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Sur le thème de la famille :
A lire pour le 1er Juillet
 

Bienvenue sur mon blog !

 

Mercredi 1 juillet 2009


 

 1998 - 605 pages 

Joyce carol Oates, un peu à la manière d’un jeu de construction, cube par cube, nous présente les membres de la famille Mulvaney. Un bien bel équilibre que cette famille un peu atypique, qui la rend formidablement originale et intéressante. Les parents ont su construire peu à peu des bases solides, et faire de leur maison,  une belle forteresse où le « clan Mulvaney » peut s’épanouir.  Que veut nous démontrer Joyce Carol Oates avec cette belle histoire ? Et bien tout simplement que toutes les constructions, même les plus solides, ne pourront pas protéger les  êtres qui y vivent, quand ils sont attaqués dans leur chair, quand on détruit leur amour, leur raison de vivre.  Alors le jour où la petite Marianne, la fille chérie de la famille va revenir du bal de l’école blessée, abimée au plus profond d’elle-même, c’est la famille entière qui est atteinte. L’écrivain retire un à un  les cubes de cette belle construction qui peu à peu va vaciller et s’écrouler.

Ce roman est une excellente analyse sociale et psychologique. Joyce carol Oates dissèque au scalpel une Amérique  puritaine, où l’amour et le respect des autres sont des paroles écoutées à l’église mais bien vite oubliées une fois dehors, et où paraître et plus important qu’être, mais elle décrit aussi avec beaucoup de finesse, de justesse,  toutes les forces et les fragilités de l'âme humaine.  

Un roman excellent qui me donne tout simplement envie de poursuivre la lecture de l’œuvre de Joyce Carol Oates.


Pour avoir d'autres avis sur le blog Sylire  

Publié dans : Club de lecture
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Samedi 20 juin 2009

 

 

 

Edition Denoël : 2001 - 106 pages

 

 

Cette histoire se passe de nos jours en Normandie, dans une petit ville appelée Bailleville. Une jeune femme anglaise appelée Gemma Bovery, s’installe avec son mari Charles dans  une maison qu’ils décident de rénover. Une situation bien banale pour en faire un livre mais l’auteur à rajouter à ce  tableau, un  boulanger bien original, car en dehors de faire un excellent pain, c'est aussi un passionné de littérature ! Alors cet aimable boulanger va passer son temps à surveiller le jeune couple,  convaincu que se joue devant lui un remake du roman "Madame Bovary". C’est vrai que Gemma est une femme un peu énigmatique et Charles un être placide et heureux dans sa nouvelle vie.  Alors  le boulanger a-t-il vraiment beaucoup d’imagination pour croire que ce couple ressemble à celui du roman ?  A-t-il raison de croire qu’après la mort d’Emma, Charles va mourir ? 

Je vous conseille la lecture de ce « roman bande-dessinée »  en effet, ce livre maitrise admirablement bien les deux genres et cette double lecture le rend très agréable à lire.


 


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Dimanche 14 juin 2009



Edition Le livre de poche : 2008 - 279 pages

Je remercie Les éditions "le livre de poche" en partenariat avec Blog-o-Book qui m'ont proposée la lecture de ce roman.  

Avec Cœur volé,  Lauren Kelly prend comme prétexte la disparition d’une fillette de 10 ans  Lilac Jimson, pour nous faire un portrait au vitriol d’une petite ville américaine dans les années 80, où les idées, la  façon de penser, et de vivre des habitants n’ont pas l’air d’avoir beaucoup changer depuis les années 50. Cette étude des mœurs est décapante et nous donne un roman captivant.  

Merilee Graf  est la fille d’un négociant en import-export qui a fait fortune, elle va grandir entre un  père absent  et une mère dépressive.  La fillette est scolarisée dans le quartier où son père mène des actions sociales envers les plus démunis, pourtant elle aura  du mal à s’y intégrer. En voulant devenir l’amie de Lilac Jimson, petite fille noire dont la mère est femme de ménage chez ses parents,  Merilee va vite comprendre que les codes sociaux et raciaux sont aussi présents dans une cour d’école : les enfants ne veulent pas fréquenter Merilee Graf. 
Alors quand la petite Lilac va disparaitre mystérieusement, Merilee va faire de cet enlèvement non élucidé, le leitmotiv de sa vie. Mais ce n’est qu’à la mort de son père, qui l’oblige à faire un retour vers son passé,  et  une banale recherche pour retrouver un cœur de verre qu’elle lui avait offert, que la jeune femme  va être confrontée à des faits particuliers et douteux,  qui peu à peu vont l’amener à découvrir des secrets bien gardés derrière les portes des maisons bourgeoises. Tous ces faits, ces évènements,  vont l’aider à comprendre l’origine de la dépression de sa mère morte quand elle avait 19 ans, et son propre mal-être.  
C'est avec une écriture puissante que Joyce Carol Oates allias Lauren Kelly nous décrit les affres de l'âme humaine. Un roman à lire absolument !

Un extrait qui décrit un peu l’ambiance du roman :

La population de Mount Olive et des environs était majoritairement blanche. Les rares individus « de couleurs », venus de Port Oriskany, de Buffalo ou de Rochester, n’en étaient que plus repérables.

Ma famille Graf n’était pas raciste. Papa n’avait jamais était raciste. Pourtant, j’avais grandi en entendant ces adultes parler de « nègres », de « noirs », avec certaines intonations qui signifiaient  autres que nous, pas comme nous. (Extrait de la page 140)


J'ai ainsi pu lire pour la première fois "Joyce Carol Oates" mais sous son pseudonyme "Lauren Kelly". Je n'ai pas trouvé d'informations relatives au choix d'un pseudo pour écrire des romans policiers, mais on peut noter que Joyce Carol Oates n'a pas pu garder le secret longtemps !!

Je vais avoir le plaisir de retrouver cette écrivaine avec son roman : Nous étions les Mulvaney, titre choisi par le blogoclub.

Pour en savoir plus sur cette écrivaine à la vie et au destin impressionants,  j'ai consulté le site Evene

 


Publié dans : littérature américaine
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Mardi 9 juin 2009

 


Edition Actes Sud - collection Actes Noirs
Année 2009 : 381 pages
 

Après la princesse des glaces, qui a reçu en France le grand prix de la littérature policière et le prix du polar étranger au festival de Cognac, Actes  Sud continue d’éditer la série écrite par l’auteur suédoise Camilla Läckberg.

Le prédicateur est le deuxième volume de la série, on peut remarquer l'illustration toujours un peu enigmatique. Ce style est devenu l'emblème de cette collection, et c'est une belle réussite. 

Dans ce volume, on retrouve la petite ville de Fjällbacka,  l’équipe du commissariat de police avec surtout l’inspecteur Patrik Hedstrôm, mais aussi sa compagne Erica Falck et certains membres de sa famille dont on avait pu suivre les problèmes dans le premier volume.


L'enquête :
Un enfant déguisé en chevalier sort de chez lui très tôt le matin pour se diriger vers un endroit digne de son jeu : la brèche du roi. Mais au lieu d’affronter le dragon cracheur de feu tout droit sorti de son imagination, il rencontre une réalité bien macabre. Etendue sur le dos, une femme nue le regarde, le jeune garçon comprend vite l’étrangeté de la scène et s’enfuit vers sa maison.  
Les premières analyses prouvent que cette femme a été assassinée. L’enquête s’annonce bien difficile pour l’inspecteur Patrik Hedström, d’abord parce que sa compagne attend un bébé et qu’il devrait être en congé, mais aussi parce que la période estivale commence et ce meurtre n’est pas une bonne publicité pour les futurs vacanciers, de plus la découverte de deux squelettes près de la morte est vraiment inquiétante.  

L’équipe des enquêteurs est très vite plongée dans une enquête palpitante, ces squelettes sont ceux de deux femmes disparues pendant l’été 1979. Pourquoi cette mise en scène macabre ? A l’époque, on avait accusé Johannes un des fils de la famille du prédicateur, d’avoir commis les meurtres et il s’était suicidé. Les enquêteurs vont diriger leur enquête vers la famille du prédicateur, et vont découvrir d’étranges pratiques comme la  manipulation et le mensonge pour inciter les fidèles à croire et à financer une religion qui s'avère être une secte. Les membres de cette famille sont chacun à leur manière des victimes qui cachent leur mal-être derrière des comportements de façade.

Un roman que l’on n’a vraiment pas envie de lâcher avant la fin ! les vacances arrivent, c’est un très bon livre pour lire sans se soucier du réveil le lendemain matin !!

Publié dans : Littérature scandinave
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Mardi 2 juin 2009




Roman Multimedia : écrit, illustré et conçu par Dirat.

Ce  livre est un méli-mélo original. En effet, Dirat a mélangé textes, dessins et bandes dessinées pour nous présenter un roman à secrets, un roman à tiroirs qui nous raconte une sombre histoire de famille au XIXème siècle.  De plus, en se servant d’Internet  pour présenter son roman, Dirat a détourné cet outil ultra moderne pour en faire le serviteur de son « roman feuilleton » genre très prisé à cette époque.

 Ce roman, avec l’aide de la souris et de ses doubles clics pour le lire est un lien ludique entre un 19ème siècle à l’aube des grands bouleversements technologiques et  le XXIème qui concrétise toutes ces grandes découvertes. 

J’ai donc cliqué et lu : Jaune de Mars

  Agnès, l’héroïne de ce roman  est une vieille fille, orpheline et sans fortune.  Le  XIXème siècle  n’offre aucune possibilité d’existence indépendante aux femmes. Les hommes sont les seuls à disposer des droits, à part quelques rares exceptions, les femmes ont comme unique rôle celui d'être fille, épouse et mère. Avec la mort de ses parents, Agnès a perdu son statut social, elle vit désormais chez son oncle et sa tante, son existence n'est pas très gaie, mais son caractère discret et  sa  passion pour  la peinture,  lui font  accepter son sort sans trop de frustration.  

Alors, quand sa tante lui demande de l’accompagner au bal de la comtesse  Vorloff,  pour croquer les invités qui seront déguisés en personnages de tableaux de peinture, Agnès est bien obligée d’accepter ce contrat de travail un peu particulier.  La jeune femme va tenir son rôle à merveille, appliquée  et discrète,  elle passera inaperçue et  pourra dessiner chaque invité dans son costume de parade. Cette soirée est une véritable exposition de peinture, on assiste à un véritable défilé de tableaux vivants, qu’Agnès nous présente avec un peu d’humour, c’est vrai que certains invités tournent au grotesque certains chefs-d’œuvre de la peinture, comme par exemle cette gourmande Mona Lisa !


   

 A la fin de la soirée, en attendant de rencontrer la Contesse Vorloff pour lui montrer ses croquis, Agnès se promène dans la galerie de peinture et  rencontre un personnage énigmatique et très séduisant : le beau Ferdinand déguisé en Saint Georges terrassant le dragon.


Agnès ne sait pas encore que ce bal va changer sa vie, on va lui révéler des secrets bien gardés, mais pour lire la suite de ses aventures, il faut s'abonner, c'est gratuit, il suffit juste de cliquer ici  

Publié dans : Livre multimédia
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