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Bonne rentrée littéraire à tous !

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Je lis avec les éditions de L'Aube

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Le site des éditions de L'Aube ICI

1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 21:49

Pendant mes vacances j'ai visité Moulins, une petite ville de l'Allier qui se situe à une cinquantaine de kilomètres de Vichy. L'architecture de cette petite ville est magnifique mais j'ai surtout été emballée par le musée du costume de scène. Je n'ai pas pu prendre de photos malheureusement elles sont interdites. Je me suis donc débrouillée en scannant des photos sur les différentes plaquettes distribuées à l'entrée et j'ai pu trouver des photos sur internet pour faire ma petite présentation et vous donner envie de visiter ce lieu fantastique.

musée 2

Le centre national du costume de scène et de la scénographie est un site unique en France, comme à l'étranger, pour découvrir les plus beaux costumes de théâtre, de ballet et d'opéra mis en scène dans des expositions scénographiées.

musée

Le thème de l'exposition qui a lieu en ce moment jusqu'au 20 mai est : "costumer le pouvoir" opéra et cinéma.

 

Cette exposition nous propose une représentation du pouvoir à travers les costumes des personnages historiques ou inventés et qui ont été mis en scènes pour des films et des opéras.

D'immenses vitrimes reconstituent les décors des plateaux de tournages, présentent les costumes et les objets qui symbolisent le pouvoir commes les bijoux, couronnes, armes, armures, trônes.....

Des panneaux expliquent parfaitement le concept de cette exposition : montrer la représentation du pouvoir par son costume.

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l'exposition commence par ce magnifique tableau qui s'intitule : pouvoirs éternels et sans frontières.
La photo est évidemment très mauvaise mais on voit à gauche le costume de la toison d'or dans l'opéra de Médée, au centre Les six anges noirs de Simon Boccanegra l'opéra de Verdi et à droite le soldat dans Salomé l'opéra de Richard Strauss.

"Comme des malédictions jetés sur le monde des humains, ce sont les pouvoirs qui font tourner la terre. L'or et le mal sont représentés ici. La Toison d'or et les anges noirs nous font entrer dans le labyrinthe du pouvoir" (extrait de la plaquette du musée).

 

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Cette vitrine s'intitule : De l'importance d'être sacré

On peut y admirer les costumes du film "Jeanne d'Arc" de Luc Besson.

le costume de Charles VII a été porté par l'acteur John Malkovich. Ce manteau en velours bleu est brodé de fleurs de lys et doublé de fourrure blanche et de véritables queues d'hermine. L'armure est dorée à la feuille d'or,  doublée de velours rouge et la couronne est dorée à la feuille d'or et sertie de pierres de couleur. Le sceptre et la main de justice sont en métal doré.

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En admirant  la finesse de ces fleurs de lys symbole du pouvoir royal, j'ai surtout pensé à l'incroyable travail des brodeuses qui ont  le magnifique pouvoir de maîtriser l'aiguille.......

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La pourpre et le laurier

On voit mal mais ce sont les costumes d'Astérix et Obélix portés par Christian Clavier et Gérard Dépardieu dans Astérix et Obélix contre César le film de Claude Zidi.

On peut y voir aussi le costume de Jules césar porté par Alain Delon.....

Cette scène montre les symboles du pouvoir rattachés à l'antiquité.

La pourpre et le laurier se prêtent à la parodie, au décalage et à la caricature. Cette vitrine m'a vraiment beaucoup amusée !!!!!

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Par contre j'ai été émue en découvrant cette robe qui est celle que portait Isabelle Adjani dans "la Reine Margot"

On peut même voir le sang sur la robe.

Cette vitrine représente l'intolérance religieuse et le crime d'état.

La robe de la Reine Margot est une robe blanche en soie floquée, ornée de fausses taches de sang. Sa robe maculée de sang fait le lien entre le massacre de la Saint Barthélemy et le meurtre de son amant, résumant ainsi le contexte de l'époque et sa vie de femme (extrait de la plaquette du musée)

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Isabelle Adjani en reine Margot.

Et il y a bien sur beaucoup d'autres représentations du pouvoir parce que cette exposition comporte 13 salles. Entre autres les costumes du film "les adieux à la reine" le film de Benoit Jacquot pour symboliser la décadence du pouvoir......

J'ai beaucoup aimé la mise en scène de cette exposition et le sujet traité de cette manière est vraiment judicieux.

Il donne envie de revoir certains films, de lire ou tout simplement rêver à la splendeur de ces costumes décharger du pouvoir qu'ils sont censés incarner. 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 00:12

Je pars quelques jours en vacances, à bientôt !!!!

 

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Published by Nina
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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 22:33

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Laure Adler nous propose de passer la semaine

en compagnie de Marguerite Duras dans son émission

"Hors-Champs" sur France-culture

L'émission est programmée chaque soir

du lundi au vendredi de 22h15 à 23h  

Durée moyenne de l'émission 44 minutes

Le site de l'émission ICI

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Pour discuter de Marguerite Duras :

Laure Adler s'entretient avec  Mireille Calle-Gruber, professeur de littérature française et d'ésthétique et écrivain.

avec Christine Angot, écrivain. Claire Denis, cinéaste.....

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Marguerite Duras va bientôt avoir cent ans et « Hors-Champs » lui rend hommage en proposant à cinq amoureux et amoureuses de Duras d'évoquer des fragments de sa vie d'écrivain et aussi, pour certains qui l'ont connue, des épisodes de sa vie et de l'amitié qui les liaient à elle.

Duras va-t-elle rester dans l'histoire de la littérature?

Oui, assurément, tant l'invention et la construction de sa propre langue perdurent à travers le temps. Duras est encore lue par les plus jeunes générations ; sans doute parce qu'elle parle de thèmes universels et parce qu'elle a mis en jeu sa propre vie pour en faire la matière de son écriture.

Toute la semaine, grâce aux analyses et aux témoignages et par la grâce des archives où la voix de Duras ressurgit, sera une tentative de mettre en lumière une oeuvre qui garde encore aujourd'hui, de l'effroi, du mystère, de l'énigme. (extrait du site de France Inter) 

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Le bureau de Marguerite Duras

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 09:00

le convoi de l'eau

Edition Actes Sud 173 pages

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En file indienne, des hommes marchent en cordée le long d'un chemin escarpé qui longe une vallée qui semble complètement vierge de toute civilisation.

Ces hommes sont des ouvriers venus en repérage. Un barrage va être construit dans la vallée. En arrivant dans une zone particulièrement isolée, les ouvriers distingue des formes particulières en contrebas de la forêt, près du fleuve. Il s'agit d'un cimetière et d'un hameau blottis au flanc de la montagne. 

Légende ou vérité, on dit que dans ce lieu sauvage, caché au milieu du brouillard, il y a un village dont l'architecture est vieille de plusieurs centaines d'années, ses habitants seraient d'anciens bannis. 

Les sujets de conversation concernant ce hameau avaient manifestement stimulé l'intérêt populaire. Parce qu'un village supposé exister secrètement au fin fond des montagnes sans aucune relation avec la population locale dépassait l'entendement et ne pouvait être accepté que sous forme de légende.....(extrait du livre)

Le calme et la sérénité qui règnent dans ce hameau s'opposent à l'agitation que provoque l'installation des travaux. les ouvriers sont intrigués par ces mystérieux habitants et par la curieuse architecture des maisons dont les toits sont recouvertes d'une épaisse couche de mousse.

La dynamite qui est utilisée pour percer la montagne provoque des vibrations qui font tomber la mousse des toits des maisons. Silencieux et imperturbables, les habitants réparent les dégâts, alors qu'ils savent leur départ imminent. Ils sont expropriés.  

Le narrateur de ce roman travaille pour le futur barrage. C'est un ancien prisonnier qui a tué sa femme parce qu'elle le trompait. Alors, quand les habitants du village viennent demander justice pour le viol d'une des jeunes filles de leur communauté par un ouvrier du chantier, il va être profondément meurtri et médite sur sa propre agressivité envers sa femme.

Ce livre raconte la fureur du monde moderne qui a besoin de plus en plus d'espace pour exister au détriment de l'équilibre naturel et du respect des populations. Au milieu de cette folie destructrice qui anéantit le milieu végétal, l'auteur décrit la mort de deux femmes atrocement violentées par des hommes. Cette touche noire, qu'il rajoute judicieusement à ce tableau déjà bien sombre, dévoile ainsi à quel point la civilisation moderne ne guérit pas les hommes de leur sauvagerie.

Ce roman publié en 2006 provoque une véritable méditation sur la civilisation moderne et sur la catastrophe qui a frappé le Japon à Fukushima en mars 2011.

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satoyama« , 里山, désigant un espace non peuplé,

situé à la frontière de l’habitat humain et de la montagne boisée.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 21:58

Diotime et les lionsEdition Actes sud : collection Babel / 60 pages 

index.jpgJe peux faire voyager ce livre. Si quelqu'un a envie de le lire, il suffit de m'envoyer un mail.

J'ai lu la critique de ce livre sur le blog "Je me livre"  qui m'a donné vraiment envie de le lire. Et j'ai reçu ce roman quelques jours après dans ma boite aux lettres. Non non rien de magique dans tout cela ! Juste la gentillesse de Philisine Cave qui me l'a envoyé.

Henry Bauchau est mort l'année dernière. Pendant la manifestation littéraire au mois de septembre à Guéret "Les rencontres de Chaminadour" Sylvie Germain a rendu hommage à cet écrivain qui venait de nous quitter.

Je n'avais encore lu aucun livre de Henry Bauchau et Philisine Cave m'en a donné l'occasion.

"Diotime et les lions" fait partie d'un cycle, ce petit roman (60p.) s'articule entre le 1er tome "Oedipe sur la route" et le 3ème tome "Antigone"..

J'ai lu sur Internet  qu'il faut avoir lu "Oedipe sur la route" pour  comprendre cette histoire. Bon et bien tant pis !!  J'ai lu ce roman avec beaucoup de plaisir, je ne me suis pas aperçue qu'il me manquait des éléments.

"Diotime et les lions" est écrit sous la forme du récit légendaire. 

Diotime fait partie d'un peuple de l'antique Perse dont les ancêtres sont des lions,  son grand-père paternel Cambyse en est la branche directe.

Chaque année, un combat ritualisé s'engage entre les lions et les hommes. Les femmes n'ont pas le droit d'y  participer, mais Diotime demande à sa mère l'autorisation de combattre.

Diotime veut enfreindre les lois du clan et sa mère s'oppose à sa quête, mais Cambryse qui a une véritable adoration pour sa petite-fille cède à son désir. 

Pendant le combat, Diotime est auprès de son grand-père au coeur d'un tableau dantesque où se mêle la sauvagerie des hommes, décuplée par la prise de boissons et de champignons sacrés, et la rage des lions qui se défendent.

"Les rugissements des fauves, les hennissements des chevaux, le tintement des armes, les cris des traqueurs, tout cela m'avait enivrée. Soudain, avec le vent frais du matin, le soleil est sorti des flots de poussière soulevés par le début du combat et, tout enfiévrée, j'ai senti le désir de tuer mon premier lion. (extrait page 18)

Ce récit nous montre peu à peu la personnalité mythique de Diotime. Elle est l'élue, celle qui amorce un nouveau cycle à son clan.

Je vais peut-être me lancer dans l'aventure et lire cette trilogie :

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 11:19

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Editions Presses Pocket / 288 pages : 2011 dans la 1ère édition

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« Barcelone, ville des prodiges », invitée du Salon du livre 2013

 

Carlos Ruiz Zafon fait partie des auteurs barcelonais invités au salon du livre. Ses livres ont trouvé leur place sur les tables des librairies françaises depuis la parution de son célèbre roman "L'ombre du vent".

Marina est un roman qui ne fait pas partie du cycle du "Cimetière des Livres Oubliés" mais on retrouve le style de l'écrivain. L'histoire se passe à Barcelone dans les années 1980 et met en scène un amour impossible qui va réveiller des forces démoniaques endormies dans les souterrains de cette ville emblématique des romans de Carlos Ruiz Zafon.

Oscar est un adolescent qui vit dans un pensionnat. Il souffre de solitude et part en promenade dans les quartiers de la vieille ville pour tromper son ennui.

Les rues qui avoisinaient le collège traçaient une ville fantôme. Des murs envahis par le lierre défendaient des résidences monumentales. Propriété envahies par les mauvais herbes, livrées à l'abandon, où la mémoire paraissait flotter, livrées à l'abandon, ou la mémoire paraissait flotter comme une brume qui refuse de partir. (extrait p. 15).

Un soir, Oscar suit un chat étrange qui l'emmène dans une mystérieuse demeure qui semble abandonnée. Un chant mélodieux prend le relais et  incite l'adolescent curieux à pénétrer dans la maison. Hypnotisé par cette voix, le jeune homme continue son exploration, regarde le décor d'une autre époque qui s'offre à lui. Emporté par son émerveillement, il prend dans sa main une montre ancienne pour l'examiner, quand soudain une silhouette se lève d'un fauteuil et se tourne dans sa direction.

Oscar s'enfuit de la maison et arrive tout essoufflé devant son pensionnat avec dans sa main la vieille montre en or.

Oscar va devoir rendre cette montre et c'est ainsi qu'il va  rencontrer la jeune et jolie Marina, son père et toute leur histoire familiale frappée d'une malédiction.

Les ingrédients de ce thriller à la sauce Zafon sont tous aussi épicés que les autres romans et se déguste avec autant d'avidité pour savoir comment se termine cette aventure complexe, où il est question d'un certain docteur Shelley et d'inventions diaboliques. Carlos Ruiz Zafon nous offre là un petit clin d'oeil à Mary Shelley et son célèbre roman "Frankenstein ou le Prométhé moderne".

Cette année, je ne peux pas aller au salon du livre. Sinon, je serais allée rendre visite à Carloz Ruiz Zafon sans hésiter !

Un autre avis sur ce roman chez Yspaddaden

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Un article intéressant à lire ICI sur Carlos Ruiz zafon qui nous dit : "Je suis un dragon ! Et mon pays c'est la littérature"

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 21:59

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Edité chez Actes Sud : 2011 / 215 pages

Ce livre a reçu de très bonnes critiques à sa publication, mais un accueil mitigé sur les blogs. Le titre parle de lui-même : Un été sans les hommes et l'histoire d'une femme qui est quittée par son homme !

Cet homme est un mari délicat puisque qu'il ne dit pas " jeveux te quitter" mais "j'ai besoin de faire une PAUSE" . Ce qui est beaucoup moins délicat c'est que la PAUSE en question n'est autre que la  jeune collègue du gentil mari...

Quand Mia apprend de la bouche de son mari ce besoin de faire une PAUSE après 30 ans de vie commune, elle se retrouve en hôpital psychiatrique. Du coup elle aussi part faire une PAUSE.

Avec ce roman, Siri Hustvedt nous propose un patchwork de tranches de vie et de réflexions sur l'existence et la relation entre les individu sur un ton à la fois cynique et ironique.

Mia est une poétesse mais aussi une intellectuelle, elle a toutes les clés pour analyser sa situation et elle ne va pas s'en priver ! Sous le regard du lecteur qui devient un peu le voyeur de sa déchéance et de sa reconstruction, elle se livre à une  véritable introspection de sa vie intime avec beaucoup de lucidité et d'humour avec l'aide de sa psychanalyste qui va lui permettre de parler sans retenue de tout ce qui la blesse.  

Mia va sortir de l'hôpital et reprendre une vie normale entourée de sa mère, sa fille et des femmes qu'elles rencontrent au cours de sa convalescence. C'est ainsi qu'elle va prendre le temps de rencontrer et d'écouter les femmes qui l'entourent.

Ce roman est intéressant parce qu'il abordent beaucoup de points comme la relation de couple, les enfants, les parents qui vieillissent, les adolescents........ Mia raconte, dissèque, analyse, compare et sort ainsi peu à peu de sa souffrance. Et son ex-mari que fait-il pendant sa PAUSE ? La fin du roman le raconte et nous offre une conclusion tout aussi classique que le début de l'histoire. Cette banale crise de couple est analysée au scalpel ce qui permet de la rendre intéressante. Il faut souligner que dans cette histoire ce n'est pas le mari qui a tiré les meilleurs bénéfices de cette PAUSE qu'il a pourtant souhaité..... 

Je ne peux pas dire que ce roman a été un coup de coeur, mais il m'a souvent amusée voir étonnée, parce qu'il est traité  avec beaucoup de finesse et d'effronterie. Cette histoire de couple est résolument dans la norme, du coup "Un été sans les hommes" ne nous apprend rien de plus dans la manière de gérer une crise de couple, c'est ce qui m'a ennuyée et un peu déçue. 

Par contre, le personnage de Mia qui est très touchante dans sa manière de réfléchir à sa situation, mais tous les personnages qui traversent  ce roman sont attachants. 

Je tenterais sûrement de lire d'autres titres de cette auteure.

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Pour en savoir plus sur Siri Hustvedt qui est la compagne de Paul Auster un petit clic ICI

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 17:00

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"Ma mère, celle qu'un seul être au monde - mon père nommait Sido"

 

J'ai relu Sido à l'occasion d'une lecture commune, et je me suis replongée avec plaisir dans cet univers un peu suranné décrit avec tout le charme et la poésie de la plume de Colette.

"Sido" qui s'appelait pour l'état civil Eugénie, Sidonie Landoy est née à Paris le 12 août 1835, elle est décédée le 25 septembre 1912 à l'âge de 77 ans. On sait que Colette n'a pas été à l'enterrement de sa mère, mais Colette allait rarement aux enterrements. Cet épisode permet de montrer que même si Colette a fait de sa mère la figure maternelle la plus connue de la littérature française, qu'elle l'a  élevée au rang de mythe, Colette et Sido dans la réalité ont vécu une relation "normale" c'est à dire avec le caractère de chacune, leur défaut et leur qualité.

On connait mieux la "vraie Sido" dans sa relation avec sa fille en lisant la correspondance de Sido à Colette. Celle de Colette à sa mère fut détruite par la femme de son frère Achille.

Colette a 39 ans à la mort de sa mère. Elle attendra une dizaine d'années avant d'en parler dans ses livres. Colette met en scène son enfance dans la série "les Claudine" mais ni mentionne aucune référence maternelle, son héroïne Claudine est orpheline de mère.

Un premier livre parait en 1922 "La maison de Claudine" où Colette met en scène des souvenirs de son enfance avec sa mère.

Un deuxième livre parait en 1928 "la naissance du jour" qui raconte entre autre sa correspondance avec sa mère.

Le cycle se termine avec "Sido ou les quatre points cardinaux" publiait en 1929, puis en 1930 augmenté de 2 chapitres "le Capitaine et les Sauvages" sous le titre "Sido".

La maison de claudine 010 sido-1.jpg la naissance du jour-copie-2 colette 3 001

Sido est un recueil de souvenirs où Colette évoque son enfance à Saint-Sauveur en Puisaye quand elle avait entre 8 et 12 ans. Colette fait revivre sous sa plume toute cette vie familiale dominait par Sido qui donnait à ses enfants une éducation plutôt bourgeoise mais dans un univers rustique puisque la vie dans ce petit village ressemblait à celle des paysans du XIXème siècle.

Sido a éduqué sa fille dans un esprit plutôt anti-conformiste, à une époque et un lieu où les mentalités villageoises étaient sévères avec les gens différents. Ces valeurs familiales inculquées dés le plus jeune âge ont sûrement renforcé la personnalité de Colette, ce qui lui a permis de mener sa vie à sa guise sans se soucier de ce que les gens pensaient d'elle. 

Sido

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La maison de Colette à Saint-Sauveur en Puysaye

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Published by Nina - dans Colette
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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 22:35

Le 8 mars il est important de célébrer la journée internationale de la femme parce que dans beaucoup trop de pays encore, les femmes ne sont pas respectées comme doit l'être tout être humain. 

affiche

Un film de Atiq Rahimi adapté de son livre

"Syngué Sabour" Prix Goncourt 2008

avec l’aide de Jean-Claude Carrière

Avec Golshifteh Farahani et Massi Mrowat, Hamidreza Javdan

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On se souvient  de la sortie de ce magnifique roman Syngué sabour

qui a reçu le prix Goncourt tellement mérité.

Pour tous ceux qui ne l'ont pas encore lu, ce roman est maintenant sorti en poche.

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Le film est une véritable réussite et Atiq Rahimi a vraiment réussi à mettre en images, on peut même dire "en lumière" son roman qui symbolise toute l'horreur de la vie quotidienne des femmes afghanes.

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L’actrice iranienne Golshifteh Farahani joue magnifiquement le rôle de la femme qui se confie à son mari dans le coma. index-5.jpg

Le film montre les quartiers populaires de Kaboul, les maisons détruites, la population qui souffre et toute l'hypocrisie de ces hommes, ces militaires, ces religieux qui peuvent agir à leur guise, dans la complète impunité d'un pays dans le chaos.

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Je n'en dirais pas plus, il faut aller voir ce film et lire le roman.....

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Published by Nina - dans Films
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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 12:41

rentrée littraire 2012

 

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Edité chez Grasset : 2012 / 528 pages

 

Ce roman retrace le parcours d'un groupe d'amis dispersé à travers le monde et qui se retrouvent à la mort de l'un des leurs.

Amin Maalouf ne dévoile pas le nom de ce pays pour donner une certaines universalité à son histoire. Mais il le situe  quelque part dans le bassin Levantin, partie du monde qui connaît de très fortes tensions géopolitiques entre les différentes communautés. Pour de nombreux lecteurs ce pays est le Liban.

Adam le personnage principal de cette histoire apprend la mort de son "ex-ami" Mourad par sa veuve qui lui téléphone pour qu'il vienne à l'enterrement. Sa première réaction et de ne pas donner suite à cet appel qui le ramène des années en arrière au coeur de sa jeunesse. La France est  sa nouvelle patrie, il est devenu un historien reconnu, cela fait 25 ans qu'il est exilé. Il n'a plus envie de parler du passé.

Adam a-t-il pu oublier son pays,  ses racines, son histoire et ses amis en 1/4 de siècle et surtout son ex-ami Mourad ? Mourad est celui qui a pris des positions politiques très controversées avec le régime en place. Adam ne lui a jamais pardonné ses choix. Après avoir émigré, il a préféré oublier à jamais son ami d'enfance.  Adam se dit être devenu un  homme "infirme de sa mémoire".

La vérité, c'est que je me suis senti mal à l'aise, maladivement mal à l'aise, chaque fois que j'ai voulu parler de moi, de mon pays, de mes amis, de mes guerres. mais depuis deux jours, depuis que je suis ici, je m'efforce de surmonter cette difficulté, pour ne pas dire cette infirmité. (extrait de la page 87)

Pour tous ceux qui ont dû fuir leur pays à cause de la guerre ou bien d'événements socio-politiques graves se reconnaissent sûrement dans ce roman. Pour les autres, Amin Maalouf explore avec beaucoup de finesse toutes les difficultés du monde arabe actuel. Ses réflexions nous permettent de s'écarter le temps d'un livre de notre jugement d'occidental. Les amis d'Adam ont tous une trajectoire de vie dictée par les évènements politiques de leur pays. Chaque protagoniste a une façon de voir et de vivre les problèmes. Leur point de vue est différent parce qu'il y a ceux qui sont chrétiens, ceux qui sont musulmans et ceux qui sont juifs et ceux qui sont athées. Leur histoire personnelle a  orienté leur choix. Il y a ceux qui sont restés, ceux qui ont lutté, ceux qui ont accepté,  ceux se sont exilés et puis il y a aussi Nidal devenu un intégriste musulman.  

Ce roman est composé des réflexions et interrogations d'Adam qu'il confie chaque jour à son journal intime, qui  se mêlent aux pages narratives. Ce choix est judicieux et donne une belle respiration à ce roman et permet de lire ces quelques 528 pages sans aucune difficulté.

J'ai adoré ce livre qui va au fond des choses, sans jamais imposer une seule et unique façon de penser. les personnages sont très attachants et j'ai eu du mal à les quitter à la fin de ma lecture.  

 

Si vous voulez écouter Amin Maalouf parler de son livre, cette vidéo est là pour ça !!!

 

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