1998 - 605 pages
Joyce carol Oates, un peu à la manière d’un jeu de construction, cube par cube, nous présente les membres de la famille Mulvaney. Un bien bel équilibre que cette famille un peu atypique, qui la rend formidablement originale et intéressante. Les parents ont su construire peu à peu des bases solides, et faire de leur maison, une belle forteresse où le « clan Mulvaney » peut s’épanouir. Que veut nous démontrer Joyce Carol Oates avec cette belle histoire ? Et bien tout simplement que toutes les constructions, même les plus solides, ne pourront pas protéger les êtres qui y vivent, quand ils sont attaqués dans leur chair, quand on détruit leur amour, leur raison de vivre. Alors le jour où la petite Marianne, la fille chérie de la famille va revenir du bal de l’école blessée, abimée au plus profond d’elle-même, c’est la famille entière qui est atteinte. L’écrivain retire un à un les cubes de cette belle construction qui peu à peu va vaciller et s’écrouler.
Ce roman est une excellente analyse sociale et psychologique. Joyce carol Oates dissèque au scalpel une Amérique puritaine, où l’amour et le respect des autres sont des paroles écoutées à l’église mais bien vite oubliées une fois dehors, et où paraître et plus important qu’être, mais elle décrit aussi avec beaucoup de finesse, de justesse, toutes les forces et les fragilités de l'âme humaine.
Un roman excellent qui me donne tout simplement envie de poursuivre la lecture de l’œuvre de Joyce Carol Oates.
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car en dehors de faire un excellent pain, c'est aussi un passionné de littérature ! Alors cet
aimable boulanger va passer son temps à surveiller le jeune couple,
C’est vrai que Gemma est une femme un peu énigmatique et
Charles un être placide et heureux dans sa nouvelle vie.
Agnès, l’héroïne de ce roman


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