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Le site des éditions de L'Aube ICI

4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 08:00






                            





























Edition Denoël - 107 pages


L'auteure qui est l'héroïne de ce "roman- témoignage, nous confie avec beaucoup de sang-froid et de courage, le drame qui mit fin à
sa toute nouvelle histoire d'amour avec un homme victime
d’un « locked-in syndrome ». Cet accident vasculaire cérébral le laisse complètement paralysé et privé de la parole.

Tout le long du roman, la narratrice tutoie et vouvoie son amant disparu, c’est un peu dérangeant pour le lecteur. Mais elle nous explique que ce vouvoiement était une volonté de cet homme  (…) De notre histoire d’amour qui a commencé dans les affres de l’interdit, sur notre lieu de travail, où nous nous parlons avec des noms de code, où chacun des gestes et des rencontres était balisé, où tu nous avais imposé un vous professionnel pour ne pas éveiller les soupçons et aussi parce que ton Vous avait une connotation érotique indécelable pendant les réunions de travail après nos déjeuners coquins. Comment passe-t-on du secret à l’universel sinon en disant Tu à son amant devenu son fiancé ? Mais toi c’est comme si un Tu pouvait te tuer. (…) (Extrait de « la fausse veuve ». 
L’auteure passe du Tu au Vous tout au long de ce livre, peut-être pour décrire au plus juste sa relation avec lui.

Ce livre est aussi un beau sujet de réflexions sur les rapports humains, et sur l’exclusion. En effet,  quand arrive le drame, cette histoire d’amour est toute neuve, elle n’a pas eu le temps de prendre racine dans le terreau social et familial, aussi la famille, les amis pourtant au courant rejettent « la nouvelle fiancée » sans ménagement et la considèrent même comme une intruse,  l’ex-femme va reprendre ses droits tout à fait naturellement.

« Je suis celle qui n’est pas, n’a pas été et ne sera jamais du coté de votre famille. Une famille devient-elle la votre uniquement quand on a des enfants du même lit ? Ou alors, quand on prend le nom de son mari ? (…) Extrait de « la fausse veuve ».

L’auteur nous livre cette émouvante histoire d’amour un peu particulière mais aussi et ce n’est pas anodin, certains souvenirs de son enfance en France, dans sa famille qui était différente   des familles françaises traditionnelles. En effet, ils étaient juifs algérois, l’auteur se dit d’ailleurs plutôt « juive berbère » une autre forme d'exclusion.......

J'ai beaucoup aimé ce livre qui témoigne de la dureté de la vie et de son combat quotidien.
Il fallait oser l'écrire.

En lisant l'article sur le blog "Le cri du lézard" on apprend que l'amant de la narratrice était "Jean-Dominique Bauby", l'auteur de "Le scaphandre et le papillon".  Il y a un petit indice pour le découvrir : l'aile du papillon sur la couverture.


 J'ai reçu ce livre par l'intermédiaire du blog "Chez-les-filles".
je remercie Violaine et les éditions Denoël pour cet envoi.

Si vous voulez lire d'autres avis :
Lisa, 
Cathulu

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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 08:00


Le Blogoclub de lecture présente

 
Edition Belfond - 223 pages

Sous la forme d’un conte moderne, ce roman nous raconte l’histoire d’un amour impossible.

Hajime a 12 ans, il vit mal son statut d’enfant unique qui le rend différent des autres élèves de sa classe, une situation peu commune dans le  Japon des années 50. Il  devient l'ami d'une élève de sa classe, Shimamoto San. Une similitude les rapproche, elle est enfant unique elle aussi, mais elle a une différence de plus, elle boite de la jambe gauche à cause d’une poliomyélite. A l'école les deux enfants sont isolés par leurs différences, en contre-partie leur amitié se renforce, ils deviennent inséparables. Leur passe temps favori est d’écouter de la musique,  peu à peu, ils découvrent des liens plus forts que l’amitié, mais ils sont encore trop jeunes pour mettre des mots sur ces sentiments amoureux tout nouveaux pour eux.

Les parents d’Hajime sont obligés de déménager et les deux amis ne pourront plus se fréquenter comme autrefois, puis ils se perdront complètement de vue. Shimamoto San tiendra à jamais une place à part dans le cœur d’Hajime : « une place laissé libre uniquement pour elle, comme une table tranquille au fond d’un restaurant avec un carton « Réservé » posé dessus. »(Extrait de : Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil).

Passé la trentaine Hajime pense enfin avoir réussi sa vie d’homme. Son amour de jeunesse ne le hante plus. Il a trouvé un équilibre entre son travail, sa femme et ses enfants, mais un soir Shimamoto San réapparait mystérieusement. Pour Hajime, cette rencontre lui fait l’effet d’un tsunami. Comment faire face à cette femme idéalisée qui lui montre sans le vouloir la banalité de son quotidien, comment lutter contre cet amour trop longtemps fantasmé.

Haruki Murakami est un très grand écrivain qui  aborde avec beaucoup  de philosophie, d’intelligence et de finesse les différentes étapes de la vie, la fragilité de l’adolescence, la vie d’adulte et ses contraintes, la complexité des sentiments et ses contradictions. Sans oublier l’importance des rencontres qui nous construisent, nous font grandir mais qui peuvent aussi nous détruire.

Ce roman se lit avec délice car l’écriture de Haruki Murakami est claire et limpide. L’érotisme souvent très présent dans les romans japonais est aussi au rendez-vous mais Haruki Murakami nous décrit de belles scènes d’amour à l’érotisme discret.   

Lire ce livre a été pour moi un véritable moment de bonheur, je vais m’empresser de lire les autres romans de Haruki Murakami et surtout "Kafka sur le rivage". 

D'autres avis : Sylire, Lisa,  MaliceKarine, et Florinette pour un autre titre de Haruki Murakami,

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 11:09

Actes Sud : Collection Babel : 301 pages 

Ce roman est une véritable découverte, je ne connaissais pas cette auteure : A lire absolument !

L’Héroïne principale de ce livre est Venise, elle est le décor romantique et le prétexte à tous les personnages de ce roman de vivre un peu hors du temps.
  

A la suite d’un immense chagrin d’amour, Une jeune femme de 40 ans décide de vider son compte en banque et de partir à l’aventure. Le hasard la dépose à Venise dans la pension de famille de "Luigi" un authentique vénitien.  Pour oublier son chagrin, elle prend le temps de rencontrer  et d’écouter les pensionnaires un peu  atypiques qui partagent son quotidien. D'abord, elle passe beaucoup de ses soirées avec le très romanesque vieux prince russe "Vladimir Pofkovitchine", dont le passé est une véritable page d’histoire et son amour impossible avec la fille de sa nounou (niania en russe) une véritable tragédie. Puis elle écoute  la très belle Carla qui est danseuse, elle vit une belle histoire passionnée avec son compagnon Valentino mais c'est là aussi un amour un peu compliqué. Au cours de ses promenades dans Venise elle va presque tomber amoureuse d'un libraire un peu mystérieux qui va lui faire lire des auteurs comme Marguerite Duras, Thomas Mann, Jean Clair et aussi découvrir le peintre des camps de concentration Zoran Music.

Ce portrait de femme en quête de sérénité après sa rupture amoureuse est une véritable réussite. Ces promenades dans cette merveilleuse ville et la rencontre avec toutes ces histoires heureuses et malheureuses qui sont celles de la vie tout simplement sont un véritable délice. 

Mon ultime conviction !!! :
Il me semble que Marguerite Duras est un des auteurs préférés de Claudie Gallay, j'ai eu souvent l'impression qu’elle  a fait des clins d’œil à son style en écrivant comme elle les pages consacrait à Manzoni le libraire. 


Pour en savoir plus sur :





Claudie Gallay c'est ICI





Le peintre Zoran Music c'est  ICI






Si vous voulez lire d'autres avis : Les fanas de livres   Oui, j'ai le temps de lire   et aussi le très beau billet de Lune de Pluie

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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 21:55


Ces romans contiennent à peine 130 pages, ils ne coutent que 2 euros et le Balzac 1,euro 50.

Ces petits livres se glissent dans le sac sans prendre de place et se lisent en quelques heures.

C'est Idéal pour un après-midi sur la plage, ou bien à l'ombre sous un arbre....























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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 10:34

Anne Brontë






















Les éditions Phébus ont décidé de rééditer ce roman dont la 1ère édition parait à Londres en Juin 1848, signé sous le nom d’Acton Bell. Ce livre a connu à l’époque beaucoup de succès presque autant que Jane Eyre paru en 1847 sous le pseudonyme de Curter Bell. 

La recluse de Wildfell Hall est le second et le dernier roman d’Anne Brontë.

 

On est vite conquis par l’histoire d’Hélène, la nouvelle locataire du château de Widfell Hall qui vit recluse avec son jeune fils. Cette belle et mystérieuse femme est peintre et vend ses toiles pour vivre. La situation sociale de la jeune femme est très atypique pour l’époque, la communauté villageoise ne conçoit  pas cette façon de vivre et  va alimenter les rumeurs les plus folles à son sujet. Quel est le drame que cache Hélène derrière les grilles de son château ?

 

Anne Brontë a fait un très grand travail d’écriture, chaque situation et chaque personnage sont décrits avec beaucoup de recherche et de minutie, ce roman aborde avec beaucoup de réalisme les principes de la société victorienne qui ne laissait à l’époque aucune existence légale aux femmes mariées mais de plus aucun bien et aucun droit sur leurs enfants. C’est pour cela que ce livre est considéré comme l’un des tout premiers romans féministes. 

 

On retrouve les mêmes thèmes que dans le roman de sa sœur Emily « les hauts de hurlevent » : alcoolisme, violence masculine, corruption de l’enfance…Mais Anne Brontë en rajoutant  une violente critique sociale de la société victorienne devra faire face à la virulence des critiques à la parution du livre en août 1848.

 

J’ai aimé ce roman ou plutôt les idées et l’ambiance romanesque très « 19ème «  qui s’en dégagent, mais malheureusement l’auteur a trop forcé sur la situation misérable de l’héroïne à travers son journal où elle raconte sa vie, ces 250 pages deviennent vite ennuyeuses et  alourdissent le roman considérablement. 

 

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 21:53





















Jean Teulé - Julliard 

j'ai été  influencée par l'engouement de mes collègues pour ce livre aussi je l'ai lu  par simple curiosité. La lecture de "Je, François Villon" pour le club de lecture ne m'a pas donnée envie de lire d'autres livres de cet auteur, j'ai donc fait l'effort avec ce titre qui est parait - il très amusant.


En quelques phrases la véritable histoire du couple Montespan :
Mme Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart, Marquise de Montespan est née le 5 octobre 1640, elle est  morte le 26 mai 1707.

Louis XIV est tombée fou amoureux de Mme de Montespan qui devient sa favorite en mai 1667 à la place de "la duchesse Louise de Valère". Ce fut une véritable affaire d'état  et son mari fit un scandale à la cour et fut enfermé au Fort l'Evêque puis exilé sur ses terres en Gascogne, d'où il ne sortit presque plus jusqu'à sa mort.

Le roman de Jean Teulé nous montre que Monsieur de Montespan était à sa manière un homme moderne pour son époque car il s'est marié par amour, il parlait de ses sentiments envers sa femme et se fichait  royalement des conventions. C'était aussi un homme qui ne manquait pas d'humour, il avait fait repeindre son carrosse en noir et avait fait poser une ramure de cerf pour symboliser sont nouveau statut de cocu !!!

Mme de Montespan était la "favorite du roi" en un mot les favorites du roi   n'étaient rien d'autres que des prostituées de luxe. Si une femme était choisie par le roi elle n'avait pas le droit de choisir : partager le lit du roi était considéré comme un honneur. 

Le sujet est intéressant mais Jean Teulé le traite avec trop peu de profondeur et comme dans son roman  "je, François Villon" il use et abuse de détails croustillants sur le couple Montespan puis du roi et de Mme Montespan se qui fait perdre toute crédibilité à ce livre.
Le roman de Jean Teulé est une adaptation très libre de cette histoire, c'est un bon livre pour la plage rien de plus.


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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 11:02





Les livres ne sont pas des paquets de nouilles, il faut des libraires pour les vendre.

Cette réflexion semble évidente pourtant voici le mail que les bibliothèques de la région du Limousin ont reçu mercredi matin :
DEUX DÉPUTÉS VEULENT LA MORT DES PETITES LIBRAIRIES.
Dans le cadre de la loi sur la modernisation de l'économie, deux députés
sarkozystes, Christian Kert (UMP) et Jean Dionis du Séjour (Nouveau Centre), ont eu l'idée géniale, soufflée par la grande distribution, Amazone,
Edouard Leclerc en tête, de proposer que les libraires puissent solder
les livres à peine six mois après la date de leur parution.
Non seulement l¹idée est idiote mais elle est dangereuse, elle remet
en
cause l'effet bénéfique de la loi Lang qui en créant le prix unique
du livre a permis de sauvegarder en France un réseau vivant
de 15 000 libraires.
Le livre n'est pas une denrée périssable qui se vend l'encre encore humide.
Des mois, des années sont parfois nécessaires pour qu¹un auteur sorte de
l'anonymat. Le travail de fond que font les libraires indépendants c'est
précisément de permettre à de nombreux auteurs d¹être en relation avec le
public.
Si cet amendement devait être adopté, ce serait un formidable cadeau aux
hypermarchés qui vendent du livre comme on vend des tomates. L'expérience
menée en Angleterre l'a prouvé, cela tuerai les libraires indépendants et
ferait grimper les prix des livres neufs.
Cet article a été écrit par "Fous d'encre" de Saint-Denis.

Je vous invite à lire aussi l'article :

"Pour le livre, contre la dérégulation" La loi Lang n'est ni obsolète ni corporatiste. Sa remise en cause menace la diversité de la création et de l'édition française.
Que l'on peut lire dans le monde du mercredi 2 juillet,
cet article nous explique l'importance de conserver nos librairies.
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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 18:45

Le club de lecture présente



Barbara Kingsolver - Editions Rivages - 558 pages




Les critiques sont unanimes ce roman est un bel hommage à la nature, en nous alertant sur  le respect de l’environnement, la préservation des espèces animales et végétales, c’est une véritable leçon d’écologie que nous délivre ce roman.

Mais c’est aussi un réquisitoire contre des mentalités qui ont du mal à évoluer. Que l’ont soit en Amérique, en Europe ou ailleurs les femmes ont encore à combattre les préjugés si elles veulent exercer un métier occupait normalement par les hommes, et ceci malgré l’évolution des mentalités.

Barbara Kingsolver nous propose trois beaux portraits de femmes pour illustrer ces propos :

On rencontre Deanna Wolfe biologiste de formation qui a décidé de s’éloigner de la civilisation, pour vivre au plus près de ses convictions. Elle vit seule dans une cabane de rondins dans la montagne du sud des Appalaches.
Ses passions sont les oiseaux et le sort des  coyotes qui sont accusés comme les loups de détruire les troupeaux.

Puis Luisa diplômée en biologie, qui a quitté la ville pour s’installer dans la ferme de Cole son mari fermier dans le comté de Zébulon. Son existence citadine et ses études d’entomologiste ne l’ont pas vraiment préparé à la vie rurale, elle va devoir lutter pour se faire accepter par les villageois et par la famille de Cole, mais aussi vivre ses premières désillusions devant la réalité d’un monde agricole où il est plus facile de faire des plantations de tabac pour gagner de l’argent ,alors qu’une culture moins intensive et plus en harmonie avec l’équilibre naturel ne peut pas faire vivre décemment les fermiers.

Puis Nannie Rawley cette étonnante septuagénaire qui cultive bio et se heurte en  permanence avec son voisin qui lui est convaincu du bien-fondé des pesticides.  

Ce livre nous offre aussi une vision de l’Amérique avec ses coutumes, ses citoyens un peu différents comme les Amish qui veulent résister au progrès, c’est aussi un régal de lire la description de ses immenses  paysages naturels que ce pays à la chance de disposer.


Du même auteur on peut lire aussi : « l’arbre aux haricots » et « les cochons du paradis ». 
  

 

 Si vous voulez lire d'autres avis il y a celui de Sylire  Florinette
Pour ceux qui parlent lisent l'anglais le site de l'auteur
link

 

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Published by Nina - dans Blogoclub
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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 16:07





 Voici mon "livre voyageur" arrivé dans ma boite aux lettres un beau jour du mois de mai où il devait encore pleuvoir des cordes !!
Mais recevoir un livre ensoleille n'importe quelle journée grise et je remercie
Benoit d'avoir pensé à m'envoyer ce roman qui m'a fait découvrir ce conte et un auteur que je voulais lire depuis longtemps.



    
                            
         
Editeur Gallimard  - collection Folio - 125 pages
Quelle est cette terrible malédiction qui a privé ce village de toute vie animale ? Les habitants sont depuis terriblement angoissés de vivre au milieu de cette nature devenue silencieuse. Il y a bien le bruissement  des feuilles des arbres quand le vent souffle, le martèlement de la pluie sur les toits mais pas un chant d’oiseau, pas un miaulement de chat, ni l’aboiement d’un chien et plus un poisson dans les rivières.

Ce village est maudit, une légende dit qu’une créature nommée Nehi vit dans la forêt mystérieuse qui entoure le village. Ce sont  des enfants aux cœurs purs qui vont braver l’interdit et s’enfoncer dans la forêt pour découvrir le terrible secret.

Ce conte au carrefour de la tradition biblique, du folklore yiddish et du conte européen  nous parle de cette intolérance et cette indifférence qui  nous empêchent de vivre les uns avec les autres en  harmonie et en paix.  Ces deux mots peuvent aussi se réunir en un seul, ils s’appellent alors : le racisme.

Un petit livre plein a craqué d’intelligence, de tolérance et d’amour. Un conte à lire et à raconter aux enfants mais aussi aux plus grands.

«La dérision est peut-être un rempart contre la solitude. En effet, les moqueurs veulent un public, et celui qui en est la victime est toujours seul.»
[ Amos Oz ] - Soudain dans la forêt profonde

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 22:02



















Gaetano Bolàn - Edition La Dragonne - 86 pages

Gaetano Bolan est né en 1969 à Arica au Chili. Il vit aujourd’hui à Valparaiso, après plusieurs années passées en France. La boucherie des amants est son premier roman, d’ores et déjà accueilli par un large public.

Un peu comme le livre « Matin brun » l’auteur nous livre en 81 pages toute l’horreur de la dictature et ses conséquences.  

 

Tom est un enfant chilien, sa naissance difficile l’a rendu aveugle et orphelin. Ce double handicap a donné paradoxalement à cet enfant le don du bonheur, chaque jour son regard intérieur et ses yeux de nuit apportent de la gaieté à tout le quartier. (…) « L’enfant Tom était apprécié de tous. Il était doux, il était tendre. Et espiègle avec ça ! Il furetait ici et là, les mains devant lui, comme ouvertes pour attraper le vent, et trottinait benoîtement. Les gens étaient affables avec lui ; sa seule présence suffisait à ramollir les cœurs les plus endurcis. »(…)

Tom l’enfant au cœur pur a un secret qu’il garde sagement en lui, il aimerait connaître l’amour d’une mère de remplacement, mais l’enfant au cœur pur va plutôt être confronté à la barbarie des hommes. (…) «Il avait suffi d’une éclipse de lune et d’un grand brasier pour le faire basculer dans le monde adulte. Aussi l’enfant continua-t-il de regarder la nuit ; il sentit qu’il lui faudrait dorénavant être solide comme le boucher Juan  pour affronter le monde et ses chimères ». (…)  

 Un stylo et quelques 80 feuilles, il a suffit juste cela à Gaetano Bolàn  pour témoigner de l'horreur des dictatures. l'auteur a réalisé une véritable prouesse : écrire un livre admirablement poétique malgré le thème grave qu’il aborde. Un roman à lire, à donner à offrir.
Si vous voulez lire un autre avis celui de Sylire

 

 

 

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