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Véronique Ovaldé et Laurent Mauvignier

Publié le par Nina

 

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Invités à la Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges

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Vendredi 13 janvier, 19 heures. Brrrr !!! Il fait froid, il fait nuit. Envie de rentrer chez moi et bien non pas du tout  !!!  J'ai le sourire aux lèvres en passant les portes de la médiathèque de Limoges avec plus d'une centaine de personnes pour rencontrer Véronique Ovaldé et Laurent Mauvignier.

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Véronique Ovaldé et Laurent Mauvignier font partie d'une même génération d'écrivains, avec d'autres comme Claudie Gallay, Delphine de Vigan, Régis Jauffret.......Ils représentent "le haut du pavé" de la jeune littérature française.

 

Passages de Pages est une manifestation qui est organisée par La BFM de Limoges, elle a pour but d'inviter des écrivains à rencontrer des lecteurs.

 
Cette soirée était animée par Constance de Buor, journaliste à La Vie et Erwan Desplanques, journaliste à Télérama.

Après les présentations respectives des deux écrivains, les journalistes ont posé des questions sur leurs romans, leurs thèmes préférés, leur manière d'écrire, leur enfance, leur découverte de l'écriture, leur métier d'écrivain....Ils ont répondu avec beaucoup de sérieux mêlé d'un humour bien sympathique, ce qui a détendu l'atmosphère très rapidement.  

Véronique Ovaldé et Laurent Mauvignier aiment se déplacer pour rencontrer leurs lecteurs. Ils nous expliquent qu'écrire est une activité solitaire, un peu en marge, décalée de la vraie vie,  ils aiment aussi se rencontrer entre eux pour discuter de leur métier qui est "une corporation particulière". 

Voici quelques extraits des réponses que j'ai pu relever aux questions des journalistes. 

Véronique Ovaldé explique que la parution de son livre "Et mon coeur transparent" a annoncé le début d'un nouveau cycle d'écriture. Elle aime  particulièrement écrire des histoires de femmes victimes de violence sociale et conjugale et qui veulent se libérer d'une entrave. Elle égratigne souvent les pères et les hommes en général, mais nous affirme t'-elle avec le  sourire "il y a toujours de beaux portraits d'hommes dans mes livres comme le lieutenant Taïbo dans "des vies d'oiseaux". Elle dit : "j'écris de là où je sors".  "Le terreau  familial" de Véronique Ovaldé lui a permis de voir, d'analyser et d'écrire sur les femmes qu'elle a côtoyé.  

L'écriture permet de mettre en scène des femmes qui vont s'émanciper d'un système archaïque, qu'elles vont  transgresser pour s'émanciper. 

Mais, elle nous a fait remarquer, qu'écrire sur le statut des femmes, sur les mères, sur les filles est une sous - catégorie de la fiction.

  • J'aurais aimé que les journalistes s'arrêtent sur cette réflexion pour demander des explications sur ce constat qui m'a étonnée. 

Véronique Ovaldé aime situer ses personnages dans des pays indéfinis qui ressemblent à ceux du sud, elle aime faire ce "pas de côté "cette parenthèse". "Parler du quotidien mais dans un ailleurs, mélanger le burlesque avec le cruel et l'intime".

Elle nous a dévoilé sa petite habitude quand elle écrit  : elle marmonne ses phrases !  ça lui permet d'entendre leur sonorité. 

Laurent Mauvignier dont je n'ai pas encore lu de livres, aussi avant sa venue j'ai lu son roman "le lien" ce qui m'a permis de mieux comprendre l'entretien de l'écrivain avec les journalistes.

Laurent Mauvignier fait lui aussi, un pas de côté quand il écrit sur les femmes, ce qui lui permet de ne pas parler de sa propre personnalité.

Ses romans sont des monologues intérieurs. Comme pour Véronique Ovaldé le tempo de la voix est important pour la construction de ses phrases. Cette tonalité permet la lecture à voix haute mais Laurent Mauvignier préfère que l'on utilise le terme "vocalité" plutôt que "oralité" quand on parle de son style.

Laurent Mauvignier a lui aussi dévoilé un peu de son enfance. Il a grandi dans un milieu ouvrier où le livre n'avait pas une place importante.

  • J'ai relevé le fait que Laurent Mauvignier est devenu un écrivain, le jour ou il s'est débarassé de son envie de devenir ecrivain !!

Laurent Mauvignier est un écrivain du réel. Il regarde les gens dans les rues, au supermarché.... et prend des notes. Ses sujets préférés sont les faits divers ou politiques qui influencent le déroulement de nos sociétés.

Je vais conclure en parlant de la grande règle d'écriture de Véronique Ovaldé et Laurent Mauvignier que j'ai trouvé très très intéressante.

La grande rêgle de ces deux écrivains est de ne pas prendre la pente.

 Ne pas prendre cette fameuse pense veut dire :

  • Trouver le bon chemin pour écrire un sujet.

  • Ne pas écrire le même livre à chaque fois.

  • Ne pas devenir un produit qui sort chaque année à date fixe.

  • Ne pas se laisser aller à la facilité en écrivant pour faire plaisir à ses lecteurs.

  • L'écriture doit être une aventure.

  • Un écrivain écrit pour lui.

  • Un lecteur lit pour lui.

    A mon humble avis "de ne pas prendre LA PENTE" est la règle de vie des bons écrivains.  Je rajoute qu'en tant que lectrice, je pense que « la lecture d'un livre doit être pour nous aussi une aventure ».

Cette peur de prendre la pente est commune à beaucoup d'écrivains, mais certains la prennent allègrement !! 

Je remercie Véronique et Ovaldé et Laurent Mauvignier de nous avoir fait passer un si bon moment en leur compagnie. En plus d'être de très bons écrivains, ils sont vraiment très sympathiques.

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Des vies d'oiseaux

Publié le par Nina

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Editions de L'olivier : 2011

 

Il y a deux genres de vies pour les oiseaux. Ceux qui vivent dans des cages, complètement à l'abri du besoin. Leur existence est prisonnière de celui qui ouvre et ferme la cage. Et puis, il y a les autres, ceux qui volent de leurs propres ailes, ceux qui vivent libres. Ces oiseaux là, ont une vie beaucoup plus riche, plus excitante mais elle est aussi pleine de dangers.
« Des vies d'oiseaux », une métaphore qui illustre parfaitement  ce roman, où Véronique Ovaldé raconte la vie de certaines femmes qui ressemble à des oiseaux en cage.

Dans un pays qui pourrait être en Amérique du Sud, parce que les pauvres y sont presque indigents et les riches fortunés à l'extrême. Dans ce pays, pas de commune mesure, le bonheur se situe dans les belles villas sur les hauteurs et non pas dans la fange des bas-quartiers. Le bonheur n'est qu'une question d'argent. La belle Vida, fille des bas-quartiers, en était certaine que l'argent était le symbole du bonheur, quand elle s'est mariée avec un homme des quartiers d'en haut.
La violence des quartiers pauvres, Vida l'a vécu dés sa petite enfance, mais elle ne savait pas qu'elle allait en vivre une autre, tout aussi destructrice. Cette violence là, ne se voit pas, ne laisse pas de marque sur la peau. Vida passe ses journées dans sa prison dorée, une luxueuse villa dont les vitres ne peuvent s'ouvrir sur le jardin à cause de la climatisation. Les années passent, tristes et mornes et sa fille Paloma n'est plus l'enfant qui donnait un sens à sa vie mais une adolescente qui étouffe dans cet univers suffocant. Paloma ne supporte plus ni son père ni cette mère qui n'est qu'une belle potiche anxieuse de ne pas être à la hauteur des amis de son mari  et qui supporte sans rien dire ses exigences.
Alors quand Paloma s'enfuit avec leur jeune jardinier et qu'un policier vient sonner à la porte de la villa, c'est tout l'existence de Vida enfermée dans sa belle maison qui vole en éclat, pour peut-être  donner un véritable sens à sa vie et laisser les faux-semblants derrière elle. 
Après « Ce que je sais de Vera Candida », j'ai retrouvé avec beaucoup de plaisir ce même style dans « des vies d'oiseaux » qui caractérise l'écriture de Véronique Ovaldé. L'écrivaine aborde des sujets graves, celui des femmes, de la violence, de la pauvreté... racontés sous la forme de la fable, avec un certain humour ce qui permet à ses héroïnes de choisir le chemin de la liberté en faisant un pied de nez à leur bourreau. 

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Véronique Ovaldé a répondu aux questions posées par  Amanda sur son livre "des vies d'oiseaux" à lire ICI

Clara a elle aussi beaucoup aimé ce livre sa critique ICI

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Hugo Cabret : le film

Publié le par Nina

coeur-20_9_.gifHugo Cabret

Réalisation : Martin Scorsese
Avec : Asa Butterfield, Chloë Moretz, Ben Kinglsey, Sacha Baron Cohen, Jude Law et Christopher Lee.

  Un film tiré d'un livre est toujours une aventure un peu difficile. Je suis toujours très curieuse de voir comment un réalisateur va extraire des pages d'un roman,  les lieux et les personnages, et rendre l' histoire vivante devant nos  yeux.  

Martin Scorsese a réussi ce dangereux pari, parce que le livre "l'invention de Hugo Cabret" est un roman graphique qui  a son propre décor mais en noir et blanc et ses personnages déjà représentés. Voilà bien là, la prouesse du réalisateur qui a vraiment créé un univers semblable au livre tout en lui donnant des couleurs. Les acteurs ont aussi bien su adopter la personnalité des héros du roman.

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  Ben Kingsley dans le rôle de Georges Méliès

On sait aussi que cette histoire a beaucoup touché Martin Scorsese parce qu'on le sait très sensible à la conservation de notre patrimoine cinématographique.

C'est pour cela que ce roman dans les mains de Martin Scorsese ne pouvait que devenir un film. Il fallait son talent pour raconter la fascinante histoire du début du cinéma. Une période un peu oubliée, où le cinéma relevait vraiment de la passion un peu folle d'une poignée d' hommes qui avaient envie de  faire vivre des émotions cinématographiques plus intenses à l'aide d'effets spéciaux patiemment élaborés.

Il me semble que Martin Scorsese a aussi voulu démontrer l'intérêt pédagogique de cette histoire. Ce livre et ce film permettent de raconter les débuts du cinéma et de faire le lien entre la création artisanale des premiers effets spéciaux et ceux réalisés en version numérique et maintenant en 3D.

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"Hugo Cabret" est tourné un peu à la manière des premiers longs-métrages. C'est un film qui prend son temps, la caméra déroule l'histoire, montre cette magnifique gare Montparnasse dans les années 1930. Les personnages qui y vivent, les boutiques, les voyageurs au rythme du va et vient incessants des trains, et surtout les pendules, et les énormes rouages que Hugo Cabret à la fonction d'entretenir, ce qui nous montre ainsi l'envers d'un décor fascinant : une gare au début du XXème siècle. 

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Les personnages jouent à la perfection leur rôle. On peut noter bien sur que le jeune Asa Butterfield est remarquable dans le rôle de Hugo Cabret, il ressemble étonnement au personnage du livre et son amie Isabelle Méliès aussi. Ben Kingsley dans le rôle de Georges Méliès est bluffant de vérité, il rend ainsi un hommage magnifique à cet incroyable réalisateur.

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A la manière d'Alfred Hitchock,  Martin Scorsese s'est glissé dans son film, il y joue un petit rôle celui d'un photographe. Mais on peut y voir aussi  l'auteur du livre dans un plan-séquence à la fin du film.

Brian Selznick dit : "Martin Scorsese a été très généreux avec moi et je suis très heureux d'avoir ce caméo dans son film" , (Télérama.fr du 16/12/2011)

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Georges Méliès est l’une des figures les plus étonnantes du cinéma. Entre 1896 et 1913 il a réalisé 520 films dont il est le producteur, le distributeur et dans lesquels il joue. Premier à utiliser la caméra pour raconter une histoire avec mise en scène et décors, Méliès a inventé toutes sortes de trucages qui sont encore la base des effets spéciaux modernes.

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Si vous ne l'avez pas encore vu,  dépéchez vous ! Il ne va pas rester encore longtemps à l'affiche.....

 

Et pour ceux qui veulent en savoir plus Georges Méliès et l'histoire du cinéma : ICI


Publié dans Films

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L'invention de Hugo Cabret

Publié le par Nina

 

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écrit et illustré par Brian Selznick

Bayard jeunesse : 533 pages / 2008

 

"L'invention de Hugo Cabret" est un  roman graphique qui est sorti discrètement en France en 2008. Ce gros livre a une conception originale, les dessins sont en noirs et blancs, on les dirait simplement  crayonnés. Ce roman fait 534 pages mais il n'y a que 182 pages qui sont consacrées au texte. Le reste est composé de dessins, photos et croquis.

Son auteur, Brian Selznick a reçu la médaille Caldecott qui est la plus haute distinction décernée aux Etats-Unis à un livre jeunesse illustré.

Hugo Cabret est un curieux garçon, il vit et travaille à la gare Montparnasse qui est un lieu bien particulier dans les années 30. Tout un tas de petits métiers, de commerces s'y côtoient au milieu de la foule des voyageurs.

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Hugo Cabret vit seul, il est orphelin. L'horloger de la gare Montparnasse est son oncle, il a recueilli le jeune garçon afin que celui-ci travaille à sa place. Hugo a une existence de travaileur clandestin. Il doit  remonter, nettoyer et vérifier toutes les horloges sans être vu du surveillant de la gare, sinon on le conduira à l'orphelinat. Mais Hugo Cabret n'est pas le pauvre garçon que l'on croit. C'est un garçon qui porte en lui un secret et un rêve qu'il veut accomplir en hommage à son père.  C'est pour cela que l'on voit Hugo rôder près de la boutique du vendeur de jouets pour essayer de lui voler des mécanismes qui vont lui permettre de reconstituer l'automate que son père réparait avant de mourir dans l'incendie du musée où il travaillait.

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Cet automate détient un secret et seule une mystérieuse clé en forme de coeur lui redonnera la vie pour délivrer son  message. En suivant Hugo Cabret dans cette gare, on fait un voyage dans un monde fascinant, celui d'une gare avant que la technologie ne remplace les hommes. On rencontre des personnages insolites, mon préféré est le bouquiniste qui laisse Hugo Cabret s'installer et lire à loisir les livres de sa librairie. Ces gigantesques étagères de livres sont une petite merveille !! 

 

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Hugo Cabret va vivre une foule d'aventures avant de comprendre qu'il y a un lien entre l'automate  est le vendeur de jouets et ainsi découvrir une des plus fabuleuses histoires du cinéma. 

Mais qui est donc ce vieux vendeur de jouets ? Chut !! je ne dirais rien pour ne pas dévoiler le secret de ce livre....

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Hugo Cabret est un livre qui parle de magie, de rêves et de passions. Tout ce qui donne à la vie son sens et  sa beauté.

Alors il est complètement normal que Martin Scorsese en découvrant ce livre que sa fille lisait, ait eu envie d'en faire un film....

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L'évènement du salon du livre 2011 de Montreuil a été  la venue en personne de Brian Selznik. On doit à cet auteur américain l'hommage bien mérité au cinéaste français Georges Méliès qui grâce à ce livre et au film de Martin Scorsese est sorti de l'ombre. Il y a eu une projection en avant - première du film au cinéma Méliès à Montreuil. Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, un blog en relate tous les faits : ICI

Publié dans Romans graphiques

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Alice au pays des merveilles

Publié le par Nina

  Lecture commune organisée par le Hérisson lecteur

 

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Edition Le Livre de Poche / 2009

Illustration originale de Christian Lacroix

 

Alice au pays des merveilles est plus qu'une oeuvre, c'est un mythe. Cette histoire traverse les époques sans prendre une ride. Alice a inspiré et inspire encore de nombreux artistes et ces dernières années on a vu beaucoup d'éditions illustrées par les plus grands illustrateurs jeunesse. Cette oeuvre a influencé la musique, le cinéma, la bande dessinée, le manga, la littérature et même la mode. Ainsi, on peut voir que le couturier Christian Lacroix a inventé une "Alice"  pour les éditions du livre de Poche.  

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J'ai feuilleté beaucoup de livres illustrés d'Alice au pays des merveilles, et J'aime particulièrement la "Alice" de Rebecca Dautremer. Comme beaucoup d'artistes contemporains, Rebecca Dautremer a changé la représentation classique d'Alice, instauré par Disney. Sous son crayon,  Alice est devenue une petite fille brune aux cheveux courts qui évolue dans un monde très poétique, suréaliste et fascinant.

 

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  Rebecca Dautremer

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L'histoire d'Alice

Tout le monde connait l'histoire de cette petite fille, même sans avoir lu le livre car de nombreuses adapataions cinématograpahiques ont été réalisées et la dernière en date le film de Tim Burton. mais c'est surtout les passages les plus connus qui ont rendu l'oeuvre universelle.

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Images du film de Tim Burton "Alice in wonderland"  2010.

Alors que se passe t'-il dans cette histoire de si extraordinaire ?

Sous un arbre, Alice s'ennuie auprès de sa soeur occupée à lire. Elle voit un lapin blanc qui regarde sa montre à gousset en disant " oh là là ! ho là là ! je vais être en retard ! " et l'intrépide petite Alice se lève d'un bond et part à la poursuite de ce curieux animal jusque dans son terrier.

Et c'est ainsi que l'on va suivre les aventures les plus rocambolesques et les plus absurdes de la littérature jeunesse !

Alice va suivre le lapin jusque dans son terrier et tomber dans un puit sans fond qui va l'emmener dans un monde imaginaire et farfelu. Alice va vivre des aventures étranges, voire cauchemardesques à chaque étape de son voyage. Avec un bon sens de la répartie et beaucoup d'humour et de courage, Alice va s'adapter et se sortir de chaque situation nouvelle.

Lewis Carroll fait de son héroïne une petite fille intrépide, curieuse et indépendante, qui va vaincre chaque situation périlleuse sans l'aide de personne. Alice au pays des merveilles est une oeuvre résolument moderne si on la compare à l'époque victorienne où est écrit ce roman.

9782877670104FS.gifPour pénétrer dans le jardin extraordinaire  qu'elle entrevoit  par une petite porte, Alice va devoir boire une potion et manger un gâteau qui vont la rendre tour à tour minuscule ou gigantesque.

Alice Bois moi

Après avoir manqué de se noyer dans ses propres larmes, Alice arrive dans un monde étrange celui du non-sens. Cet univers complètement loufoque est gouverné par une reine de coeur sanguinaire. On y découvre une foule de personnages et d'animaux bizarres. Il y a un ver à soie qui donne des conseils, un chat au sourire enigmatique qui apparait et disparait mystérieusement.... Mais la situation la plus délirante est bien celle de la rencontre avec le chapelier fou ! Du délire extrême ! un véritable bonheur à lire, qui a été bien sur magnifiquement illustré mais aussi interprété par Johnny Deep dan le film de Tim Burton.

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La devinette du chapelier fou :

Quelle différence y a-t-il entre un corbeau et un bureau ? 

Toutes les aventures ont une fin et celle d'Alice se termine sous une pluie de cartes qui tombent sur elle. Mais à son réveil, les cartes ne sont plus que de simples feuilles qui tombent de l'arbre sous lequel elle était endormie !

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La fin de l'histoire d'Alice au pays des merveilles

dans le pop-up

de Benjamin lacombe : il était une fois.

Ce conte n'a pas qu'intéressé les artistes, beaucoup de psychanalistes, d'intellectuels ont analysé cette oeuvre, car elle est aussi très symbolique. Jacques Lacan l'a beaucoup commentée dans ses cours et Gilles Deleuze s'est beaucoup intéressé à la "construction du sens dans un jeu paradoxal entre sens et nons-sens" 

Alice au pays des merveilles est l'hisoire la plus emmêlée de la littérature jeunesse ! 

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Les liens pour lire les différentes critiques de cette lecture commune : Milly

Aline, l'Ogresse de Paris.

Publié dans Littérature jeunesse

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Véronèse le triomphe de la couleur

Publié le par Nina

 

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Anne Sophie Moliné

Editions A'Propos : 63 pages / 2009

 

 

Les éditions A'Propos propose un collection ambitieuse : présenter un peintre à la fois dans son contexte historique, familial et social mais aussi artistique de l'époque.  

Ceci est bien entendu indispensable pour bien comprendre l'oeuvre d'un peintre mais en seulement 63 pages, c'est un pari plutôt pertinent !

 Et bien le pari est tenu car j'ai été stupéfaite par la qualité de ce "petit" documentaire. Un format pratique, un beau papier, des reproductions lumineuses, des explications claires classées par thèmes et très bien réparties dans le livre. Il est  évident aussi que de parler d'un peintre sans voir ses peintures est difficile, et là encore ce livre présente beaucoup d' oeuvres de Véronèse avec beaucoup de précision malgré le petit format de ce livre.

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Grâce à la rubrique "arrêt sur image" qui présente l'analyse d'une oeuvre.

On peut avoir une description détaillée de certains tableaux comme : "Le triomphe de Mardochée" (1555-1556), "Giustiniani avec son fils cadet et sa nourrice" (1560-1561), "Le triomphe de Venise" (1579-1582).

La rubrique "Approfondir" comme son nom l'indique va plus loin dans le détail et nous invite à une analyse plus sérieuse de l'oeuvre.

Paolo Caliari dit Véronèse est un peintre italien qui a vécu de 1528 à 1553. Cet  artiste est un véritable génie de la peinture car il fut célèbre dès l'âge de 25 ans. A une époque de grands bouleversements artistiques, Véronèse s'est imposé avec un style résolument moderne et a inventé un nouveau courant "le maniérisme". "Véronèse fut l'inventeur d'une nouvelle manière (...) il y a dans sa peinture une facilité inimaginable et une touche qui charme" Francesco Algarotti, essai sur la peinture, 1762 (Extrait de la page 19).Véronèse utilise des couleurs très vives, très vite son style le rend différent des peintres de son époque. C'est à Venise que son style sera reconnu et il deviendra l'égal du peintre Titien.

Une bibliographie est proposée à la fin du livre et une liste des principaux musées en Europe et dans le monde où l'ont peut admirer ses oeuvres. En France en dehors du Louvre, il y a des villes comme Caen, Strasbourg, Lyon, Marseille........ qui possèdent des oeuvres du peintre.

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Cette collection est remarquablement bien conçue, elle offre vraiment une possibilité de connaître les différents aspects de l'oeuvre d'un peintre rapidement. On peut lire ce livre d'une façon linéaire mais aussi l'ouvrir au chapitre que l'on désire. Le format de poche permet de l'emmener facilement par exemple dans un musée.

Cette collection présente d'autres peintres comme : Gauguin, Monet, Bonnard, Le Douanier Rousseau........

Je remercie  les éditions A'Propos et Babelio qui m'ont fait connaître cette collection.

Pour finir quelques titres tentants !

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Publié dans Histoires de peintres

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Sunset Park

Publié le par Nina

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Actes Sud / 2011

 

Sunset Park est un roman social, il symbolise notre époque. Même si c'est de l'Amérique qu'il est question, il me semble que l'on peut retrouver ces problèmes de société dans tous les pays actuellement.

Le personnage principal "Miles" donne le ton d'entrée de jeu, il prend en photo les maisons vidées de leurs occupants à cause de la crise des subprimes. L'Amérique est en crise, l'argent est dans les mains des spéculateurs et on se débrouille comme on peut pour garder un peu diginité.

Crise du logement, crise de couple, crise familiale, crise sociale : le monde est en crise. Les personnages de ce roman se débattent, trouvent des idées pour vivre autrement. Paul Auster nous donne ainsi des exemples de vies dans ce pays où le rêve américain est devenu un cauchemar. Le roman prend de l'ampleur, quand Miles rencontre des problèmes graves dans sa vie, et s'en va rejoindre son ami Bing pour vivre dans un squatte avec Alice et Ellen. Cette maison abandonnée va leur donner un peu de temps pour refaire surface. Ces personnages sont en situation de repli, ils n'ont pas d'argent mais il ont aussi tous des failles, des traumatismes liés à leur passé. Ces secrets bien gardés au fond d'eux, montrent à quel point, ne pas montrer, ne pas dire les problèmes, par peur des réactions est bien plus destructeurs que d'en parler.

Paul Auster aborde tous les sujets sociaux qui traversent notre vie actuelle avec beaucoup de justesse : les projets professionnels qui deviennent compliqués à mettre en place, les études de plus en plus longues pour fuir le chômage, l'identité sexuelle, la vie de couple, le divorce, les familles recomposées......

J'ai par contre lu un peu en diagonale les pages qui parlent de Base-Ball ! Paul Auster rend  hommage à la littérature et pour cela parle des écrivains tout le long de son roman, il fait aussi passer des messages d'alerte au sujet des petites maisons d'éditions qui ne peuvent plus prendre de risque comme avant pour éditer certains livres à faible tirage. 

Paul Auster en profite aussi pour mettre en avant le P.E.N (ne pas confondre !) qui est un organisme qui prend la défense des écrivains emprisonnés qui n'ont plus le droit d'écrire et de publier. Je ne connaissais pas cet organisme, il mérite d'être un peu plus connu.

 

J'ai aimé cette histoire qui est une sorte de constat d'une époque qui se termine. Les personnages sont profondemment  attachants, et j'ai vraiment apprécié le style, un vrai régal. Paul Auster alterne les points de vue des personnages ce qui donnent une vision plus élargie des situations évoquées. Il y a des effets de style un peu complexes et très littéraires qui sont un vrai bonheur ! Par contre à un moment, Paul Auster utilise le "tu" pour raconter, heureusement ce n'est que pendant quelques pages, je crois que je ne serais pas capable de lire un roman qui utilise le "tu" en permanence.

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Je publie la chronique de ce roman aujourd'hui 12 décembre, en hommage à Hubert Nyssen le fondateur d'Actes Sud qui nous a quittés le 12 novembre 2011. C'est  Denis, qui a eu cette belle idée : le 12 de chaque mois on peut publier un roman d'Actes Sud et ceci pendant un an en souvenir de cet amoureux des livres. .  

 

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Les romans présentés pendant la battle...

Publié le par Nina

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J'ai trouvé intéressant de voir le choix de livres présentés par les jeunes participants à la battle.

Voici les titres et le résumé des romans. Une liste éclectique et de très grande qualité.

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Terrienne / Jean-Claude Mourlevat : Edition Gallimard Jeunesse - 2011

Résumé :

Tout commence sur une route de campagne...
Après avoir reçu un message de sa soeur, disparue depuis un an, Anne se lance à sa recherche et... passe de " l'autre côté ". Elle se retrouve dans un monde parallèle, un ailleurs dépourvu d'humanité, mais où elle rencontrera cependant des alliés inoubliables. Pour arracher sa soeur à ce monde terrifiant, Anne ira jusqu'au bout, au péril de sa vie. Et se découvrira elle-même : Terrienne. Vous ne respirerez plus jamais de la même manière

 

imagesLe world Shaker / Richard Harland : Edition Hélium - 2010

Résumé :

Un roman « steampunk » épique, sur lequel souffle le vent rebelle d un premier amour.
1995, dans une autre Histoire. Colbert « Col » Porpentine, seize ans, est grisé par la nouvelle qui vient d'être solennellement annoncée : à sa majorité, il sera appelé à succéder à son grand-père, Sir Mormus, aux commandes du Worldshaker, le gigantesque navire-monde sur lequel il vit depuis toujours et qui parcourt terres comme mers.

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L'atlas d'Emeraude / John Stephen : Milan - 2011

Résumé :

La petite fille fut tirée de son sommeil. Sa mère se penchait au-dessus d'elle. Kate, lui disait-elle d'une voix basse et pressante, écoute-moi bien. J'ai besoin que tu fasses quelque chose pour moi. J'ai besoin que tu t'occupes de ton frère et de ta soeur. Tu comprends ? Il faut que tu t'occupes de Michael et d'Emma. Qu'est-ce... Je n'ai pas le temps de t'expliquer. Promets-moi que tu veilleras sur eux. Mais... Oh, Kate, je t'en prie ! Promets-le-moi ! Je... je te le promets. C'était Noël.

Papillons-noirs.jpgPapillons noirs / Claire Mazard : Editions Oskar jeunesse - 2009

Résumé :

Vanessa et Jennifer, seize ans, sont amies. Vanessa a été repérée par une agence de mode. Elle a rendez-vous avec la directrice de cette agence, Maud Combes. Mais depuis quelque temps, elle reçoit des lettres menaçantes, découpées en forme de papillon de nuit sur lesquelles est inscrit le message suivant :
"TU ES BELLE ; TU ES JEUNE ; TU VAS MOURIR... ASSASSINÉE" Elle reçoit ce même message par SMS sur son portable. En se rendant au rendez-vous, elle sent qu'elle est suivie. Son portable sonne et une voix lui dit " Tu vas mourir assassinée, Vanessa". Le lendemain, le corps de la directrice de l'Agence Maud'elle est découvert sans vie, une jeune fille inconnue a été assommée et est transportée à l'hôpital dans un coma profond et surtout Vanessa a disparu...

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Journal de bord d'un dégonflé / Jeff Kiney : Seuil - 2009

Résumé :

Greg a 12 ans, un grand frère musicien qui lui fait des blagues, un petit frère qui le colle sans cesse, un copain au collège qu'il supporte - histoire de ne pas être seul -, des problèmes avec les filles de sa classe qui pouffent à longueur de journée, des parents qui ne comprennent jamais rien à ce qu'il demande... Alors quand sa mère lui offre un journal pour qu'il écrive dedans ce qu'il ressent, Greg le rebaptise en carnet de bord (hors de question de mettre des "Cher journal" par-ci et des "Cher journal" par-là).? Au moins, quand il sera célèbre, il pourra distribuer son carnet aux journalistes, plutôt que de répondre à leurs questions idiotes ! En attendant, Greg va à l'école et doit côtoyer des garçons plus grands, plus forts... voire même qui se rasent déjà !?Comment trouver sa place sans trop se faire remarquer ??Comment épater les filles ? Comment se faire respecter ? Greg nous livre ses secrets et ses pensées au fil de son année scolaire.Greg Heffley, l'anti-héros qui va vite en devenir un !

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Elle s'appelait Sarah / Tatiana de Rosnay : Le livre de poche - 2008

Résumé :

Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l'étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l'abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible. Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d'Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie changer à jamais. Elle s'appelait Sarah, c'est l'histoire de deux familles que lie un terrible secret, c'est aussi l'évocation d'une des pages les plus sombres de l'Occupation. Un roman bouleversant sur la culpabilité et le devoir de mémoire, qui connaît un succès international, avec des traductions dans vingt pays.
Ce livre a obtenu le prix Chronos 2008, catégorie Lycéens, vingt ans et plus.

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Des étoiles au plafond / Johana Thydell : Edition Thierry Magnier - 2010

Résumé :

Tout allait bien pour Jenna, quand sa mère est tombée malade.
Et franchement gérer le quotidien, les courses, les repas, le ménage, ça n'a rien de drôle. Heureusement il y a Susanna, sa meilleure amie, celle avec qui elle peut fantasmer sur Sakki et partager sa haine pour sa voisine Pénélope, pourtant adulée par tous au collège. Chaque jour, la santé de sa mère se dégrade, Jenna grandit, change, elle comprend que la grande liberté de Pénélope cache quelque chose.
Comment rester insensible à l'histoire de cette toute jeune fille qui continue sa vie de pré-ado en affrontant un chagrin trop grand ? Premier roman d'une jeune auteure suédoise, traduit en dix-sept langues, joué au théâtre et adapté en long métrage.

C'est donc Sara qui repart avec un lot de livres. Sa critique du livre"Des étoiles au plafond" a conquis le jury et le public. 

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Michel Abescat répond aux questions de Sara sur son métier de journaliste, sa façon de voir la critique littéraire, ses réflexions sur les blogs littéraires....  ICI

Publié dans Revue de presse

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1Q84 livre 2 juillet - septembre

Publié le par Nina

 

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Edition Belfond : 2011/ 500 pages

 

Le second volet est tout aussi prenant que le 1er, on avance dans cette histoire à pas feutrés. 1Q84 est un monde parallèle qui apparaît qu'à ceux qui ont franchi le passage. Qui peut et comment peut-on passer dans ce monde étrange ? C'est toujours le mystère total, qui ne sera dévoilé que dans le 3ème volet. l'héroïne, Aomamé, a descendu un escalier le long d'une autoroute et c'est là que le passage s'est ouvert. Pour Tengo c'est la réécriture du roman de la fille du Gourou de la secte des précurseurs qui lui a fait passer cette frontière invisible aux yeux du commun des mortels.

Aomamé et Tengo sont les deux êtres élus pour accomplir une mission. Ils ont été choisis : mais on ne sait pas par qui, et pourquoi. On sait juste que ces deux jeunes gens ont des failles dans leur vie familiale, ils ont dû se désolidariser de leur famille pour pouvoir exister par eux-mêmes. Ils se sont rencontrés dans leur enfance, cet ultime contact a tendu un lien invisible entre eux,  qui semblerait les définir comme deux moitiés d'un élément indispensable à la réalisation du projet des Little People. Pour le moment, ils ne savent pas qu'ils sont importants l'un pour l'autre. Aomamé tue des hommes pour le compte d'une vieille dame qui veut venger les femmes victimes de leur violence. le prochain sur la liste est le gourou de la secte des précurseurs. Cet homme sert de passeur entre 1984 et 1Q84. On le croit violeur d'enfants, il est en réalité une victime des « little people ». On sait aussi que dans le monde de 1Q84, une étrange chrysalide donne naissance à des « doubles » appelés : daughter.

Je n'en dirais pas plus, sinon je vais dévoiler trop d'éléments et nuire à la lecture des prochains envoutés par 1Q84 !!

J'ai trouvé le tome 2 tout aussi intense que le tome 1. C'est une vraie réussite, aucune faiblesse dans le rythme, les différentes histoires s'emboitent bien, 1Q84 est encore un monde mystérieux qui dévoilera sa réalité dans le dernier volume. Dés sa sortie en librairie, je cours l'acheter !!!

 

Petites infos autour de 1Q84 :

Il parait que les éditions Belfond ont choisi d'éditer ce roman en 3 exemplaires alors que d'autres pays ont fait le choix de le faire en 2 volumes et même voir en 1 seul livre pour les américains. En France, si on veut acheter les trois volumes, on doit dépenser 69 euros.

Je suis bibliothécaire et je peux constater que comme la littérature japonaise n'est pas "grand public", on ne se bouscule pas pour réserver 1Q84 dans ma médiathèque. Alors un conseil, si dans les grosses médiathèques, la série n'est pas disponible, je vous conseille de vous adresser aux annexes des médiathèques ou dans les bibliothèques des banlieues, vous aurez une chance d'emprunter rapidement la série.

Vous pouvez aussi la commander au Père Noël !!!

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Publié dans Littérature japonaise

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1Q84 Livre 1 avril - juin

Publié le par Nina

 

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Edition Belfond : 533 pages

J'ai lu ce roman début septembre, j'avais pris diverses notes au fur et à mesure de ma lecture, mais j'ai lu vraiment beaucoup de chroniques sur Internet à propos des ces deux livres, il n'est donc pas facile d'en parler sans faire redondance avec tout ce qui a été écrit.

Alors j'ai choisi de raconter une scène qui m'a particulièrement plu, et qui contient pour moi toute la genèse de ce roman. C'est vraiment avec cette scène que l'étrange monde 1Q84 se révèle.   

Cette scène est au début du roman. Un embouteillage monstre bloque toute la circulation des voies extérieures de Tokyo. Une jeune femme attend patiemment à l'arrière d'un taxi en écoutant le morceau musical que diffuse l'auto-radio. Elle s'étonne de reconnaître le compositeur et l’œuvre qui est jouée. Il s'agit de Sinfonietta  du compositeur tchèque Janáček. Le trafic est complètement bloqué et elle commence à s'inquiéter, elle va arriver en retard à son rendez-vous. Le chauffeur de taxi lui propose de descendre l'escalier d'urgence qui est situé le long des piliers de l'autoroute. Cet escalier va lui permettre d'accéder à une gare, si elle peut prendre un train, elle sera à l'heure à son rendez-vous. Le chauffeur de taxi dont elle n'a pas vu le visage lui dit avant de quitter  la voiture : Il ne faut pas se laisser abuser par les apparences. Il n'y a toujours qu'une réalité.

J'ai trouvé cette scène extrêmement réussie et capitale, elle annonce à elle seule le ton du roman. Car il faut savoir aussi que cette jeune femme, qui s'appelle Aomamé, va descendre cet interminable escalier à reculons pour ne pas donner prise au vent, qu'elle est vêtue d'un petit tailleur, qu'elle est pieds nus car elle a glissé ses belles chaussures à talons dans son sac qui renferme aussi un étrange pic à glace soigneusement effilé par ses soins. Arrivée en bas de l'escalier, d'infimes détails lui indiquent que quelque chose à changer, son monde n'est pas tout à fait le même pourtant elle est bien en 1984 et tout est pareil. Avant de poursuivre sa route vers son rendez-vous, elle se remémore les étranges paroles du chauffeur de taxi.

Il ne faut pas se laisser abuser par les apparences, il n'y a toujours qu'une seule réalité.

Alors après ce passage, je vous promets que l'on ne lâche plus le livre ! On sait d'entrée de jeu que ce roman va nous embarquer dans un univers où va se côtoyer le mystère, la sensualité et l'extrême  violence. Ambiance japonaise garantie !

Il n'y a pas que des références musicales dans ce livre, il y a aussi une référence littéraire incontournable : 1984 de George Orwell. Et bien moi je ne l'ai jamais lu ! Je vais donc combler cette lacune littéraire en attendant le tome 3 en mars 2012.

J'ai aimé la chronique de Choco on peut la lire dans son grenier à livres ICI

 

Publié dans Littérature japonaise

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