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  • : De page en page, j'aime aller à la rencontre des écrivains et franchir la porte de leur univers. J'aime échanger autour des livres et empêcher ainsi des romans de mourir trop vite perdus dans le tourbillon commercial de notre société de consommation.
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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 20:46

Le-jour-avant-le-bonheur 

 

Edition Gallimard : 137 pages / 2010

 

« Je ne crois pas aux écrivains,

mais à leurs histoires »
Erri De Luca

 

Naples juste après la seconde guerre mondiale se remet de ses blessures.

Dans un immeuble du quartier populaire de Montedidio vit un jeune orphelin. Sa mère adoptive qu'il ne voit jamais, lui finance ses études, il dort dans un réduit.

Le concierge de l'immeuble Don Gaetano est lui aussi orphelin, c'est un homme bon et généreux, il va prendre le jeune garçon sous sa protection et contribuer à son éducation. Près de lui, il y a aussi Don Raimondo le bouquiniste qui va lui prêter des livres et le laisser lire à sa guise. Il va grandir au milieu de ce quartier napolitain avec les habitants de l'immeuble qui vont lui servir de famille et partager avec eux, les souvenirs d'une guerre encore présente dans les esprits, les parties de scopa, ce jeu de cartes qui permet d'occuper le temps libre et de discuter, mais aussi les matchs de foot avec ses copains et poursuivre ses études.

 L'enfant devenu jeune homme est le narrateur de ce roman. Il apprend ses origines grâce à Don Gaetano qui connaissait bien son père et sa mère et  retrouve Anne qui était la petite fille cachée derrière une fenêtre du 3ème étage de l''immeuble, et qu'il apercevait en jouant au ballon. Ce souvenir d'enfance qui le hantait souvent, revient sous la forme d'une belle jeune fille, mais Anne n'est pas une jeune fille comme les autres, elle est autiste. Pour ce jeune homme à l'enfance différente, cette particularité n'est pas un handicap. 

Mon avis : Le style de cet écrivain est original mais ne m'a pas vraiment séduite. Pourtant, même si ce n'est pas un grand coup de cœur, j'ai aimé ce roman car l'auteur y confie ses propres souvenirs, et rend hommage ainsi à toutes ces enfances malheureuses, ces victimes de la  guerre,  des régimes fascistes, des déportations et qui donnent un ton particulier à toutes leurs histoires. 

 

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Biographie d'Erri de Luca

Une enfance dans le quartier populaire de Montedidio 

Erri De Luca est né à Naples en 1950,  dans une famille bourgeoise napolitaine appauvrie par la guerre et passe son enfance dans le quartier populaire de Montedidio. Son père,courtier en fruits et légumes, lui transmet sa passion des livres. Son lit d'enfant était installé dans une pièce remplie de livres, de romans et d'essais sur la deuxième guerre mondiale."Je n'avais pas de chambre d'enfant : j'étais l'hôte des livres de mon père". Il découvre le monde des adultes par les livres qui l'entourent. Il a hérité de son père le goût des livres et de la lecture comme plus tard il héritera de sa bibliothèque.

 Il a 18 ans en 1968 et se trouve alors à Rome. C'est à partir de cette époque qu'il embrasse l'action politique, repoussant la carrière de diplomate qui lui était destinée. Dans les années 70, il est dirigeant actif au sein du mouvement d'extrême gauche Lotta Continuaque dirige Adriano Sofri. Il devient ensuite ouvrier spécialisé chez FIAT, manutentionnaire à l'aéroport de Catane, chauffeur de camions, puis maçon, travaillant sur divers chantiers français, africains ou italiens.

Ses romans se situent tous à Naples et ont tous un fondement autobiographique."Mes romans se ressemblent parce que le personnage principal en est la ville de Naples.Tous les autres protagonistes sont des fourmis,installées sur les pentes du volcan.(...)  Extrait de Wikipédia.

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 20:54

Quand le requin dort

Edition Liana Levi / 2010 : 150 pages

 

 

 

La narratrice de ce roman est une adolescente qui observe et  raconte la vie de sa famille.  Son père est un éternel absent, occupé à sauver le monde de sa misère. Sa mère est artiste peintre, mais  dépressive et  asociale, elle est incapable de vivre normalement. Son frère est un garçon introverti, sa seule raison de vivre, c'est son piano. « Grand-mère dit que mon frère a pris le pire de maman et de papa : le mal-être de l’un et les absences de l’autre. » Sa tante malgré son extrême beauté et sa gentillesse n’arrive pas à trouver un mari et collectionne les aventures amoureuses. Ces personnages sont atypiques, originaux, un rien marginaux, comme on a l’habitude de les rencontrer dans le monde de Milena Agus. Pourtant l’atmosphère de ce roman est  lourde, pesante, car en filigrane, l’adolescente nous raconte aussi son secret : une relation sadomasochiste avec un homme marié beaucoup plus âgé qu’elle.  

 

Mon avis : Ce roman a une ambiance très particulière presque glauque, quand j'ai  posé ce livre je me suis demandée quel était le message de cette histoire ? Milena Agus a t- elle voulu décrire les fragilités de l’adolescence,  les forces et les faiblesses d'une famille, la difficulté de communiquer, de tenir ses engagements familiaux ? Tous les membres de cette famille discutent de ses problèmes, de son mal-être mais cette adolescente qui regarde et écoute  ne dit rien de sa relation amoureuse. Elle a compris d'instinct qu'elle ne pourra jamais se confier à eux. 

 

J'ai préféré les deux précédents romans "Battement d'ailes" et Mal de pierres" qui sont en fait les suivants !!   "Quand le requin dort "est  le  premier  roman de Milena Agus ! il n'avait pas été traduit en français. On n'y retrouve le style et  les thèmes chers à l'auteur : la famille, les histoires d'amour compliquées, des personnages marginaux, libres et profondément attachants,  des situations intenses, violentes et passionnées. Ce roman annonce la carrière prometteuse de cette écrivaine ! et la quatrième de couverture nous annonce la parution d'un nouveau titre : La contessa di ricotta.


Milena AgusMilena Agus lisant des passages de son livre.
 

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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 21:00

Paolo Giordano : Editions du Seuil - 2009 -  328 pages


Ce roman nous pose une question : Peut-on guérir des blessures de l’enfance ?

 

Mattia et Alice sont deux écorchés vif qui tentent de vivre comme les autres, mais ils sont comme les nombres premiers : isolés et particuliers.

 

Mattia est un enfant surdoué, passionné par les mathématiques, il a une sœur jumelle qui est le contraire de lui, elle est handicapée mentale. Ses parents ont décidé de ne pas faire de différence entre les deux enfants. Un fardeau bien lourd à porter pour Mattia qui doit continuellement s’occuper de sa sœur, jusqu’au jour où il se révolte contre cette charge quotidienne et laisse sa sœur  dans un parc public, juste le temps d’aller au goûter d’anniversaire de son copain et être enfin comme les autres enfants. On ne retrouvera jamais la petite Michela. Le traumatisme lié à cette disparition et le poids de la culpabilité vont faire de  Mattia, un adolescent puis un homme au comportement à la limite de l’autisme.

 

Alice est venue au monde pour nourrir les ambitions de son père, en voulant en faire une grande championne de ski, il lui a volé son enfance et l’a rendue handicapée à vie. Alice est devenue une femme anorexique, elle est tellement fragile et différente, qu’il va lui être difficile de vivre au milieu des autres.

 

On pourrait penser que la rencontre de ces deux êtres qui se ressemblent comme des jumeaux, prisonniers tous les deux d'une même enfance douloureuse, va apaiser leurs souffrances, mais ce n’est pas si facile de sortir de la coquille de l’isolement et de cicatriser les blessures de l’enfance.

 

Je remercie  "chez les filles"  qui m'a proposée ce livre. C' est une  agréable découverte,  j’ai aimé l’histoire, le style et les interrogations que ce roman soulève.

 

Ce premier roman est prometteur et ce jeune auteur est à suivre !!!

 

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 08:00

























Edition : Liana Levi - 2007 - 153 pages


J'avais beaucoup apprécié le roman précédent "
Mal de pierres",  alors difficile de résister à la lecture de "battement d'ailes". 

Ce roman au titre si léger ne l'est pas vraiment, l’histoire se passe au milieu des magnifiques paysages de la  Sardaigne,  il y a là un  endroit resté encore sauvage loin des constructions touristiques, mais ce petit coin de paradis est plutôt une sorte de  no man's land convoité sans relâche par les promoteurs. Les habitants de cette zone encore sauvage sont une propriétaire résistante à toute forme de modernité que l’on appelle  solennellement « Madame» et quelques habitants qui se plient à ses volontés un peu fantasques. Tout ce petit monde essaie de vivre le mieux possible dans cet univers un peu décalé sous le regard d’une adolescente qui assiste à des scènes plutôt pittoresques comme si ce petit paradis oublié était une scène de théâtre. C’est vrai que « Madame » est un personnage bien singulier avec ses vêtements bizarres qu’elle fabrique par mesure d’économie avec des rideaux et des nappes et sa quête du grand amour qui se solde par une belle collection d’amants !!  Il y a aussi les voisins qui voudraient bien que leur fils devienne ingénieur alors que son  unique passion est la trompette, et puis un grand-père au regard bien moqueur…. Tous ces gens essaient de vivre, de survivre autour de « Madame » mais va-elle résister encore longtemps au modernisme, et à  l’argent des promoteurs ?

Un roman à la fois étrange et original, qui nous parle du temps qui passe un peu trop vite et  qui transforme tout sur son passage en quelques battements d'ailes.   


 

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