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Bonne rentrée littéraire à tous !

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Le site des éditions de L'Aube ICI

1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 21:49

Pendant mes vacances j'ai visité Moulins, une petite ville de l'Allier qui se situe à une cinquantaine de kilomètres de Vichy. L'architecture de cette petite ville est magnifique mais j'ai surtout été emballée par le musée du costume de scène. Je n'ai pas pu prendre de photos malheureusement elles sont interdites. Je me suis donc débrouillée en scannant des photos sur les différentes plaquettes distribuées à l'entrée et j'ai pu trouver des photos sur internet pour faire ma petite présentation et vous donner envie de visiter ce lieu fantastique.

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Le centre national du costume de scène et de la scénographie est un site unique en France, comme à l'étranger, pour découvrir les plus beaux costumes de théâtre, de ballet et d'opéra mis en scène dans des expositions scénographiées.

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Le thème de l'exposition qui a lieu en ce moment jusqu'au 20 mai est : "costumer le pouvoir" opéra et cinéma.

 

Cette exposition nous propose une représentation du pouvoir à travers les costumes des personnages historiques ou inventés et qui ont été mis en scènes pour des films et des opéras.

D'immenses vitrimes reconstituent les décors des plateaux de tournages, présentent les costumes et les objets qui symbolisent le pouvoir commes les bijoux, couronnes, armes, armures, trônes.....

Des panneaux expliquent parfaitement le concept de cette exposition : montrer la représentation du pouvoir par son costume.

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l'exposition commence par ce magnifique tableau qui s'intitule : pouvoirs éternels et sans frontières.
La photo est évidemment très mauvaise mais on voit à gauche le costume de la toison d'or dans l'opéra de Médée, au centre Les six anges noirs de Simon Boccanegra l'opéra de Verdi et à droite le soldat dans Salomé l'opéra de Richard Strauss.

"Comme des malédictions jetés sur le monde des humains, ce sont les pouvoirs qui font tourner la terre. L'or et le mal sont représentés ici. La Toison d'or et les anges noirs nous font entrer dans le labyrinthe du pouvoir" (extrait de la plaquette du musée).

 

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Cette vitrine s'intitule : De l'importance d'être sacré

On peut y admirer les costumes du film "Jeanne d'Arc" de Luc Besson.

le costume de Charles VII a été porté par l'acteur John Malkovich. Ce manteau en velours bleu est brodé de fleurs de lys et doublé de fourrure blanche et de véritables queues d'hermine. L'armure est dorée à la feuille d'or,  doublée de velours rouge et la couronne est dorée à la feuille d'or et sertie de pierres de couleur. Le sceptre et la main de justice sont en métal doré.

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En admirant  la finesse de ces fleurs de lys symbole du pouvoir royal, j'ai surtout pensé à l'incroyable travail des brodeuses qui ont  le magnifique pouvoir de maîtriser l'aiguille.......

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La pourpre et le laurier

On voit mal mais ce sont les costumes d'Astérix et Obélix portés par Christian Clavier et Gérard Dépardieu dans Astérix et Obélix contre César le film de Claude Zidi.

On peut y voir aussi le costume de Jules césar porté par Alain Delon.....

Cette scène montre les symboles du pouvoir rattachés à l'antiquité.

La pourpre et le laurier se prêtent à la parodie, au décalage et à la caricature. Cette vitrine m'a vraiment beaucoup amusée !!!!!

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Par contre j'ai été émue en découvrant cette robe qui est celle que portait Isabelle Adjani dans "la Reine Margot"

On peut même voir le sang sur la robe.

Cette vitrine représente l'intolérance religieuse et le crime d'état.

La robe de la Reine Margot est une robe blanche en soie floquée, ornée de fausses taches de sang. Sa robe maculée de sang fait le lien entre le massacre de la Saint Barthélemy et le meurtre de son amant, résumant ainsi le contexte de l'époque et sa vie de femme (extrait de la plaquette du musée)

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Isabelle Adjani en reine Margot.

Et il y a bien sur beaucoup d'autres représentations du pouvoir parce que cette exposition comporte 13 salles. Entre autres les costumes du film "les adieux à la reine" le film de Benoit Jacquot pour symboliser la décadence du pouvoir......

J'ai beaucoup aimé la mise en scène de cette exposition et le sujet traité de cette manière est vraiment judicieux.

Il donne envie de revoir certains films, de lire ou tout simplement rêver à la splendeur de ces costumes décharger du pouvoir qu'ils sont censés incarner. 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 23:42

DSCN0612Encore une maison d'écrivain à sauver !

Pendant mes vacances de Noël, je suis allée quelques jours à Vichy. Au cours d'une promenade dans la ville, je suis passée devant la maison d'Albert Londres.

Cette maison est fermée en raison d'obscures querelles administratives. Une association a constitué le Fonds de Dotation "Sauvons la Maison natale d’Albert Londres" avec le projet d'en faire un musée en mémoire de son illustre propriétaire

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Des panneaux sur les murs avec des peintures en trompe l'oeil permettent d'attirer le regard des passants. J'ai trouvé l'idée judicieuse.

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Sauver la Maison d’Albert Londres est un hommage à la mémoire de l’homme, et aux valeurs qu’il a imprimées au journalisme d’investigation. En hommage à celui qui y vit le jour, qui a été, et reste toujours, l’inspirateur de générations de journalistes et reporters. La Maison natale d’Albert Londres vaut bien un détour ! (message de l'association).

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Qui était Albert Londres ?

On peut lire sur Wikipédia :

Albert Londres (né le 1er novembre 1884 à Vichy et mort le 16 mai 1932 dans l'océan Indien) est un journaliste et écrivain français.

« Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie ». Cette maxime d’Albert Londres résume bien l’idéal de ce professionnel de l’information qui reste une référence pour de nombreux journalistes français. Depuis 1933, le prix Albert Londres récompense les meilleurs journalistes francophones.

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Il me semble qu'Albert Londres était très investit dans la lutte pour les droits de l'homme à en juger le site BiblioMonde qui raconte son histoire, en voici un petit extrait :

Le célèbre journaliste qui fit fermer le bagne de Cayenne, dénonça la traite des Noirs, et celle des « blanches » (1884-1932).
Né en 1884 à Vichy, Albert Londres, qui se destinait à une carrière de poète, s’est très tôt rendu célèbre par ses articles et ses récits de voyages, publiés au début du siècle dans Le Petit Journal, Le Quotidien ou Le Petit Parisien, et a marqué plusieurs générations de journalistes. Il signe son premier article en 1914, il a couvert la Grande Guerre, la conquête de Fiume par D’Annunzio, la Révolution russe, le Tour de France cycliste, les chaos de la République chinoise, le scandale du bagne de Cayenne, les bataillons disciplinaires d’Afrique du Nord, la condition des aliénés dans les asiles de France, et l’évasion du forçat Dieudonné, la traite des noirs en Afrique et la traite des blanches en Argentine, les pêcheurs de perles de Djibouti et les terroristes dans les Balkans... Il est mort le 16 mai 1932 lors de l’incendie du paquebot George Philippar au retour d'un reportage en Chine dont on ne sait rien.

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Si vous avez envie de lire des livres de cet auteur, beaucoup sont publiés en édition de poche 

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9782869599031FS.gifMoi j'ai choisi celui-là !

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 07:46

 

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SG

Le site qui explique tout ICI

Les rencontres de Chaminadour ont lieu chaque année dans la ville de Guéret au mois de septembre. Cette année a eu lieu la septième rencontre. Il suffit de feuilleter le programme des autres années pour se rendre très vite compte que les rencontres de Chaminadour nous invitent dans "le saint des saints de la littérature". C'est Sylvie Germain qui m'a décidée à participer à cette manifestation. Je n'y suis restée qu'une journée et je regrette vraiment de ne pas avoir pu y rester les 4 jours.

C'est au Théâtre de la Fabrique à l'Espace Fayolle que sont accueillis les auteurs et le public dans une grande simplicité et une convivialité qui permettent très vite de comprendre que c'est la passion de la littérature qui rassemble tous ces gens dans ce lieu.

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Loin de tout tapage médiatique et commercial, "le milieu littéraire" se déplace en Creuse et je trouve l'idée vraiment sympathique. Le hall d'entrée de l'espace Fayolle accueille un seul libraire celui de Guéret qui présentait les livres des écrivains invités à la manifestation. L'auditorium sert de salle de conférence.

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Voici les 3 livres que je me suis offert ! "Tobie des marais" parce qu'il y avait une exposition de photos réalisées par le photographe et compagnon de Sylvie Germain : Tadeusz Kluba. L'exposition a pour thème le roman "Tobie des marais". J'ai lu ce livre il y a très longtemps, je suis en train de le relire pour l'occasion. J'ai choisi aussi Opéra muet, un roman qui a échappé à ma ténacité de lectrice passionnée par l'oeuvre de Sylvie Germain !!  Le livre "Couleurs de l'invisible"  renferme neuf nouvelles de Sylvie Germain illustrées par Rachid Korachi. Un livre qui est une petite merveille. J'en parlerais plus tard.....

les couleurs

Je relève aussi quelque chose de très important dans cette manifestation c'est qu'elle affiche : Entrée libre et gratuite. Je rajoute que le café à la pause est même offert !! Alors on peut acheter quelques livres......

Je vous raconte la suite très bientôt....

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 23:25

 

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Du jeudi 27 septembre 2012 au dimanche 30 septembre 2012

Guéret accueille pour la 7e fois le festival de littérature "les Rencontres de Chaminadour".

A l'honneur cette année : Sylvie Germain, première femme de lettres à être placée sur le devant de la scène de cet évènement.

 

Pour connaitre le détail de cet évènement littéraire vous pouvez consulter le programme ICI

 

Je me souviens de ma rencontre avec Sylvie Germain au salon du livre à Paris. C'est par hasard que je l'ai rencontrée au détour d'une allée sur le stand d'Albin Michel. J'ai même pu discuter un peu avec elle et elle m'a dit qu'elle était l'invitée des 7èmes Rencontres de Chaminadour. Sylvie Germain fait partie de mes écrivaines préférées alors quand j'ai vu qu'elle a pris le temps de me faire une dédicace originale avec le dessin d'un livre ouvert, j'ai été très émue !

J'avais acheté à cette occasion 2 livres :

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Il est donc évident que je serais à ces rencontres ce week-end.

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 08:00

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Je suis au Japon via le Salon du Livre de Paris !!

J'ai  mon appareil photo et mon carnet de notes

Conférences, débats, rencontres et dédicaces....

Mon programme est chargé !!

A bientôt.

Le site du salon du livre ICI

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 09:45

 

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Invités à la Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges

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Vendredi 13 janvier, 19 heures. Brrrr !!! Il fait froid, il fait nuit. Envie de rentrer chez moi et bien non pas du tout  !!!  J'ai le sourire aux lèvres en passant les portes de la médiathèque de Limoges avec plus d'une centaine de personnes pour rencontrer Véronique Ovaldé et Laurent Mauvignier.

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Véronique Ovaldé et Laurent Mauvignier font partie d'une même génération d'écrivains, avec d'autres comme Claudie Gallay, Delphine de Vigan, Régis Jauffret.......Ils représentent "le haut du pavé" de la jeune littérature française.

 

Passages de Pages est une manifestation qui est organisée par La BFM de Limoges, elle a pour but d'inviter des écrivains à rencontrer des lecteurs.

 
Cette soirée était animée par Constance de Buor, journaliste à La Vie et Erwan Desplanques, journaliste à Télérama.

Après les présentations respectives des deux écrivains, les journalistes ont posé des questions sur leurs romans, leurs thèmes préférés, leur manière d'écrire, leur enfance, leur découverte de l'écriture, leur métier d'écrivain....Ils ont répondu avec beaucoup de sérieux mêlé d'un humour bien sympathique, ce qui a détendu l'atmosphère très rapidement.  

Véronique Ovaldé et Laurent Mauvignier aiment se déplacer pour rencontrer leurs lecteurs. Ils nous expliquent qu'écrire est une activité solitaire, un peu en marge, décalée de la vraie vie,  ils aiment aussi se rencontrer entre eux pour discuter de leur métier qui est "une corporation particulière". 

Voici quelques extraits des réponses que j'ai pu relever aux questions des journalistes. 

Véronique Ovaldé explique que la parution de son livre "Et mon coeur transparent" a annoncé le début d'un nouveau cycle d'écriture. Elle aime  particulièrement écrire des histoires de femmes victimes de violence sociale et conjugale et qui veulent se libérer d'une entrave. Elle égratigne souvent les pères et les hommes en général, mais nous affirme t'-elle avec le  sourire "il y a toujours de beaux portraits d'hommes dans mes livres comme le lieutenant Taïbo dans "des vies d'oiseaux". Elle dit : "j'écris de là où je sors".  "Le terreau  familial" de Véronique Ovaldé lui a permis de voir, d'analyser et d'écrire sur les femmes qu'elle a côtoyé.  

L'écriture permet de mettre en scène des femmes qui vont s'émanciper d'un système archaïque, qu'elles vont  transgresser pour s'émanciper. 

Mais, elle nous a fait remarquer, qu'écrire sur le statut des femmes, sur les mères, sur les filles est une sous - catégorie de la fiction.

  • J'aurais aimé que les journalistes s'arrêtent sur cette réflexion pour demander des explications sur ce constat qui m'a étonnée. 

Véronique Ovaldé aime situer ses personnages dans des pays indéfinis qui ressemblent à ceux du sud, elle aime faire ce "pas de côté "cette parenthèse". "Parler du quotidien mais dans un ailleurs, mélanger le burlesque avec le cruel et l'intime".

Elle nous a dévoilé sa petite habitude quand elle écrit  : elle marmonne ses phrases !  ça lui permet d'entendre leur sonorité. 

Laurent Mauvignier dont je n'ai pas encore lu de livres, aussi avant sa venue j'ai lu son roman "le lien" ce qui m'a permis de mieux comprendre l'entretien de l'écrivain avec les journalistes.

Laurent Mauvignier fait lui aussi, un pas de côté quand il écrit sur les femmes, ce qui lui permet de ne pas parler de sa propre personnalité.

Ses romans sont des monologues intérieurs. Comme pour Véronique Ovaldé le tempo de la voix est important pour la construction de ses phrases. Cette tonalité permet la lecture à voix haute mais Laurent Mauvignier préfère que l'on utilise le terme "vocalité" plutôt que "oralité" quand on parle de son style.

Laurent Mauvignier a lui aussi dévoilé un peu de son enfance. Il a grandi dans un milieu ouvrier où le livre n'avait pas une place importante.

  • J'ai relevé le fait que Laurent Mauvignier est devenu un écrivain, le jour ou il s'est débarassé de son envie de devenir ecrivain !!

Laurent Mauvignier est un écrivain du réel. Il regarde les gens dans les rues, au supermarché.... et prend des notes. Ses sujets préférés sont les faits divers ou politiques qui influencent le déroulement de nos sociétés.

Je vais conclure en parlant de la grande règle d'écriture de Véronique Ovaldé et Laurent Mauvignier que j'ai trouvé très très intéressante.

La grande rêgle de ces deux écrivains est de ne pas prendre la pente.

 Ne pas prendre cette fameuse pense veut dire :

  • Trouver le bon chemin pour écrire un sujet.

  • Ne pas écrire le même livre à chaque fois.

  • Ne pas devenir un produit qui sort chaque année à date fixe.

  • Ne pas se laisser aller à la facilité en écrivant pour faire plaisir à ses lecteurs.

  • L'écriture doit être une aventure.

  • Un écrivain écrit pour lui.

  • Un lecteur lit pour lui.

    A mon humble avis "de ne pas prendre LA PENTE" est la règle de vie des bons écrivains.  Je rajoute qu'en tant que lectrice, je pense que « la lecture d'un livre doit être pour nous aussi une aventure ».

Cette peur de prendre la pente est commune à beaucoup d'écrivains, mais certains la prennent allègrement !! 

Je remercie Véronique et Ovaldé et Laurent Mauvignier de nous avoir fait passer un si bon moment en leur compagnie. En plus d'être de très bons écrivains, ils sont vraiment très sympathiques.

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 19:06

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J'ai fait un petit séjour dans la  ville rose et  ramené quelques photos de mes flâneries littéraires.

Bien sur je me suis promenée le long de la Garonne sous le soleil, et flâné dans les quartiers toulousains, j'ai apprécié cette belle architecture et cette ambiance typique des régions du sud.

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Mais j'avais surtout envie de visiter le Toulouse littéraire. J'ai donc poussé la porte de la plus grande librairie indépendante de la Haute-Garonne, une véritable référence pour la région.

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La librairie Ombres Blanches doit son nom en hommage au dernier éditeur du surréalisme, Eric Losfeld, qui avait baptisé ainsi sa collection d'ouvrages sur le cinéma.

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La librairie Ombres Blanches est une référence pour la vente d'ouvrages de fonds, elle est IMMENSE ! On peut donc s'y perdre quelques heures sans voir le temps passer. Elle est  composée de différentes salles, on passe par des petits couloirs, des petits escaliers, pour aller d'un endroit à l'autre, j'ai adoré le côté "labyrinthe de livres" mais surtout l'esprit du lieu, il y a du monde dans cette librairie, pourtant on peut consulter les livres sans être dérangé, même on peut s'asseoir pour lire en toute tranquillité. J'ai pu ainsi remarquer que même si cette " librairie" est immense, elle garde malgré tout son identité de "vraie librairie" elle ne ressemble pas du tout à une grande surface de livres. 

Les Ombres Blanches ont aussi une vente en ligne ce qui leur permet de rivaliser avec les sites internet de vente de livres en ligne dont je refuse dorénavant de faire de la pub.....

J'ai relevé sur le site Evène :

En 1990, la librairie Ombres Blanches obtient le Grand Prix National de l'entreprise culturelle. Dans le sillon de Jérome Lindon, la librairie s'engage pour le prêt, contre la censure et pour la liberté d'expression. Cette conception éthique du métier de libraire en ont fait l'une des institutions culturelles de la région.

Au milieu de tous ces dédales de livres, il y en a un qui m'a fait un clin d'oeil, il m'attendait c'est certain !!

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Je ne connais pas du tout ce texte de Colette, et cette parution est très récente car elle est de cette année.

J'en ai profité aussi pour acheter le dernier numéro du  Magazine littéraire consacré à Marguerite Duras.

Ensuite, j'ai eu envie de visiter une librairie plus atypique, qui est située dans un petite rue de Toulouse.

La librairie anglaise : The bookshop


Photo0746.jpgLe libraire est anglais, il nous renseigne avec beaucoup de prévenance, si on le désire. Sa librairie renferme les trésors de la littérature anglaise, mais on peut aussi y trouver n'importe quelle littérature, car j'ai pu feuilleté le 3ème tome de 1Q84 qui est sorti en anglais mais pas encore en français. J'attendrais sa sortie en 2012, même si je suis impatiente de connaître la suite !  J'ai juste acheté un petit roman de Charles Dickens « A Christmas Carol » avec un cd pour écouter le texte en anglais. 

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En "parfaite" bibliothécaire (là je me vante un peu !!), j'ai fini ma promenade par la visite de la médiathèque José Cabanis, où j'ai malheureusement constaté que pour emprunter les documents, les bibliothécaires ont été remplacées par des bornes de prêt.......

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Mes réflexions après cette petite balade Toulousaine :

Internet est un outil révolutionnaire, mais ce n'est qu'un outil, il ne doit pas remplacer les librairies, les vraies avec de vrais libraires à l'intérieur, et les bibliothécaires ne doivent pas être confondues avec des bornes de prêt, parce que ce n'est vraiment pas la même chose.

Ce sont des personnes professionnelles qui doivent être au service des livres et non pas des machines.

Et voilà mes vacances sont finies, il faut que je rentre dans mon limousin !!!!

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 22:04

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Après la magnifique balade dans le parc floral, j'ai quitté ce lieu, l'appareil photo rempli de belles photos

La treille Muscate

Et le sac rempli de souvenirs. Je sais les objets dérivés sont des attrapes-touristes, mais comment résister à ce bel éventail bleu, au petit sachet de " thé Colette" et à son marque-page........

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En partant, j'ai proposé à mon amie de prendre l'allée du château de Castel Novel qui jouxte le parc floral, pour voir le fameux château où Colette a vécu.  Mais mon amie ayant des impératifs familiaux plus importants que les miens ce jour-là, elle a préféré que l'on rentre directement.  

Et c'est là que la suite est digne d'un roman !!!!!!

Nous n'avons pas pu prendre la route du retour, elle était fermée par une course cycliste : environ 30 minutes d'attente, ont précisé les gendarmes. Incroyable n'est-ce-pas !! Alors on avait le choix : regarder la course sous la canicule ou faire demi-tour et prendre la route bordée d'arbres qui remonte au château......

Nous avons découvert Castel Novel caché dans son écrin de verdure. Colette a vécu ici avec son mari Henry de Jouvenel, qui était propriétaire du château. Colette y a écrit son roman "le blé en herbe", sa fille Colette y a vécu toute son enfance avec une nurse anglaise.

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Castel Novel est maintenant un relais-château 4 étoiles avec un restaurant qui a 1 étoile au Michelin. Donc un lieu, plutôt haut de gamme. Nous avons été reçu très gentiment par le personnel, qui nous a dit que l'on pouvait boire en terrasse, des jus de fruits, des cocktails......

Quel bonheur de s'installer sur la terrasse de ce château ! Je peux affirmer que mon jus de mangue en plus d'être délicieux, avait un merveilleux goût d'imprévu ! Charmées par ce lieu, nous y sommes restées environ 1 heure, à discuter en buvant notre jus de fruits, à  regarder le paysage que Colette en son temps a regardé, à prendre quelques discrètes photos, à rêvasser .....

J'ai aimé aussi lire sur la carte qu'il est proposé le menu Colette et le menu Bel-Gazou et j'ai vraiment  remercié en mon for intérieur la course cycliste !!!

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« On ne fait bien que ce qu’on aime. Ni la science ni la conscience ne modèlent un grand cuisinier ».
On attribuerait volontiers cette phrase à Nicolas Soulié, chef cuisinier, passionné de ces lieux qui se plaît à remettre au goût du jour les recettes du terroir. Mais la remarque est de Colette, qui passa de longues journées dans ce château du XVe siècle à rédiger Le Blé en herbe. Un de ses plus beaux romans. Il faudra mesurer, un jour, l’influence de la beauté d’un lieu sur celle d’une œuvre littéraire…
Une biographie raconte la vie de Colette à Castel Novel 
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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 09:07

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On peut visiter les jardins de Colette à Varetz, cette commune se situe en Corrèze. Pourquoi ce lieu ? Et bien tout simplement parce que juste à coté, jouxtant le parc, il y a Castel Novel. Dans ce château, Colette y séjourna  régulièrement  pendant une dizaine d'années avec Henry de Jouvenel son deuxième mari. Sa fille Colette de Jouvenel a passé son enfance souvent seule avec sa nurse anglaise. 

Entrée

 

"Les jardins de Colette" est un parc floral contemporain de près de 5 hectares inspiré par l'écrivain Colette. C'est une balade poétique et florale qui retrace, en se promenant au milieu des fleurs, des arbres et du paysage, la vie de Colette.

Colette avait une véritable science de la nature qu'elle a su mettre en valeur tout au long de ses écrits. Ce parc floral avec plusieurs centaines d'espèces végétales nous fait découvrir l'univers de Colette à travers 6 tableaux qui représentent les différentes  étapes de sa vie. Chaque étape de la vie de Colette est représentée par un déménagement et une nouvelle maison. C'est cet aspect de sa vie que le parc floral a souhaité développer. Une belle réussite !

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Le bâtiment est une construction récente qui est composé d'un espace pour l'accueil du public, d'une boutique où l'on peut acheter divers produits en souvenir de la visite et d'un salon de thé en terasse.

Les personnes qui vous accueillent sont très sympathiques, ouvertes à la discussion, elles prennent le temps de nous expliquer le concept et la vie de ce parc littéraire. Je suis venue dans ce lieu en compagnie d'une amie et nous avons bu un thé en attendant l'heure de la visite avec le guide, mais on peut aussi se promener seul dans les jardins. 

Fanchette

On savourait tranquillement notre thé,

quand un magnifique chat blanc est apparu !

Pas sauvage du tout, Il est venu nous saluer,

avec beaucoup de grâce et de gentillesse.

Fanchette dans l'herbe

 

Le personnel du parc nous a raconté son histoire.

C'est dans l'appentis que les jardiniers ont découvert le chaton, le parc floral est à la sortie de la ville, le lieu est un peu isolé, alors comment ce chaton est arrivé là ?  C'est le mystère total !

On dit à mots couverts que c'est l'âme de Colette qui l'a poussé là !!!

Il n'y a pas eu beaucoup à réfléchir pour lui trouver un prénom :  elle s'appelle Fanchette bien entendu, car en plus c'est une petite chatte, comme celle de Colette.

Fanchette vit dans le parc floral la journée, et rentre dormir sagement dans l'appentis la nuit : Incroyable quand même !

(...) peigner Fanchette blanche, qui n'a presque plus de puces depuis qu'elle se parisianise, et l'installer avec son coussin plat sur le rebord extérieur de la fenêtre pour qu'elle prenne l'air. (Extrait de : Claudine à Paris.)

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Les portes du jardin s'ouvre sur le premier jardin : celui de l'enfance de Colette : Saint Sauveur en Puisaye.

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Photo0601Une table de lecture avec un texte, se rapportant à l'oeuvre de Colette, présente chaque jardin. Sous chaque table les feuilles représentent la plante, ou l'arbre symbole du lieu.

L'oeil de l'architecte :

Un pied de glycine a été planté de part et d'autre des deux bancs dont la ramure en fer forgé redessinent la glycine centenaire de Saint Sauveru en Puisaye. Les parterres de ce premier jardin sont entourés de charme. Ils évoquent le cocon familial.

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Saint Sauveur décrit par Colette :

"Le jardin du Haut commandait un jardin du bas, potager resserré et chaud, consacré à l'aubergine et aux piments..." (Extrait de : La maison de Claudine)

Voilà la première partie de mon petit séjour dans le pays de Colette,  je vous raconterais la suite de mon aventure littéraire chez Colette. A demain

Si vous voulez en savoir plus sur le parc, allez vous promener sur leur site : ICI

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 13:00

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Comme chaque année, le salon du livre "Lire à Limoges"  ouvre ses portes début avril, et c'était donc ce week-end.

J'ai assisté à la toute 1ère conférence qui a eu lieu jeudi soir au Lido.

Le sujet : les grands inspirés : de la création à la folie. Ensuite, il y avait  la projection du film de Maurice Pialat "Van Gogh". 

J'ai voulu prendre un photo mais elle ne donne pas grand chose !

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 C'est Alain Vircondelet qui a mené cet intéressant débat avec l'aide d'un journaliste. Pour ceux qui ne connaissent pas cet écrivain sa biographie est ICI

Aprés nous avoir lu un extrait du poème « le voyage » de Charles Baudelaire

"Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau, Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe ? Au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau !  

Alain Vircondelet a commencé sa conférence avec Marguerite Duras, dont il a été très proche pour lui avoir  consacré plusieurs biographies.C'est ainsi qu'il a pris conscience très tôt de l'importance de ce sujet dans sa carrière de biographe.

 Lors de ses rencontres avec l'écrivaine, il a pu constater qu'elle se questionnait beaucoup sur la folie qui a commencé à roder autour d'elle dans sa jeunesse auprès de sa famille.

Marguerite Duras avait peur de devenir "folle", mais elle savait qu'elle ne pourrait pas le devenir grâce à l'écriture qui était pour elle : "un vrai barrage à la folie"

Marguerite Duras avait une grande force de caractère, pour se protéger, elle élevait des livres comme des digues contre la folie. Mais elle était en même temps fascinée par elle et très attirée par ce qu'elle appelait « l'innocence de la folie »

Duras disait « je suis condamnée à écrire », et pendant sa période où elle était alcoolique «Je bois jusqu'à la folie » 

mais aussi : "La création peut nous emmener jusqu'à l'abandon de la raison, l'absence de jugement".  

Alain Vircondelet nous explique que pour Marguerite Duras « Écrire c'était chercher l'apparition. Son repère c'était la folie".

Duras   duras.jpg

 

Les « vrais créateurs » sont en quête d'absolu avec le danger  de basculer dans la folie.

La création c'est vivre hors du quotidien, mais c'est aussi une forme d'enfermement. C'est la rupture avec une certaine réalité.

Alain Vircondelet a écrit une biographie sur Séraphine de Senlis :

Séraphine de la peinture à la folie.

Séraphine

Séraphine a eu une existence très particulière. Cette femme n'a pas pu entrer au couvent comme elle le désirait, sa condition sociale ne le permettait pas, mais elle a pu y travailler comme femme de ménage. C'est là qu'elle a des visions et des hallucinations auditives. Son ange gardien lui ordonne de peindre pour la vierge Marie. Cette femme que rien ne prédisposait à la peinture se met à peindre sans relâche. Elle s'isole, rompt complètement avec la quotidien, avec la réalité et vit dans une extrême pauvreté. Elle disait « je suis condamnée à peindre ». Puis, va peu à peu  basculer dans la folie. Par contre, quand elle sera internée en hôpital psychiatrique, elle ne peindra plus. Cet enfermement n'est pas celui de la créativité.

Alain Vircondelet a bien sur fait un parallèle avec le destin de Camille Claudel et nous raconte que Camille Claudel a basculé dans la folie après sa rupture avec Rodin, mais sa fragilité venait surtout de sa base originelle qui n'était pas solide et  c'est sa mère qui en était sûrement la cause.

Rodin disait en parlant de Camille Claudel :

« Je lui ai montré comment trouver l'or mais l'or qu'elle a trouvé était bien à elle »

Camille Claudel et Séraphine de Senlis ont transgressé l'ordre social de leur époque pour devenir des artistes et elles l'ont payé le prix fort. Mais est-ce bien cela qui est la cause du basculement dans la folie ?

C'est la création qui pousse à la folie ou la folie qui pousse à la création ?

Les artistes sont des sentinelles de l'invisible. Créer, c'est prendre le risque de la faille destructrice.

Alain Vircondelet nous a donné beaucoup d'exemples d'artistes qui ont franchi le pas, qui ont basculé dans un autre monde sans vraiment tomber dans la folie destructrice.

Des artistes qui ont laissé des œuvres majeurs, mais qui ont vécu une réelle rupture avec le « monde ordinaire ». Ils ont franchi le pas, ils ont vécu uniquement pour leur création. Des artistes qui se sont isolés dans leur propre monde.

Des grands inspirés de la création.

Exemples d' écrivains : Jean Jacques Rousseau, Julien Gracq, Michel Leiris, Henri Michaux, Albert camus, Julien Green.......

Exemples de poètes : Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud.....

Exemples de peintres : Van Gogh, Munch, Modigliani, Balthus, Paul Klee.........

Pour conclure, Alain Vircondelet donne la parole à Arthur Rimbaud qui écrivait dans sa lettre du 15 mai 1871 à Demeny consacrée à « l'avenir de la poésie » :

« le poète devient entre tous le grand malade, le grand criminel, le grand maudit ».

 

Évidemment, mon compte - rendu n'est pas complet, ce n'est pas facile de retranscrire par écrit une conférence, mais j'espère avoir rapporté l'essentiel de cet intéressant débat. J'ai vraiment aimé ce sujet qui m'a permis de mieux comprendre la personnalité des artistes et la puissance de la création.  munch_TheScream.jpg

Ce tableau est une peinture à l'huile et à la pastel d'Evard Munch* réalisé en 1893. L'artiste l'a nommé « le cri ».

L'artiste a associé une note dans un de ses journaux a propos de cette oeuvre: « J'étais en train de marcher le long de la route avec deux amis - le soleil se couchait - soudain le ciel devint rouge sang – j'ai fait une pause, me sentant épuisé, et me suis appuyé contre la grille - il y avait du sang et des langues de feu au-dessus du fjord bleu-noir et de la ville - mes amis ont continué à marcher, et je suis resté là tremblant d'anxiété - et j'ai entendu un cri infini déchirer la Nature ». (citation de l'artiste)

*Edvard Munch est un des artistes cité pendant la conférence. 

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