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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 16:07





 Voici mon "livre voyageur" arrivé dans ma boite aux lettres un beau jour du mois de mai où il devait encore pleuvoir des cordes !!
Mais recevoir un livre ensoleille n'importe quelle journée grise et je remercie
Benoit d'avoir pensé à m'envoyer ce roman qui m'a fait découvrir ce conte et un auteur que je voulais lire depuis longtemps.



    
                            
         
Editeur Gallimard  - collection Folio - 125 pages
Quelle est cette terrible malédiction qui a privé ce village de toute vie animale ? Les habitants sont depuis terriblement angoissés de vivre au milieu de cette nature devenue silencieuse. Il y a bien le bruissement  des feuilles des arbres quand le vent souffle, le martèlement de la pluie sur les toits mais pas un chant d’oiseau, pas un miaulement de chat, ni l’aboiement d’un chien et plus un poisson dans les rivières.

Ce village est maudit, une légende dit qu’une créature nommée Nehi vit dans la forêt mystérieuse qui entoure le village. Ce sont  des enfants aux cœurs purs qui vont braver l’interdit et s’enfoncer dans la forêt pour découvrir le terrible secret.

Ce conte au carrefour de la tradition biblique, du folklore yiddish et du conte européen  nous parle de cette intolérance et cette indifférence qui  nous empêchent de vivre les uns avec les autres en  harmonie et en paix.  Ces deux mots peuvent aussi se réunir en un seul, ils s’appellent alors : le racisme.

Un petit livre plein a craqué d’intelligence, de tolérance et d’amour. Un conte à lire et à raconter aux enfants mais aussi aux plus grands.

«La dérision est peut-être un rempart contre la solitude. En effet, les moqueurs veulent un public, et celui qui en est la victime est toujours seul.»
[ Amos Oz ] - Soudain dans la forêt profonde

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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 18:36




Histoire-d-une-vie.jpg












Aharon Appelfeld
Edition de l'olivier - 237 pages
Prix Médicis étranger 2004

Le salon de Livre de Paris donne envie de lire chaque année quelques titres du thème proposé.
C'est Sylire qui m'a donnée envie de lire ce livre.

J’ai trouvé très intéressante la façon dont ce livre est écrit, Aharon  Appelfeld nous raconte des fragments de sa vie, non pas dans l’ordre chronologique  d’une biographie mais dans l’ordre où la  mémoire lui rend ses souvenirs.

Ce livre est un témoignage très dur sur la condition des enfants juifs pendant la seconde guerre mondiale.

à Czernowitz en Bucovine (près de la Roumanie), après une enfance choyée dans un milieu lettré, le jeune Aharon  Appelfeld  va subir le ghetto, l’assassinat de sa mère, la déportation vers les camps, la fuite et la survie dans les forêts  puis l’arrivée en Palestine.

Les enfants juifs subissent  les pires horreurs dans les ghettos et sur les routes de la déportation. Ils sont la proie des gens malsains, pervers, complètement  corrompus par la guerre.

Un exemple : L’enclos « keffer »  « c’était l’enclos des chiens-loups utilisés pour monter la garde, la chasse, et principalement la chasse à l’homme. (…) Un jour arriva un convoi dans lequel se trouvaient des petits enfants. Le commandant du camp ordonna de les déshabiller et de les pousser dans l’enclos ; Les enfants furent dévorés,  aussitôt apparemment, car nous n’entendîmes pas de cris. »

Mais heureusement on peut lire aussi  « J’ai rencontré beaucoup de gens courageux et nobles pendant la guerre ».

Son évasion et ses années d’errance, vont le confronter à la solitude, à la lutte permanente contre la violence qui l’entoure.

Les fragments de bonheur qui surgissent de sa mémoire : le souvenir de ses parents et surtout de sa mère mais aussi son oncle Félix remarquablement bon et intelligent, ses grands-parents  juifs pratiquants,  contrastent douloureusement avec ces années  de solitude et de cauchemars.

L’arrivée et l’installation en Palestine n’ont pas été faciles pour ces enfants traumatisés par la guerre. Peu à peu,  avec beaucoup de force et de courage, ils se  reconstruisent,  apprennent une nouvelle langue « l’hébreu »  leur langue maternelle étant  interdite.  Aharon  Appelfeld ne doit plus parler la langue allemande qui était celle de sa mère, une douleur de plus pour lui, qui adorait sa mère.

Aharon  Appelfeld a énormément réfléchi à son histoire qui a été rythmée dés l’enfance par l’antisémitisme et la Shoa. Sa force de caractère, ses  remarques et ses réflexions  donnent à ce livre une dimension philosophique.   

J’ai aimé lire : les pages sur la rencontre avec les livres et l’écriture qui ont permis à Aharon  Appelfeld de recoller les morceaux de sa  vie complètement disloquée par la guerre et de devenir un immense écrivain.

Ce témoignage bouleversant m’a aussi éclairée et fait réfléchir sur  les conséquences politiques de la Shoa.

Un livre que je n’oublierai pas et qui me donne envie de lire d’autres titres de cet auteur.




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