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Instants particuliers : les dédicaces

Publié le par Nina

Un salon du livre est souvent une manifestation incontournable de la vie professionnelle d'une bibliothécaire. Le rituel est pour moi annuel au mois de novembre. Ma commune organise un salon du livre jeunesse dont une partie de l'organisation est planifiée par la médiathèque.

 

Un salon du livre est toujours un lieu d'effervescence incroyable générée par les auteurs invités, les spectacles annoncés et les animations organisées. 

 

Cette année, en me promenant  dans les allées, j'ai pris en photo ces instants très privilégiés qui sont la coutume de tout les salons littéraires : La séance de dédicace. 

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Philippe Lechermier colle une pétale de coquelicot sur la page et pose délicatemment une phrase sur sa tige.

 

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Claire Cantais découpe et colle des petits souvenirs à ses albums.

 

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Kris di Giacomo sort de sa boite magique son attirail de couleurs.....

 

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Mais que raconte Jean-Baptiste de Panafieu à ses petits lecteurs ? la dédicace est longue.........

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Et  Patrick Sobral offre à ses petits fans la possibilité de choisir l'un des personnages

de sa "maintenant très célèbre" bande dessinée :

Les Légendaires.

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 On peut remarquer que chaque auteur, chaque illustrateur,  fait une dédicace très personnalisée, j'ai été touchée par cette délicatesse qui permet aux enfants de ramener chez eux un livre qui contient le souvenir de la rencontre avec son auteur.

Publié dans Revue de presse

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Hubert Nyssen nous a quittés.....

Publié le par Nina

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Le monde de l'édition est en deuil, et je suis particulièrement triste en apprenant la nouvelle du décès du fondateur de cette merveilleuse maison d'édition : Actes Sud.

Hubert Nyssen a fondé Actes Sud en 1978. Les livres d'Actes Sud ont conquis les amateurs de livres très vite, d'abord par leur originalité, car les éditions Actes Sud adopte un style d'édition radicalement différent. La reliure typique des livres d'Actes Sud, reconnaissable dans n'importe quel étalage de livres, marie à la fois un choix de papier, des couvertures magnifiquement illustrées et un format spécifique. Une autre particularité et non moindre, c'est la qualité d'édition presque artisanal car les pages des livres sont cousus, j'appuie sur ce détail qui a une grande importance. En effet, on peut remarquer que les livres sont maintenant le plus souvent collés et ont de ce fait une durée de vie très limitée. Beaucoup de maisons d'éditions publient à peu de frais des livres qui seront lus par un ou deux lecteurs avant de s'effeuiller. La littérature devient jetable comme le reste !!

Chez Actes Sud on respecte le livre et la littérature.

Mais Actes Sud c'est aussi et surtout un choix éditorial de très grande qualité qui a permis peu à peu à cette maison d'édition  installée pourtant loin de Paris de s'imposer parmi les plus grandes Maisons d'édition française.

Son catalogue présente plutôt des auteurs étrangers, une véritable richesse pour la France de pouvoir découvrir la  littérature des 4 coins du monde.

Mais Actes Sud édite aussi des auteurs français comme par exemple Laurent Gaudé couronné par le prix Goncourt pour "le Soleil des Scorta" et vendu à plus e 400 000 exemplaires.

Actes Sud a aussi publié deux Nobel : En 2002, l'écrivain hongrois Imre Kertész et en 2004 Elfriede Jelinek, auteure autrichienne.

Ce que j'aime aussi, c'est cette histoire un peu romanesque que raconte Hubert Nyssen dans ses souvenirs d'éditeur : sa rencontre avec l'écrivaine russe Nina Berberova.

Hubert Nyssen était aussi écrivain, il a publié de nombreux livres, si vous voulez consulter sa bibliographie complète elle est sur son site ICI

C'est la fille de Hubert Nyssen qui a pris le relais et c'est elle qui a décidé d'éditer la série Millénium. Au nom de tous les passionnés de livres, j'espère que sa vie d'éditrice sera aussi belle que celle de son père malgré un climat éditorial vraiment morose.

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Publié dans Revue de presse

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Du domaine des murmures

Publié le par Nina

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coeur_72.gifCarole Martinez : éditions Gallimard / 2011 - 200 pages

 

Prix Goncourt des lycéens 2011

 

Quand la nouvelle est tombée cet après-midi, j'ai sauté de joie. Ce roman n'a pas eu le Goncourt mais il a eu mieux le Prix Goncourt des lycéens. Plaire à des adolescents n'est pas chose facile. J'ai discuté avec certains qui participaient au jury et ils n'étaient pas du tout emballés par certains titres, mais "Du domaine des murmures" n'a pas eu droit à son lot de grimaces, alors je me suis dit en mon for intérieur que peut-être.........

Et bien je remercie les adolescents du jury du Prix Goncourt des lycéens pour ce choix.

J'ai terminé le roman ce matin et je dois dire que ce roman nous emporte avec dextérité dans les dédales complexes d'un Moyen-Age mystique et dangereux.

Carole Martinez nous raconte que si on se promène près de l'ancien château du domaine des Murmures dans la vallée de la Loue, il se peut que l'on voit :

Quelques glaives lumineux zèbrent d'or les sous-bois comme dans les enluminures d'un vieux livres de contes" (Extrait page 13)

Et que l'on entende :

"Non, ce lieu est tissé de murmures, de filets de voix entrelacées et si vieilles qu'il faut tendre l'oreille pour les percevoir. De mots jamais inscrits, mais noués les uns aux autres et qui s'étirent en un chuintement doux".

"Les voix liquides des femmes oubliées qui suintent autour de nous" (Extrait de la page 13)

A la manière d'un conte, Carole Martinez nous raconte l'histoire d'une belle jeune fille de 15 ans qui habite un beau château et qui va se marier avec son prince charmant. Non, elle ne nous raconte pas cette histoire là, c'est celle que l'on raconte aux petites filles. A nous, elle  raconte la même histoire mais d'une autre manière. C'est l'histoire d'une jeune fille qui va se marier sur les ordres de son père à un rustre chevalier qui passe son temps à l'art de la guerre et quand l'envie lui prend, viole en toute impunité, les filles qui croisent son chemin.

Cette jeune fille s'appelle Esclarmonde, elle a décidé de dire non aux dictats imposés par son père et par toute une société. Alors comment dire non quand on est une femme ? comment échapper à sa destinée quand on vit à une époque où les femmes n'ont aucun droit. Et bien, il existe un seul échappatoire : le Christ.

Christ était puissant dans l'esprit des femmes de mon époque. Christ seul pouvait tenir les hommes en échec et leur arracher une vierge. (Extrait de la page 25)

Esclarmonde choisit de devenir une recluse, de finir ses jours emmurée. Après avoir assisté à son enterrement, la jeune fille ne fait plus partie du monde des vivants. Sa nouvelle vie sera consacrée à la prière, et à faire le lien entre Dieu et les hommes.

Je n'en dirais pas plus sur cette histoire qui est pleine de rebondissements, et d'inattendus.

Ces recluses ont réellement existé au Moyen-Age. C'étaient des femmes fortement mystiques et exaltées qui  s'emmuraient volontairement et à vie. Mais c'était aussi des femmes qui voulaient échapper au mariage. Ce choix était considéré comme héroïque et équivalait à la chevalerie au féminin, elles faisaient l'objet d'une grande vénération. Ce mode de vie a quand même duré 10 siècles, il a pris fin au XVIIème siècle.(lu sur différents sites Internet)

Carole Martinez nous offre avec ce roman une plongée dans le Moyen-Age mystique et religieux qui faisait régner la peur dans le seul but d' asservir le peuple et de maintenir leur pouvoir. Ce qui m'a beaucoup amusée ce sont les passages sur les trafics d'ossements de saints et de reliques en tout genre. Nous n'avons pas inventé les produits dérivés, au Moyen-Age, ils étaient déjà très forts pour ce commerce facile et très lucratif !

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Une photo de la vallée de la Loue, le décor du roman.

 
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Stoner

Publié le par Nina

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John Williams : traduit de l'anglais par Anne Gavalda

Edition ; La dilettante / 2011 - 384 pages

 

 

J'ai découvert ce roman lors d'une visite en librairie, c'est le libraire qui m'en a fait « la réclame » !

Stoner : un livre inconnu jusqu'à ce jour en France, un roman culte aux Etats Unis comme « Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur ». Ce roman date de 1965, il est réédité régulièrement mais jamais en France jusqu'à ce que Anne Gavalda en fasse la traduction. Ce livre a piqué ma curiosité et je l'ai rajouté à ma commande (j'étais en librairie en qualité de bibliothécaire et ça c'est le très très beau coté de ce métier!)

 

Avec un tel livre, l'auteur avait sûrement l'intention de vider son sac, de faire un portrait au vitriol du monde universitaire et de la vie sociale aux Etats-Unis dans les années 60. Parce qu'en fait c'est bien la vie de John Williams qui est raconté à quelques nuances près dans ce roman. (lu sur Internet)

Pour écrire cette satire, pour dire sans avoir l'air de le dire, John Williams a été judicieux, il a choisi son personnage principal précisément pour qu'il est le rôle de l'intrus et vienne bousculer les principes établis par une classe bourgeoise dominante. Stoner sera toujours le personnage "a contrario".

Ce roman raconte l'existence banale d' un petit professeur d'université mais dont le parcours tellement atypique le rend incroyablement intéressant et attachant, c'est là toute la force de ce livre.

Ce roman est construit autour du personnage central « Stoner » qui est l'image même du anti-héros. Son origine sociale, ses parents étaient des fermiers pauvres. Son mariage raté avec une femme de la bourgeoisie. Sa rigueur professionnelle et même son histoire d'amour avec une jeune professeure d'université. Toutes les étapes de la vie de Stoner vont permettre à l'auteur de nous faire une analyse au scalpel de cette époque.

La vie de Stoner est une véritable leçon de vie. En fait, cet homme est un pilier, personne n'a pu le faire changer et c'est pour cela qu'il a perturbé l'ordre établi. Stoner a essayé d'être le plus honnête possible, de tenir ses engagements pendant toute sa vie. Il a su refuser les propositions malhonnêtes, les petites magouilles de l'université et pour cela voir son avenir professionnel complètement fermé. Il a accepté son mariage et la haine grandissante de sa femme. Mais il a aussi attisé les jalousies en vivant une magnifique histoire d'amour loin de ce monde rempli d'artifices, de représentations sociales et de guerre de pouvoir.

Stoner c'est l'histoire d'une vie accrochée à des valeurs, une belle vie en somme.

Mon humble avis :

Il y a des livres qui nous font réfléchir, qui nous font grandir :  Stoner est de cela. 

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Un peu de vacances !

Publié le par Nina

Je profite de ce long week-end pour partir quelques jours, j'ai un grand besoin de souffler un peu !!

Je glisse dans mon sac le 2ème tome de 1Q84.

 

Cette trilogie est un régal littéraire ! 1Q84 livre2

 

J'emmène aussi le domaine des murmures de Carole Martinez,  je voudrais bien qu'elle remporte le   Prix Goncourt  !

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Publié dans Revue de presse

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L'insomnie des étoiles

Publié le par Nina

 

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Edition Gallimard / 2010 : 225 pages

Prix du Roman Historique des Rendez-vous de l'Histoire de Blois 2011

 

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Marc Dugain était chef d'entreprise, il a laissé son métier pour se consacrer à la littérature et je crois qu'il a eu entièrement raison. Je découvre cet auteur et vraiment quelle merveille !

« L'insomnie des étoiles » traite d'un sujet maintes fois abordé en littérature, la deuxième guerre mondiale, mais Marc Dugain a choisi un angle de vue plus inhabituel pour nous en parler.

Nous sommes en 1945, c'est la fin de la guerre, l'Allemagne est envahie par les alliés. Une troupe de militaires français arrive dans une petite ville du sud de l'Allemagne. Là, les militaires ne découvrent pas de traces évidentes de l'horreur de la guerre, pas de juifs, de tsiganes, de résistants arrêtés et torturés, pas de camps de concentration. Les soldats trouvent uniquement une jeune fille qui vit seule et recluse dans une ferme isolée. Le capitaine s'interroge et veut savoir toute l'histoire de cette adolescente dont la position sociale du père est anachronique avec sa situation actuelle. La disparition mystérieuse de la mère de l'adolescente va porter les soupçons sur une étrange maison de repos qui surplombe la ville. L'enquête va mettre en relief la vie de ces deux femmes et les abus de pouvoir dont elles ont été victimes. En nous dressant le portrait de ces deux allemandes dans le silence oppressant de toute une ville, c'est une autre particularité de l'horreur du régime nazi que Marc Dugain a choisi de raconter : le génocide des malades mentaux.

J'ai vraiment aimé ce roman, et j'ai beaucoup apprécié le style de cet écrivain. Marc Dugain dévoile cette histoire avec beaucoup de finesse et de sobriété mais aussi de précision sur cette page d'histoire très peu citée dans les études sur la 2ème guerre mondiale. « L'insomnie des étoiles » est le 7ème roman de cet auteur, et j'ai vraiment envie de découvrir ses autres livres.

Marc Dugain est aussi cinéaste et a réalisé un film tiré de son livre : une exécution ordinaire.

Marc Dugain a écrit 7 romans, tous parus en édition de poche :


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A quoi servent les romans ?

Publié le par Nina

 

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Cette semaine le Nouvel Observateur consacre un article à Mario Vargas LLosa qui a reçu le prix Nobel de littérature en 2010.

A la question du journaliste :

Dans votre conférence du Nobel, vous avez dit que "sans les fictions, nous serions moins conscients de la liberté qui rend viable la vie".

Mario Vargas Llosa répond :

Qu'est-ce que c'est, la fiction ? C'est un mouvement de libération de la réalité. C'est le point de départ d'une insoumission, d'une attitude critique et même rebelle vis-à-vis de la vie telle qu'elle est. C'est la raison pour laquelle tous les régimes qui ont essayé de contrôler la vie, de la naissance à la mort, ont eu une méfiance viscérale à l'égard des fictions, surtout de la littérature. Ils ont créé des systèmes de censure. Ils avaient raison : la littérature rend une société très résistante à la manipulation, aux mensonges du pouvoir, au contrôle total auquel aspirent tous les régimes dictatoriaux. La fiction est cruciale pour l'esprit critique des citoyens.(Le Nouvel Observateur N°2450 :propos recueillis par François Armanet et Gilles Anquetil)

Etes-vous d'accord avec cette analyse ? moi complètement !

Alors lisons tous les romans qui nous plaisent, c'est excellent pour conserver notre liberté de penser !

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Publié dans Revue de presse

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Sand - Musset correspondances

Publié le par Nina

  masse critique

Sand et Musset

Lu par Mélodie Richard et Pierre-François Garel

 

1 cd MP3 3h30 Editions Thélème

 

Je remercie Babelio et les éditions Thélème pour l'envoi de ce CD.

 

George Sand & Alfred de Musset : les amants terribles

 

Aurore Dupin, future George Sand est née le 1er Juillet 1804. Alfred de Musset  est né le 11 décembre 1810.

Alfred de Musset rencontre George Sand lors d'un diner chez Florestant Bonnaire et d'autres collaborateurs de la "Revue des Deux mondes", à Paris le 19 juin 1833.

Le 29 juillet de la même année débute leur première liaison. Ils vivent une relation amoureuse passionnée mais tourmentée, ponctuée de ruptures et de réconciliations.

Alfred de Musset meurt le 2 mai 1857 à l'âge de 46 ans. George Sand s'éteint le 8 juin 1876 à l'âge de 71 ans.

 

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George Sand et Alfred de Musset représentent à jamais les amants destructeurs et géniaux, les porte-drapeaux du romantisme et de l'amour passionnel (Extrait des notes du cd Sand-Musset)

 

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Les deux amants ont échangé pendant tout le temps de leur liaison, une correspondance très dense. Ces lettres ont permise de démystifier et rétablir une certaine vérité sur leur relation, et empêcher ainsi la propagation d'idées fausses sur cette histoire d'amour. Alfred de Musset a remis l'intégralité des lettres reçues de George Sand sur sa demande. En effet, l’écrivaine avait le souhait de les faire publier. Elle a confié le soin de cette publication à plusieurs de ses amis : Louis Maillard, Noël Parfait, Alexandre Dumas fils...
La première édition de la correspondance de Musset et Sand a été éditée pour la première fois en 1904.
Dans ce cd on retrouve la correspondance qui s'intitule: 
Première série - Paris -  1833 
Cette série comprend essentiellement des lettres d'Alfred de Musset à George Sand la première est datée de Venise. 
Deuxième série - Venise - 1834

 

Cette série correspond au séjour à Venise de George Sand et Alfred de Musset. Ce voyage tourne au cauchemar et se termine par une séparation. George Sand reste à Venise avec son nouvel amant Le docteur Pagello et Alfred de Musset rentre à Paris. Ils s'écrivent longuement et se réconcilieront à Paris en août.

Troisième série - Paris - Hiver 1834 / 1835

Quatrième série - Paris - Hiver 1834 / 1835

La fin du cd est composé des vers d'Alfred de Musset.

Cette correspondance est lue avec beaucoup d'aisance par les deux comédiens qui nous offrent ainsi une belle écoute de ces lettres. Cette correspondance est riche de multiples détails sur la vie de cette époque. Elle nous permette aussi de se rendre compte des relations passionnées mais aussi bien compliquées et très modernes, des deux amants !!

J'ai vraiment apprécié la lecture de ces lettres,  mais j'ai aimé aussi suivre sur le livre "George Sand & Alfred de Musset correspondance amoureuse" aux éditions Paleo qui contient la même correspondance que sur le cd, et lire les lettres en même temps que les comédiens.

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Publié dans George Sand

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Sukkwan island

Publié le par Nina

Sukkwan Island

Edition : Gallmeister : 2010 / 191 pages

Prix Fémina étranger 2010

 

Mais que d'éloges sur ce roman, j'avoue que cet enthousiasme me laisse vraiment perplexe !

Je n'ai pas du tout partagé cet engouement,  ce roman est certes bien écrit et sa trame est intéressante, mais pour moi c'est tout !

Je suis pratiquement certaine que cette histoire pourrait faire un bon film, parce que ce roman est écrit un peu à la façon d'un thriller, les éléments se mettent en place peu à peu pour créer une atmosphère angoissante. Le récit est court, l'écriture est précise et très imagée pour nous donner un maximum de renseignements sur le décor, l'ambiance et les personnages.

Alors que se passe t-il dans ce roman de tellement extraordinaire ?

Si on retire les belles pages qui racontent le décor splendide de cette île perdue en Alaska, les conditions de vie rudimentaire, les différentes travaux pour préparer l'hiver, il reste le huit clos entre un père et son fils qui ont décidé de vivre en quasi-autarcie sur cette île.

Au début, J'ai trouvé ce huit clos fascinant, surtout que l'on comprend vite que le père ne va pas très bien, même pas bien du tout. On sait qu'il est venu sur cette île pour redonner un sens à sa vie et renouer avec son fils dont il s'est éloigné depuis son divorce. On apprend un autre fait intéressant, cet adolescent n'avait pas envie de cette expérience qui est le projet de son père mais pas le sien. C'est la culpabilité, la peur de décevoir ses parents qui l'ont obligé à dire oui. Au rythme des jours qui passent, l'enfant comprend peu à peu ce que son père attend de sa présence, il a la lourde tâche d'aider son père à se reconstruire et à retrouver un certain équilibre de vie, et de ça il ne veut vraiment pas. On connait "le bébé médicament" mais dans ce cas là c'est "l'ado psy" qui doit écouter son père et subir ses névroses. 

Ce rêve de liberté ne peut que virer au cauchemar puisque la situation initiale est faussée. la relation père-fils devient difficile, la tension monte, on sait qu'un drame va se jouer, chaque page nous entraîne un peu plus loin dans la violence et la folie. J'avoue que là j'ai été presque conquise et puis à la moitié du livre tout se dégonfle à la vitesse d'un ballon de baudruche, et c'est le drame tant attendu !  C'est  tellement incroyable que  j'ai même hésité à continuer puisque la fin devient complètement prévisible. De plus, les quelques 100 pages restantes sont laborieuses, l'histoire perd peu à peu de sa consistance, elle s'enlise dans le morbide et le glauque pour s'éteindre lamentablement.

J'ai aimé les thèmes abordés dans la première partie du roman : la complexité des relations familiales, le regard et les  réflexions de l'adolescent sur sa famille et son sentiment de s'être fait manipuler, les interrogations de ce père en proie à un véritable mal-être, mais aussi le thème de l'île comme support à un retour au source. Tous ces éléments sont restés en surface, l'auteur soulève des problèmes et des interrogations mais ne les exploitera pas, et c'est bien dommage.

 

J'ai pris le temps de me promener sur le net, me voilà rassurée, il n'y a pas que de bonnes critiques, et celle de noirs desseins  m'a beaucoup plu. 

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La maison de Colette : 4 ans de lutte qui se terminent !

Publié le par Nina

 

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Enfin de bonnes nouvelles de Saint-Sauveur-en-Puisaye !
Voici ce que l'on pouvait lire jeudi 13 octobre sur L'Yonne.fr :
Depuis quinze jours, le rachat de la maison natale de l'écrivain par la société des Amis de Colette est un combat de quatre ans qui s'achève. Après d'importants travaux, les projets devraient enfin se concrétiser.

 

Thibault Chaffotte redacteur7.yr@centrefrance.com

Enfin le point final d'une aventure de quatre ans. Depuis le 29 septembre, la société des Amis de Colette est officiellement la propriétaire de la maison natale de l'auteur. « Le résultat de plusieurs années de mobilisation, puisque nous cherchions à acheter cette maison depuis 2007 (année de la mise en vente de la maison. NDLR) », rappelle Frédéric Maget, le président de l'association.

Prochaine étape :
la réhabilitation du lieu:

La mobilisation de nombreux acteurs autour de ce dossier a finalement débouché sur une issue favorable. « Il y a un an, nous n'étions même pas sûrs que la soirée de soutien au théâtre du Châtelet, à Paris, marcherait. Alors qu'aujourd'hui, nous avons les clefs de la maison », s'enthousiasme Frédéric Maget. Le 9 novembre 2010, cette soirée, à laquelle avaient participé des personnalités comme Juliette, Micheline Presle, Arielle Dombasle, Mathieu Amalric ou encore Carole Bouquet, avait permis de récolter plus de 100.000. Le conseil général et le conseil régional ont ensuite mis la main à la poche et apporté 50.000 chacun. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a annoncé le versement d'une subvention de 100.000 le 13 septembre, lors de la création du label « Maison des illustres », dont devrait logiquement bénéficier le bâtiment. « Pour ceux qui étaient sur le front, cela n'a pas été une partie de plaisir », se souvient Frédéric Maget. Au départ, l'initiative semblait vouée à l'échec. La maison était la propriété indivisible de trois personnes. Parmi elles, certaines avaient d'abord réclamé une somme avoisinant les 2 millions d'euros.

« Il a fallu rencontrer les propriétaires, argumenter, négocier », détaille Frédéric Maget. En 2007, une agence immobilière et un notaire avaient évalué le bâtiment entre 300.000 et 350.000. La direction nationale d'intervention des domaines avait, pour sa part, jugé que la valeur de la maison était de 340.000.  Alors à 300.000  (280.000 sans les frais de notaire), les Amis de Colette, les collectivités et l'État s'en sortent plutôt bien.

Reste à financer les travaux de réhabilitation pour faire naître une vraie maison d'écrivain. « On va essayer de suivre le même modèle que pour l'achat », indique Frédéric Maget. L'État devrait contribuer à travers l'inscription de la maison à l'inventaire des monuments historiques. Les Amis de Colette envisagent aussi de faire appel à du mécénat de compétences. Des entreprises pourraient ainsi fournir de la main-d'oeuvre ou du matériel. 

 

Bravo et merci à tous ceux qui ont travaillé pour que ce projet aboutisse un jour.

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Publié dans Colette

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