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Un peu de vacances !

Publié le par Nina

Je profite de ce long week-end pour partir quelques jours, j'ai un grand besoin de souffler un peu !!

Je glisse dans mon sac le 2ème tome de 1Q84.

 

Cette trilogie est un régal littéraire ! 1Q84 livre2

 

J'emmène aussi le domaine des murmures de Carole Martinez,  je voudrais bien qu'elle remporte le   Prix Goncourt  !

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Publié dans Revue de presse

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L'insomnie des étoiles

Publié le par Nina

 

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Edition Gallimard / 2010 : 225 pages

Prix du Roman Historique des Rendez-vous de l'Histoire de Blois 2011

 

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Marc Dugain était chef d'entreprise, il a laissé son métier pour se consacrer à la littérature et je crois qu'il a eu entièrement raison. Je découvre cet auteur et vraiment quelle merveille !

« L'insomnie des étoiles » traite d'un sujet maintes fois abordé en littérature, la deuxième guerre mondiale, mais Marc Dugain a choisi un angle de vue plus inhabituel pour nous en parler.

Nous sommes en 1945, c'est la fin de la guerre, l'Allemagne est envahie par les alliés. Une troupe de militaires français arrive dans une petite ville du sud de l'Allemagne. Là, les militaires ne découvrent pas de traces évidentes de l'horreur de la guerre, pas de juifs, de tsiganes, de résistants arrêtés et torturés, pas de camps de concentration. Les soldats trouvent uniquement une jeune fille qui vit seule et recluse dans une ferme isolée. Le capitaine s'interroge et veut savoir toute l'histoire de cette adolescente dont la position sociale du père est anachronique avec sa situation actuelle. La disparition mystérieuse de la mère de l'adolescente va porter les soupçons sur une étrange maison de repos qui surplombe la ville. L'enquête va mettre en relief la vie de ces deux femmes et les abus de pouvoir dont elles ont été victimes. En nous dressant le portrait de ces deux allemandes dans le silence oppressant de toute une ville, c'est une autre particularité de l'horreur du régime nazi que Marc Dugain a choisi de raconter : le génocide des malades mentaux.

J'ai vraiment aimé ce roman, et j'ai beaucoup apprécié le style de cet écrivain. Marc Dugain dévoile cette histoire avec beaucoup de finesse et de sobriété mais aussi de précision sur cette page d'histoire très peu citée dans les études sur la 2ème guerre mondiale. « L'insomnie des étoiles » est le 7ème roman de cet auteur, et j'ai vraiment envie de découvrir ses autres livres.

Marc Dugain est aussi cinéaste et a réalisé un film tiré de son livre : une exécution ordinaire.

Marc Dugain a écrit 7 romans, tous parus en édition de poche :


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A quoi servent les romans ?

Publié le par Nina

 

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Cette semaine le Nouvel Observateur consacre un article à Mario Vargas LLosa qui a reçu le prix Nobel de littérature en 2010.

A la question du journaliste :

Dans votre conférence du Nobel, vous avez dit que "sans les fictions, nous serions moins conscients de la liberté qui rend viable la vie".

Mario Vargas Llosa répond :

Qu'est-ce que c'est, la fiction ? C'est un mouvement de libération de la réalité. C'est le point de départ d'une insoumission, d'une attitude critique et même rebelle vis-à-vis de la vie telle qu'elle est. C'est la raison pour laquelle tous les régimes qui ont essayé de contrôler la vie, de la naissance à la mort, ont eu une méfiance viscérale à l'égard des fictions, surtout de la littérature. Ils ont créé des systèmes de censure. Ils avaient raison : la littérature rend une société très résistante à la manipulation, aux mensonges du pouvoir, au contrôle total auquel aspirent tous les régimes dictatoriaux. La fiction est cruciale pour l'esprit critique des citoyens.(Le Nouvel Observateur N°2450 :propos recueillis par François Armanet et Gilles Anquetil)

Etes-vous d'accord avec cette analyse ? moi complètement !

Alors lisons tous les romans qui nous plaisent, c'est excellent pour conserver notre liberté de penser !

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Publié dans Revue de presse

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Sand - Musset correspondances

Publié le par Nina

  masse critique

Sand et Musset

Lu par Mélodie Richard et Pierre-François Garel

 

1 cd MP3 3h30 Editions Thélème

 

Je remercie Babelio et les éditions Thélème pour l'envoi de ce CD.

 

George Sand & Alfred de Musset : les amants terribles

 

Aurore Dupin, future George Sand est née le 1er Juillet 1804. Alfred de Musset  est né le 11 décembre 1810.

Alfred de Musset rencontre George Sand lors d'un diner chez Florestant Bonnaire et d'autres collaborateurs de la "Revue des Deux mondes", à Paris le 19 juin 1833.

Le 29 juillet de la même année débute leur première liaison. Ils vivent une relation amoureuse passionnée mais tourmentée, ponctuée de ruptures et de réconciliations.

Alfred de Musset meurt le 2 mai 1857 à l'âge de 46 ans. George Sand s'éteint le 8 juin 1876 à l'âge de 71 ans.

 

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George Sand et Alfred de Musset représentent à jamais les amants destructeurs et géniaux, les porte-drapeaux du romantisme et de l'amour passionnel (Extrait des notes du cd Sand-Musset)

 

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Les deux amants ont échangé pendant tout le temps de leur liaison, une correspondance très dense. Ces lettres ont permise de démystifier et rétablir une certaine vérité sur leur relation, et empêcher ainsi la propagation d'idées fausses sur cette histoire d'amour. Alfred de Musset a remis l'intégralité des lettres reçues de George Sand sur sa demande. En effet, l’écrivaine avait le souhait de les faire publier. Elle a confié le soin de cette publication à plusieurs de ses amis : Louis Maillard, Noël Parfait, Alexandre Dumas fils...
La première édition de la correspondance de Musset et Sand a été éditée pour la première fois en 1904.
Dans ce cd on retrouve la correspondance qui s'intitule: 
Première série - Paris -  1833 
Cette série comprend essentiellement des lettres d'Alfred de Musset à George Sand la première est datée de Venise. 
Deuxième série - Venise - 1834

 

Cette série correspond au séjour à Venise de George Sand et Alfred de Musset. Ce voyage tourne au cauchemar et se termine par une séparation. George Sand reste à Venise avec son nouvel amant Le docteur Pagello et Alfred de Musset rentre à Paris. Ils s'écrivent longuement et se réconcilieront à Paris en août.

Troisième série - Paris - Hiver 1834 / 1835

Quatrième série - Paris - Hiver 1834 / 1835

La fin du cd est composé des vers d'Alfred de Musset.

Cette correspondance est lue avec beaucoup d'aisance par les deux comédiens qui nous offrent ainsi une belle écoute de ces lettres. Cette correspondance est riche de multiples détails sur la vie de cette époque. Elle nous permette aussi de se rendre compte des relations passionnées mais aussi bien compliquées et très modernes, des deux amants !!

J'ai vraiment apprécié la lecture de ces lettres,  mais j'ai aimé aussi suivre sur le livre "George Sand & Alfred de Musset correspondance amoureuse" aux éditions Paleo qui contient la même correspondance que sur le cd, et lire les lettres en même temps que les comédiens.

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Publié dans George Sand

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Sukkwan island

Publié le par Nina

Sukkwan Island

Edition : Gallmeister : 2010 / 191 pages

Prix Fémina étranger 2010

 

Mais que d'éloges sur ce roman, j'avoue que cet enthousiasme me laisse vraiment perplexe !

Je n'ai pas du tout partagé cet engouement,  ce roman est certes bien écrit et sa trame est intéressante, mais pour moi c'est tout !

Je suis pratiquement certaine que cette histoire pourrait faire un bon film, parce que ce roman est écrit un peu à la façon d'un thriller, les éléments se mettent en place peu à peu pour créer une atmosphère angoissante. Le récit est court, l'écriture est précise et très imagée pour nous donner un maximum de renseignements sur le décor, l'ambiance et les personnages.

Alors que se passe t-il dans ce roman de tellement extraordinaire ?

Si on retire les belles pages qui racontent le décor splendide de cette île perdue en Alaska, les conditions de vie rudimentaire, les différentes travaux pour préparer l'hiver, il reste le huit clos entre un père et son fils qui ont décidé de vivre en quasi-autarcie sur cette île.

Au début, J'ai trouvé ce huit clos fascinant, surtout que l'on comprend vite que le père ne va pas très bien, même pas bien du tout. On sait qu'il est venu sur cette île pour redonner un sens à sa vie et renouer avec son fils dont il s'est éloigné depuis son divorce. On apprend un autre fait intéressant, cet adolescent n'avait pas envie de cette expérience qui est le projet de son père mais pas le sien. C'est la culpabilité, la peur de décevoir ses parents qui l'ont obligé à dire oui. Au rythme des jours qui passent, l'enfant comprend peu à peu ce que son père attend de sa présence, il a la lourde tâche d'aider son père à se reconstruire et à retrouver un certain équilibre de vie, et de ça il ne veut vraiment pas. On connait "le bébé médicament" mais dans ce cas là c'est "l'ado psy" qui doit écouter son père et subir ses névroses. 

Ce rêve de liberté ne peut que virer au cauchemar puisque la situation initiale est faussée. la relation père-fils devient difficile, la tension monte, on sait qu'un drame va se jouer, chaque page nous entraîne un peu plus loin dans la violence et la folie. J'avoue que là j'ai été presque conquise et puis à la moitié du livre tout se dégonfle à la vitesse d'un ballon de baudruche, et c'est le drame tant attendu !  C'est  tellement incroyable que  j'ai même hésité à continuer puisque la fin devient complètement prévisible. De plus, les quelques 100 pages restantes sont laborieuses, l'histoire perd peu à peu de sa consistance, elle s'enlise dans le morbide et le glauque pour s'éteindre lamentablement.

J'ai aimé les thèmes abordés dans la première partie du roman : la complexité des relations familiales, le regard et les  réflexions de l'adolescent sur sa famille et son sentiment de s'être fait manipuler, les interrogations de ce père en proie à un véritable mal-être, mais aussi le thème de l'île comme support à un retour au source. Tous ces éléments sont restés en surface, l'auteur soulève des problèmes et des interrogations mais ne les exploitera pas, et c'est bien dommage.

 

J'ai pris le temps de me promener sur le net, me voilà rassurée, il n'y a pas que de bonnes critiques, et celle de noirs desseins  m'a beaucoup plu. 

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La maison de Colette : 4 ans de lutte qui se terminent !

Publié le par Nina

 

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Enfin de bonnes nouvelles de Saint-Sauveur-en-Puisaye !
Voici ce que l'on pouvait lire jeudi 13 octobre sur L'Yonne.fr :
Depuis quinze jours, le rachat de la maison natale de l'écrivain par la société des Amis de Colette est un combat de quatre ans qui s'achève. Après d'importants travaux, les projets devraient enfin se concrétiser.

 

Thibault Chaffotte redacteur7.yr@centrefrance.com

Enfin le point final d'une aventure de quatre ans. Depuis le 29 septembre, la société des Amis de Colette est officiellement la propriétaire de la maison natale de l'auteur. « Le résultat de plusieurs années de mobilisation, puisque nous cherchions à acheter cette maison depuis 2007 (année de la mise en vente de la maison. NDLR) », rappelle Frédéric Maget, le président de l'association.

Prochaine étape :
la réhabilitation du lieu:

La mobilisation de nombreux acteurs autour de ce dossier a finalement débouché sur une issue favorable. « Il y a un an, nous n'étions même pas sûrs que la soirée de soutien au théâtre du Châtelet, à Paris, marcherait. Alors qu'aujourd'hui, nous avons les clefs de la maison », s'enthousiasme Frédéric Maget. Le 9 novembre 2010, cette soirée, à laquelle avaient participé des personnalités comme Juliette, Micheline Presle, Arielle Dombasle, Mathieu Amalric ou encore Carole Bouquet, avait permis de récolter plus de 100.000. Le conseil général et le conseil régional ont ensuite mis la main à la poche et apporté 50.000 chacun. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a annoncé le versement d'une subvention de 100.000 le 13 septembre, lors de la création du label « Maison des illustres », dont devrait logiquement bénéficier le bâtiment. « Pour ceux qui étaient sur le front, cela n'a pas été une partie de plaisir », se souvient Frédéric Maget. Au départ, l'initiative semblait vouée à l'échec. La maison était la propriété indivisible de trois personnes. Parmi elles, certaines avaient d'abord réclamé une somme avoisinant les 2 millions d'euros.

« Il a fallu rencontrer les propriétaires, argumenter, négocier », détaille Frédéric Maget. En 2007, une agence immobilière et un notaire avaient évalué le bâtiment entre 300.000 et 350.000. La direction nationale d'intervention des domaines avait, pour sa part, jugé que la valeur de la maison était de 340.000.  Alors à 300.000  (280.000 sans les frais de notaire), les Amis de Colette, les collectivités et l'État s'en sortent plutôt bien.

Reste à financer les travaux de réhabilitation pour faire naître une vraie maison d'écrivain. « On va essayer de suivre le même modèle que pour l'achat », indique Frédéric Maget. L'État devrait contribuer à travers l'inscription de la maison à l'inventaire des monuments historiques. Les Amis de Colette envisagent aussi de faire appel à du mécénat de compétences. Des entreprises pourraient ainsi fournir de la main-d'oeuvre ou du matériel. 

 

Bravo et merci à tous ceux qui ont travaillé pour que ce projet aboutisse un jour.

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Publié dans Colette

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La ballade de l'impossible : the norwegian wood

Publié le par Nina

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coeur_72.gifRéédité en 2011 par les éditions Belfond : 389 pages

 

J'ai lu sur divers sites que ce roman est au Japon,  l'un des plus apprécié de l'oeuvre de Murakami et c'est aussi ce titre qui l'a révélé. La ballade de l'impossible est devenu un best-seller vendu à plus de 4 millions d'exemplaires.

 

 On peut lire ceci sur le site Evène :
Ce roman est une réédition. Il était déjà sorti en 1987 et son succès a été tel au Japon que Murakami a été contraint de s'exiler.

 

Les éditions Belfond ont décidé de le rééditer cette année pour la sortie du film en mars 2011.

J'ai été subjuguée par ce roman, comme à chaque fois d'ailleurs que je lis un livre de cet auteur.

Je crois que celui-ci fait partie de mes préférés.

Haruki Murakami a un réel talent pour nous faire découvrir son pays, loin des clichés.  Avec lui, on découvre un Japon insolite, des personnages atypiques et des situations dignes des grandes épopées.

 

Une chanson des beatles "the Norwegian wood" est la clé qui permet à Watanabe, le héros de ce roman de se remémorer son adolescence dans les années 70 au Japon. "The Norwegian wood" est aussi le titre du roman en japonais.

Pendant qu'en France à partir de 1968, les jeunes vivaient dans un climat de grand changement, au Japon un mouvement de "contre-culture" essayait de faire la révolution. C'est dans ce Japon là que le jeune Watanabe âgé alors de 20 ans regarde le monde s'ouvrir à lui. Il se souvient de sa vie d'étudiant dans une pension pour garçons, sa découverte de la musique et la littérature qui viennent d'autres continents : Thomas Mann, F. Scott Fitzgerald, les beatles, Bill Evans......Ses discussions avec ses amis en buvant de l'alcool, sans oublier les premiers émois amoureux. Mais au delà de ces détails qui sont communs à beaucoup d'adolescents, ce roman raconte surtout le passage difficile de l'adolescence à l'âge adulte. La découverte de l'autre, du monde, de la sensualité sont de belles rencontres mais  c'est sans oublier l'envers du décor que nous réserve aussi la vie : la complexité des rapports humains, la violence, la maladie et la mort font parties intégrantes de nos vies, on doit apprendre à vivre avec et à les accepter. 

Watanabe, à travers toutes ses rencontres amicales et amoureuses, va découvrir toutes les particularités qui composent un être humain et se trouver confronter au  suicide, à la perversion, mais aussi à la maladie, à la vieillesse  et à la difficulté de vivre.

Ce roman mélange tout à la fois la douceur, la tolérance, une extrême et très belle sensualité, avec la violence, la solitude, l'indifférence et la perversité. Un roman d'un très grand réalisme, grave et profond.

 

Une analyse très détaillée de ce roman sur le Buzz...littéraire mais aussi de Yuko qui en parle très bien.

 

Publié dans Littérature japonaise

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Tonbo

Publié le par Nina

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Editions Leméac et Actes Sud / 2011

 

Enfin, voici  le 3ème et dernier roman de ce cycle romanesque qui a commencé avec la publication de Mitsuba Mitsuba.jpg en 2006,

puis avec le 2ème volume  : ZakuroZakuro

 

Les titres des romans de Aki Shimazaki sont toujours très originaux. Ils ont une siginfication symbolique dans chaque histoire : Mitsuba veut dire trois feuilles. Zakuro veut dire grenade et Tonbo est une libellule.

J'ai découvert cette écrivaine en lisant son premier cycle romanesque de 5 romans que j'ai vraiment adoré : "le poids des secrets".

 

Tonbo termine cette trilogie et nous propose avec cette nouvelle histoire, une promenade dans le japon moderne. Ce pays  est surprenant dans sa façon d'y méler modernité et coutumes ancestrales. Le personnage principal de ce roman est Nobu que l'on a rencontré dans Mitsuba, il avait alors décidé de quitter la firme où il travaillait comme cadre supérieur. 

Les relations entre la vie sociale et la vie professionnelle sont beaucoup plus complexes au Japon, qu'en France. Par ce choix, Nobu aurait pu vivre des difficultés sociales graves, mais il a eu l'excellente idée d'ouvrir  un "juku" qui est une école du soir privée. Sa femme s'occupe d'une chorale, ils ont un enfant. Cette famille vit selon les critères d'une famille japonaise sans histoire. Pourtant, une zone d'ombre recouvre le passé familial de Nobu. Le suicide est tabou au Japon mais malgré toute la discrétion liée à la mort tragique de son père, Nobu doit rencontrer un jeune homme qui demande à le voir pour lui en parler.

Les secrets et les non-dits étouffent les personnes et les familles qui les cachent. Pourtant, en levant le voile sur cette triste histoire, toute la lumière va être faite sur ces évènements tragiques qui ont anéanti une famille. Le poids de la honte va ainsi disparaître et libérer des énergies positives pour un avenir plus serein.

J'ai beaucoup aimé ce 3ème volet qui nous dévoile avec beaucoup de finesse, toute la complexité des relations sociales et familiales au Japon. Le style de cette écrivaine est délicat, très épuré. Je suis fascinée par cette écriture qui est à la fois d'une très grande sobriété mais aussi très riche et d'une parfaite justesse pour nous raconter ce pays fascinant, où  la sagesse et le respect des coutumes ancestrales sont un art de vivre.

Même si j'ai préféré le premier cycle romanesque : le poids des secrets, ce deuxième cycle est aussi une petite merveille à lire. 

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Publié dans Littérature japonaise

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