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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 22:55

nuages flottants

Il me semble que l'auteure de "Nuages flottants" mérite un peu d'attention !

 

220px-Fumiko Hayashi

Sur la photo Fumiko Hayashi, dont les livres sont introuvables en France à part "Nuages flottants"

Issue d'une famille extrêmement défavorisée, ses parents étant marchands ambulants, Fumiko Hayashi passa une enfance misérable sur les routes du Japon avant de monter à Tokyo à dix-huit ans. Elle fréquente alors les milieux de l’avant-garde littéraire et artistique tout en faisant divers petits métiers pour vivre. La pauvreté continue de la poursuivre et marquera durablement son œuvre, ainsi que sa vie amoureuse tumultueuse. Plusieurs hommes partagèrent sa vie avant son mariage avec le peintre Rokubin Tezuka (手塚 緑敏, Tezuka Rokubin) en 1926.

La parution de son roman autobiographique au succès fulgurant Chronique de mon vagabondage (放浪記, Hōrōki) lui donne une renommée et des ressources financières qui lui permettent de voyager, notamment en Chine et en France. Elle devient ensuite correspondante de guerre durant la période impérialiste du Japon et enchaîne les commandes pour divers journaux et revues.

L'après-guerre représente pour Fumiko Hayashi ses années de maturité. Elle signe alors ses plus grands chefs-d’œuvre,

 comme l'Eclair, le Chrysanthème tardif (Bangiku, 1948) et le célèbre Nuages Flottants, (Ukigumo, 1949-1950) Le repas (Meshi, 1951), qui restera inachevé font rapidement d'elle un écrivain très populaire au Japon et seront adaptés au cinéma par le grand réalisateur Naruse Nikio

Ses récits distanciés sont toujours empreints d'une tendresse envers les petites gens et ses héroïnes. Avant sa mort, elle était devenue l'écrivain le plus populaire du Japon. Elle décède à quarante-huit ans d'une crise cardiaque à la suite de l'excès de travail. (Source Wikipédia)

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Fumiko Hayashi

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 21:50

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Hayashi Fumiko édité chez Picquier poche : 486 pages / 2012

 

Hiver 1946, la guerre est finie et le Japon encaisse sa défaite, les japonais tentent de survivre dans d'un pays en ruine et sont obligés de quitter leurs colonies. Les rapatriés découvrent leur pays anéanti par la guerre. Parmi les réfugiés, la jeune Yukido koda revient à Tokyo, elle était dactylo à Dalat en Indochine.

Yukido semble étrangère au sort de son pays. Elle n'a qu'une idée en tête, retrouver Tomioka,  l'homme avec qui elle a vécu une aventure passionnée à Dalat.  

Yukido vit dans ses souvenirs, et ne veut pas croire que son histoire d'amour n'a plus de réalité. Tomioka n'est plus le fonctionnaire un peu mystérieux qui l'a tant charmée. Son amant est revenu chez sa femme et cherche désespérément du travail.

Yukido est touchante dans sa quête d'amour, pourtant elle ne revivra jamais les quelques mois de passion qu'elle a vécu avec son amant. Tomioka est à l'image de son pays détruit et sans repaire.

J'ai été captivée par le destin de cette jeune femme qui développe des trésors d'ingéniosité pour parvenir à ses fins. Elle veut envers et contre tout récupérer son amant ! Tomokia de son côté développe à l'inverse des capacités impressionnantes à la duperie et à la lâcheté !  Ce roman est aussi intéressant d'un point de vue historique et sociologique. Le Japon anéanti par la défaite et le désastre d'Hiroshima est un pays à l'opposé du Japon actuel.

Yukido est comparée à l'héroïne du roman de Thomas Hardy "Tess d'Urberville" pour sa capacité a accepté et à subir au nom d'un amour unique et fantasmé, on peut rajouter d'autres grandes amoureuses comme Anna Karénine, Adèle H, Camille Claudel.....

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 09:00

le convoi de l'eau

Edition Actes Sud 173 pages

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En file indienne, des hommes marchent en cordée le long d'un chemin escarpé qui longe une vallée qui semble complètement vierge de toute civilisation.

Ces hommes sont des ouvriers venus en repérage. Un barrage va être construit dans la vallée. En arrivant dans une zone particulièrement isolée, les ouvriers distingue des formes particulières en contrebas de la forêt, près du fleuve. Il s'agit d'un cimetière et d'un hameau blottis au flanc de la montagne. 

Légende ou vérité, on dit que dans ce lieu sauvage, caché au milieu du brouillard, il y a un village dont l'architecture est vieille de plusieurs centaines d'années, ses habitants seraient d'anciens bannis. 

Les sujets de conversation concernant ce hameau avaient manifestement stimulé l'intérêt populaire. Parce qu'un village supposé exister secrètement au fin fond des montagnes sans aucune relation avec la population locale dépassait l'entendement et ne pouvait être accepté que sous forme de légende.....(extrait du livre)

Le calme et la sérénité qui règnent dans ce hameau s'opposent à l'agitation que provoque l'installation des travaux. les ouvriers sont intrigués par ces mystérieux habitants et par la curieuse architecture des maisons dont les toits sont recouvertes d'une épaisse couche de mousse.

La dynamite qui est utilisée pour percer la montagne provoque des vibrations qui font tomber la mousse des toits des maisons. Silencieux et imperturbables, les habitants réparent les dégâts, alors qu'ils savent leur départ imminent. Ils sont expropriés.  

Le narrateur de ce roman travaille pour le futur barrage. C'est un ancien prisonnier qui a tué sa femme parce qu'elle le trompait. Alors, quand les habitants du village viennent demander justice pour le viol d'une des jeunes filles de leur communauté par un ouvrier du chantier, il va être profondément meurtri et médite sur sa propre agressivité envers sa femme.

Ce livre raconte la fureur du monde moderne qui a besoin de plus en plus d'espace pour exister au détriment de l'équilibre naturel et du respect des populations. Au milieu de cette folie destructrice qui anéantit le milieu végétal, l'auteur décrit la mort de deux femmes atrocement violentées par des hommes. Cette touche noire, qu'il rajoute judicieusement à ce tableau déjà bien sombre, dévoile ainsi à quel point la civilisation moderne ne guérit pas les hommes de leur sauvagerie.

Ce roman publié en 2006 provoque une véritable méditation sur la civilisation moderne et sur la catastrophe qui a frappé le Japon à Fukushima en mars 2011.

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satoyama« , 里山, désigant un espace non peuplé,

situé à la frontière de l’habitat humain et de la montagne boisée.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 21:45

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Avec un peu de retard, je présente la suite du challenge

Sur les Pages du Japon organisé par Kezako du livre

La consigne du mois de novembre : le roman policier

La voix

Récits policiers traduits du japonais par Karine Chesneau

Edition Picquier collection Poche: 252 pages / 1996

 

l'écrivain Seicho Matsumoto est considéré comme le Simenon japonais parce qu'il met en scène les gens du peuple, ceux dont la vie est ordinaire et qui pour une raison particulière deviennent des criminels. Son analyse psychologique très minutieuse des personnages permet, pour les lecteurs occidentaux, de situer clairement le contexte du crime dans la société japonaise et ainsi mieux comprendre l'attitude des différents acteurs de ces intrigues.

La voix est un recueil de 6 nouvelles policières qui reposent sur un même thème : le fait divers.

La vie des gens ordinaires, des gens du peuple s'oppose évidemment à l'existence plus riche et plus intense de celle des milieux aisés. Pourtant cela ne veut pas dire que "ces gens ordinaires" ont une vie morne et triste, et qu'ils se soumettent silencieusement à leur condition sociale. Bien au contraire. Seicho Matsumoto raconte dans ses intrigues policières comment la jalousie, la lâcheté, la convoitise, la peur, le désir de devenir riche.... sont souvent de puissants détonateurs pour échapper à une vie insipide.  L'élaboration d'un crime parfait pour sortir enfin de la misère ou bien se débarrasser d'une épouse gênante, d'un maître chanteur  est la solution que choisissent les héros de ce recueil de récits policiers.

l'assassin qui élabore avec minutie son crime, le témoin gênant mais aussi le policier qui va mener l'enquête sont les principaux personnages qu'analysent avec précision Seicho Matsumoto. Le lecteur découvre ainsi le Japon au quotidien.Toutes ces tranches de vie au demeurant banales, permettent pourtant de mettre en lumière un peu de la vie sociale de tout un chacun et pour le lecteur de s'immerger dans ce pays fascinant.

Pour tous ceux qui souhaite en savoir plus sur le Japon, cet auteur et à découvrir

A lire aussi :

Tokyo-express.jpg vase-de-sable.jpg

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 23:48

Banniere-octobre

  Challenge sur les pages du Japon organisé par Kezako du livre

La consigne du mois d'octobre : fantastique et fantasy images-copie-2.jpg

Scénario et dessins de Shigeru Mizuki

Editions Cornelius / 2006 : 420 planches

 

NonNonBâ, c'est un peu "la guerre des boutons" version japonaise ! 

Cette histoire se passe dans une petite ville de la province japonaise en 1930. Le jeune Shigeru vit auprès de sa famille et de la vieille NonNonbâ. Cette veuve d'un moine bouddhiste est une grande spécialiste de l'univers fantastique. Elle connait tout sur les monstres, les fantômes et toutes les forces surnaturelles et les légendes qui peuplent l'univers japonais. Elle va peu à peu initier le jeune garçon. 

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Shigeru qui a déjà une imagination vagabonde, va très vite se familiariser avec les monstres qui s'appellent des yôkaï dans la mythologie japonaise. Ils vont devenir des compagnons de ses aventures.

image-2.jpgShigeru passe beaucoup de temps avec ses copains pour faire les 400 coups.

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Mais aussi avec la vieille NonNonBâ pour de longues conversations sur la magie des yôkaï.

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Ce manga est un régal à lire, il est plein d'humour et permet de découvrir un peu mieux la civilisation japonaise grâce à ce jeune garçon qui découvre le monde avec la vieille NonNonBâ.

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 21:42

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  Challenge sur les pages du Japon organisé par Kezako du livre

La consigne du mois de septembre est l'univers des enfants

51ci9VhkZcL._SL500_AA300_.jpgKumiko Yamamoto / Edition Lirabelle : 2004

 

J'ai choisi cet album parce qu'il est proposé par les Editions Lirabelle avec un coffret contenant les pages du livre sous forme de grandes images pouvant être lues avec un Kamishibaï. 

Qu'est-ce qu'un kamishibaï ?

Le kamishibaï est d'origine japonaise. Ce petit théâtre portatif permet de raconter autrement des histoires aux enfants. On l'appelle ainsi parce que c'est la contraction japonaise des mots kami, le papier et shibaï, le théâtre. Son histoire remonte au XVIe siècle.

Ce sont les moines bouddhistes qui s'en servaient pour convertir la population. Ils pouvaient ainsi raconter l'histoire et montraient en même temps des rouleaux peints qu'ils faisaient défilés dans des cadres en bois.

Le Kamishibaï est une tradition japonaise qui est affilié à l'art de la rue. Il est maintenant de moins en moins utilisé depuis l'arrivée de la télévision.

L'artiste, « le bonhomme Kamishibaï», transporté son théâtre ambulant sur son vélo et il racontait ses histoires dans les rues.

Ce principe de théâtre ambulant est maintenant revenu à la mode grâce au bibliothèque et à toutes les petites structures culturelles qui accueillent des enfants.

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Son fonctionnement est simple : on installe le support en bois, ouvert (il se compose comme un triptyque) sur une table. Le cadre central sert à faire défiler les illustrations. Le conteur se place derrière et peut lire le texte qui est écrit au dos de chaque illustration et fait glisser ses dernières en temps voulu.

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l'image  se glisse dans le kamishibaï,

la partie écrite est placée du côté du conteur.

Chaque image est numérotée pour ne pas perdre le fil !!

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L'illustration est la partie que regarde la public

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Le coffret est composé de 18 illustrations

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Les enfants peuvent ensuite retrouver de nouveau l'histoire avec le livre.

A la recherche de Naru raconte l'histoire d'une petit garçon qui part à la recherche de son chien sans demander l'autorisation à ses parents et malgré la menace d'un typhon. Cette histoire se termine bien, mais les points forts de ce texte, permettent de montrer aux enfants qu'il est dangereux de sortir sans être accompagné d'un adulte.

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 22:24

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Challenge organisé par A faim d'en lire

 

Les amants

Edition 10/18 collection domaine étranger : 2004 / 271 pages

 

Ce roman reprend les thèmes privilégiés de Haruki Murakami : les histoires d'amours impossibles, la solitude, la littérature, la musique et la complexité de l'âme humaine. K. le narrateur de ce roman ressemble beaucoup à celui de "la ballade de l'impossible" et à Tengo de  "1Q84". K. est un jeune homme calme et solitaire, qui a la passion des livres et de la musique.

Dans ce roman, le narrateur est amoureux de Sumire, une jeune femme originale, un peu paumée qui souhaite devenir écrivain. Sumire considère K. comme son meilleur ami, son confident. Sumire est amoureuse de Miu, une mystérieuse femme d'affaire mariée mais pourtant extrêmement seule et libre. Miu n'est pas amoureuse de Sumire. Ce trio un peu étrange s'articule autour de Sumire. Avec beaucoup de finesse, ce roman nous fait pénétrer dans le monde des émotions, des désirs et des rêves. 

Un jour, Sumire disparaît. Plus aucune nouvelle de la jeune fille. C'est de Grèce que Miu téléphone affolée à K. pour lui annoncer la disparition de Sumire, avec qui elle est en vacances. Les paysages de Grèce décrits par l'auteur permettent au lecteur de s'abandonner plus facilement à la touche fantastique qui va donner une dimension étrange à cette histoire. Haruki Murakami a réussi une proueese : écrire une histoire avec très peu d'éléments. Il nous emmène avec beaucoup de simplicité et de finesse dans les méandres de l'imaginaire pour nous parler de la complexité des relations humaines. 

Ce roman a connu un véritable succès de librairie, pourtant ce n'est pas mon préféré, mais j'ai aimé retrouver ce style emblèmatique qui caractèrise les romans de cet auteur.

"je pense que nous vivons dans un monde, ce monde, mais qu'il en existe d'autres tout près. Si vous le désirez vraiment, vous pouvez passer par dessus le mur et entrer dans un autre univers" Haruki Murakami (entretiens)

Japon 2

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 22:43

Banniere-Juillet

Challenge sur les pages du Japon organisé par Kezako du livre

Au mois de juillet le thème du challenge est le manga

Manga 1

On peut lire ceci sur la 4ème de couverture :

Un an après la catastrophe qui a ravagé la région du Tôhoku le 11 mars 2011, la situation reste dramatique sur la côte Est de l'archipel nippon.
Pour soutenir à sa manière les victimes du séisme, Les éditions Kazé ont demandé à 8 auteurs de manga de partager leur vision des événements, avec leur sensibilité et style propre.
Quelles soient consacrées à l'héroïsme ordinaire des acteurs directs, ou à la résilience de tout un peuple face à ce drame sans précédent, ces histoires poignantes illustrent avec sobriété une des facettes les plus étonnantes de l'identité japonaise."
L'intégralité des bénéfices sera reversé à la Croix Rouge japonaise au profit des régions sinistrées par le séisme.

Voici les titres des 8 mangas et leurs auteurs :

Tadaima :

scénario et dessins de Katsura Takada  

Vivre :

scénario  Kaede et dessin : Mimu Hinata

 La survivante :

Scénario : Yasmine - dessin : Ken Takahashi

C'est ton tour, Gaichi ! :

Scénario et dessins : Fuji Ma-yu

Un centenaire à Fukushima :

Scénario : Dayhne Binatai - Dessin : Yudai

Le cercle des liens :

Scénario Yoshiha Kono - dessin : Megumi Asada pour

Le symbole de la reconstruction :

Scénario et dessin : Tetsuya Kawaishi

Un otaku a Sendai :

scénario : Glou - dessin : Amane Asanagi

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Avant chaque manga, on peut lire les réponses à un questionnaire qui a été proposé à chaque mangaka. Ainsi on peut lire ce qu'ils faisaient au moment de la catastrophe, le lieu où ils étaient quand le tremblement de terre a eu lieu, ce qu'ils pensent 1 an après de cet évènement, pourquoi ils ont accepté de participer à ce projet.....

Ce questionnaire est vraiment poignant parce que c'est la réalité du drame vécu au moment où il se produit.

Chaque manga fait environ 30 pages et présente vraiment des histoires de très grande qualité. 

Chaque mangaka a traité cet évènement selon son style et sa sensibilité. Les 8 mangas offrent un éventail de possibilités d'une très grand richesse artistique pour rendre hommage aux disparus, mais aussi à ceux qui travaillent sans relâche et à tous ceux qui souffrent d'avoir tout perdu, aux enfants a qui ils faut redonner l'espoir de vivre. 

Que ce soit des histoires réalistes ou bien futuristes, on y retrouve des lieux symboliques de violences extrêmes, comme Fukushima, Hiroshima, Pearl Harbor... Mais aussi des messages d'espoir, d'amour et de paix et une détermination à reconstruire. 

L'hommage à la catastrophe n'est pas traité de la même manière, les styles sont différents d'un manga à l'autre mais je les ai vraiment tous aimés.

 

Japon 2-copie-1 Japon 3

Ce manga est le tome 1, il faut espérer que le tome 2 sera édité un jour.

Je rajoute quelques clichés de l'exposition de photos de la catastrophe présentée au salon du livre de Paris. Ces photos montrent l'ampleur du drame que vit le Japon. J'explique le sens des photos selon les explications que j'avais relevées sur place.

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Cette tentative de plantations est tout aussi poignante

que le désespoir de cet homme sur la photo au-dessus.

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Ces 3 photos montrent que les japonais tentent par différentes animations de redonner de l'espoir et un peu de joie de vivre à la population

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Exercice de motivation pour redonner de l'espoir aux enfants de cette école

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Photos sauvées des décombres avec l'espoir qu'elles retrouvent peut-être leurs propriétaires...

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Et pour finir la centrale nucléaire de Fukushima.

Je rappelle que les bénéfices des ventes du manga "8 regards sur le drame" sont reversés en intégralité à la Croix Rouge Japonaise.

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 19:08

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  Challenge sur les pages du Japon organisé par Kezako du livre

Au mois de juin le thème du challenge "sur les pages du Japon"

est un voyage au Japon à travers les livres.

 

Challenge dragon 2012 organisé par Cath

ChallengeDragonFeu

erine sur son blog  "la culture se partage"

 

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  Photographies de David Michaud, Agence Ask-images et aura,

textes de David Michaud: Edition Chêne en 270 pags

Pour respecter la nouvelle consigne de ce challenge, j'ai choisi de commenter ce magnifique livre qui illustre merveilleusement bien le contraste entre le Japon d'hier et d'aujourd'hui.

David Michaud est photographe et journaliste. C'est en 2002 qu'il fait son 1er voyage voyage au Japon et crée le site internet lejapon.fr. qui devient une référence sur ce pays. Installé depuis 2007 au Japon (à Yokohama, près de Tokyo) . Ce premier ouvrage sur le Japon est suivi de beaucoup d'autres comme : Traditionnel Japon, Japon 365 Us et Coutumes, le Japon – Grands Voyageurs....

 Ce livre est découpé en 10 thèmes qui nous proposent des photos, des textes explicatifs, des proverbes, des réflexions d'auteurs (bibliographie à la fin du livre) comme Marguerite Yourcenar qui a écrit : « Mishima ou la vision du vide ». Cet essai raconte l'histoire de l'écrivain japonais Mishima qui se donne la mort d'une façon spectaculaire en se faisant Hara-Kiri le 25 novembre 1970

David Michaux glisse d'anciennes photos à ses propres clichés qui nous permet de comparer le Japon ancien et moderne. Ce livre éveillent particulièrement notre curiosité de touristes occidentaux sur un pays dont les coutumes restent pour nous bien complexes et mystérieuses.

Je vous  présente quelques extraits de ces 10 chapitres à l'aide de photos et d'extraits d'articles, ce n'est qu'un minuscule aperçu de ce qu'offre ce magnifique livre, mais j'espère qu'il vous donnera  envie de le regarder à votre tour.


Chapitre 1 : Le souffle de l'empire

Ce chapitre explique les fêtes, spectacles et animations culturelles et populaires qui permettent de faire revivre des coutumes ancestrales comme la cérémonie du thé et de se revêtir des costumes traditionnels.

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Le thé de l'après-midi, au début du XXème siècle

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Jeune étudiante en Kimono effectuant les gestes de la cérémonie du thé.

Kei, Satsuki et leurs camarades d'université se retrouvent tous les samedis dans une petite salle de Tatami que leur prête un temple du quartier. Avant tout par respect des traditions et par amour du thé vert, il forment ce cercle de la cérémonie du thé et se réunissent ainsi chaque week-end pour parfaire leurs techniques, répétant sans relâche, avec une concentration toujours soutenue, les gestes d'un rituel traditionnel influencé par le bouddhisme Zen et apparu au cours du XIIIème siècle.(extrait de la page 8)

 

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Danse avec une janome-Kasa (ombrelle) pendant le spectacle traditionnel d'Araumaza.

L'art du spectacle japonais reste traditionnellement ancré sur des préceptes ancestraux. Inchangées depuis des siècles, les représentations scéniques du théâtre traditionnel que sont les Bunraku (marionnettes), le Kabuki, (épique et populaire), le Kyogen (comédie) et le No (drame lyrique) déplacent toujours les foules (extrait de la page 22). 

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Rue des théâtres , Tokyo, vers 1914

La spiritualité joue un rôle important dans les arts martiaux japonais. Le sumo est l'art le plus marqué par les rituels traditionnels religieux shinto et offre un spectacle tout autant visuel que sportif

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Combat de rikishi (combat de haut niveau)

 

Chapitre 2 : Tokyo la trépidante

Tokyo la grande, Tokyo l'étourdissante, Tokyo aux milliers de Néons, Tokyo la bouillante...

Tokyo la mégapole possède bien des visages. Capitale du Japon depuis 1868, elle est, avec ses huit millions d'habitants et sa superficie de 617km2, la plus importante ville du pays. Son découpage en 23 arrondissements et un développement qui n'a suivi aucune planification lui confèrent une apparence de patchwork désordonnée, qui mêle constructions ultramodernes et vieilles demeures. (extrait de la page 34)

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Japonaise admirant l'impressionnante structure de Tokyo International Forum

Perdus au milieu des immeubles subsistent des quartiers aux allures du Japon d'après-guerre. dans ses îlots oubliés des promoteurs immobiliers, la vie suit un rythme bien différent de celle du reste de la cité.Les maisons, commerces et habitants semblent tous venir d'une autre époque. (extrait de la page 56) 

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Ruelle du quartier populaire de Tsuskisma, Tokyo

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Jeune employée d'une boutique de gâteaux traditionnels nettoyant le trottoir devant sa devanture

 

Chapitre 3 : Villes d'hier et d'aujourd'hui

On peut découvrir l'extrême contraste entre les villes modernes et celles qui ont su conserver leurs sites historiques. La ville de  Kyoto, l'ancienne capitale du Japon avec ses deux milles temples, sanctuaires, palais et jardins Zen et beaucoup d'autres bâtiments et autres lieux d'exception sont classés au patrimoine mondiale de l'Unesco.

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Namba Parks, galerie marchande située au centre de la ville d'Osaka

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Kinkaku-ji (pavillon d'or) symbole de la ville de Kyoto et du Japon.

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Sanctuaire Niyakuoji, au bout du chemin de la philosophie, Kyoto.

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lanterne en bronze décorant les abords du sanctuaire Toshogu

et sculpture en bronze de Komainu (lions mythologiques gardiens des temples.

Après les années folles de l'industrialisation, les japonais ont rapidement compris que la préservation du patrimoine et des sites historiques était un enjeu de taille et un devoir pour les générations futures. Ainsi, de nombreux endroits considérés comme trésors nationaux sont protégés des appétits de l'économie de marché.(extrait de la page 78)

 

Chapitre 4 : Enfants de l'eau

Ce chapitre nous apprend combien l'eau est importante dans la vie japonaise.

Source de spiritualité, l'eau purificatrice est présente dans chaque temple du japon. le visiteur se doit d'utiliser l'eau contenue dans un bac de pierre alimenté par une fontaine pour se purifier avant de pénétrer dans un lieu sacré (extrait de la page94)

Enfant de l'eau, le peuple japonais se familiarise dès son plus jeune âge avec l'élément liquide. Source de contes et de légendes, chaque cours d'eau recèle des histoires fantastiques narrées par les anciens pour emoustiller l'imaginaire des plus jeunes et les prévenir des dangers possible. (extrait de la page 99)

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Chapitre 5 : Esprits et divinités

Ce chapitre est très intéressant, il montre la grande liberté spirituelle du peuple japonais.

Au Japon coexistent toutes les religions du monde. Dont deux sont prépondérantes : le shintoïsme et le bouddhisme (avec certaines variantes suivant le lieu de culte). Malgré un nombre incroyable de temple au Japon, les japonais ne sont pas pour  autant de fervents croyants...(extrait de la page114)

Le mélange des croyances s'explique par le fait que les deux religions majeures du pays n'imposent pas la fidélité absolue à leurs adeptes. Tout au long de leur vie, les japonais suivent par superstitions de nombreuses cérémonies dont ils ignorent pour beaucoup l'origine.. (extrait de la page120)

Les fêtes et festivals au Japon ont souvent une référence religieuse ou chamanique. (extrait page 137)

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Entrée d'un temple de la rue couverte commerçante Teramachi, Kyoto

 

 Chapitre 6 : Rythmes quotidiens

Ce chapitre nous parle de la vie quotidienne au Japon : le travail, le rôle des hommes et des femmes, les loisirs....

DSCN0049.JPGHanami (pique-nique sous les cerisiers en fleur) dans le parce du quartier d'Omori, Tokyo

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A l'heure du thé sous les cerisiers en fleur, début de XXème siècle

On peut lire ceci page 146 :

La femme tient un rôle prépondérant dans la société japonaise : consommatrice avertie, elle en est le moteur économique. Objet de toutes les attentions, elle en vient à définir les règles d'une société que l'on dit pourtant dirigée par les hommes. Les femmes actives sont de plus en plus nombreuses (...) La vision archaïque de la femme mariée dévouée au bien-être de son mari travailleur tend à disparaître chez les femmes de la jeune génération... (extrait de la page 146)

 

Chapitre 7 : Éventail de saveurs

Mais au pays des sushis, la cuisine est loin d'être restreinte à ce régime riche en oméga 3. Bien que l'alimentation japonaise tourne souvent autour des ingrédients que sont les poisons et le riz, la variété des plats est infini, chaque région ayant ses spécialités, qu'elles-mêmes varient selon les villes et même les quartiers.

(Extrait de la page 164)

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Epicerie proposant de nombreux produits typiquement japonais dans une rue commerçante et populaire de Tokyo : Ameya Yokocho.

L'alcool est un vrai phénomène de société au Japon, souvent associé au monde du travail, mais il est présent dans toute la vie des japonais.

Les hommes sont plutôt adeptes de la bière et des alcools forts comme le saké (alcool de riz) ou le shoshu (meilleur marché que le saké) les femmes se laisseront plutôt tenter par la douceur d'un umeshu (alcool de prune) (extrait page 187)

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Barriques de saké en offrande dans un sanctuaire Shinto, Itsukushima

 

"Le saké pour le corps, le Haïku pour le coeur"

proverbe de Santora

 

Chapitre 8 : De forêts en rizières

On a toujours tendance à se représenter le Japon à travers ses grandes villes surpeuplées. Pourtant, après quelques minutes de train vers les montagnes, on découvre un autre univers où la masse des gratte-ciel n'existe plus et où l'espace entre les maison offre une intimité retrouvée.(extrait de la page 192)

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Des pèlerins admirent le spectacle senbon-zakura ("mille cerisiers") dans le parc du mont Yoshino (page 194)

DSCN0059.JPGpeignage du riz, Hiogo, vers 1907 (page 203)

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Grand-mère rentrant chez elle à vélo dans un petit village après avoir travailler sur son carré de terre, presqu'ile d'Izu. (photo page 212)

 

Chapitre 9 : l'esprit du bois

Au Japon, pays à l'urbanisme galopant et hypertrophié, on peut tout aussi bien se perdre dans une forêt de gratte-ciel que dans une forêt de sugi, appelés aussi cèdres de Japon.

Lepays est principalement composé de territoires montagneux n'offrant guère que 30% surfaces habitables, réparties entre villes et parcelles agricoles. Difficilement exploitables, les flancs des montagnes sont couverts d'immenses forêts. (extrait de la page 220)

Les esprits de la forêt sont très présents en de nombreux lieux pour beaucoup de japonais. Les habitants de ce pays, à grand majorité animiste, sont de fait très respectueux de la nature, et certains arbres sont vénérés tels des dieux.  (extrait de la page 224)

DSCN0064.JPGKintai-bashi, célèbre pont en bois à cinq arches franchissant la rivière Nishiki

dans la ville d'Iwauni, près de Hiroshima. (photo page 22-223)

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Détail de charpente du Butsuden (salle du Bouddha) du temple Kencho-ji, Kamakura. (photo page 235)

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 Détail d'une porte préservée près du temple Zojoji, Tokyo (photo page 234)

 

Chapitre 10 : l'art du geste

"On commence à vieillir quand on finit d'apprendre" proverbe japonais 

Le dernier chapitre de ce magnifique livre est consacré aux artisans.

Le japon est un des rares pays qui classe des hommes au rang de patrimoines nationaux... mais à y regarder de plus près, ce parti pris est aisément compréhensible car les artisans qui savent reproduire des gestes ancestraux disparaissent peu à peu et ne trouvent guère de jeunes gens pour les remplacer, tant l'apprentissage est long (l'affaire de toute une vie) et le métier souvent ardu. (extrait de la page 246)

DSCN0068.JPGLes différentes étapes de la création d'un masque de théâtre No. (photo page 251)

L'art du spectacle et de la scène traditionnel, suivant des préceptes définis depuis des siècles, se doit d'être entouré du savoir-faire d'antan. Qu'il s'agisse des accessoires, des costumes et même des décor et du lieu de représentations, tous les éléments qui contribuent au spectacle doivent répondre aux exigences et aux respects des traditions. (extrait de la page 251)

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M. Miyata, artisan, fabrique des tatami dans sa petite boutique

située au nord de Yokohama. (photo de la page 259)

Geta, tatami, baguettes en bois... Ces objets d'un autre temps sont pourtant toujours présents dans la vie moderne nippone. Bien que la production soit souvent industrialisée pour répondre à une demande de masse, la fabrication artisanale reste plébiscitée par des japonais attachés à l'authenticité et aux produits de qualité. (extrait de la page 258)

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Poterie japonaise dans une boutique d'un artisan potier (photo p. 260)

Ce voyage en images est terminé. J'espère que ce livre vous donnera envie de voyager et de vous plonger dans l'univers fascinant de ce pays. Mais le voyage au Japon le plus simple pour les vacances est de se plonger dans sa littérature.

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Et pour finir je vous laisse admirer ma petite kokeshi !

les Kokeshis sont les poupées emblématiques du Japon.

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 17:04

challenge-haruki-murakami

Challenge organisé par A faim d'en lire

 

1q84

 

Edition Belfond : 2012 / 544pages

 

Le tome 1 : ICI

Le tome 2 : ICI

 

J'ai lu et entendu beaucoup de déception autour de ce dernier volume. Même si Haruki Murakami est l'auteur japonais dont le style est le plus "occidentalisé", il est malgré tout imprégné de sa culture et signe là une trilogie "très japonaise" un peu comme "Kafka sur le rivage". Alors pour tous ceux qui attendent des explications et la révélation de l'énigmatique monde 1Q84 et bien je comprends qu'ils soient déçus.

Pour les autres, qui savent que ce monde aux nuits étranges où deux lunes flottent l'une derrière l'autre, et où d'étranges elfes tissent des chrysalides de l'air pour y faire naître des bébés qui s'appellent "daughter", n'est pas un monde qui s'explique mais se vit avec la dose d'imagination indispensable pour se laisser guider dans cet univers irréel. 1Q84 est un monde parallèle à notre réalité. Il est  habité par les little people. Ces sortes d'elfes ou bien lutins maléfiques cherchent à nous envahir. Leur pouvoir semble immense et indéfinissable, mais ils ne sont rien sans un élu de la planète terre qui va servir de lien entre les deux mondes. Aomamé a tué cet élu qui était aussi le leader de la secte des précurseurs et dont les pouvoirs gagnent en puissance grâce au little people. Tengo a été choisi pour le remplacer. Tengo ne sait pas qu'il est l'élu. 

Comme dans les autres volumes Tengo et Aomamé sont tout à tour les narrateurs de leur histoire, par contre un troisième personnage, Ushikawa, vient s'intercaler dans ce duo. Cet homme vit en marge de la société pour des raisons bien particulières que l'on va découvrir peu à peu et si 1Q84 est un monde qui semble silencieusement violent, le notre aussi détient sa part d'horreurs et de travers malsains. Le solitaire Ushikawa  travaille pour la secte des précurseurs et traque sans relâche Tengo et Aomamé.

L'étau se resserre peu à peu autour des trois personnages, qui vont lutter chacun pour faire triompher leur vérité. 

Quel est donc ce monde parallèle dont  les ouvertures sont invisibles ?

Aomamé est une Alice intrépide qui va comme l'Alice de Lewis Carroll découvrir que ce monde n'est pas rempli de merveilles, et va chercher à refaire le chemin inverse pour retrouver la porte par laquelle tout a commencé. 

Qui va triompher dans cette incroyable aventure qui se situe au frontière de notre monde visible : 1984 ou 1Q84 ou tout simplement l'amour ?

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