et je vais rajouter des petites touches personnelles car cet été je suis allée en balade dans des lieux "colettiens".

                                                      index.jpg

Marie Céline Lachaud : éditions Au Diable Vauvert / 2010 - 151 pages  

J'ai choisi de lire cette biographie de la nouvelle collection "à 20 ans" éditée par les éditions "Au diable Vauvert" qui la présente comme ceci :

La vie, la personnalité et l’œuvre d’un grand écrivain à la lumière de ses vingt ans : Cette biographie s'adresse autant à des lycéens qu'à un large public mais aussi à des lecteurs plus avertis car elle met l'accent sur certains évènements spécifiques de la jeunesse de l'auteur. (Le Diable Vauvert)  

Il y a de nombreuses biographies sur Colette, car cette écrivaine a inspiré beaucoup de biographes. Ce qui est  fabuleux chez Colette, c'est que de sa vie aussi on pourrait faire un roman !  En effet, en dehors de sa production littéraire, Colette a eu une vie hors du commun à une époque, où une femme avait un unique rôle à tenir pour être bien considérée : être l'épouse de son mari.  

Colette en a décidé autrement ! 

colette-6.jpg

 

Cette biogaphie raconte la métamorphose d'une petite fille Sidonie - Gabrielle Colette nait à l'aube du XXème siècle, le 28 janvier 1873, dans la maison familiale de Saint-Suveur en-Puisaye dans l'Yonne, en l'une des plus grandes écrivaines françaises du début du XXème siècle.  

Comment devient-on Colette quand on s'appelle Sidonie-Gabrielle, que l'on a vécu toute sa jeunesse à la campagne, que l'on a partagé les jeux turbulents de ses deux frères ainés, avec comme seules amies, ses camarades de classe de l'école communale ?

Cette biographie permet de comprendre le parcours de la future Colette. La biographe, Marie Céline Lachaud, nous fait une analyse claire, avec une remarquable concision, des années charnières de la future Colette. On découvre d'abord, la vie des parents de Sidonie-Gabrielle qui étaient malgré leur existence de petits villageois, des gens lettrés qui faisaient partie, avant leur revers de fortune, des notables de Saint Sauveur en Puisaye. La future Colette a donc grandi entourée de l'amour de sa famille, près des animaux et de la nature que sa mère lui a appris à regarder et à aimer, elle a eu aussi le droit de puiser à volonté dans la grande bibliothèque familiale. Sa mère a appris le solfège et la musique à ses enfants,  Colette jouait très bien du piano. A cette époque, la petite Sidonie-Colette aimait les livres mais n'avait nullement envie de devenir écrivain !  

A l'adolescence, La famille Colette est ruinée. C'est une étape difficile pour cette famille qui doit quitter la maison familiale pour rejoindre le fils ainé Achille qui est docteur à Châtillon-sur-Loing. Sidonie-Gabrielle a alors 18 ans.

Comme toutes les filles de son âge, on lui cherche un mari qui voudra bien de cette jeune fille qui n'a pas de dot. L'heureux élu s'appelle Henry Gauthier-Villars dit "Willy", ils se marieront le 15 mai 1893 : Sidonie-Colette a 20 ans.

la jeune fille est encore une chrysalide qui attend son heure. En attendant, elle va devoir apprendre : Apprendre à connaître la véritable personnalité de son mari, apprendre à vivre dans le monde parisien, apprendre à faire un atout de cet accent bourguignon qui lui fait rouler les "R", apprendre à cacher son chagrin quand son mari la trompe, apprendre à faire sa place dans ce nouveau monde qui ne l'accepte pas. Heureusement, Colette est intelligente et douée d'un esprit impertinent et d'une curiosité insatiable, ça va la sauver. En effet, elle a bien manqué frôler la mort en sombrant dans une grave dépression tout juste après son mariage, quand elle va commencer à recevoir des lettres anonymes qui dénoncent les frasques de son mari.  

Colette-et-willy.jpgColette-en-marin.jpg

La chrysalide attend son heure pour sortir de son cocon et devenir la grande Colette.

Marie Céline Lachaud nous offre une biographie intéressante en brossant en peu de pages un portrait fidèle de Colette. Même si je n'ai rien appris de nouveau en lisant cette biographie, j'ai aimé la mise en lumière sur la relation de Colette avec sa mère,  et sur quelques idées reçues sur le couple Colette / Willy. Il y a tellement eu de choses racontées sur ce couple légendaire, qui s'est lui-même mis en scène, qu'il est difficile de savoir l'entière vérité.........

Cette biographie ne contient pas de photos. A la fin du livre, on trouve une chronologie de la vie de Colette et une bibliographie. 

Une collection intéressante qui a déjà présenté : Gustave Flaubert, Jean Genet, Marcel Proust, Boris Vian.   

colette-natte-2.jpg 

Repost 0
Published by Nina - dans Colette
commenter cet article
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 17:13

colette.jpg

 

papier-bleu.jpg colette.jpg

 

Le 8 mars, on célèbre la journée internationale de la femme.

Cette journée est célébrée pour nous rappeler  les inégalités que les femmes subissent au quotidien comme par exemple  les différences de salaires pour les femmes qui occupent le même poste qu'un homme. Toujours pas de changement de ce coté là, pourtant on a su rendre le coût de l'assurance automobile égalitaire entre hommes et femmes. Mais quel scandale on payait moins cher que les hommes !!

Les femmes ont gagné beaucoup de combats, ceux qui concernaient en particulier la disposition de leur corps : Le droit à la contraception, le droit à l'IVG et le droit de porter plainte en cas d'abus sexuels......

Souvent, les très jeunes femmes ne savent pas que ces luttes sont récentes, c'est à dire, il y a moins de 50 ans. De plus, il faut veiller à ce que ces droits soient maintenus. Nous venons de vivre une première alerte, avec la fermeture des plannings familiaux, faute de moyens financiers.

Dans certains pays c'est pire, c'est le droit d'être une femme qui est remis en cause. L'ombre des burqas nous le rappelle que trop bien.

Alors au temps de Colette, en cette fin de  XIXème et début de XXème siècle, comment vivaient les femmes ?

Et bien ce n'était pas facile : il y avait le mariage imposé, l'impossibilité de suivre des études supérieures, de voter, le choix des métiers était limité.......

Des femmes se sont révoltées, ont dit NON !

L'écrivain Colette fait partie de ces femmes qui ont décidé de leur vie, qui ont refusé les rôles imposés par la société.

En fouillant dans ma bibliothèque pour y découvrir le livre qui pourrait illustrer cette journée de la femme,  j'ai feuilleté ce vieux Marie-Claire dont Colette a été la rédactrice en chef pour ce numéro anniversaire. J'ai eu envie de le comparer à un numéro récent pour voir les changements.  

colette 1 001 


Définition de La presse féminine :

On appelle presse féminine (parfois aussi presse pour femmes) les titres de presse écrite  spécifiquement destinés à un lectorat féminin. Ses origines sont liées à celles du mouvement féministe au XVIIIème. Parmi les magazines féminins contemporains les plus célèbres figurent le mensuel américain Cosmopolitain et l'hebdomadaire français Elle.

Outre ces magazines spécialement conçus pour un public féminin, sont parfois rattachées à cette catégorie la presse culinaire, la presse de décoration, la presse familiale et une partie de la presse de loisirs. (Source Wikipedia)

 

colette 3 001                                                          Photo de Colette extraite du magazine Marie- Claire

De par les « clichés » (idéal de beauté) et thèmes (cuisine, mode, déco, astrologie) qu'elle propose, la presse féminine est parfois accusée de favoriser la conservation d'une société fondée sur la division et les inégalités des sexes. (Source Wikipedia)

 

Une réflexion à méditer :

Je ne sais pas ce que Colette aurait pensé de ce type d'accusation. Elle ne devait pas beaucoup se soucier de ce genre de remarque. Colette était une femme qui menait sa vie comme elle l'entendait et la légèreté n'était sûrement pas pour elle une source de régression sociale.  On peut être féministe et lire des magazines féminins, des magazines sportifs, des magazines littéraires........... Ce n'est qu'une affaire de goût.  2011-03-08-colette-1.jpg

Marie-Claire mars 2001 / Marie-Claire N° 100 du 27 janvier 2011

En l'honneur du 100ème numéro de ce magazine féminin,

 Colette a accepté de tenir le rôle de rédactrice en chef.

 

72 ans séparent ces 2 numéros !

Mais les magazines féminins sont  toujours les mêmes.

 

colette 2 001

 

Les différences qui sautent aux yeux, ce sont la texture du papier et la qualité des images, c'est évident,  les  techniques ont tellement progressé ces dernières années. Mais à l'époque Marie - Claire devait être un très beau magazine. 

Pour la forme, il y a eu d'immenses changements, mais pour le fond ?

Et bien, on retrouve des sujets similaires dans les deux magazines.

Il y avait et il y a encore des articles qui parlent du corps et du bien-être. il y a toujours des recettes et des conseils pour la maison, mais aussi des  reportages culturels et dans le N° 100 de 1939, on peut lire une nouvelle de Colette, et d'autres nouvelles d'auteurs, un reportage sur Pearl Buck.  Colette répond au courrier des lectrices, ses réponses sont très impertinentes. Elle a aussi fait une reportage sur ses acteurs favoris :  Bette Davis, Simone Simon et Michel Simon, et  donne aussi des conseils pour être bien chez soi.....

Ma conclusion :

Si cette presse là n'a pas vraiment changé, alors que la condition féminine a beaucoup évolué ces dernières années, c'est bien la preuve que les journaux féminins ne sont pas source de régression sociale. Une accusation bien trop facile !! Le sujet est beaucoup plus complexe que ça. Alors que toutes les Colette, de France et de Navarre mènent leur vie à leur guise. Et surtout soyons vigilantes aux changements socio-politiques, économiques, religieux.... qui pourraient nous enlever nos libertés à toutes et à tous. 

  Féminisme 2011

Repost 0
Published by Nina - dans Colette
commenter cet article
1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 00:32

Les artistes se mobilisent pour sauver la maison de Colette

Repost 0
Published by Nina - dans Colette
commenter cet article
23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 21:34

amoureuse-colette.jpg  


 

La vie de Colette

est l'histoire d'une conquête acharnée de liberté.

Elle a façonnée une image de la femme contemporaine.

Libre, audacieuse, indépendante.
 La-maison-de-Colette-005.jpg

 

Le 9 novembre 2010 à 20h30

au théâtre du Châtelet, les artistes se mobilisent

pour sauver la maison natale de Colette.

Spectacle original, évocation en textes, en images et en musique, en faveur du rachat de la maison natale de Colette, la célèbre "Maison des Claudine".

la-s-rie-des-Claudine-001.jpg

 

  Cette maison est celle où l'écrivain Colette  a passé son enfance et son adolescence : elle est située à  Saint-Sauveur-en-Puisaye, dans l'Yonne, près d’Auxerre. Elle était jusqu'à maintenant la propriété d'un médecin qui a su la garder intacte, avec ses deux jardins. Depuis plusieurs mois elle est à vendre pour des raisons de succession.

 

colette-et-chat.jpg         Nous demandons que cette maison — que tant de lecteurs de tous pays viennent voir — puisse être classée et achetée par l'Etat. Ce n'est pas une simple maison d’écrivain, comme bien d’autres ; elle a été si souvent évoquée et mise en scène par Colette, dans des textes très célèbres, qu’elle est devenue un peu la maison natale de tous ses lecteurs, qui y retrouvent leurs propres racines.

  colette.jpgimages.jpg

Le Conseil Général de l'Yonne, avec le soutien de la Société des amis de Colette, est prêt à aménager cette maison en centre d'études et à la faire vivre, mais il ne peut y parvenir sans l’appui financier officiel des instances publiques nationales. Il faut en effet un accord des différentes collectivités concernées : Etat, Région, Département, Commune. Et plus le temps passe, plus le risque d'une vente à un particulier est à craindre. Or il s’agit de notre patrimoine culturel. Veut-on prendre le risque que cette maison soit définitivement perdue pour le grand public ?

la-maison-de-Colette-002.jpg la-maison-de-Colette-003.jpg


  La maison natale de Colette, rue de l'hospice devenue "Rue Colette".

 La maison de Colette 001
Repost 0
Published by Nina - dans Colette
commenter cet article
8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 12:00


Aujourd'hui 8 mars
C'est la journée de la femme !
j'ai une pensée particulière
pour toutes ces grandes dames de l'écriture
qui ont eu le courage de vivre "leur vie"
George Sand, Colette,
Simone de Beauvoir, Françoise Sagan....

Tiens ça me donne envie de parler chiffon !!
avec Colette et Sonia Rykiel,
parce que la mode aussi a beaucoup influencé
l'évolution de la condition féminine.



Textes Colette
Dessins Sonia Rykiel
Edition Plume et Calmann Lévy - 1991

Ce livre est une présentation de la mode à l'époque et dans les romans de Colette. Sonia Rykiel s'est glissée très discrètement dans son univers pour mettre en valeur les textes et les photos de Colette par des dessins et des choix d’objets photographiés par Thierry Arditi. 


 

C'est Marguerite Boivin, la secrétaire générale adjointe de la Société des amis de Colette, qui a eu cette idée, elle nous confie ses impressions en préface.
De Sonia Rykel, je ne connaissais que le nom. Elle est apparue sur le petit écran et,
en  voyant ce visage triangulaire, ces cheveux mousseux,
j’ai été frappée par sa ressemblance avec Colette.
C’était presque Colette, l’accent bourguignon en moins. Elle devait aimer Colette.

C’était la femme qu’il me fallait, non pas pour illustrer des textes de Colette mais pour donner, elle, la créatrice de mode, la vision qu’elle pouvait avoir des personnages de l’œuvre de Colette.
Une lettre, l’enthousiasme de Sonia Rykel.  Elle fit ses premiers dessins pour Saint sauveur.
Elle continua pour le livre avec la même ferveur.

Elle avait travaillé de tout son cœur.

Merci Madame Rykiel.


Dans toute l’œuvre de Colette, des Claudine au Fanal Bleu, la déesse Mode est au rendez-vous. Avec une curiosité toujours en éveil, l’écrivain suit patiemment ce phénomène changeant, qui régit l’usage en matière de vêtement et de maquillage, et qui commande la coupe des cheveux, la forme des chaussures ou celle des chapeaux. Mais elle ne s’en tient pas à une description de chiffons et d’accessoires. Dépassant le domaine des apparences, elle s’engage à la découverte de la richesse de l’univers de la mode, qui renvoie à la manière de vivre, aux caractéristiques mouvantes d’une époque, et à l’esprit de celle-ci dans ses variations et évolutions.

Ainsi, dans l’art brillant du vêtement, elle découvre un guide privilégié qui lui fait comprendre plus intimement les milieux qu’elle fréquente, et qui la mène à la rencontre de valeurs complexes et souvent contradictoires : inconstance, artifice, ostentation, mais aussi protection, courage, défi. Au miroir de la toilette, parmi les reflets d’une actualité de plus de cinquante années, elle voit briller une image de la femme et d’elle-même qui l’aide à construire sa personnalité.

 

Colette vers 1906, à une époque où elle est écartée du Tout-Paris.

J’ai porté, naturellement, les « garçonneries » à une  époque où j’étais encore jeune. Elles m’avantageaient pas toujours. On parlait beaucoup de leur « côté pratique». L’ourlet rude de la jupe de tweed élimait, sur la jambe, le bas de soie, mais je préférais le beau bas de laine. (…) extait p. 183.

 
  

Colette nous parle de Coco Chanel :

Chanel

(tiré du roman Prisons et paradis)
On la dit fort riche. Par chance, elle n’a rien gardé, sur elle-même, du contagieux éclat de l’or, indiscrète lumière qu’exsudent les êtres faibles et comblés de biens. La voici piétée sur des matériaux bruts, entre des pilastres de jersey, des poutrelles de foulard imprimé, couchées. De longs drains de satin roulé chatoient, chaos de moellons élastiques dont l’éboulement ne s’accompagne d’aucun bruit. (…) extrait  page 104.


Portait de Gabrielle Canel
par Marie Laurencin, 1923.


Un dessin de Sonia Rykiel.

 

Ce livre nous donne un regard complet  sur toute la vie parisienne à l’époque de Colette.
Il y a la mode, mais aussi les conseils d’hygiène, des recettes de crèmes de beauté…..

Colette en profite aussi pour parler des petits métiers de la mode : couturière, coiffeuse, habilleuse. . ..toutes ces petites mains, ces travailleuses de l'ombre.  

Un beau livre à lire et à regarder.


 Sonia Rykiel et Colette
dans une recherche commune de l'écriture et de la mode.

c'est la journée  de la femme, nous sommes en 2009
mais plus que jamais il faut veiller au grain !!

Repost 0
Published by Nina - dans Colette
commenter cet article

Mes auteurs favoris