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  • : De page en page, j'aime aller à la rencontre des écrivains et franchir la porte de leur univers. J'aime échanger autour des livres et empêcher ainsi des romans de mourir trop vite perdus dans le tourbillon commercial de notre société de consommation.
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Bonne rentrée littéraire à tous !

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Le site des éditions de L'Aube ICI

15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 22:26
Les rencontres de Chaminadour

Une grande manifestation littéraire à la rencontre d'Antonin Artaud en compagnie de Sylvie Germain, Pierre Michon, Patrick Deville, Charif Majdalani et beaucoup d'autres passionnés de littérature.

Les rencontres de Chaminadour
Les rencontres de Chaminadour
15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 22:11

L'ambitieux roman de Patrick Deville rend hommage à la littérature qui est l'ancrage central de ce livre.

Viva nous raconte que la véritable révolution se trouve dans la littérature et les arts qui se confrontent à la folie meurtrière des autres révolutions......
(...) trois femmes auxquelles la dévotion populaire et la sagesse des nations devraient élever les hautes pyramides indiennes aux marches de pierre, et au sommet les trois autels où déposer les livres de Larissa Reisner, les tableaux de Frida Kahlo, les photographies de Tina Modotti, distribuer au petit bonheur les trois vertus des Grâces, l'Allégresse, l'Abondance et la Splendeur, convoquer sur les gradins les prêtres aux plumes multicolores et les pénitents, les orants, les marins, les exilés, les sans-papiers, les apatrides. Extrait de Viva p.20.

Viva
1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 20:41

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                   Edité chez Albin Michel : 308 pages / 2013

C'est grace à Philisine Cave qui m'a envoyé ce roman en "épreuves non corrigées" que j'ai pu lire ce livre.  Je serais curieuse de savoir si des changements ont été apportés à ce livre..... 

J'ai donc commencé cette rentrée littéraire avec Véronique Olmi. 1er roman de la rentrée littéraire que j'ouvre, et aussi le premier que je lis de cette auteure. 

L'histoire :

Liouba est une jeune femme célibataire qui vit avec son fils Enzo dans un bel immeuble des beaux quartiers de Paris. Tout paraît évident pour la naïve Liouba, il suffit d'habiter le quartier pour que son fils suive une scolarité brillante dans son prestigieux collège. La réalité sera bien différente, parce que ces deux là ne sont pas conformes au profil du quartier. En effet, Liouba fait le ménage de la magnifique maison où ils habitent, de plus son look est plutôt tape à l'oeil avec ses fringues achetées chez Tati et son fils est un enfant sans père qui affiche un  sur-poids caché dans un jogging noir. Tous ces détails font la différence entre eux et les habitants du quartier et vont devenir des éléments de discrimination et faire de Enzo le souffre-douleur de toute sa classe.

Le roman décrit le quotidien de ce jeune couple « mère - fils » dont la relation fusionnelle comble leur solitude  existentielle. les journées d'Enzo sont ponctuées par la peur. la peur d'aller au collège, la peur de tourner le dos à ses camarades, la peur des brimades, la peur des cours de gymnastique...

Enzo lutte bravement et  réfléchit avec beaucoup  d'intelligence à sa condition. Son seul bonheur et de passer son temps libre à lire en mangeant du nutella. 

J'ai aimé les premiers chapitres de ce livre qui raconte avec beaucoup de réalisme la vie de Liouba et d'Enzo, la montée en violence des camarades de classe jusqu'au drame final.

La deuxième partie du livre est un peu plus énigmatique. J'ai beaucoup moins apprécié les digressions vers un hypothétique passé qui va se dévoiler à Enzo à travers d'étranges hallucinations. L'adolescent  voit un soldat de la première guerre mondiale près de son lit.  Ces visions le guident vers ses racines, ses origines. La situation de Liouba et son fils s'explique peut-être par un passé douloureux qui remonte loin en Russie.

La fin romanesque contraste étrangement avec le réalisme du début de livre.

Ce roman réveille des faits terribles, qui remontent à la première guerre mondiale. Véronique Olmi rend hommage avec cette histoire aux soldats russes réquisitionnés pour renforcer les effectifs pendant la guerre 14/18. Encore une page d'histoire qui fait frissonner d'horreur.  A lire ici si vous voulez en savoir plus.

Je n'ai pas eu de véritable coup de coeur pour ce livre, mais j'ai aimé les deux héros de cette histoire qui sont très attachants, et ce roman m'a permis aussi de découvrir cette page de notre histoire sur les soldats russes que j'ignorais.

Je remercie  Philisine Cave pour m'avoir permis de lire ce roman si vous voulez lie son article un petit clic ICI

23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 21:46

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Spécial Odéon - Nina Berberova

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coeur_72.gifCosmopolitaine animée par Paula Jacques

Dimanche 21 juin de 14h à 15h

Cette émission peut s'écouter ecore sur le site de France Inter ICI

Cette émission en hommage à Nina Berbérova a été enregistrée au Théâtre de l'Odéon le 29 avril 2013. Paula Jacques s'entretient avec l'écrivain Andreï Makine avec des textes lus par Dominique Reymond. 

Cette émission est un bel hommage à Nina Berberova. Andreï Makine nous raconte la vie de Nina Berberova au travers de ses livres et de son époque : le Paris des années 30, les immigrés russes, le milieu intellectuel français qui a boudé Nina Berberova parce qu'elle était anti - communiste, son éditeur Hubert Nyssen... Les extraits lus par Dominique Reymond surtout ceux de son autobiographie "Cest moi qui souligne" qui raconte son enfance, sa relation avec sa mère, son arrivée en France...répondent à merveille aux propos de Andréï Makine.

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 22:55

nuages flottants

Il me semble que l'auteure de "Nuages flottants" mérite un peu d'attention !

 

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Sur la photo Fumiko Hayashi, dont les livres sont introuvables en France à part "Nuages flottants"

Issue d'une famille extrêmement défavorisée, ses parents étant marchands ambulants, Fumiko Hayashi passa une enfance misérable sur les routes du Japon avant de monter à Tokyo à dix-huit ans. Elle fréquente alors les milieux de l’avant-garde littéraire et artistique tout en faisant divers petits métiers pour vivre. La pauvreté continue de la poursuivre et marquera durablement son œuvre, ainsi que sa vie amoureuse tumultueuse. Plusieurs hommes partagèrent sa vie avant son mariage avec le peintre Rokubin Tezuka (手塚 緑敏, Tezuka Rokubin) en 1926.

La parution de son roman autobiographique au succès fulgurant Chronique de mon vagabondage (放浪記, Hōrōki) lui donne une renommée et des ressources financières qui lui permettent de voyager, notamment en Chine et en France. Elle devient ensuite correspondante de guerre durant la période impérialiste du Japon et enchaîne les commandes pour divers journaux et revues.

L'après-guerre représente pour Fumiko Hayashi ses années de maturité. Elle signe alors ses plus grands chefs-d’œuvre,

 comme l'Eclair, le Chrysanthème tardif (Bangiku, 1948) et le célèbre Nuages Flottants, (Ukigumo, 1949-1950) Le repas (Meshi, 1951), qui restera inachevé font rapidement d'elle un écrivain très populaire au Japon et seront adaptés au cinéma par le grand réalisateur Naruse Nikio

Ses récits distanciés sont toujours empreints d'une tendresse envers les petites gens et ses héroïnes. Avant sa mort, elle était devenue l'écrivain le plus populaire du Japon. Elle décède à quarante-huit ans d'une crise cardiaque à la suite de l'excès de travail. (Source Wikipédia)

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Fumiko Hayashi

2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 21:46

 

nuages flottants le film

"Nuages flottants" est un film japonais en noir et blanc, réalisé par Mikio Naruse, sorti en 1955. Le film est une adaptation du roman éponyme de Fumiko Hayashi, publié au Japon en 1951 et traduit (source : Wikipédia) 
Réalisateur : Mikio Naruse : scénario : Yôko Mizuki
Durée du film : 123 minutes : date de sa sortie initiale : 1955
On peut trouver ce film dans toutes les bonnes médiathèques !! 

Mikio Naruse (20 août 1905 – 2 juillet 1969) est un réalisateur écrivain et producteur japonais. Il est l'auteur de 89 films datant de la fin du cinéma muet jusqu'aux année 1960. Naruse s'est spécialisé dans la genre Shomingeki (tragi-comédie sur les classes salariées) comme Yasujiro Ozu.

Le film "Nuages flottants" est un très bon complément au roman pour se rendre compte des conditions de vie des japonais en 1946. La noirceur de ce roman est magnifiquement rendu à l'écran. Les acteurs Hideko Takamine pour Yukido Koda et Masayuki Mori pour Kengo Tomioka incarnent les deux héros de ce roman avec beaucoup de justesse J'ai trouvé intéressant de regarder le film et de mettre ainsi en images les scènes du roman. En effet, ne connaissant pas le Japon et surtout l'époque où se passe le livre, j'ai pu mieux me rendre compte de l'extrême désolation du japon après la guerre. 
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l'actrice Hideko Takamine joue Yukido Koda et pour Kengo Tomioka l'acteur Masayuki Mori    
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Quelques images du film

 
Published by Nina - dans Films
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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 21:50

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Hayashi Fumiko édité chez Picquier poche : 486 pages / 2012

 

Hiver 1946, la guerre est finie et le Japon encaisse sa défaite, les japonais tentent de survivre dans d'un pays en ruine et sont obligés de quitter leurs colonies. Les rapatriés découvrent leur pays anéanti par la guerre. Parmi les réfugiés, la jeune Yukido koda revient à Tokyo, elle était dactylo à Dalat en Indochine.

Yukido semble étrangère au sort de son pays. Elle n'a qu'une idée en tête, retrouver Tomioka,  l'homme avec qui elle a vécu une aventure passionnée à Dalat.  

Yukido vit dans ses souvenirs, et ne veut pas croire que son histoire d'amour n'a plus de réalité. Tomioka n'est plus le fonctionnaire un peu mystérieux qui l'a tant charmée. Son amant est revenu chez sa femme et cherche désespérément du travail.

Yukido est touchante dans sa quête d'amour, pourtant elle ne revivra jamais les quelques mois de passion qu'elle a vécu avec son amant. Tomioka est à l'image de son pays détruit et sans repaire.

J'ai été captivée par le destin de cette jeune femme qui développe des trésors d'ingéniosité pour parvenir à ses fins. Elle veut envers et contre tout récupérer son amant ! Tomokia de son côté développe à l'inverse des capacités impressionnantes à la duperie et à la lâcheté !  Ce roman est aussi intéressant d'un point de vue historique et sociologique. Le Japon anéanti par la défaite et le désastre d'Hiroshima est un pays à l'opposé du Japon actuel.

Yukido est comparée à l'héroïne du roman de Thomas Hardy "Tess d'Urberville" pour sa capacité a accepté et à subir au nom d'un amour unique et fantasmé, on peut rajouter d'autres grandes amoureuses comme Anna Karénine, Adèle H, Camille Claudel.....

 

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 22:11

 

DSCN0723Ma liseuse d'un soir se glisse à merveille dans mon bookseat

Je suis en formation pendant 2 jours sur "le livre numérique matériel de lecture".

La formatrice est une bibliothécaire passionnée de littérature, ce qui permet du moins il me semble, de réfléchir à ces nouveaux supports avec un certain réalisme.

Normalement demain soir le livre numérique n'aura plus de secret pour moi !

Mais pour le moment j'ai tout un vocabulaire qui valse dans ma tête : tablette, liseuse, format Epub, QRcode, livre enrichi ou homothétique, encre électronique, DRM, Apple ou Androïd, feuilletoire, Gallica, ebook libre et gratuit, google books, ebibli.fr, Adobe Digital Edition..........
Et comme cette formatrice est vraiment sympa, on pouvait emprunter pour la soirée ce que l'on voulait de sa collection de  liseuses de différentes marques et de tablettes qu'elle nous a présentés tout au long de la journée.

J'ai choisi cette liseuse et j'ai téléchargé sur le site feedbooks.com  en format Epub parce que c'est mieux que le PDF. Ce livre "le jardin des supplices de Octave Mirbeau" est dans le domaine public donc gratuit. 

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Voici donc ma tablette d'un soir. la formatrice nous a dit qu'elle avait adoré ce livre malgré son caractère très sulfureux et c'est franchement mieux que 50 nuances.....

Je vais donc tester cette liseuse et je vous raconterais  la suite de ma vie difficile de bibliothécaire mOOOOderne !!!!

4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 21:11

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Edition P.O.L : 2011 / 488 pages

Prix Renaudot 2011

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Le fabuleux destin d' Alexandre Limonov !   

Je ne connaissais pas Alexandre Limonov jusqu'à la lecture de ce roman. C'est de plus le premier livre que je lis d' Emmanuel Carrère. Le style, la manière de raconter, de mener ce récit, l'originalité de cette histoire m'ont procuré un excellent moment de lecture. 

Ce roman mélange les genres, il est à la fois autobiographique et biographique. Emmanuel Carrère a rencontré  Alexandre Limonov à certaines périodes de sa vie, qu'il raconte dans son livre. Cet aventurier moderne et les évènements politiques qui s'y rattachent ont attiré des écrivains qui ont aussi le goût de l'aventure comme Jean Rolin, Philippe Besson et Jean Echenoz dont les noms apparaissent dans ce roman. Il faut dire qu' Alexandre Limonov attire les regards par son goût du risque et de la provocation.  Il aime les sensations fortes, est écrivain et poète,  vit des expériences extraordinaires quelquefois incongrues, résiste à l'enfermement dans des bagnes en pratiquant la méditation, a une expérience chamanique et fonde un parti politique, fait la guerre avec les serbes......

Avec cette capacité à se sortir des situations les plus extrêmes, Alexandre Limonov est un véritable personnage de roman. On comprend l'envie d' Emmanuel Carrère d'écrire un livre sur cet homme "hors norme".   

En lisant ce livre, on se rend compte aussi à quel point l'histoire des pays de l'est est complexe, et comment les médias occidentaux nous en font des comptes-rendus un peu trop symétriques.

Alexandre Limonov  est un personnage ambigu, mais dans ce contexte politique qui ne le serait pas ? Comment trouver sa voie et une stabilité sociale quand son lieu de naissance est la Russie stalinienne ?  Limonov est né en 1943, il a été modelé malgré lui par le stalinisme mais  décide de quitter son pays sous l'ère Brejnev pour les États Unis. Ce pays va être un fabuleux terrain de découvertes et d'expériences mais il va y connaître surtout l'envers du décor de nos sociétés occidentales, où il ne fait pas bon être pauvre. Il finit par haïr le capitalisme et tout ce qui gravite autour. De retour dans son pays après la chute du mur, il ne va pas non plus aimer le nouveau visage de la Russie. 

Alexandre Limonov est  un homme qui est en quête de vérité, il est curieux, aime les émotions fortes et de ce fait a vécu des épreuves difficiles, dont il s'est sorti avec brio. 

Alexandre Limonov est qualifié de voyou, mégalo, too much....  moi j'ai retenu quelque chose qui n'a pas été vraiment relevé dans sa personnalité. Cet homme n'a jamais été violent avec les femmes. Alexandre Limonov a fréquenté beaucoup de femmes, il a même été marié. Ses maîtresses étaient  aussi borderlines que lui, mais jamais il ne les a violentées. J'ai même trouvé qu'il était relativement patient et compréhensif avec elles.

 

Un fait amusant :

Quand Gérard Dépardieu a loué la démocratie de Poutine, Edouard Limonov l'a invité à manifester pour la liberté.

"Gérard, viens le 31 janvier sur la place Trioumfalnia (à Moscou), avec ton nouveau passeport russe en poche. Tous les 31, à 18 heures, sur cette place, des citoyens russes exigent le droit de se réunir paisiblement, comme prévu par l'article 31 de la Constitution. On t'attend Gérard !", a lancé l'écrivain Edouard Limonov, opposant actif à Vladimir Poutine. (source : http://www.huffingtonpost.fr)

 

Emmanuel Carrère nous explique  le fabuleux destin de son héros et de son livre dans cette vidéo.   

 

2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 23:07

rentrée littraire 2012

 

lointain souvenir de la peau

Edité chez Actes sud : 443 pages / 2012

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Russel Banks a écrit là un livre kafkaïen qui nous renvoie à notre impuissance face à la folie d'un monde déshumanisé qui se protège de la folie qu'il engendre. 

Le moyen âge avait ses lépreux qui étaient écartés du monde des vivants pour éviter la contamination.  Les malades étaient des enterrés vivants. Condamnés à vivre dans des léproseries, ils n'avaient plus de contact avec la société qui voulait se préserver. Cette maladie a disparu de nos sociétés modernes mais d'autres lèpres ont vu le jour tout aussi nuisibles pour les êtres humains qui en sont atteints.

Maintenant nous sommes tous inter-connectés les uns aux autres et paradoxalement la solitude et l'individualisme gangrènent  peu à peu nos vies.  Les siècles passés avaient leur lot d'injustices et de souffrances mais notre civilisation basée sur la robotisation et la technologie à outrance en invente d'autres. En suivant pas à pas, un jeune homme qui se surnomme "Kid" personnage central de ce roman,  Russel Banks nous propose une réflexion sur les nouvelles maladies de nos sociétés modernes  engendrées par une technologie de pointe maintenant à la portée de tous : Internet. 

Kid est un jeune homme de 21 ans. Il sort de prison avec un bracelet électronique à la cheville, qu'il va garder 10 ans. Pour connaître sa nouvelle situation sur le sol américain, il se rend dans une bibliothèque et demande à l'employée de taper son nom sur Internet. Le verdict est sans appel. Son nom et sa photo apparaissent mais aussi sa particularité : délinquant sexuel sur mineur.

Kid est un délinquant sexuel qui n'a pas à proprement parlé commis de crime. Il l'a juste fantasmé sur Internet. Orphelin de père,  Kid a été élevé par sa mère qui l'a laissé grandir seul, trop occupée par sa vie personnelle. C'est ainsi que  Kid grandi dans la solitude avec ses deux compagnons un iguane et un ordinateur. C'est comme ça qu'il est devenu addict aux films pornos sur internet. Le manque d'éducation lui font confondre le monde virtuel et la réalité. Le jour où il va à son premier rendez-vous avec une jeune fille avec qui il communique sur un forum, c'est la police qui sera au rendez-vous. kid est un délinquant sexuel qui n'a jamais eu de relation sexuelles avec quiconque à part virtuelle.

Devenu un paria, il doit vivre comme les lépreux au Moyen-âge loin de la société. Par contre, il n'y a pas de lieu spécifique pour l’accueillir aussi il n'a pas d'autre solution que de s'installer avec les autres SDF délinquants sexuels comme lui, sous l'unique viaduc à moins de 800 mètres de tout lieu fréquenté par des enfants. Le port du bracelet électronique et le fichage sur Internet condamnent ces hommes à vivre sans pouvoir se loger, sans pouvoir travailler. Les autorités organisent des descentes de police pour les forcer à quitter le viaduc. Mais pour aller où ?

Russel Banks nous offre avec ce livre une source de réflexions sur nos sociétés qui sont les principales instigatrices de la  violence urbaine et qui s'en défendent en misant sur la répression plutôt que sur l'éducation. Une pure folie.

Un roman qui fait froid dans le dos.

Ce roman fait écho a un autre livre lu il y a quelques semaines et qui analyse complètement différemment, mais avec autant de justesse, les dérives de la civilisation moderne : "le convoi de l'eau"

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Un autre jeune Kid : celui de Charlie Chaplin en 1921.....

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