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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 16:23

 

les brumes du passe couv

Editions : Métaillé, collection : Noir -   2006 / 353 pages

 

La Havane dans les années 1990, la crise économique sévit dans tout le pays,  les habitants sont obligés d’avoir recours à divers trafics pour survivre.  Mario Condé est un ancien policier qui  cherche lui aussi des moyens de gagner un peu d’argent. C'est un bibliophile passionné, c’est ainsi qu’il  s’est recyclé dans l’achat et la vente de vieux livres.

« Grandeur passée impliquait bibliothèque avec des tomes reliés ; pénurie présente impliquait faim et désespoir, et la formule fonctionnait plutôt bien pour l’acheteur de livres ». (extrait p. 18)

En arpentant les rues à la recherche de livres, Mario Condé découvre une maison dont le délabrement ne peut cacher sa splendeur d’autrefois.  

« En tournant juste au coin de la rue, il vit la demeure vétuste, plongée dans une épaisse atmosphère d’abandon » (extrait p. 17)

Attiré par cette vieille demeure au charme suranné qui cache peut-être une bibliothèque entre ses murs, Mario Condé décide de rencontrer les propriétaires. La pauvreté règne dans cette maison et c’est timidement que ses habitants vont ouvrir les portes donnant sur une magnifique bibliothèque, et sur les vestiges du passé d’une famille conservatrice et aristocratique : Les Montes de Oca.

« Dioniso poussa les portes et le Condé perdit de vue son image et ses réflexions physiologiques tandis qu’il éprouvait une violente sensation de brûlure à la poitrine, car devant ses yeux se dressaient de magnifiques bibliothèques en bois, protégées par des portes vitrées, où reposaient, grimpant le long des murs jusqu’au très haut plafond, des centaines, des milliers de livres aux dos sombres où les lettres dorées de leur identité parvenaient encore à briller, triomphant de la sournoise humidité de l’île et de l’épreuve du temps ». (extrait p. 21)

(…) une sensation différente de la stupeur livresque et mercantile ressentie jusqu’alors, mais capable de l’effrayer avec la certitude que quelque chose d’extraordinaire se cachait là, réclamant sa présence. (extrait p. 21)

Cette  extraordinaire bibliothèque a enfoui des secrets d’une autre époque au cœur de ses livres, Mario Condé va en découvrir quelques bribes en feuilletant les  pages des vieux manuscrits,  ce qui va l’emmener sur les traces d’une chanteuse de boléro morte dans des conditions mystérieuses,  mais aussi  dans les quartiers chauds de la Havane avec ses  trafics de drogue et ses réseaux de prostitution, avec en toile de fond la révolution cubaine, la littérature et une histoire d’amour impossible.  


Mon avis : j’ai eu un très très grand coup de cœur pour ce roman policier qui nous plonge au cœur de la Havane, de son histoire, de sa littérature et de ses habitants grâce à un personnage central un peu particulier : une bibliothèque oubliée dans une vieille demeure habitée essentiellement par les fantômes du passé.

vieux livres

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