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  • : De page en page, j'aime aller à la rencontre des écrivains et franchir la porte de leur univers. J'aime échanger autour des livres et empêcher ainsi des romans de mourir trop vite perdus dans le tourbillon commercial de notre société de consommation.
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Le site des éditions de L'Aube ICI

23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 17:53

 

Editions Lemeac / Actes Sud : 2006 - 155 pages


Ce roman est de la même texture que les cinq de la série « le poids des secrets » :

·         Un style épuré qui va à l’essentiel.

·         Des personnages qui dépendent des strictes coutumes de la vie japonaise et des caprices de la nature. (tremblement de terre)

·         Une histoire d’amour impossible.

·         Un lourd secret de famille.

·         Des personnages qui développent une grande sagesse face à l’adversité.

Takashi Aoki  travaille dans une grande firme commerciale, c’est un Shôsha-man (homme de commerce). La vie des cadres japonais est liée à leur entreprise plus qu’à leur famille. Un Aïsaïka « homme qui traite sa femme avec égards » n’est pas considéré comme un bon professionnel, car cet homme ne va pas, après le travail, finir la soirée avec ses patrons et ses collègues dans des bars, mais préfère  rentrer chez lui s’occuper de sa famille.

Alors quand son ami  Nobu  lui annonce qu’il préfère quitter la firme pour pouvoir s’occuper de sa famille,  Takashi ne peut pas le comprendre. Mais peu à peu il va se rendre compte comment les dirigeants de ces grandes firmes manipulent leurs cadres, les obligent à des rythmes de travail effréné et vont jusqu’à se mêler de leur mariage.

Avec à peine 155 pages,  Aki Shimazaki  réussit à nous brosser un portrait très incisif de la vie professionnelle et sociale dans le japon actuel et même si on le sait déjà que les japonnais travaillent de cette manière là, ça fait quand même froid dans le dos !!

Je suis complètement conquise par cet écrivain, c’est un véritable  plaisir de lire ces romans.


Mitsuba  veut dire trois feuilles. Le trèfle s’appelle en japonais sbirotsumekusa  ou kurôbâ de l’anglais clover.


Petite info littéraire trouvé sur le site d'Actes Sud

Mitsuba a une suite, Aki Shimazaki a sorti le second volet de son deuxième cycle romanesque ce mois-ci.
  

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 23:06
Voici cinq petites merveilles à lire, à offrir, à donner..........

Petite info très importante avant de commencer à lire !!

·         Le tome 1 : Tsubaki  veut dire Camélia  

·         Le tome 2 : Hamaguri  veut  dire coquillage

·         Le tome 3 : Tsubame veut dire hirondelle

·         Le tome 4 : Wasurengusa veut dire myosotis

·         Le tome 5 : Hotaru veut dire luciole

Le poids des secrets est le titre de l'ensemble des romans, ils sont édités chez Actes Sud. 

Chaque roman fait environ de 100 à 130 pages pas plus.




Ces cinq petits livres s’emboîtent les uns dans les autres à la façon d'un puzzle, chaque roman reconstitue les éléments d'une histoire familiale que les évènements de l’histoire et les codes de la société japonaise ont dispersé sur plusieurs générations.   



Dans le japon du début siècle, les codes sociaux sont très strictes, aussi  doit-on  se marier qu’entre gens de la même classe sociale et les femmes ont  pour obligation de mettre au monde des enfants sinon elles sont révoquées. La stérilité, l’adoption, les mères célibataires et les enfants illégitimes étaient des sujets tabous, on remédiait donc à ces problèmes dans le plus grand secret.  

C’est dans ce contexte que va naître une histoire d’amour impossible et un enfant illégitime le petit Yukio. La famille a tous les pouvoirs, les amants ne peuvent que se résigner, ils ne pourront pas se marier. On croit l’honneur  sauvé, les secrets bien gardés mais le destin n’est pas si facile à maîtriser.

Le japon  va vivre des heures dramatiques : un tremblement de terre en 1923,  des  guerres et les bombes sur Hiroshima et Nagasaki. Ces évènements vont aggraver le destin de cette famille déchirée, certains membres vont avoir besoin de se délivrer du poids de leur secret soit en se confiant à un journal intime, soit en racontant  leur histoire avant de mourir. C’est en lisant le dernier livre « Hotaru » que  les derniers secrets vont être dévoilés et  toutes ces tranches de vie vont reprendre leur place dans l’arbre généalogique.


Cette  histoire est triste mais elle est pourtant pleine d’optimiste, car c’est  un véritable hymne à l’amour et à la sagesse mais jamais à la résignation.

Ces 5 petits romans  sont de belles leçons de vie, de courage et d’espoir.
Je souligne aussi la qualité de l'écriture, le style très épuré qui va à l'essentiel, et le japon est tellement bien raconté qu'il nous envoûte jusqu'à la dernière page.


Un autre bel avis sur ces romans : Lune de pluie

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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 01:30




Kawakami Hiromi - éditions Philippe Picquier - 2007

J'avais voté pour ce titre lors de la présentation de la liste sur la littérature japonaise du blogoclub.  le thème de la brocante me semblait original et peu traité dans les romans. C’est l’excellent roman "Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil de Haruki Murakami" qui a remporté les suffrages.

Je suis donc entrée avec curiosité dans cette brocante japonaise située dans un quartier populaire de  Tokyo. Son propriétaire Mr Nakano  a  deux jeunes employés  « Hitomi et Takéo » et sa soeur Masayo, qui l’aident à chercher,   fouiner, et  à vendre les objets les plus divers. Il n’y a pas de sélections particulières, Mr Nakano est un fin connaisseur, il aime les  choses originales, incongrues et cette boutique est un lieu de passage pour des gens  tout aussi différents que les objets sont hétéroclites, et leur nom et leur  fonction  souvent inconnus comme le « kotatsu » : système de chauffage incorporé dans une partie du  plancher.

Nous suivons le quotidien de ces brocanteurs,  qui à force de travailler ensemble, de partager leurs repas, de se confier des moments plus intimes de leur existence  fonctionnent un peu comme  les membres d’une même famille.

 L’auteur a voulu mettre en valeur ce quotidien qui construit nos vies : le travail, les repas, les rencontres, les histoires d’amour, les projets, la maladie……. Et leur donner de l’importance.  

J’ai aimé comment l’écrivain a déroulé cette histoire, le quotidien peut être vite ennuyeux à raconter,  mais Kawakami Hiromi  nous le présente sous la forme de nouvelles, que l’on pourrait presque  lire dans le désordre. Chaque évènement  est ainsi séparé des autres, cela lui donne de l’importance, le met en valeur, le rend moins banal, moins quotidien.

Dans les romans asiatiques, la place consacrée à la nourriture est importante,  dans celui-ci  c’est  un vrai régal ! La première page commence par un déjeuner  au restaurant puis tout le long du livre les menus les plus exotiques s’offrent à nos papilles !!  : Du porc au gingembre, du riz au curry, des petits rouleaux de poisson au fromage, des seiches grillées, des radis noir confits…..,

Et pourtant malgré tous ces ingrédients : l'exotisme de ce pays, l’originalité de cette brocante avec ses personnages attachants et  la conception du livre, je me suis un peu ennuyée et j’ai eu du mal à  terminer ce roman.

 


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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 08:00


Le Blogoclub de lecture présente

 
Edition Belfond - 223 pages

Sous la forme d’un conte moderne, ce roman nous raconte l’histoire d’un amour impossible.

Hajime a 12 ans, il vit mal son statut d’enfant unique qui le rend différent des autres élèves de sa classe, une situation peu commune dans le  Japon des années 50. Il  devient l'ami d'une élève de sa classe, Shimamoto San. Une similitude les rapproche, elle est enfant unique elle aussi, mais elle a une différence de plus, elle boite de la jambe gauche à cause d’une poliomyélite. A l'école les deux enfants sont isolés par leurs différences, en contre-partie leur amitié se renforce, ils deviennent inséparables. Leur passe temps favori est d’écouter de la musique,  peu à peu, ils découvrent des liens plus forts que l’amitié, mais ils sont encore trop jeunes pour mettre des mots sur ces sentiments amoureux tout nouveaux pour eux.

Les parents d’Hajime sont obligés de déménager et les deux amis ne pourront plus se fréquenter comme autrefois, puis ils se perdront complètement de vue. Shimamoto San tiendra à jamais une place à part dans le cœur d’Hajime : « une place laissé libre uniquement pour elle, comme une table tranquille au fond d’un restaurant avec un carton « Réservé » posé dessus. »(Extrait de : Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil).

Passé la trentaine Hajime pense enfin avoir réussi sa vie d’homme. Son amour de jeunesse ne le hante plus. Il a trouvé un équilibre entre son travail, sa femme et ses enfants, mais un soir Shimamoto San réapparait mystérieusement. Pour Hajime, cette rencontre lui fait l’effet d’un tsunami. Comment faire face à cette femme idéalisée qui lui montre sans le vouloir la banalité de son quotidien, comment lutter contre cet amour trop longtemps fantasmé.

Haruki Murakami est un très grand écrivain qui  aborde avec beaucoup  de philosophie, d’intelligence et de finesse les différentes étapes de la vie, la fragilité de l’adolescence, la vie d’adulte et ses contraintes, la complexité des sentiments et ses contradictions. Sans oublier l’importance des rencontres qui nous construisent, nous font grandir mais qui peuvent aussi nous détruire.

Ce roman se lit avec délice car l’écriture de Haruki Murakami est claire et limpide. L’érotisme souvent très présent dans les romans japonais est aussi au rendez-vous mais Haruki Murakami nous décrit de belles scènes d’amour à l’érotisme discret.   

Lire ce livre a été pour moi un véritable moment de bonheur, je vais m’empresser de lire les autres romans de Haruki Murakami et surtout "Kafka sur le rivage". 

D'autres avis : Sylire, Lisa,  MaliceKarine, et Florinette pour un autre titre de Haruki Murakami,

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