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Le site des éditions de L'Aube ICI

1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 00:32

Les artistes se mobilisent pour sauver la maison de Colette

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 21:34

amoureuse-colette.jpg  


 

La vie de Colette

est l'histoire d'une conquête acharnée de liberté.

Elle a façonnée une image de la femme contemporaine.

Libre, audacieuse, indépendante.
 La-maison-de-Colette-005.jpg

 

Le 9 novembre 2010 à 20h30

au théâtre du Châtelet, les artistes se mobilisent

pour sauver la maison natale de Colette.

Spectacle original, évocation en textes, en images et en musique, en faveur du rachat de la maison natale de Colette, la célèbre "Maison des Claudine".

la-s-rie-des-Claudine-001.jpg

 

  Cette maison est celle où l'écrivain Colette  a passé son enfance et son adolescence : elle est située à  Saint-Sauveur-en-Puisaye, dans l'Yonne, près d’Auxerre. Elle était jusqu'à maintenant la propriété d'un médecin qui a su la garder intacte, avec ses deux jardins. Depuis plusieurs mois elle est à vendre pour des raisons de succession.

 

colette-et-chat.jpg         Nous demandons que cette maison — que tant de lecteurs de tous pays viennent voir — puisse être classée et achetée par l'Etat. Ce n'est pas une simple maison d’écrivain, comme bien d’autres ; elle a été si souvent évoquée et mise en scène par Colette, dans des textes très célèbres, qu’elle est devenue un peu la maison natale de tous ses lecteurs, qui y retrouvent leurs propres racines.

  colette.jpgimages.jpg

Le Conseil Général de l'Yonne, avec le soutien de la Société des amis de Colette, est prêt à aménager cette maison en centre d'études et à la faire vivre, mais il ne peut y parvenir sans l’appui financier officiel des instances publiques nationales. Il faut en effet un accord des différentes collectivités concernées : Etat, Région, Département, Commune. Et plus le temps passe, plus le risque d'une vente à un particulier est à craindre. Or il s’agit de notre patrimoine culturel. Veut-on prendre le risque que cette maison soit définitivement perdue pour le grand public ?

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  La maison natale de Colette, rue de l'hospice devenue "Rue Colette".

 La maison de Colette 001
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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 14:39

 

La carte et le territoire

 

La carte et le territoire

Michel Houellebecq : Edition Flammarion

428 pages : 2010 

 

Livre lu dans le cadre d'un match littéraire,

entre

Michel Houellebecq et Virginie Despentes,

organisé par PriceMinister

 

A  la première page de ce roman, le lecteur assiste à une rencontre entre les artistes, Jeff Koons et Damien Hirst, dans une chambre d'hôtel.

"derrière eux, une baie vitrée ouvrait sur un paysage d'immeubles élevés qui formaient un enchevêtrement babylonien de polygones gigantesques, jusqu'au confins de l'horizon ; la nuit était lumineuse l'air d'une limpidité absolue."(...)

A la deuxième page, on lit :  Le front de Jeff Koons était légèrement luisant ; Jed l'estompa à la brosse et recula de trois pas. Le ton est donné avec ces deux premières pages. Michel houellebecq va promener son lecteur dans un monde où réalité et fiction se confondent d'une façon très subtile.  

L'ambiguïté continue au fil des pages avec le personnage principal, Jed Martin. Est-t-il un double de Michel Houellebecq ? En effet, Michel Houellebecq puise dans la vie réelle pratiquement tous ces personnages, mais Jed Martin est la création de l'auteur, une sorte d'alter égo qui est un artiste talentueux, vivant plutôt en marge de la vie mondaine parisienne, tout en y étant reconnu. Ce personnage pose un regard désabusé, teinté d'un humour féroce sur notre société, et le plus fort c'est qu'il va rencontrer Michel Houellebecq pour lui proposer d'écrire le catalogue de sa future exposition. Amusant non !!

L'histoire se construit autour de ces deux artistes qui regardent, analysent, dissèquent la société et y puisent la matière de leurs créations artistiques et littéraires. L'inventaire des influences est varié : La représentation du monde vue par les guides Michelin, la relation pères/fils et les confidences de dernière heure, la vie artistique et littéraire et son cortège de mondanités, la relation étroite entre l'art et l'argent, les réflexions sur l'architecture et les architectes dont "Le Corbusier", l'évolution des métiers......... 

Tout est donc très entremêlé dans ce roman, Michel Houellebecq parle "d'entrelacement" et un peu de "méditation sur le statut de l'écrivain". En effet, la vérité et la fiction s'entrelacent grâce à ces deux personnages Jed Martin et Michel Houellebecq qui nous offrent peut-être par la même occasion "une méditation sur notre statut de lecteur et de spectateur". Un sujet à méditer ! 

On peut trouver dans ce roman, d'autres  "entrelacements" exploités. En effet, il y a  différents genres littéraires dans ce même livre  comme peut-être l'autobiographie mais aussi le polar avec le meurtre de Michel Houellebecq. 

La carte et le territoire est mon premier roman de Michel Houellebecq, et j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire. J'ai d'abord beaucoup ri à ces jeux subtils entre réalité et fiction. Je me suis amusée à tout vérifier, oui oui c'est bien vrai que Jean-Pierre Pernaut a sa bio sur Wikipédia et a écrit deux livres sur les métiers de l'artisanat !!  Et aussi que William Morris a créé des papiers peints dont les motifs entrelacés sont très beaux et que les éditions Zanzibar s'en sont servies pour illustrer un de leur dernier livre : "Les quatrièmes demeures" de Raphaël Aloysius Lafferty. Mais Michel Houellebecq c'est surtout une très belle écriture, un style d'une très grand maîtrise, et un roman étonnant qui me donne envie de poursuivre la découverte de cet écrivain.

 

Et pour finir, quelques exemples des papiers peints de William Morris, Michel Houellebecq a  raison, ils sont très beaux !!

indexwilliam morris snakesheadai morris trellis19782359310436 1 75Winterthur-Reproduction-Fabric-Circa-1830.jpg

 

J'ai remercie le site PriceMinister pour l'envoi de ce roman.

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 21:53

Une toute nouvelle édition vient de naître :

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les éditions "la souris qui raconte" 

(cliqué sur l'image pour la découvrir)

  Un concept original, ludique et interactif, pour donner envie de lire,  d'écouter des histoires et de regarder des illustrations s'animer.

"La souris qui raconte" propose :

des histoires et des contes en ligne

3 collections au travers d'histoires inédites conçues pour l'écran de l'ordinateur. 

La souris qui raconte c'est :

donner aux enfants non lecteurs l’envie de lire, par l’utilisation d’un autre support que le livre. Les maisons d’édition « pure player » ne sont pas légion. « La souris qui raconte », en créant sa propre maison d’édition numérique, parie sur l’avenir et les enfants qui en sont la plus vivante représentation. En utilisant le support de prédilection des « digital natives* » à des fins culturelles, elle réconcilie lecture et ordinateur !

* Natif numérique

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J'ai lu,  regardé et écouté le premier épisode de la bande dessinée "le gang des chaussettes", dont le thème est la violence chez les jeunes. J'ai apprécié la "3D","texte images et animation" qui donne beaucoup de force  et de tempérament à cette histoire. Elle se lit avec une très grande facilité à l'écran.
79-93-home.jpg(cliqué sur l'image pour découvrir la bande dessinée)

Auteur : Régine Raymond Garcia

Illustrateur : Dirat

Lu par : Brigitte Quinton 

ISBN : 978-2-36302-010-9

Nombre d'épisodes : 5

Une BD, remarquablement illustrée par Dirat et qui parle sans tabou de la violence à l’école. L’histoire, vécue, est volontairement écrite comme on parle. Elle raconte sans fioriture comment l’agressivité peut déborder, sans aucune raison apparente ! Quelle maman n’a pas eu à faire face un jour au mal-être de son enfant, provoqué par des rivalités de cour de récréation ?

Une maison d'édition à découvrir,
des histoires à suivre.

 

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 19:59

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Edition Gaïa polar : 349 pages / 2010

 

 

Ce roman m'a carrément happée !!! Difficile de le poser, avant la fin. 

    

Les premières pages de ce roman sont surprenantes. Un meurtrier est enfermé dans le placard de la cuisine d'une agence publicitaire. Il ou elle attend le moment propice pour tuer une employée de l'entreprise. Le lecteur attend lui aussi, tourne les pages, lit avec avidité les réflexions de l'assassin, son meurtre est prémédité, puis il imagine sans problème la scène du crime : la malheureuse victime entre dans la pièce, se penche sur le lave-vaisselle, et s'écroule. Mais pourquoi cette femme de ménage a été assassinée ?  

Ce roman policier ressemble un peu à la série Millénium. Il dénonce lui aussi, avec beaucoup de finesse, les dérives actuelles d'une société qui peut exploiter la misère humaine avec beaucoup de facilité. Aussi bien qu'un documentaire, on plonge dans l'enfer des sans-papiers. Ces esclaves modernes qui sont aux mains  des trafiquants d'humains et vont alimenter les réseaux de prostitution et de travailleurs clandestins avec la complicité de certains états. Les reconduites à la frontière ne font qu'aggraver la violence faite à ces hommes et ces femmes, ces "sans droits" reparteront irrémédiablement vers d'autres réseaux de trafics d'humains.

C'est le commissaire Flemming Torp qui mène l'enquête, aidé par son ami Dan Sommerdahl, le directeur artistique de l'agence de pub, où a été trouvé la première victime. Deux personnages attachants, leurs discussions et leur vie quotidienne permettent de dresser un portait social intéressant de la société danoise. 

 

J'attends avec impatience la sortie du prochain polar de cette auteure.

Pour en savoir un peu plus sur l'écrivaine Anna Grue, sa biographie ICI

 

03 KristiansundLa ville danoise Christianssund où se passe l'intrigue de ce roman policier.

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 22:46

Livre lu dans le cadre de masse critique

 

 

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Edition 2008 : 205 pages

Ce livre « un certain regard » est issu de deux ouvrages aujourd’hui épuisés : En 1974, les éditions Jean-Jacques Pauvert publiaient « Réponses » composés de morceaux choisis  parmi les multiples entretiens accordés par  Françoise Sagan depuis « Bonjour tristesse »   et en 1992, « Répliques » qui présentait l’essentiel des pensées et des propos de l’auteur de puis la publication de Réponses.  

Comment devient-on  une légende, quand on est une jeune fille de  18 ans complètement inconnue ?

 

Bonjour tristesseEt bien voici la recette :

Il  faut s’appeler Françoise Quoirez, écrire un court roman et l’appeler « Bonjour tristesse », choisir dans l’œuvre de Proust le nom de son pseudonyme et envoyer son manuscrit aux éditions Julliard sous le nom de Françoise Sagan !   

La légende Sagan est née sous les traits d’une jeune femme qui a  incarné à elle seule une certaine bourgeoisie insouciante et frivole qui passait ses étés à St Tropez ou à Deauville, faisait la fête, conduisait des voitures de sport, jouait au casino entouré d’amis, et occasionnellement écrivait des livres.  

Le livre « Un certain regard »  vient réajuster, remettre à l’endroit, ce portrait sulfureux rapporté par les médias pour nous faire découvrir qui était la véritable Françoise Sagan : Un écrivain de talent, une femme profondément humaine, simple et discrète.   

Dans l’avant-propos du livre, on peut lire une brève présentation  de l’écrivain « Silhouette frêle, élégance décontractée(…) Françoise Sagan : une femme timide, parce que pudique, gentille parce que généreuse et bien élevée, une femme libre » quelques mots sur sa naissance  en 1935 dans le Lot, sa vie de famille auprès de  son frère et sa sœur et de ses parents : « (…) bourgeois libéraux dont les principes d’éducation n’étouffent pas la progéniture », puis surtout ce qui est à l’origine de la légende Sagan :  « Bonjour tristesse », le premier roman d’une jeune fille de 19 ans qui va faire l’effet d’une bombe dans le milieu littéraire de l’époque et propulsé son auteur, au rang des célébrités les plus courtisées par les journalistes et les photographes.

Ce livre est essentiellement composé d’entretiens que Françoise Sagan a donnés tout au long de sa vie sur des sujets variés comme l’argent, l’écriture, son enfance, l’amour, le bonheur, la politique…..

On apprend ainsi que Françoise Sagan adorait l'humour, au point qu’elle pensait que le manque d'humour "était une tare de l'esprit". Elle avait aussi le goût de la plaisanterie et de la bonne humeur. En lisant ce livre, j’ai beaucoup ri, car  elle répond aux questions, parfois un peu « lourdes » des journalistes ,avec une impertinence et un humour qui reflètent bien l'extrême intelligence de cette écrivaine. Mais Françoise Sagan a de qui tenir, elle a grandi auprès de parents qui étaient plutôt des bourgeois excentriques dotés d’un humour à tout épreuve même pendant la guerre.  

Ces extraits d’entretiens, nous font découvrir la véritable Françoise Sagan : une femme éprise de liberté, très en avance sur son époque. C'était une personnalité pétillante d’intelligence, qui était soucieuse des problèmes sociaux du monde qui l’entourait. Mais Françoise Sagan était avant tout,  une passionnée de littérature et d’écriture. Une écrivaine qui a marqué la littérature française.

sagan Je remercie Babelio pour l'envoi de ce livre.

Pour avoir des renseignements sur Babelio, leur site ICI

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 11:20

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Camilla Läckberg

Edition Actes Sud : collection Actes noirs - 2010

 

Le 4ème roman de la série de Camilla Läcberg c’est d’abord une nouvelle couverture noire avec son étange illustration, c’est aussi la suite de la vie quotidienne de l’inspecteur Patrick Hedströn avec  sa compagne Erika et  leur fille Maja. Mais c’est surtout une nouvelle énigme,  de nouveaux meurtres dont l’explication  prend sa source loin dans le passé pour revenir comme un boomerang  perturber  la tranquillité de la population.  

Cette fois-ci,  le roman a pour toile de fond notre société moderne et ses dérives, avec pour exemple, une analyse plutôt cinglante de la téléréalité.  Ces caméras qui vont fouiller dans l’intimité d’êtres fragiles qui eux croient que  ce monde de paillettes va être la solution à leur mal-être, leur manque d’amour et  de reconnaissance.

Une émission de téléréalité va être tournée dans la petite ville de Tanumshede et bouleverse complètement le quotidien des habitants. La police est un peu à cran car en plus de cet évènement qui demande une surveillance rapprochée pour éviter d’éventuels débordements,  un accident de voiture étrange vient perturbée un peu plus l’ambiance déjà survoltée du commissariat.  En effet, la conductrice de la voiture avait un taux d’alcoolémie anormalement  élevé pour quelqu’un qui d’ordinaire ne boit jamais.  

Voilà donc le décor de ce nouveau roman !  Notre inspecteur  de choc  va devoir mener de front, la préparation de son mariage et cette enquête qui l’emmène cette fois-ci, sur les traces d’hommes et de femmes, dont la folie et la violence ont laissé des traces irréversibles chez leurs petites victimes, qui sont devenus à leur tour, des êtres violents et meurtriers.  Certains détails de l’enquête rappellent à Patrick Hedströn  un fait similaire qui a eu lieu par le passé : mais va-t-il s’en souvenir à temps pour que cessent ces meurtres.  En attendant,  les cadavres tombent et l’énigme s’épaissit.

 

Mon avis : J’ai lu ce roman avec plaisir,  mais j’ai  moins aimé cette enquête dont  l’histoire est vraiment cousue de fil blanc, et un peu trop rocambolesque à mon goût. Les deux meilleurs titres restent pour moi :

« Le tailleur de pierre » et « la princesse de glace.

Mais, je serais au rendez-vous du 5ème !!!

 

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 23:10

 

 

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Maud lethielleux :  Edition Stock / 2010 : 297 pages

 

Moon vend des sourires aux passants pressés : une façon élégante de faire la manche.

La vie n’a pas dû beaucoup la gâter pour qu’elle se  retrouve là sur ce trottoir. Mais, Moon n’est pas seule dans cette galère, elle a son chien Comète et sa  «famille de la rue» avec qui elle partage des moments d’amitié, des combines pour manger, dormir, se doucher. Elle a aussi Fidji, son amoureux qui la fait rêver, en lui racontant  ses projets d’aventures, et puis Slam le véritable ami, celui à qui elle peut se confier. Moon aimerait faire un cadeau à Fidji, elle a l’idée d’écrire un livre sur lui, sa vie, son enfance et de lui offrir à Noël.  Elle se met en quête de carnets, qu’elle vole dans les magasins, et voilà Moon qui s’accroche à ces pages blanches et ne lâche plus ses petits calepins. Ecrire et vivre dans la rue, ce n’est pas facile, pourtant, à force de volonté, Moon termine son livre. Elle a découvert  peu à peu le plaisir d’écrire, mais l’écriture lui a surtout donné la possibilité de décider seule de la manière de mener sa vie, de croire en ses capacités, de faire des projets et d’envisager une existence différente. Un monde nouveau s’ouvre à  elle quand elle décide, sur les conseils de Slam,  d’envoyer son manuscrit à une maison d’édition. Le rêve se réalise, des réponses arrivent, on veut publier son livre. Moon est vite confrontée aux doutes et aux interrogations face au monde de l’édition. Faut-il écouter les conseils éclairés des spécialistes, qui voudraient bien que Moon transforme son roman en un « produit qui se vende »  ou bien refuser l’offre tellement alléchante, refuser le rêve et revenir dans la réalité. Moon  est-elle capable de croire en elle et en son livre pour ne pas entendre l’appel de la rue, mais les paroles de ceux qui veulent juste la conseiller et lui offrir  simplement la possibilité d’éditer son premier roman. 

Mon avis : J’ai adoré ce roman. Maud Letheilleux manie adroitement la sobriété et l’humour pour aborder ce thème difficile qui est la rue avec ses sans-abris, ses marginaux. Elle ne tombe pas dans le  piège du misérabilisme, même si  parler du quotidien d’une femme SDF, oblige à décrire une réalité qui  donne le frisson en lisant ce roman. J’ai beaucoup apprécié justement que l’héroïne de cette histoire  soit  une femme qui vit dans la rue, et  surtout que le thème de l’écriture soit le fil conducteur de ce roman, c'est une façon originale d’aborder l’importance de la création pour donner ou redonner un sens à la vie.  

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Si vous avez envie de faire un petit tour sur le blog de Maud Lethielleux c'est ICI

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 22:58

 

Il faut sauver

la librairie NEVERLAND

 

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Je vous invite à lire le billet

de la librairie NEVERLAND

 

Cette libraire nous explique sa possible fermeture, puisque qu'elle n'est pas assez productive pour son banquier. Pourtant, sa librairie fonctionne parfaitement bien, mais pas de la manière dont les financiers envisagent sa productivité.

Ce problème concerne tous les passionnés de livres et tous ceux qui n'ont pas  envie d'avoir uniquement des grandes surfaces, comme unique possibilité pour acheter, regarder, lire des livres. Les libraires sont "des professionnels du livre" . Il n'y a qu'eux qui sont capables de nous offrir un choix de livres éclectique de qualité. Les grandes surfaces ont comme unique intérêt le profit. Leurs "espaces librairies" sont essentiellement remplis de   "records de vente". Ces lieux ne représentent aucunement un choix de qualité, mais un choix financier.

Il faut soutenir les librairies, il y va de notre liberté de penser et d'agir.

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 23:06

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Edition Gallimard : collection Folio / 2009  

Herta Muller est née en 1953 dans la province de Banat en Roumanie, au sein de la minorité allemande des Souabes. Persécutée par le régime de Ceaucescu, elle émigre en 1987 en Allemagne de l'ouest, à Berlin où elle vit encore. Elle reçoit en 2009 le prix Nobel de littérature, récompensée pour avoir, "avec la densité de la poésie et la franchise de la prose, dépeint l'univers des deshérités". (biographie extraite du roman) 

Ce roman se passe dans un pays de l’est sous la dictature communiste. La pauvreté et la peur règnent dans le village du meunier Windisch. L’obsession des villageois est d’obtenir un passeport pour émigrer à l’ouest. Le meunier est lui aussi confronté à ce problème. Il  veut partir avec sa femme et sa fille, mais il sait aussi que les miliciens abusent de leur pouvoir et qu’il pourra travailler le plus possible pour gagner l’argent des passeports, rien ne pourra empêcher sa fille d’être la proie  du milicien et du pasteur du village qui règnent en maîtres absolus grâce à ce régime totalitaire.

Le  roman est découpé en chapitres, qui ressemblent plus à de petites nouvelles. Chaque histoire nous fait pénétrer plus profondemment dans ce pays à la dérive, qui est certainement la patrie de l’auteur : la Roumanie sous la dictature de Ceausescu. On pourrait presque se croire dans un monde surréaliste, tellement cette privation de liberté transforme peu à peu les habitants en personnages loufoques perdus dans un pays à l’atmosphère irrespirable.  Mais quelles sont les ambitions de ces habitants une fois passés à l’ouest ? La réponse est à la fin du roman, elle est tout aussi étrange que l’ensemble du récit et dénonce parfaitement le drame des régimes totalitaires, mais je laisse les futurs lecteurs la découvrir.

Mon avis :

J'ai aimé ce roman qui n'est pas qu'un simple témoignage sur un pays, c'est aussi  et surtout une belle écriture et un style très original. Ce prix Nobel a permis de sortir de l'ombre une écrivaine très peu lue en France et qui mérite vraiment d'être reconnue.

Pour avoir l'avis de Sylire qui est toujours fidèle au poste d'organisatrice de ce blogoclub malgré son emploi du temps chargé, c'est ICI  


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Published by Nina - dans Blogoclub
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