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Le site des éditions de L'Aube ICI

12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 00:25

Nyssen 5

 

Sur une idée de Denis, voir son blog ICI

Un hommage à Hubert Nyssen est organisé

le 12 de chaque mois pendant l'année 2012.

Hubert Nyssen est décédé le 12 novembre 2011.

J'ai rajouté à cet hommage celui de l'écrivaine  Nina Berberova

qui fut la grande découverte littéraire de Hubert Nyssen.

Pour en savoir un peu plus : ICI

 

Roquenval-1-copie-1.jpg

 

Edité par Actes sud littérature : collection lettres russes

Janvier 1991 / 96 pages

 

Cette nouvelle est une de mes préférées parce que j'aime bien son ambiance de château abandonné avec sa grille rouillée, son lierre envahissant les vieux murs qui renferment de vieux secrets de famille à jamais oubliés.

Nous sommes en 1926, le jeune Boris est invité à passer l'été chez son ami Jean-Paul qui habite le château de Roquenval. Cette  antique demeure est cachée au fond d'un parc, abandonné à une végétation qui reprend peu à peu ses droits. Le jeune Boris est fasciné par ce décor qui a perdu son faste d'antan mais reste d'une incroyable splendeur. Ces lieux lui rappellent des images de son enfance en Russie avant la révolution bolchevique et l'émmigration de sa famille. L'ami de Boris lui dit qu'il doit  être présenté à la contesse qui veut absolument le rencontrer. Boris est étonné de cette demande. Il va découvrir que la mystérieuse vieille dame est la contesse Praskovia Dmitrievna. Cette vieille aristocrate russe est la grand-mère de son ami. Le jeune homme va s'entretenir longuement avec elle et ainsi renouer avec ses lointaines racines. 

Roquenval est un récit sur la fin : fin de la monarchie russe, fin d'une famille et de son illustre demeure, fin d'un été....

Un beau récit à l'ambiance romanesque des destinées prises dans les tourments de l'histoire.

Biographie-copie-1

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Published by Nina
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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 17:04

challenge-haruki-murakami

Challenge organisé par A faim d'en lire

 

1q84

 

Edition Belfond : 2012 / 544pages

 

Le tome 1 : ICI

Le tome 2 : ICI

 

J'ai lu et entendu beaucoup de déception autour de ce dernier volume. Même si Haruki Murakami est l'auteur japonais dont le style est le plus "occidentalisé", il est malgré tout imprégné de sa culture et signe là une trilogie "très japonaise" un peu comme "Kafka sur le rivage". Alors pour tous ceux qui attendent des explications et la révélation de l'énigmatique monde 1Q84 et bien je comprends qu'ils soient déçus.

Pour les autres, qui savent que ce monde aux nuits étranges où deux lunes flottent l'une derrière l'autre, et où d'étranges elfes tissent des chrysalides de l'air pour y faire naître des bébés qui s'appellent "daughter", n'est pas un monde qui s'explique mais se vit avec la dose d'imagination indispensable pour se laisser guider dans cet univers irréel. 1Q84 est un monde parallèle à notre réalité. Il est  habité par les little people. Ces sortes d'elfes ou bien lutins maléfiques cherchent à nous envahir. Leur pouvoir semble immense et indéfinissable, mais ils ne sont rien sans un élu de la planète terre qui va servir de lien entre les deux mondes. Aomamé a tué cet élu qui était aussi le leader de la secte des précurseurs et dont les pouvoirs gagnent en puissance grâce au little people. Tengo a été choisi pour le remplacer. Tengo ne sait pas qu'il est l'élu. 

Comme dans les autres volumes Tengo et Aomamé sont tout à tour les narrateurs de leur histoire, par contre un troisième personnage, Ushikawa, vient s'intercaler dans ce duo. Cet homme vit en marge de la société pour des raisons bien particulières que l'on va découvrir peu à peu et si 1Q84 est un monde qui semble silencieusement violent, le notre aussi détient sa part d'horreurs et de travers malsains. Le solitaire Ushikawa  travaille pour la secte des précurseurs et traque sans relâche Tengo et Aomamé.

L'étau se resserre peu à peu autour des trois personnages, qui vont lutter chacun pour faire triompher leur vérité. 

Quel est donc ce monde parallèle dont  les ouvertures sont invisibles ?

Aomamé est une Alice intrépide qui va comme l'Alice de Lewis Carroll découvrir que ce monde n'est pas rempli de merveilles, et va chercher à refaire le chemin inverse pour retrouver la porte par laquelle tout a commencé. 

Qui va triompher dans cette incroyable aventure qui se situe au frontière de notre monde visible : 1984 ou 1Q84 ou tout simplement l'amour ?

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 10:03

ChallengeDragonFeu

Challenge dragon 2012 organisé par Catherine sur son blog  "la culture se partage"

 

la lumière du détroitcoeur_72.gif

Edition Mercure de France / 2001 : 141 pages

Ce roman a reçu le prestigieux prix Akutagawa en 1996 au Japon

 

Hitonari Tsuji signe là son 2ème roman. Et c'est toujours avec beaucoup de talent qu'il continue son introspection dans les zones d'ombres de l'âme humaine. 

Le héros de cette histoire est Saitô. Pendant son enfance, il a été victime d'une terrible humiliation de la part d'un élève de son école. On le sait, les enfants ne sont pas tendres entre-eux. Les adultes savent qu'il ne faut pas trop se mêler de leurs histoires pour qu'ils apprennent à se défendre, à moins bien sur que cela ne devienne violent. Par contre, comment deviner les agissements d'un enfant qui a déjà en lui toute la perversité d'un manipulateur et qui va harceler un de ses camarades sans aucune forme de violence apparente. Quelle séquelle va laisser cette agression silencieuse dans le cerveau de l'enfant ?

A l'âge adulte, Saitô semble être devenu un homme équilibré qui mène sa vie d'une manière intelligente. Il est fraîchement nommé surveillant de prison et semble avoir intégrer les règles professionnelles de ce métier. Pourtant, quand il aperçoit parmi les nouveaux détenus, Hanai le bourreau de son enfance, Saitô est extrêmement troublé par cette rencontre qui fait remonter en lui des souvenirs enfouis. Saitô n'a plus rien à craindre de son ancien camarade de classe, sa  position sociale le protège de tout contact avec les détenus. Pourtant une relation trouble et oppressante s'installe entre les deux hommes. Ce qui montre que l'impact de cette agression est encore à vif dans le cerveau de  Saitô qui semble sombrer peu à peu dans une sorte de folie alors qu'à l'opposé Hanai garde une attitude impassible voire indifférente au monde qui l'entoure. 

On va découvrir peu à peu, que de nouveau un jeu malsain se joue entre les deux hommes.

Hitonari Tsuji décortique, avec beaucoup de justesse, la relation complexe d'un bourreau avec sa victime qui semble être restée la même malgré les années qui les ont séparés. Il démontre aussi comment un être humain peut s'enfermer lui-même, en bloquant ses pensées à toute forme de raisonnement, et se laisser envahir par ses peurs enfantines. 

La lumière du détroit est un livre qui se lit vite, tellement l'oppressante tension de cette histoire demande d'en savoir la fin très vite !

Le dénouement de ce roman est déconcertant comme souvent dans les romans japonais. Les auteurs semblent laisser la fin de leurs romans au bon plaisir et à l'imagination de leurs lecteurs. Personnellement, je me suis habituée à ces fins ouvertes.

Surtout ne vous fiez pas à la 4ème de couverture qui apporte vraiment de mauvaises informations sur ce roman.

Japon 2

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 15:42

Colette1

Challenge Colette organisé par le bruit des pages

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Réunies , présentées et annotées âr Anne de Jouvenel

Edité chez Gallimard : 2006 / 643 pages

Ce recueil contient des photographies de Colette et sa fille

 

En ce jour de Fête des mères, Colette n'est peut-être pas la mieux placée pour symboliser l'amour maternel. Et pourquoi pas !! Et bien parce que la "Grande Colette" qui vantait les mérites de sa mère fut beaucoup accusée d'avoir été une mauvaise mère.

Sans chercher à lui trouver d'excuse, on peut quand même souligner que Colette faisait partie des femmes célèbres de son époque. Elle a eu de ce fait du mal à concilier carrière et vie familiale et si on rajoute à cela le contexte de l'époque, Colette n'est pas une mère "indigne", elle est surtout une grande écrivaine à la personnalité forte et complexe. On peut souligner que son mari, Henry de Jouvenel avait la même vie trépidante que Colette et pourtant on ne l'a jamais accusé me semble t-il de "mauvais père". 

Même si Colette n'a pas été une mère exemplaire,  elle a malgré tout tenu son rôle de mère jusqu'à la fin de sa vie. Ce recueil qui recense une partie de la correspondance entre Colette et sa fille permet de voir à quel point les deux femmes tenaient l'une à l'autre.

Ce livre nous explique page 11 que l'éducation des enfants à cette époque était très différente de maintenant. "les enfants n'avaient aucun droit, sauf celui de se taire et d'obéir, ce qui ne mettait pas en cause l'affection de leurs parents".

La fille de Colette est née en 1913. Colette a 40 ans, elle est au sommet de sa carrière d'écrivaine. Son père Henry de Jouvenel est un journaliste et homme politique brillant. 

Être l'enfant de "monstres sacrés" est parait-il une réelle difficulté pour pouvoir construire sa propre personnalité sans être l'éternel "fille ou fils de".

Pour la fille de Colette ça commence mal dès sa naissance et la préface de ce livre soulève ce premier fait particulier : "Mais quelle monstrueuse idée Colette a-t-elle eue de prénommer sa fille de son propre nom de Famille ?" En effet, Colette qui s'apellait à l'état civil Gabrielle-Sidonie Colette donne le prénom de Colette à sa fille.

Fusion, confusion  ! En prénommant sa fille de son patronyme, devenu son pseudonyme, Colette écrase la petite. (...) Colette vole l'identité de sa fille dès le berceau.

Mais ce n'est pas tout ! le bébé, puis la petite fille, recueille en plus le surnom de "Bel-Gazou" que son grand-père, le capitaine Colette, avait donné à Gabrielle, sa propre fille. Colette signe encore à trente-huit ans ses lettres à Robert d'Humières, "Bel-Gazou" , deux ans avant d'enfanter. (extrait de la page 14)

Les dés sont jetés et la vie de la fille de Colette  va  être le symbole de la complexité de la relation mère / fille.

Ces lettres sont intéressantes à lire parce qu'elles montrent la vie des enfants d'une certaine classe sociale. La petite Colette De Jouvenel passe son enfance à Varetz en Corrèze dans le magnifique château de son père Castel Novel, sous la responsabilité d'une nurse anglaise plutôt sévère "Miss Draper". Elle écrit beaucoup  à sa mère des lettres émouvantes où elle raconte ses journées et réclame sa maman.

Notre époque a mis les enfants au centre de nos vies, il est donc maintenant normal de les emmener avec nous. Dans cette correspondance, on peut remarquer que Colette se déplace plus facilement avec ses animaux qu'avec sa fille !!!

Ce recueil propose la correspondance de la "petite Colette" de Jouvenel à sa mère à partir de 1918. La fillette a alors 5 ans, et celles de Colette à partir de 1916. Ces lettres laissent apparaître une  autre facette de l'extraordinaire personnalité de Colette. Elles reflètent aussi une époque où la place de l'enfant était secondaire dans la société.

Ce recueil n'oublie pas de mentionner dans sa préface la mère de Colette, Sido. Il est évident que ces deux portraits de mères sont complètement différents et peuvent nous laisser interrogateur.....

Colette de Jouvenel a toujours été une femme discrète, elle se mariera plusieurs fois mais n'aura pas d'enfant. Elle meurt en 1981. Elle répondra à la question : Qu'est-ce que cela représente d'avoir une mère célèbre ? "Il faut toute une vie pour s'en remettre".

Colette de Jouvenel étant décédée sans postérité, son héritage a été recueilli par ses deux demi-frères, Bertrand et Renaud, puis par leur enfants, Anne, Hugues et Foulques. (extrait de la page 625)

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"Sido" la mère de Colette            Colette et sa fille "Colette Bel Gazou".

Il est noté dans ce livre que Colette et sa fille sont enterrées ensemble au Père Lachaise.

Je me suis rendue au cimetière du Père Lachaise lors de mon dernier séjour à Paris et j'ai  remarqué une chose étrange : la mère et la fille sont bien enterrées ensemble, mais ce qui m'a fortement impressionnée c'est le fait que les 2 noms ne soient pas inscrits l'un en dessous de l'autre sur la stèle. Même dans la mort, Bel Gazou s'est effacée devant son illustre mère.

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Published by Nina - dans Colette
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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 22:43

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Challenge sur les pages du Japon organisé par Kezako du livre

Au mois de mai le thème du challenge "sur les pages du Japon" est la gastronomie japonaise. Je n'ai pas eu le temps de tester une recette mais j'ai lu un manga qui m'a mis l'eau à la bouche !

ChallengeDragonFeu

Mais il ne faut pas oublier Catherine et son challenge dragon 2012 sur son blog  "la culture se partage"

GourmetSolitaireLe

Jirô Taniguchi et Masayuki Kusumi

Edition Gallimard collection Sakka

Le gourmet solitaire est un homme célibataire qui travaille dans le commerce. Grâce à son "business import", il voyage beaucoup ce qui lui permet d'assouvir sa grande passion pour la cuisine populaire de son pays.

Cet insatiable gourmand déambule dans les rues des villes qu'il traverse, à la recherche d'un endroit où il pourra se restaurer et satisfaire sa curiosité culinaire. 

Ce manga propose un véritable inventaire des modes de restauration populaire au Japon. En nous présentant à chaque chapitre un menu différent que le gourmet solitaire déguste sous nos yeux, nos papilles se réveillent !!

Le gourmet solitaire 1

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un bol d'anguilles grillées sur du riz "unagi-don", à Akabané

(arrondissement nord de Tôkyô)

La spécificité du plat , sa façon de le consommer, la région, le quartier où il est cuisiné sont expliqués en détail et permettent de nous montrer les multiples facettes de la cuisine japonaise.

Le train

Il y a de l'humour dans ce manga, par exemple quand le Gourmet Solitaire veut manger son Bento (repas à emporter) dans le train, l'odeur des bouchées à la viande se diffuse dans tout le train !!

Le Gourmet solitaire mange dans le train des bouchées chinoises à la viande "Shûmai" dans le train shinkansen "Hikari" N° 55 au départ de Tôkyô.

Et quand il va manger dans un restaurant bio, ses préjugés sur cette nourriture et les gens qui la cuisinent m'ont amusée.

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Au restaurant bio, le Gourmet Solitaire mange un menu du chef, à Nishi-Ogikubo (arrondissement de Suginami, Tôkyô)

Chaque chapitre nous propose un menu différent et nous offre une promenade culinaire vraiment plaisante.

Voici quelques autres plats qui donnent l'eau à la bouche !

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Un barbecue coréen "Yakiniku", sur la "route du ciment", en sortant de la zone industrielle Tôkyô-Yokohama à Kawasaki

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Le bol de riz garni "à la Enoshima", à Enoshima (ville de Fujisawa, département de Kanagawa)

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Alors si le Gourmet Solitaire vous a donné envie de goûter à la cuisine japonaise et bien à vos baguettes !!

Et je remerice ma collègue Marie-France qui m'a donné cette bonne idée de lire ce manga et qui m'a prêté son exemplaire.

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 17:45

ChallengeDragonFeu

Challenge dragon 2012 organisé par "la culture se partage"

 

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Bienvenue au Japon : illustrations d'Izumi Zubia et de Sophie Leblanc

Edition Milan : 2009 / 91 pages

 

Ce livre documentaire s'adresse en priorité aux adolescents et à tous ceux qui veulent découvrir le Japon.

La 4ème de couverture nous explique que ce livre s'adresse à tous ceux qui rêvent de découvrir un pays où un moine bouddhiste peut entamer une conversation avec un robot, où l'on fait la fête cent fois dans l'année pour rendre hommage aux esprits, à tous ceux qui veulent comprendre le code d'honneur des samouraïs ou qui sont les vraies geishas....

Ce documentaire est magnifiquement illustré d'images très gaies, très colorées. Il y a un glossaire à la fin du livre qui explique les mots japonais.

J'ai choisi de présenter les pages qui expliquent ce vêtement très exotique pour les occidentaux : le kimono.

Mais ce documentaire aborde beaucoup de sujets comme l'habitat, la cérémonie du thé, les rituels de beauté, l'art du bien-être, le rituel du bain, les religions, le théâtre Nô......

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La pose du kimono

De même que le choix du kimono répond à des règles strictes (statut marital, âge, évènement, saison), de même il est recommandé de se faire aider par deux personnes expérimentées au moment de l'enfiler. On commence par chausser les tabi et des sous-vêtements blancs. Ensuite, on plie de petites serviettes hosei que l'on place sur différentes parties du corps (teille, poitrine, cambrure) afin d'aplatir la silhouette. (extrait de la page 60).

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L'obi est une ceinture de soie pouvant atteindre 4 m de long pour les femmes, qui se noue, serrée dans le dos. La forme du noeud varie selon les âges, les saisons et les occasions. L'obi des hommes est moins large.(extrait de la page 61).

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Quelques exemples de obis

Et voici quelques photos prises lors de la présentation d'une pose de kimono au salon du livre de Paris.

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Une hôtesse expliquait au fur et à mesure les différentes règles strictes qui entourent cette tenue traditionnelle japonaise pendant que nous regardions les différentes étapes de l'habillement.

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Les obis (ceinture) étaient présentés le long du tatami. Les couleurs et les motifs ont une signification particulière.

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La mise en place de ces ceintures est très complexe et demande une certaine expérience !

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Et voilà c'est fini !

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Tenue complète plus actuelle portée avec des sandales.

Photo du livre "bienvenue au Japon" p. 61

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 18:40

ChallengeDragonFeu

Challenge dragon 2012 organisé par "la culture se partage"

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Roman traduit du japonais par Ryôji Nakamura et René de Ceccatty

Editions Seuil : 132 pages / 2011

 

 Les premières pages de ce livre m'ont beaucoup intriguée, c'est une certaine curiosité littéraire qui m'a donné envie de poursuivre ce roman. La construction de cette histoire n'est pas linéaire. le premier chapitre raconte une histoire qui semble décousue, désarticulée pourtant peu à peu les éléments dispersés  se mettent  en place pour s'emboîter et donner un ensemble "relativement cohérent". Écrire est un espace de liberté où tout est possible, il n'y a pas de règles établies et c'est ce que ce roman nous propose : raconter une histoire qui bouscule les codes habituels de la narration mais aussi les codes sociaux et moraux d'un pays à l' image plutôt lisse et parfaite.

La ligne directrice de ce roman est très simple, c'est l'histoire d'un intellectuel bourgeois qui décide d'emménager chez son père devenu sénile avec sa femme et ses deux enfants.

L'aïeul vit dans une maison de la banlieue de Tokyo devenue peu à peu un quartier de seconde zone, habité en partie par des immigrés. Deux classes sociales se côtoient, l'une est considérée comme légitime et l'autre composée d'êtres à la peau basanée tout juste tolérés. Le vieillard vit à la lisière des vivants et des morts, il voit des fantômes et revit des scènes de violentes disputes avec sa défunte femme, il semble vouloir se libérer d'un secret. Sa belle fille s'ennuie et fuit le plus possible la maison. C'est en promenant son chien qu'elle va rencontrer  l'énigmatique Dahlia, un beau  jeune homme à la peau basanée. Dahlia est un être solaire, il va devenir peu à peu le personnage central de cette famille et l'élément déclencheur d'un déséquilibre latent.  Dahlia va révéler les fantasmes de chacun et la sexualité va devenir la préoccupation première de cette famille irréprochable. Dahlia  semble être à la fois un homme et une femme, mais qui est-t il vraiment  : un être démoniaque, une allégorie ou tout simplement la part sombre de l'âme humaine, qui s'oppose à l'image bien lisse que l'on s'oblige à montrer ? 

Ce roman aborde d'une façon tout à fait originale des thèmes cruciaux comme la condition féminine, la vie de couple, la sexualité, la vie de famille mais aussi l'étranger et la différence.

J'ai trouvé ce roman effronté ! Hitonari Tsuji a écrit "le Bouddha blanc" un roman apaisant à l'âme spirituel, il fait de "Dalhia" un roman énigmatique à l'âme démoniaque !

Hitonari Tsuji est un écrivain dont le talent littéraire est indéniable. C'est un auteur à découvrir.

J'ai beaucoup aimé la critique de LiVRogne ICI

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 09:44

Kaos sur la toile

coeur_72.gifécrit par Kristin Marja Baldursdottir édité aux éditions Gaïa / 2011 : 636 pages

traduit de l'islandais par Henry Kiljan Albansson

 

Karitas sans tireSuite de : Karitas sans titre, mon article ICI

 

Karitas sans titre est un roman de 508 pages et Chaos sur la toile de 636 pages, cela fait donc 1144 pages au total !!

Il est évident que si vous n'aimez pas les sagas nordiques et les pavés, il vaut mieux vous s'abstenir, mais pour les autres,  vous pouvez vous plonger sans problème dans cette saga qui est d'une très grande qualité littéraire, même si on peut noter parfois quelques erreurs de traduction. 

"Chaos sur la toile" continue de nous conter l'histoire de Karitas et de son combat pour vivre son unique passion : la peinture. 

Dans ce deuxième volet, la personnalité de Karitas s'affirme, elle montre sa détermination à gagner son indépendance pour pouvoir  vivre enfin de son art. Elle voyage, fait des rencontres artistiques et culturelles. Toutes ces expériences nouvelles,  vont affirmer sa  personnalité.

Karitas désire s'éloigner de ses obligations familiales pour travailler sa peinture. Elle se heurte aux remarques de son mari qui lui explique que si lui, ses longues absences du foyer sont justifiées par le fait qu'il travaille pour subvenir aux besoins de leur famille, elle ce n'est pas le cas. C'est en analysant les attitudes et les réflexions de son mari et de son entourage que karitas va réfléchir à la différence de comportement des hommes et des femmes dans la vie quotidienne, et de la hiérarchisation des tâches et des métiers. Ce sera son leitmotiv  tout au long de ce roman. Par exemple, pourquoi serait-il plus noble de gagner sa vie à l'extérieur de la maison ? Pourquoi le travail domestique est-il déconsidéré et de plus réservé uniquement aux femmes ? Pourquoi les  femmes n'ont plus de crédiblilité en dehors de leur maison ?

Le combat de karitas tout au long de ce livre est la revendication du droit de chacun à vivre « sa vie ». Karitas mène une bataille quotidienne contre les mentalités. Mais souvent elle constate que ce sont les femmes qui s'opposent le plus à sa différence. Les femmes sont violentes avec leurs semblables et préfèrent préserver celles qui ne veulent pas sortir des rôles qui leur sont attribués.

Ce roman  analyse très finement les comportements humains et dresse un inventaire de tout ce qui emprisonne les hommes et les femmes au quotidien : les préjugés, la jalousie, la peur, l'ignorance, la méchanceté, la lâcheté.....

Karitas a choisi de vivre librement, elle a malgré tout conscience qu'elle ne pourra jamais l'être vraiment parce qu'elle sait l'importance de faire partie d'une famille, de recevoir une éducation et de transmettre des valeurs. Sa personnalité hors du commun permettra aux personnes qui l'entourent de retrouver un équilibre perdu, parce que Karitas tout au long de sa vie à un profond respect pour les autres. Elle ne perdra jamais espoir et continuera de vivre selon ses désirs et sa passion. Elle terminera sa vie libre et en paix avec elle-même à presque cent ans.

Karitas est un très beau portrait d'une femme artiste et profondément féministe. 

Cette histoire familiale se situe dans la lignée des sagas nordiques qui présentent des portraits de femmes à la personnalité haute en couleur et au tempérament hors du commun comme dans le roman : Cent ans de Herbjorg Wassmo 

Kristin-marja-Baldursdottir.jpg

Kristín Marja Baldursdóttir est de nationalité islandaise, elle est née en 1949. Elle est l'auteur de 4 romans, d’un recueil de nouvelles et d’une biographie, elle est l’une des grands auteurs islandais d’aujourd’hui.
Karitas, Sans titre est son premier roman traduit en français.

Extrait d'in interview du 23 novembre 2008
Propos recueillis par Claudine Despax et Aurore Guilhamet

Kristín Marja Baldursdóttir. Femme. Mère. Mais écrivain, artiste avant tout. L’une des rares islandaises à être publiée en France. Et même en Islande.

Son livre Karitas, Sans Titre sert de sonnette d’alarme. L’Islande, autrefois pays précurseur en matière de droit des femmes, est entrain de s’endormir. Et Kristín Marja veut que les Islandaises se réveillent. Avant qu’il ne soit trop tard

Votre livre est un message pour ces femmes ?

Kristín Marja Baldursdóttir : Elles ne sont pas assez indépendantes. Elles l’étaient mais sont restées en arrière. Donc je voulais raconter cette histoire sur une femme qui se bat pour ses rêves. J’ai choisi une artiste parce que j’aime mettre les images en parole. Et parce qu’elle aurait à vivre cette solitude si dure à vivre d’être une artiste dans une société ou les femmes doivent juste être des mères et des femmes au foyer.

Si vous voulez lire en entier cet article très intéressant c'est ICI

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 20:49

 

Nyssen 5

Sur une idée de Denis, voir son blog ICI

Un hommage à Hubert Nyssen est organisé

le 12 de chaque mois pendant l'année 2012.

Hubert Nyssen est décédé le 12 novembre 2011.

J'ai rajouté à cet hommage celui de l'écrivaine  Nina Berberova

qui fut la grande découverte littéraire de Hubert Nyssen.

Pour en savoir un peu plus : ICI

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Editions Actes Sud : 1990 / 78 pages

 

Un texte très court et pourtant d'une incroyable force d'écriture. Toute l'oeuvre de Nina Berberova est imprégnée du sort de son peuple sous le régime communiste. Que ce soit à l'intérieur du pays ou bien dans celui qui va accueillir  les exilés russes, ce peuple a vu son avenir s'obscurcir peu à peu.

Sacha la narratrice de cette histoire raconte sa vie avec sa soeur Ariane à St Petersbourg dans les années 20.  Le malheur frappe très tôt ces deux jeunes filles. Il y a d'abord la mort de leur mère et ce nouveau régime qui les oblige à vivre dans des conditions sociales très précaires  avec  un père devenu fou

Ariane veut sortir de cet enfer, elle a besoin de croire que le  bonheur existe, veut à tout prix vivre sa vie, elle a des projets artistiques et s'enfuit avec un homme marié, un certain Samoïlov qui se prétend être un futur grand metteur en scène.

A l'inverse de sa soeur, Sacha accepte plus docilement les conditions de cette nouvelle vie. Elle va émigrer avec son père à Paris. Sacha pense que cet exil dans  cette  ville mythique va lui permettre de tirer un trait à la misère et à l'austérité. Mais la réalité parisienne se conjuguera comme en Russie avec misère et restriction. La vie dans les quartiers pauvres de la capitale avec d'autres russes exilés comme elle ne sera pas source de changement. C'est au milieu de cette population hétéroclite que Sacha va grandir. Partie de Russie à 13 ans, elle en a maintenant  29. Elle n'a jamais repris ses études et travaille dans un pressing. Sa vie n'a guère changé, pour elle. Elle a fui une révolution, pour vivre une guerre puisque le conflit entre la France et l'Allemagne devient une réalité. A la mort de son père, elle est vraiment seule. Un certain Samoïlov demande à la rencontrer. L'ex-compagnon de sa soeur lui raconte ce qui se passe en Russie, la vie dans les camps et la mort de sa soeur.

"De cape et de larmes" raconte les destins brisés par les guerres et les régimes totalitaires.

Biographie

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Published by Nina
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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 18:37

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2 récits écrits par Itoyama Akiko

traduits du japonais par Marie-Noëlle Ouvray

édités aux éditions Picquier en collection de poche : 119 pages / 2010

 

Le 1er mai est  la fête internationale du travail.

Le 23 novembre au Japon, on célèbre la fête de la gratitude au travail.

Le jour de la gratitude au travail réunit deux récits, mordants et drôles, sur le monde du travail, vu du côté féminin, au japon. (phrase extraite de la 4ème de couverture)

Le jour de la gratitude au travail :

Le jour de la gratitude au travail voilà ce qui ne dit strictement rien à Kyôko, l'héroïne du 1er récit qui fut licenciée après avoir mis une raclée à son chef pour avoir eu des gestes équivoques avec sa mère et qui en avait eu aussi avec elle. Cette histoire raconte la difficile existence d'une jeune femme de 36 ans qui se retrouve sans travail et qui n'a pas de mari pour subvenir à ses besoins. Kyôko est un véritable soucis pour sa mère puisque en plus, elle ne veut surtout pas se soumettre aux dictats d'une société qui n'a pas encore mis les femmes au même rang social que les hommes. Quand sa voisine et sa mère jouent les marieuses et organisent une rencontre avec un homme qui cherche une épouse, notre héroïne va bien être obligée d'assister à cette mascarade, mais ne va pas se laisser faire pour autant. C'est avec un humour grinçant qu'elle va envoyer sur les roses ce parfait travailleur qui se dit « fou de son entreprise » et qui lui pose des questions comme si elle était une vulgaire marchandise. C'est à se demander si ce « gentil monsieur » la prend pour une prostituée ou une bête de foire ?!

Une vision du travail et de la vie des femmes au Japon présentée avec un humour décapant !

 

J'attendrai au large :

Ce 2ème récit est aussi teinté de beaucoup d'humour, mais il ne cache pas pour autant la gravité du thème évoqué. Cette histoire raconte à quel point l'investissement personnel est excessif dans la vie des travailleurs japonais. On leur demande un rendement tellement important, qu'ils peuvent passer jusqu'à 20 heures dans leur entreprise ce qui  engendre une promiscuité importante entre les collègues et un manque d'intimité. De plus, avec les nouvelles technologies qui permettent de nous suivre et de garder les traces de nos faits et gestes, nos vies personnelles peuvent être dévoilées facilement. Les deux héros de ce récits Futo et Oikawa travaillent dans la même firme, ils deviennent très vite complémentaires, ils s'épaulent et peuvent compter l'un sur l'autre. Futo est un personnage très atypique dans l'entreprise, son surpoids ne le rend pas moins compétent que les autres, mais il sait qu'il n'aura pas les promotions qu'il mérite à cause de cela. Futo sait que les ordinateurs conservent nos données sur leur disque dur, on peut ainsi avoir accès à notre vie privée facilement. Futo va faire un pacte avec Oikawa pour être protéger des curieux à sa mort, parce qu'il a une passion en dehors de son travail qu'il n'a pas envie de dévoiler. Futo ne savait pas que le destin allait le frapper plus vite que prévu.

Cette nouvelle est teintée de fantastique mais le réalisme de notre société moderne est par contre bien analysé, que l'on soit en France, au Japon ou ailleurs dans le monde, le milieu professionnel, tel qu'il évolue, devient peu à peu le même partout.

Un autre avis celui de Cachou

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