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La maison de Colette : 4 ans de lutte qui se terminent !

Publié le par Nina

 

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Enfin de bonnes nouvelles de Saint-Sauveur-en-Puisaye !
Voici ce que l'on pouvait lire jeudi 13 octobre sur L'Yonne.fr :
Depuis quinze jours, le rachat de la maison natale de l'écrivain par la société des Amis de Colette est un combat de quatre ans qui s'achève. Après d'importants travaux, les projets devraient enfin se concrétiser.

 

Thibault Chaffotte redacteur7.yr@centrefrance.com

Enfin le point final d'une aventure de quatre ans. Depuis le 29 septembre, la société des Amis de Colette est officiellement la propriétaire de la maison natale de l'auteur. « Le résultat de plusieurs années de mobilisation, puisque nous cherchions à acheter cette maison depuis 2007 (année de la mise en vente de la maison. NDLR) », rappelle Frédéric Maget, le président de l'association.

Prochaine étape :
la réhabilitation du lieu:

La mobilisation de nombreux acteurs autour de ce dossier a finalement débouché sur une issue favorable. « Il y a un an, nous n'étions même pas sûrs que la soirée de soutien au théâtre du Châtelet, à Paris, marcherait. Alors qu'aujourd'hui, nous avons les clefs de la maison », s'enthousiasme Frédéric Maget. Le 9 novembre 2010, cette soirée, à laquelle avaient participé des personnalités comme Juliette, Micheline Presle, Arielle Dombasle, Mathieu Amalric ou encore Carole Bouquet, avait permis de récolter plus de 100.000. Le conseil général et le conseil régional ont ensuite mis la main à la poche et apporté 50.000 chacun. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a annoncé le versement d'une subvention de 100.000 le 13 septembre, lors de la création du label « Maison des illustres », dont devrait logiquement bénéficier le bâtiment. « Pour ceux qui étaient sur le front, cela n'a pas été une partie de plaisir », se souvient Frédéric Maget. Au départ, l'initiative semblait vouée à l'échec. La maison était la propriété indivisible de trois personnes. Parmi elles, certaines avaient d'abord réclamé une somme avoisinant les 2 millions d'euros.

« Il a fallu rencontrer les propriétaires, argumenter, négocier », détaille Frédéric Maget. En 2007, une agence immobilière et un notaire avaient évalué le bâtiment entre 300.000 et 350.000. La direction nationale d'intervention des domaines avait, pour sa part, jugé que la valeur de la maison était de 340.000.  Alors à 300.000  (280.000 sans les frais de notaire), les Amis de Colette, les collectivités et l'État s'en sortent plutôt bien.

Reste à financer les travaux de réhabilitation pour faire naître une vraie maison d'écrivain. « On va essayer de suivre le même modèle que pour l'achat », indique Frédéric Maget. L'État devrait contribuer à travers l'inscription de la maison à l'inventaire des monuments historiques. Les Amis de Colette envisagent aussi de faire appel à du mécénat de compétences. Des entreprises pourraient ainsi fournir de la main-d'oeuvre ou du matériel. 

 

Bravo et merci à tous ceux qui ont travaillé pour que ce projet aboutisse un jour.

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La maison de Claudine

Publié le par Nina

 

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Réédition Librairie Générale Française : collection Le livre de Poche / N° 763

158 pages / 1990

Photo de couverture : Colette vers 1885 (collection privée)

Le livre "La maison de Claudine" est publié en 1922. Ce titre est un clin d'oeil à la série des "Claudine" qui a démarré la carrière d'écrivaine de Colette. Cette série a connu un immense succès, mais Colette ne touchera jamais un centime de la vente de ses livres. Comme c'est son mari Willy qui avait signé de son nom la série des Claudine, il lui a été facile de vendre les droits à un éditeur et ensuite de garder l'argent pour lui........ 

Ce livre est une série de 35 courts récits à caractère autobiographique.  Colette y relate ses souvenirs d'enfance dans la maison de Saint Sauveur en Puisaye, mais aussi des passages de sa vie parisienne, des moments passés avec sa fille "Bel Gazou"......

J'achète au gré de mes promenades chez les bouquinistes, dans les vide-greniers, les brocantes..... des livres de Colette. Je fais ma petite collection ! Cet été, j'ai découvert un "Claudine à l'école" édité en 1958 aux éditions G.P dans la collection Super. Cette maison d'édition était surtout spécialisée dans l'édition Jeunesse avec sa célèbre collection Rouge et or. 

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Il manque la jaquette c'est dommage, ce livre est illustré par Jacques Taillefer. J'aime beaucoup ces illustrations, avec leur air un peu désuet, elles sont pleines de charme.

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Ces illustrations représentent la maison d'enfance à Saint sauveur en Puisaye,  Colette enfant en train de lire, La petite Bouillloux et Colette et sa fille. 

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Un de mes récits préférés est : Ma mère et les bêtes.

Colette y raconte que sa mère avait réussi à apprivoiser une araignée qui descendait du plafond pour boire dans la tasse de chocolat chaud que sa mère préparait, pour boire la nuit, quand elle se réveillait. J'ai toujours beaucoup de mal à croire à cette histoire !!!

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(...)Une belle araignée des jardins, ma foi, le ventre en gousse d'ail, barrée d'une croix historiée (...) Elle descendait , lente, balancée mollement comme une grosse perle, empoignait de ses huit pattes le bord de la tasse, se penchait tête première, et buvait jusqu'à satiété. Puis elle remontait, lourde de chocolat crémeux, avec les haltes, les méditations qu'imposent un ventre trop chargé, et reprenait sa place au centre de son gréement de soie.... (Extrait de la maison de Claudine : Ma mère et les bêtes).

Ces récits sont très agréables à lire, le style de Colette est très poétique, même si les récits sont truffés d'anecdoctes, de réflexions impertinentes et d'humour car l'écriture de Colette est délicate et soignée. Cette écrivaine avait une connaissance remarquable de la langue française, ce qui nous permet de renouer avec la richesse de notre vocabulaire et de redécouvrir les charmes d'une époque.

Depuis 1922, le livre "La maison de Claudine" a toujours été réédité, voilà quelques exemplaires qui le prouvent.

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Cet exemplaire édité par J. Ferenczi est très abimé. La date d'édition notée sur la page de titre est : MCMXXXVI,      ce qui est équivalent je crois à 1936 !!!

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Cet exemplaire édité par Flammarion est en très bon état, pourtant il est plus vieux, il date de 1930 (dépot légal)

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Cet exemplaire de poche a été édité en 1960.

 

Pour finir je vous laisse regarder la vidéo de l'émission : une maison, un écrivain consacrée à Colette.

 

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Colette à 20 ans : une apprentie pas sage

Publié le par Nina

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Ce  Challenge Colette est organisé par "Le bruit des pages"

Je suis une "Vagabonde" ! ce qui signifie que je dois lire plus de 3 romans + une biographie et voir un film et je vais rajouter des petites touches personnelles car cet été je suis allée en balade dans des lieux "colettiens".

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Marie Céline Lachaud : éditions Au Diable Vauvert / 2010 - 151 pages  

J'ai choisi de lire cette biographie de la nouvelle collection "à 20 ans" éditée par les éditions "Au diable Vauvert" qui la présente comme ceci :

La vie, la personnalité et l’œuvre d’un grand écrivain à la lumière de ses vingt ans : Cette biographie s'adresse autant à des lycéens qu'à un large public mais aussi à des lecteurs plus avertis car elle met l'accent sur certains évènements spécifiques de la jeunesse de l'auteur. (Le Diable Vauvert)  

Il y a de nombreuses biographies sur Colette, car cette écrivaine a inspiré beaucoup de biographes. Ce qui est  fabuleux chez Colette, c'est que de sa vie aussi on pourrait faire un roman !  En effet, en dehors de sa production littéraire, Colette a eu une vie hors du commun à une époque, où une femme avait un unique rôle à tenir pour être bien considérée : être l'épouse de son mari.  

Colette en a décidé autrement ! 

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Cette biogaphie raconte la métamorphose d'une petite fille Sidonie - Gabrielle Colette nait à l'aube du XXème siècle, le 28 janvier 1873, dans la maison familiale de Saint-Suveur en-Puisaye dans l'Yonne, en l'une des plus grandes écrivaines françaises du début du XXème siècle.  

Comment devient-on Colette quand on s'appelle Sidonie-Gabrielle, que l'on a vécu toute sa jeunesse à la campagne, que l'on a partagé les jeux turbulents de ses deux frères ainés, avec comme seules amies, ses camarades de classe de l'école communale ?

Cette biographie permet de comprendre le parcours de la future Colette. La biographe, Marie Céline Lachaud, nous fait une analyse claire, avec une remarquable concision, des années charnières de la future Colette. On découvre d'abord, la vie des parents de Sidonie-Gabrielle qui étaient malgré leur existence de petits villageois, des gens lettrés qui faisaient partie, avant leur revers de fortune, des notables de Saint Sauveur en Puisaye. La future Colette a donc grandi entourée de l'amour de sa famille, près des animaux et de la nature que sa mère lui a appris à regarder et à aimer, elle a eu aussi le droit de puiser à volonté dans la grande bibliothèque familiale. Sa mère a appris le solfège et la musique à ses enfants,  Colette jouait très bien du piano. A cette époque, la petite Sidonie-Colette aimait les livres mais n'avait nullement envie de devenir écrivain !  

A l'adolescence, La famille Colette est ruinée. C'est une étape difficile pour cette famille qui doit quitter la maison familiale pour rejoindre le fils ainé Achille qui est docteur à Châtillon-sur-Loing. Sidonie-Gabrielle a alors 18 ans.

Comme toutes les filles de son âge, on lui cherche un mari qui voudra bien de cette jeune fille qui n'a pas de dot. L'heureux élu s'appelle Henry Gauthier-Villars dit "Willy", ils se marieront le 15 mai 1893 : Sidonie-Colette a 20 ans.

la jeune fille est encore une chrysalide qui attend son heure. En attendant, elle va devoir apprendre : Apprendre à connaître la véritable personnalité de son mari, apprendre à vivre dans le monde parisien, apprendre à faire un atout de cet accent bourguignon qui lui fait rouler les "R", apprendre à cacher son chagrin quand son mari la trompe, apprendre à faire sa place dans ce nouveau monde qui ne l'accepte pas. Heureusement, Colette est intelligente et douée d'un esprit impertinent et d'une curiosité insatiable, ça va la sauver. En effet, elle a bien manqué frôler la mort en sombrant dans une grave dépression tout juste après son mariage, quand elle va commencer à recevoir des lettres anonymes qui dénoncent les frasques de son mari.  

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La chrysalide attend son heure pour sortir de son cocon et devenir la grande Colette.

Marie Céline Lachaud nous offre une biographie intéressante en brossant en peu de pages un portrait fidèle de Colette. Même si je n'ai rien appris de nouveau en lisant cette biographie, j'ai aimé la mise en lumière sur la relation de Colette avec sa mère,  et sur quelques idées reçues sur le couple Colette / Willy. Il y a tellement eu de choses racontées sur ce couple légendaire, qui s'est lui-même mis en scène, qu'il est difficile de savoir l'entière vérité.........

Cette biographie ne contient pas de photos. A la fin du livre, on trouve une chronologie de la vie de Colette et une bibliographie. 

Une collection intéressante qui a déjà présenté : Gustave Flaubert, Jean Genet, Marcel Proust, Boris Vian.   

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Colette et le féminisme

Publié le par Nina

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Le 8 mars, on célèbre la journée internationale de la femme.

Cette journée est célébrée pour nous rappeler  les inégalités que les femmes subissent au quotidien comme par exemple  les différences de salaires pour les femmes qui occupent le même poste qu'un homme. Toujours pas de changement de ce coté là, pourtant on a su rendre le coût de l'assurance automobile égalitaire entre hommes et femmes. Mais quel scandale on payait moins cher que les hommes !!

Les femmes ont gagné beaucoup de combats, ceux qui concernaient en particulier la disposition de leur corps : Le droit à la contraception, le droit à l'IVG et le droit de porter plainte en cas d'abus sexuels......

Souvent, les très jeunes femmes ne savent pas que ces luttes sont récentes, c'est à dire, il y a moins de 50 ans. De plus, il faut veiller à ce que ces droits soient maintenus. Nous venons de vivre une première alerte, avec la fermeture des plannings familiaux, faute de moyens financiers.

Dans certains pays c'est pire, c'est le droit d'être une femme qui est remis en cause. L'ombre des burqas nous le rappelle que trop bien.

Alors au temps de Colette, en cette fin de  XIXème et début de XXème siècle, comment vivaient les femmes ?

Et bien ce n'était pas facile : il y avait le mariage imposé, l'impossibilité de suivre des études supérieures, de voter, le choix des métiers était limité.......

Des femmes se sont révoltées, ont dit NON !

L'écrivain Colette fait partie de ces femmes qui ont décidé de leur vie, qui ont refusé les rôles imposés par la société.

En fouillant dans ma bibliothèque pour y découvrir le livre qui pourrait illustrer cette journée de la femme,  j'ai feuilleté ce vieux Marie-Claire dont Colette a été la rédactrice en chef pour ce numéro anniversaire. J'ai eu envie de le comparer à un numéro récent pour voir les changements.  

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Définition de La presse féminine :

On appelle presse féminine (parfois aussi presse pour femmes) les titres de presse écrite  spécifiquement destinés à un lectorat féminin. Ses origines sont liées à celles du mouvement féministe au XVIIIème. Parmi les magazines féminins contemporains les plus célèbres figurent le mensuel américain Cosmopolitain et l'hebdomadaire français Elle.

Outre ces magazines spécialement conçus pour un public féminin, sont parfois rattachées à cette catégorie la presse culinaire, la presse de décoration, la presse familiale et une partie de la presse de loisirs. (Source Wikipedia)

 

colette 3 001                                                          Photo de Colette extraite du magazine Marie- Claire

De par les « clichés » (idéal de beauté) et thèmes (cuisine, mode, déco, astrologie) qu'elle propose, la presse féminine est parfois accusée de favoriser la conservation d'une société fondée sur la division et les inégalités des sexes. (Source Wikipedia)

 

Une réflexion à méditer :

Je ne sais pas ce que Colette aurait pensé de ce type d'accusation. Elle ne devait pas beaucoup se soucier de ce genre de remarque. Colette était une femme qui menait sa vie comme elle l'entendait et la légèreté n'était sûrement pas pour elle une source de régression sociale.  On peut être féministe et lire des magazines féminins, des magazines sportifs, des magazines littéraires........... Ce n'est qu'une affaire de goût.  2011-03-08-colette-1.jpg

Marie-Claire mars 2001 / Marie-Claire N° 100 du 27 janvier 2011

En l'honneur du 100ème numéro de ce magazine féminin,

 Colette a accepté de tenir le rôle de rédactrice en chef.

 

72 ans séparent ces 2 numéros !

Mais les magazines féminins sont  toujours les mêmes.

 

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Les différences qui sautent aux yeux, ce sont la texture du papier et la qualité des images, c'est évident,  les  techniques ont tellement progressé ces dernières années. Mais à l'époque Marie - Claire devait être un très beau magazine. 

Pour la forme, il y a eu d'immenses changements, mais pour le fond ?

Et bien, on retrouve des sujets similaires dans les deux magazines.

Il y avait et il y a encore des articles qui parlent du corps et du bien-être. il y a toujours des recettes et des conseils pour la maison, mais aussi des  reportages culturels et dans le N° 100 de 1939, on peut lire une nouvelle de Colette, et d'autres nouvelles d'auteurs, un reportage sur Pearl Buck.  Colette répond au courrier des lectrices, ses réponses sont très impertinentes. Elle a aussi fait une reportage sur ses acteurs favoris :  Bette Davis, Simone Simon et Michel Simon, et  donne aussi des conseils pour être bien chez soi.....

Ma conclusion :

Si cette presse là n'a pas vraiment changé, alors que la condition féminine a beaucoup évolué ces dernières années, c'est bien la preuve que les journaux féminins ne sont pas source de régression sociale. Une accusation bien trop facile !! Le sujet est beaucoup plus complexe que ça. Alors que toutes les Colette, de France et de Navarre mènent leur vie à leur guise. Et surtout soyons vigilantes aux changements socio-politiques, économiques, religieux.... qui pourraient nous enlever nos libertés à toutes et à tous. 

  Féminisme 2011

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Il faut sauver la maison de Colette

Publié le par Nina

Les artistes se mobilisent pour sauver la maison de Colette

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Colette en scène

Publié le par Nina

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La vie de Colette

est l'histoire d'une conquête acharnée de liberté.

Elle a façonnée une image de la femme contemporaine.

Libre, audacieuse, indépendante.
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Le 9 novembre 2010 à 20h30

au théâtre du Châtelet, les artistes se mobilisent

pour sauver la maison natale de Colette.

Spectacle original, évocation en textes, en images et en musique, en faveur du rachat de la maison natale de Colette, la célèbre "Maison des Claudine".

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  Cette maison est celle où l'écrivain Colette  a passé son enfance et son adolescence : elle est située à  Saint-Sauveur-en-Puisaye, dans l'Yonne, près d’Auxerre. Elle était jusqu'à maintenant la propriété d'un médecin qui a su la garder intacte, avec ses deux jardins. Depuis plusieurs mois elle est à vendre pour des raisons de succession.

 

colette-et-chat.jpg         Nous demandons que cette maison — que tant de lecteurs de tous pays viennent voir — puisse être classée et achetée par l'Etat. Ce n'est pas une simple maison d’écrivain, comme bien d’autres ; elle a été si souvent évoquée et mise en scène par Colette, dans des textes très célèbres, qu’elle est devenue un peu la maison natale de tous ses lecteurs, qui y retrouvent leurs propres racines.

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Le Conseil Général de l'Yonne, avec le soutien de la Société des amis de Colette, est prêt à aménager cette maison en centre d'études et à la faire vivre, mais il ne peut y parvenir sans l’appui financier officiel des instances publiques nationales. Il faut en effet un accord des différentes collectivités concernées : Etat, Région, Département, Commune. Et plus le temps passe, plus le risque d'une vente à un particulier est à craindre. Or il s’agit de notre patrimoine culturel. Veut-on prendre le risque que cette maison soit définitivement perdue pour le grand public ?

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  La maison natale de Colette, rue de l'hospice devenue "Rue Colette".

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Colette et la mode

Publié le par Nina


Aujourd'hui 8 mars
C'est la journée de la femme !
j'ai une pensée particulière
pour toutes ces grandes dames de l'écriture
qui ont eu le courage de vivre "leur vie"
George Sand, Colette,
Simone de Beauvoir, Françoise Sagan....

Tiens ça me donne envie de parler chiffon !!
avec Colette et Sonia Rykiel,
parce que la mode aussi a beaucoup influencé
l'évolution de la condition féminine.



Textes Colette
Dessins Sonia Rykiel
Edition Plume et Calmann Lévy - 1991

Ce livre est une présentation de la mode à l'époque et dans les romans de Colette. Sonia Rykiel s'est glissée très discrètement dans son univers pour mettre en valeur les textes et les photos de Colette par des dessins et des choix d’objets photographiés par Thierry Arditi. 


 

C'est Marguerite Boivin, la secrétaire générale adjointe de la Société des amis de Colette, qui a eu cette idée, elle nous confie ses impressions en préface.
De Sonia Rykel, je ne connaissais que le nom. Elle est apparue sur le petit écran et,
en  voyant ce visage triangulaire, ces cheveux mousseux,
j’ai été frappée par sa ressemblance avec Colette.
C’était presque Colette, l’accent bourguignon en moins. Elle devait aimer Colette.

C’était la femme qu’il me fallait, non pas pour illustrer des textes de Colette mais pour donner, elle, la créatrice de mode, la vision qu’elle pouvait avoir des personnages de l’œuvre de Colette.
Une lettre, l’enthousiasme de Sonia Rykel.  Elle fit ses premiers dessins pour Saint sauveur.
Elle continua pour le livre avec la même ferveur.

Elle avait travaillé de tout son cœur.

Merci Madame Rykiel.


Dans toute l’œuvre de Colette, des Claudine au Fanal Bleu, la déesse Mode est au rendez-vous. Avec une curiosité toujours en éveil, l’écrivain suit patiemment ce phénomène changeant, qui régit l’usage en matière de vêtement et de maquillage, et qui commande la coupe des cheveux, la forme des chaussures ou celle des chapeaux. Mais elle ne s’en tient pas à une description de chiffons et d’accessoires. Dépassant le domaine des apparences, elle s’engage à la découverte de la richesse de l’univers de la mode, qui renvoie à la manière de vivre, aux caractéristiques mouvantes d’une époque, et à l’esprit de celle-ci dans ses variations et évolutions.

Ainsi, dans l’art brillant du vêtement, elle découvre un guide privilégié qui lui fait comprendre plus intimement les milieux qu’elle fréquente, et qui la mène à la rencontre de valeurs complexes et souvent contradictoires : inconstance, artifice, ostentation, mais aussi protection, courage, défi. Au miroir de la toilette, parmi les reflets d’une actualité de plus de cinquante années, elle voit briller une image de la femme et d’elle-même qui l’aide à construire sa personnalité.

 

Colette vers 1906, à une époque où elle est écartée du Tout-Paris.

J’ai porté, naturellement, les « garçonneries » à une  époque où j’étais encore jeune. Elles m’avantageaient pas toujours. On parlait beaucoup de leur « côté pratique». L’ourlet rude de la jupe de tweed élimait, sur la jambe, le bas de soie, mais je préférais le beau bas de laine. (…) extait p. 183.

 
  

Colette nous parle de Coco Chanel :

Chanel

(tiré du roman Prisons et paradis)
On la dit fort riche. Par chance, elle n’a rien gardé, sur elle-même, du contagieux éclat de l’or, indiscrète lumière qu’exsudent les êtres faibles et comblés de biens. La voici piétée sur des matériaux bruts, entre des pilastres de jersey, des poutrelles de foulard imprimé, couchées. De longs drains de satin roulé chatoient, chaos de moellons élastiques dont l’éboulement ne s’accompagne d’aucun bruit. (…) extrait  page 104.


Portait de Gabrielle Canel
par Marie Laurencin, 1923.


Un dessin de Sonia Rykiel.

 

Ce livre nous donne un regard complet  sur toute la vie parisienne à l’époque de Colette.
Il y a la mode, mais aussi les conseils d’hygiène, des recettes de crèmes de beauté…..

Colette en profite aussi pour parler des petits métiers de la mode : couturière, coiffeuse, habilleuse. . ..toutes ces petites mains, ces travailleuses de l'ombre.  

Un beau livre à lire et à regarder.


 Sonia Rykiel et Colette
dans une recherche commune de l'écriture et de la mode.

c'est la journée  de la femme, nous sommes en 2009
mais plus que jamais il faut veiller au grain !!

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Challenge Colette

Publié le par Nina




























Extrait de Photo de la couverture de Paris Match N° 281  Du 14 au 21 Aout 1954. (Colette s'en va)


Felice propose un « challenge Colette »

Un challenge consiste à lire les œuvres d’un écrivain et de faire un billet pour chaque livre lu.

Pour ce challenge il n’y a pas de date précise pour le commencer et le terminer, c’est un choix personnel.

Colette est mon auteur préféré, il m’est donc très difficile de refuser de participer à ce challenge !!

J’aime cet écrivain depuis très longtemps, après avoir lu ses œuvres je suis devenue collectionneuse de ses livres et de tout ce qui se rattache à sa vie.

J’aime son écriture qui parle magnifiquement de la vie, des gens et de la nature. Son style est clair et fluide comme l’eau d'un ruisseau qui coule au printemps.

 J’ai aussi une passion pour cette époque, les femmes commençaient à prendre leur destin en main et Colette en  faisait partie, elle a  osé défier une société qui n’admettait les femmes que mariées, elle a eu le courage de mener de front sa vie personnelle,  son métier d’écrivain, et sa carrière d’artiste, sans se soucier de l'hostilité de l'époque. Colette rend hommage aux femmes dans son œuvre qui comporte de très beaux portraits.

Si l’aventure vous tente,  tous les renseignements et la règle du jeu sont sur le blog de Felice.


J'ai fait un copié-collé de la liste des livres à lire mais elle est aussi sur le blog de Félice.

Voici la liste des oeuvres (qui deviendront des liens vers les billets correspondant quand la lecture aura été faite):

Claudine à l'école;    Claudine à Paris;    Claudine en ménage;    Claudine s'en va;    La Retraite sentimentale;    Les Vrilles de la vigne (recueil);    L'Ingénue libertine;    La Vagabonde;    L'Envers du music-hall (recueil);    L'Entrave;    La Paix chez les bêtes (recueil);    Les Heures longues (recueil);    Dans la foule (recueil);    Mitsou ou Comment l'esprit vient aux filles;    Chéri;    La Chambre éclairée (recueil);    Le Voyage égoïste (recueil);    La Maison de Claudine (recueil);    Le Blé en herbe;    La Femme cachée (recueil);    Aventures quotidiennes (recueil);    La Fin de Chéri;     La Naissance du jour;     La Seconde;     Sido;     Douze dialogues de bêtes (recueil);     Le Pur et l'impur;     Prisons et paradis (recueil);     La Chatte;     Duo;     Mes apprentissages;     Bella-Vista (recueil);     Le Toutounier;     Chambre d'hôtel (recueil);     Journal à rebours (recueil);     Julie de Carneilhan;     De ma fenêtre;     Le Képi (recueil);     Trois... Six... Neuf...;     Gigi (recueil);     Belles saisons (recueil);     L'Etoile Vesper;     Pour un herbier;     Le Fanal bleu;     Autres bêtes;     En Pays connu;     La Jumelle noire.

La mention "recueil" derrière les oeuvres signale soit un recueil de textes courts, qui sont parfois de petits contes, soit des recueils de nouvelles ou d'articles... ou encore d'autres choses...!

Bonne lecture à tous !!




 

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colette Baronne en Corrèze, citoyenne au Palais Royal

Publié le par Nina

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Biographie écrite par Alain Galan
Edition Lucien Souny - 141pages

Alain Galan est un passionné de l’œuvre de Colette, il vit en Limousin. Journaliste et écrivain, il est l'auteur de plusieurs récits sur la nature et de trois romans, Bordebrune, Parcellaire, Le Dernier pays avant l'hiver, publiés par les éditions Pygmalion. Dernier ouvrage paru, Lisières limousines (voir le site Lisières limousines) écrit en texte et images en collaboration avec le photographe d'art, Emmanuel CIEPKA.

Alain Galan est né en 1954 l’année de la mort de Colette, on doit lui faire souvent cette remarque !!

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette biographie, elle est intéressante car elle fait le point sur des détails de la vie de Colette qui n’ont pas été abordés par les autres biographes, de plus Alain Galan rectifie quelques erreurs de dates sur certains évènements de la vie de Colette.

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La biographie commence par une lettre que Colette écrit au Général Duché, le 27 octobre 1944 pour lui réclamer humblement du charbon.

Colette est malade, elle souffre d’une arthrite grave à la hanche, le froid aggrave son supplice, elle écrit : « Je me risque et me reproche seulement d’oser une petite plainte personnelle quand c’est Paris tout entier qui se prive »  (extrait de Colette Baronne en Corrèze, citoyenne au Palais Royal p.11)undefined

 

Comme beaucoup d’écrivains Colette a besoin de beaucoup de chaleur pour écrire et c’est la seule activité qui lui reste assise dans son « Bateau livre ». 



Puis Alain Galan nous emmène en limousin dans les 2 résidences où Colette passe deux grands moments de sa vie.

 

Le Château de Castel-Novel


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« Colette découvre donc la Corrèze en 1911.  Le 31 juillet 1911, dans une lettre à Léon Hamel, de Rozven (Bretagne) où elle est arrivée le matin même elle écrit : Après demain, je pars en automobile pour Castel-Novel, le château corrézien de J., je vous enverrai une photographie de l’endroit ». (extrait de Colette Baronne en Corrèze, citoyenne au Palais Royal p.29)

Par son mariage avec Henry de Jouvenel, Colette ne devint pas seulement l’épouse de l’un des deux rédacteurs en chef du matin, ambassadeur, homme politique, sénateur et ministre à deux reprises, elle fut élevée au rang de… baronne de Jouvenel des Ursins ! (extrait de Colette Baronne en Corrèze, citoyenne au Palais Royal p.39). 

Colette se plaira beaucoup dans ce château et trouva  la région très belle elle dira même « qu’est-ce qu’on va donc voir en Suisse qui soit aussi beau ? Je n’avais pas idée de cette Corrèze là je t’assure… » (extrait de Colette Baronne en Corrèze, citoyenne au Palais Royal p.51)

Colette trouvera le temps d’écrire malgré la vie trépidante au château.

Elle y achèvera L’entrave, rédige les contes pour Bel Gazou, Prou et poucette, La Paix chez les bêtes, et l’émouvant recueil les heures longues tout cela dans le brouhaha de la vie au château. (extrait de Colette Baronne en Corrèze, citoyenne au Palais Royal p.54)

 

Le château de Curemonte  

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C’est en 1940 que Colette va devoir se résigner à quitter Paris pour se réfugier dans le village corrézien de Curemonte dans un château qui est la propriété de sa fille "Colette de Jouvenel". Et c'est là qu'Alain Galan nous explique les difficultés de cet exil : "Passée du statut de baronne à celui de réfugiée chez sa fille, Colette ronchonne. Elle peste contre l'isolement, l'inconfort et la "vraie disette", à savoir l'absence de livres.(...) (extrait de Colette Baronne en Corrèze, citoyenne au Palais Royal p.75). 

On peut remarquer qu’il n’était pas facile de tenir tête à cette femme au caractère bien trempé !! Même si Colette ne se plait pas du tout à Curemonte elle continue d’écrire, ce qui donnera « Journal à rebours » que l’on peut préférer à l’œuvre romanesque.undefined

Alain Galan nous fait aussi un portait touchant de Pauline qui est née le 18 septembre 1902 à Saint Méard en Haute-Vienne (pas loin de chez moi !!) au « lieudit Plaisance » où ses parents tenaient une auberge. Elle est rentrée au service de Colette comme servante à l’âge de 14 ans et devint sa fidèle et précieuse gouvernante jusqu'à sa mort.

Je vous incite à lire cette biographie, vous y découvrirez beaucoup d’autres détails sur la vie de Colette.  undefined

 

Publié dans Colette

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GIGI

Publié le par Nina

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Editions Ferenczi : 1945

En attendant la diffusion du film « Gigi » jeudi soir, j’ai eu envie de relire cette nouvelle qui a été écrite en 1942.
 

Cette histoire se passe dans le  Paris du début du XXème siècle, à cette époque les femmes n’ont que le mariage comme destin respectable.

Gilberte dit « Gigi » vit auprès de sa mère  Andrée qui est célibataire « abandonnée par le père de Gilberte, préférait maintenant à une prospérité capricieuse la sage vie des secondes chanteuses, dans un théâtre subventionné » (extrait de Gigi). 
C’est sa grand-mère Mme Alvarez et sa tante Alicia qui s’occupent de l’éducation de Gigi.  Ces deux femmes sont d’anciennes demi-mondaines mais on disait aussi « des cocottes ». Gigi reçoit donc une éducation très sévère mais ce n’est pas pour faire un beau mariage on la prépare uniquement  à son futur métier : cocotte !!  A cette époque, Gigi n’a pas d’autre choix, elle fera le même métier que les femmes de sa famille.
 

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Colette va donner un autre avenir à cette jeune fille qui est loin d’être une « innocente idiote » malgré ce qu’en pensent les femmes qui l’entourent, et quand le riche « Gaston Lachaille » l’ami de la famille commence à regarder Gigi autrement qu’en gamine qui a grandi trop vite, Mme  Alvarez et tante Alicia sont des femmes comblées : Gigi va commencer son métier en devenant la maîtresse  d’un homme qu’elles estiment…..

Mais Gigi n’est pas du même avis  que ces adultes manipulateurs,  et saura dire NON à leurs manigances.

 Illustration du volume 3 des "Oeuvres de Colette" 
Ed. Flammarion 1960



Cette nouvelle illustre bien la remarque que  faisait déjà George Sand à son époque sur l’éducation des filles :

….Nous élevons nos filles comme des saintes et nous les livrons comme des pouliches…

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Publié dans Colette

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