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  • : 02/01/2007

A voir

 Théâtre Jean Arp - Clamart

LE GRAND CAHIER
D'après la trilogie d'Agota Kristof
Toda Via Teatro
Mise en scène Paula Giusti

Du Mardi au Samedi 21 novembre 2009
Réservations  : 01 41 90 17  02
www.theatreearp.com
Mairie de Clamart

Pour en savoir plus : Ici



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A lire pour le 1er janvier 2010
 


 

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nuit gravement aux idées reçues

Dimanche 8 novembre 2009


            

Robert Laffont : 2009

Dans « le jeu de l’ange », on retrouve l’ambiance envoutante du roman  « l’ombre du vent »,  la Barcelone des années 1920 au décor baroque, fantasque et mystérieux. Le héros de ce livre, David, est un jeune homme qui a eu une enfance misérable, comme pour tous les enfants des familles défavorisées de cette époque, la vie est  dure. « nous habitions une mansarde (…) un logement exigu et  froid  où le vent et l’humidité semblaient se moquer des murs. » David vit avec son père et souffre de solitude mais il a deux grandes amies : l’écriture et la lecture « Les mots et le mystère de leur science cachée me fascinaient et m’apparaissaient comme une clef permettant d’ouvrir un monde infini(…) ». Il a aussi un refuge : la librairie Sempere & Fils «Ce lieu sentant le vieux papier et la poussière était mon sanctuaire et mon refuge. Le libraire me permettait de m’asseoir sur une chaise dans un coin et de lire à ma guise tous les ouvrages que je souhaitais. »

Malgré sa condition sociale, David devient écrivain, mais  son manque d’argent ne lui permet pas d’écrire d’une façon indépendante,  il est employé dans un journal qui l’exploite à écrire à la chaîne des romans feuilletons, très à la mode à cette époque. 

Peu à peu, David va vivre des situations insolites et inquiétantes, jusqu’à la rencontre avec un mystérieux éditeur qui lui demande d’écrire un livre unique, une sorte de bible qui va renfermer les bases d’une nouvelle religion.  Comment se fait-il que cet homme a une emprise totale sur la vie de David au point qu’il  n’arrive plus à être maître de lui même ? Intrigué par des phénomènes étranges qui se passent autour de lui, il va mener sa propre enquête sur ce personnage sorti de nulle part. David ne sait pas contre quoi il doit combattre : des livres dangereux ? et contre qui : anges, démons, diables..... ? Barcelone renferme d'étranges mystères qui prennent leurs sources dans la nuit des temps.

Le cimetière des livres oubliés déjà à l’honneur dans «L’ombre du vent» viendra de nouveau jouer son rôle protecteur, il conserve tous les  manuscrits, même ceux qui peuvent être  maudits, comme celui que va y déposer David en espérant qu’il ne tente jamais un lecteur.

Le cimetière des livres oubliés de Carlos Ruiz Zafon :

(…)Isabelle leva la tête vers la coupole de verre et se perdit dans cette vision impossible de faisceaux de lumière blanche criblant une Babel de tunnels, passerelles et ponts tendus vers les entrailles de cette cathédrale de livres.

- Ce lieu est un mystère. Un sanctuaire. Chaque livre, chaque tome que tu vois à une âme. L’âme de celui qui l’a écrit et l’âme de ceux qui l’ont lu, ont vécu et ont rêvé avec lui. Toutes les fois qu’un livre change de main, toutes les fois que quelqu’un parcourt ses pages, son esprit grandit et devient plus fort. Ici, les livres dont personne ne se souvient, les livres qui se sont perdus dans le temps, vivent pour toujours, en attendant d’arriver dans  les mains d’un nouveau lecteur, d’un nouvel esprit… (extrait de « le jeu de l’ange » page 526).
 

Ce roman n'a pas fait l'objet de l'enthousiasme de "L'ombre du vent" ? ? ? Personnellement je l'ai lu avec autant de plaisir que le premier et je l'ai trouvé tout aussi excellent.

Lien vers les premiers chapitres du livres Ici
Publié dans : Littérature espagnole
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Samedi 7 novembre 2009
 Edition Actes Sud : 186 pages / 2007

Philippe Doumenc  a étudié très sérieusement le roman Emma Bovary,  pour se permettre ensuite de remettre en question  la fin du roman : Emma Bovary assassinée mais pas suicidée ! Une idée absolument originale pour aborder une œuvre littéraire.  

Gustave Flaubert ne serait pas vraiment étonné par ce roman, puisque déjà George Sand s’était posée la même question. Philippe Doumenc  nous livre au début du roman, un extrait de la correspondance  de Gustave Flaubert à son amie : « mais naturellement ma pauvre Bovary s’est bien empoisonnée elle-même……. »

Le roman est construit sous la forme d’un journal tenu on suppose par  l’enquêteur, il commence  à Yonville-l’Abbaye le village des Bovary, nous sommes le   24 mars 1846 date à laquelle Emma Bovary a avalé l’arsenic et mis fin à ses jours.  L’enquête va nous emmener à la rencontre des principaux personnages du roman  qui sont tous devenus  des suspects potentiels, les  évènements essentiels de la vie d’Emma Bovary sont  analysés  point par point et surtout sa dernière journée pour essayer de comprendre et dénouer cette énigme. On pourrait vraiment croire à une erreur de la part de Flaubert d’avoir cru lui aussi au suicide de son personnage !  Il serait intéressant de lire Emma Bovary avant ce livre pour mieux comprendre les interrogations de l’auteur.

Par contre l’auteur ne mentionne pas la petite fille du couple Bovary,  qui a été très vite mise en nourrice,  Emma n’étant pas prête à s’occuper de son enfant.  Philippe Doumenc  ne mentionne pas cet évènement dans son livre, c’est un peu dommage.

«Ce roman dans le roman» est un très bon polar que je recommande à tous les amateurs de littérature et de romans policiers, mais aussi peut-être aux professeurs de lettres qui ont parfois du mal à aborder des thèmes classiques avec leurs élèves.  

Pour avoir un autre point de vue celui de Bibliobog

Publié dans : Littérature française
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Dimanche 1 novembre 2009



Union Générale d'Editions : collection 10/18 -190 pages, 1980 

Ce  roman écrit en 1946 commence par une très belle description  à l’aide de métaphores élaborées et judicieuses d’un des personnages du roman « Colin » qui est  en train de faire sa toilette. Chaque mot,  chaque phrase nous révèle les talents d’écrivain de Boris Vian, on pense s’installer dans un roman à l’écriture délicate et soignée mais très vite une phrase surprend, on la lit,  on la relit !! « Quelques comédons saillaient aux alentours des ailes du nez. En se voyant si laids dans le miroir grossissant, ils rentrèrent prestement sous la peau et, satisfait, Colin éteignit la lampe »  Boris Vian nous donne le ton de son roman très rapidement, il nous emmène dans un univers absurde et loufoque pour nous raconter l’histoire de Colin jeune homme riche et sans problème qui cherche l’amour. Ce roman est criblé de références culturelles, littéraires et musicales, certaines sont cachées sous forme de jeux de mots comme Jean-Sol Partre, Boris Vian passionné de jazz égrène au fil des pages sa passion pour cette musique, il n’y a plus qu’à noter et à écouter !! Mais il y a aussi ses convictions politiques qu’il nous livre en faisant par exemple de Chick l’ami de Colin un ingénieur qui gagnent moins que ses ouvriers ! Boris Vian a un univers imaginaire incroyablement riche qui lui permet de décrire le monde sans employer les mots de la réalité, comme de dire que c’est un nénuphar qui se loge peu à peu dans le poumon de Chloé la femme de Colin, et c’est cette fleur qui va donner fin à leur histoire d’amour, et l’envie de se suicider quand la vie devient insupportable est rendue par une souris qui vient se loger dans la gueule d’un chat. 

Dans ce roman les mots sont triturés, les expressions renversées, dans le monde de Boris Vian on peut trouver un homme à tête de pigeon, de l’engrais qui fait repousser le cuir, un « varlet » nettoyeur, Partre a écrit  « le paradoxe sur le dégueulis ». L’humour est à chaque page  mais Boris Vian en profite aussi pour faire une critique politico-sociale plutôt grinçante de son époque mais qui pourrait bien convenir à notre monde actuel !

J’ai eu beaucoup de plaisir à lire ce roman,  je le conseille vraiment à tous ceux qui aiment l’humour, les jeux de mots, les contrepétries, mais surtout la qualité et la maitrise d’une écriture originale qui permet une lecture aisée du monde absurde où nous emmène Boris Vian.   


En 1959, un film est tiré de ce livre, Boris Vian désaprouve cette version et le 23 juin, meurt pendant la projection du film.  


Pour avoir d'autres avis et lire d'autres articles sur les romans de Boris Vian le blog de Sylire  

Publié dans : Club de lecture
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Dimanche 11 octobre 2009

Editions Belfond / 2007 : 229 pages

De nouveaun j’ai eu un réel plaisir à lire cet auteur qui nous  promène dans son univers bien spécifique peuplé de personnages à la fois simples, fantaisistes, pittoresques et du coup terriblement attachants.

Ce roman a une introduction originale, car on peut  s’imaginer que l’auteur nous propose de l’accompagner pour une balade nocturne dans Tōkyō puisque qu'il utilise non pas le "je" mais le "nous" pour raconter cette hsitoire.

A chaque chapitre, nous sommes informés de l’avancée de la nuit grâce à une pendule placée en début de chapitre. Il est 23h 56, on commence par observer la ville dans son ensemble : « Ce paysage urbain, nous l'observons à travers les yeux d’un oiseau de nuit qui volerait très haut dans le ciel p.7». Puis comme si nous avions une caméra, nous effectuons un zoom sur un restaurant, et plus particulièrement sur une jeune fille assise seule à une table, complètement absorbée par la lecture de son livre. Un jeune homme rentre dans le bar, la regarde puis étonné de  la reconnaître, se présente et lui demande l’autorisation de s’asseoir près d’elle et entame une conversation…..

A priori, cette histoire commence bien banalement et pourtant c’est à partir de cette simple rencontre que nous allons vivre une succession de scènes de plus en plus surprenantes qui vont nous plonger dans la vie nocturne un peu marginale de cette ville tentaculaire, peuplée de gens  et d' évènements étranges et insolites. Le roman se termine au petit matin, la dernière pendule nous indique 6h 52.

Ce roman m’encourage à lire au plus vite « Kafka sur le rivage » lacune que je vais vite comblée !!!

 

Tōkyō  東京都

 

Publié dans : Littérature japonaise
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Vendredi 11 septembre 2009




Zakuro est le second volet de son deuxième cycle romanesque.


Je vous conseille la lecture de Mitshuba, le premier volume de la série.

Dans ce petit roman d’à peine 150 pages, un peu comme dans la série « le poids des secrets »,  Aki Shimazaki aborde avec beaucoup de finesse, de nouveau la guerre et ses conséquences sur la vie sociale et familiale. Cette fois-ci,  elle nous présente une famille, qui ne peut pas faire son travail de deuil, car le père a disparu pendant la guerre en 1947 et comme sa mort n’a jamais été officiellement déclarée par les autorités, le doute s’est installé. Un doute entretenu régulièrement  par des témoignages de personnes qui ont ou aurait vu le disparu, comme par exemple ces gens qui l’aurait aperçu  dans un camp de travaux forcés près de la ville de Bukacaca en 1947, puis cet ami de la famille qui affirme l’avoir rencontré à Los Angeles.  C’est le fils qui va entreprendre une  douloureuse enquête pour apprendre la vérité sur son père et permettre à sa mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer et qui attend inlassablement son  retour, de mourir en sachant enfin la vérité sur la disparition de son mari.  

On retrouve dans ce petit livre, le thème que l’on sait maintenant cher à l’écrivain : Les secrets de famille ! Mais ce second volet m'a beaucoup moins plus que Mitshuba. 

Publié dans : Littérature japonaise
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