Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : De page en page
  • : De page en page, j'aime aller à la rencontre des écrivains et franchir la porte de leur univers. J'aime échanger autour des livres et empêcher ainsi des romans de mourir trop vite perdus dans le tourbillon commercial de notre société de consommation.
  • Contact

Bienvenue sur mon blog !

 

index

Bonne rentrée littéraire à tous !

Rechercher

Je lis avec Babelio

masse critique

 

images.jpg

Archives

Je lis avec les éditions de L'Aube

colette.jpg

 

pianiste-afgan.jpg

 

Le site des éditions de L'Aube ICI

7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 22:49

 

FERME-2022.gifLe roman régionaliste est né au début du XIXème siècle, et n’a cessé d’évoluer. Il y a eu tout d’abord  la vision romantique du monde paysan décrite par exemple dans  les romans de George Sand, puis d’autres courants comme le « courant réaliste » où Emile Zola dépeint  avec « La terre » un  monde rural bien loin de l’univers bucolique de George Sand et dresse un portrait peu flatteur du monde paysan.

 

A notre époque le roman régionaliste a toujours autant d’attrait, on peut le constater  en limousin avec la création de « l‘école de Brive». Ces romans utilisent souvent la même recette : une saga familiale qui commence au début du siècle et raconte les mutations du monde agricole, les conséquences de la guerre, souvent  écrits sous une  forme romanesque et populaire.

Les  auteurs les plus connus dans la région limousin sont Claude Michelet, Christian Signol….

Pour jeter une touche réaliste dans ce monde bucolique nous avons comme au XIXème siècle un écrivain qui lance un énorme pavé dans cette mare de bons sentiments : Richard Millet.

 la-gloire-des-pythre.jpgLa gloire des Pythre - Gallimard collection Folio - 384 pages.         

 

Quand l’écriture puissante et littéraire de Richard Millet rencontre le monde paysan cela donne un chef d’œuvre.

Ce roman est d’un réalisme suffocant presque dérangeant puisque dés les premières pages, Richard Millet nous plonge dans l’univers de la mort et de son insupportable odeur, de sa puanteur, qui devient quelques mois par an, l’horreur au quotidien  de ce petit village corrézien coupé du monde. En effet les villageois sont obligés d’attendre  que l’hiver se termine afin que les chemins redeviennent praticables et ainsi enterrer leurs morts dans les villages voisins. En attendant, ils les entreposent dans une cabane montée sur pilotis.

« Nous n’avions pas le  droit , à Prunde, d’ensevelir nos morts. Ni église, ni mairie, ni école : (…)

Ce village est celui d’André Pythre âgé de douze ans et dont la jeune mère vient de mourir.  Cette odeur de mort va lui coller à la peau toute sa vie. C’est la destinée et la descendance de ce jeune orphelin que l’on va suivre à travers trois générations de la famille Pythre.

Avec l’histoire de cette famille, on parcourt  la vie rurale du début de XIXe siècle  jusqu’à la fin des années 60 dans les petits villages isolés  du limousin. Les conditions de vie et d’hygiène y sont précaires, les relations entre les hommes et les femmes  inexistantes, et comme l’ordre social repose sur un « patriarcat  absolu » la condition des femmes  y est  inhumaine.

La famille des Pythre  est le portrait  d’une famille de paysans du début du siècle où l’éducation  se faisait uniquement en répétant les mêmes gestes que les ainés, où  la parole était rare mais la violence omniprésente.

Pour voir apparaître une lumière d’humanisme, de  civilité, dans ces cerveaux obscurcis par le travail harassant et le manque d’hygiène,  il va falloir attendre plusieurs générations.

Richard Millet nous dresse là le portait d’un monde qui n’existe plus mais qui est encore présent dans nos mémoires, nous avons tous dans nos familles un grand-père, une arrière grand-mère… qui nous a racontés des histoires qui ressemblent à celle de la famille des Pythre.

J’ai adoré ce roman qui m’a fait découvrir un auteur que je n’avais pas envie de lire….il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis !!

Si vous voulez un autre avis celui d'une libraire qui a un blog très intéressant est à lire

Repost 0
25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 14:00

Un petit air de Bretagne 



Yvon m’a envoyée ce petit colis de Bretagne et voilà donc ma première lecture !! 



Colis-de-livres.JPG


Nouvelles-de-Bretagne.jpg















Nouvelles de Bretagne, Danevelloù Breizh - 2007

Je pense que ce titre en breton veut dire Nouvelles de Bretagne. 

La quatrième de couverture nous explique ce beau projet :

Ce recueil de nouvelles a été publié à l’occasion de la Quinzaine des éditeurs de Bretagne de mai 2007, à partir d’un appel à candidatures lancé par le Centre régional du livre en Bretagne, auprès des éditeurs installés dans la région.

Les auteurs devaient écrire sur un thème commun : libraires, librairies.

Les huit nouvelles sélectionnées ont été choisies par un jury de libraires de Bretagne,  qui ont souligné la qualité de l’ensemble des textes reçus, ainsi que la diversité des styles d’écriture et des genres littéraires utilisés par les auteurs.

Sept d’entre elles ont été rédigées en langue française, une en langue bretonne.

Ces 7 nouvelles « et oui la huitième ne peut être lue que par des bretons purs souches !! » sont remarquablement bien écrites, mais si on regarde la bibliographie des auteurs on peut voir que ces auteurs ne sont pas à leur 1er coup d’essai. 


J’ai beaucoup aimé « Sous le sable » écrit par Thomassaint.

coeur_72.gifUn pays ravagé par la guerre, un homme  marche seul parmi les ruines, il traverse des villages détruits, il continue sa route accompagné par un vieux chien qui a décidé de le suivre, c’est un très beau texte qui se termine sur une belle touche d’espoir grace aux livres et à une librairie.

J’ai aussi beaucoup apprécié « Mort à Denise » écrit par  Patrick Pommier.coeur_72.gif

Frédéric Lanrivain est un passionné de romans policiers et surtout de l’œuvre d’Agatha Christie, il devient libraire, il peut ainsi vivre de sa passion, une seule ombre dans sa vie : sa femme !

Il va donc décider de l’éliminer et pour trouver le moyen le plus sur, Il lui suffit de se plonger dans la lecture de ses chers romans policiers pour mettre en place le crime parfait !! La conclusion de cette nouvelle est très amusante et m’a fait rire !!

J’ai aussi trouvé très intéressante la nouvelle « le stagiaire » écrite par Sylvie Le bras.coeur_72.gif

Un jour, une  libraire a la visite d’un éducateur qui lui demande avec beaucoup d’insistance de prendre un stagiaire et ainsi de donner sa chance à un jeune homme.

extrait. (…)Et voilà comment l’on se retrouve pour un mois avec un jeune de seize ans sur les bras, tout frais sorti de son centre d’éducation.(…) 

La communication entre ces deux personnes que tout oppose ne va pas être facile mais heureusement un livre de Charles Baudelaire « les fleurs du mal » va aider à briser les barrières, tomber les préjugés et faire en sorte que ces deux êtres vont trouver un terrain d’entente et vont faire des projets ensemble.

C’est un très beau texte qui rend un bel hommage à la poésie et à la littérature.

Ce recueil de nouvelles est une belle initiative qui rend un bel hommage aux libraires et aux librairies et à l'écriture.

 

Librairie.jpg

 

Repost 0
23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 07:55

9782070766161.gif



Les kangourous de Dominque Barberis
Editions L'Arpenteur - 2002



Ce roman commence par le "Je" c'est la narratrice qui nous raconte son histoire.

 
Cette jeune femme nous raconte sa séparation avec son ami Philippe qui l'a quittée pour une autre, son travail à Paris dans une compagnie d'assurances, ses collègues de bureau et Maryse celle avec qui elle a un peu plus d'affinité, sa mère qui habite à Nantes, elle est atteinte d'un cancer et va bientôt mourir .... 
C'est la banale existence d'une femme ordinaire qui partage son temps entre sa vie professionnelle et la recherche d'un nouvel amour. En toile de fond la vie urbaine et ses travers : ici c'est un serial killer qui assassine des femmes près du jardin des plantes.

La jeune femme a deux hommes dans ses pensées : dans le quotidien de la ville, la peur est là avec cet  assassin  qui rode et qu'elle a peut-être déjà croisé. 
Dans son quotidien, un inconnu qu'elle a rencontré par hasard à la cafétéria de son travail  et qui semble s'intéresser à elle. 

L'envie de changement, le besoin de faire d'autres rencontres, enhardisse cette célibataire timide à la vie bien ordonnée. Mais la rencontre de ces 2 écorchés par la vie est terriblement complexe.  Elle est passive et perdue dans ses pensées, lui est énigmatique et secret,  il ne veut rien dévoiler de sa vie à part son divorce et ses 2 enfants. 

Peu à peu la tension monte avec la peur engendrée par ce fait divers alimenté par un système d'information avide de sensationnel.

La pression est à son comble dans les dernières pages, l'assassin a de nouveau frappé mais cette fois près des cages des kangourous au jardin des plantes, et il y a cet homme qui lui donne un rendez-vous dans ce jardin, mais ce mystérieux inconnu que cache t-il donc de si triste, de si peu racontable ?.... 
Ce livre donne un regard blasé sur une société qui laisse sur le bord du chemin ceux qui ne sont plus dans la course.  

Ce livre porte un regard très juste sur notre monde moderne mais j'avoue que cette histoire et la manière de la raconter m'ont un peu ennuyée, heureusement que ce roman ne fait que 162 pages..... 

Pour une autre avis allez faire une petit tour chez  Florinette !!


Ce livre a été adapté au cinéma en 2005  par Anne Fontaine avec "Benoit Poolvoerde" et Isabelle Carré. Pour plus de renseignements sur ce film "entre ses mains" c'est ici

Entre-ses-mains.jpg

Repost 0
15 juillet 2007 7 15 /07 /juillet /2007 19:53

9782878582352.jpg


François Vallejo
Edition Viviane Hamy  266 pages

Je suis rarement déçue par ce prix littéraire que je lis chaque année 
mais là je dois dire que j'ai été emballée !


Ce roman se passe en Normandie au début XIXème siècle.   
La révolution française et la chouannerie  sont encore présentes dans les esprits.Mais aux tréfonds des terres normandes la vie est toujours rythmée par le travail selon une hiérarchie qui semble immuable.                                                       

Au château des Perrières, le seigneur du lieu meurt et son fils  prend la relève. Ce jeune baron de l’Aubépine des Perrières est un homme qui a été humilié depuis l’enfance par un père qui ne  le supportait pas, on le nommait  « un écraseur de fils »

L’auteur raconte la confrontation de deux hommes :

Le jeune baron, nouveau maître du château des Perrières est un  homme  révolté, il renie sa condition sociale, adhère aux  nouvelles idées politiques, c'est un grand admirateur de Victor Hugo, mais il est aussi pétri de contradictions et ses problèmes psychiques  rendent ses relations avec les femmes douteuses.

Le garde chasse du château « Lambert » est un homme simple et intelligent « conservateur de l’ordre  établi » passionné par son travail, ses chiens et la nature qui l’entoure.

La folie du maître de plus en plus inquiétante et la raideur de "Lambert" vont  faire de cette rencontre un huit clos terrifiant, rempli de violence, de perversité et de mystère. 

Cette histoire vraiment singulière et originale rend ce roman captivant. Il est en plus servi par une écriture de grande qualité qui fait de ce texte un joyau : à lire absolument. 

6CAIRKE1YCAXTDRXUCAUYIV6PCACUR7MLCA08JTAVCAIM1O3JCAOR4CE7CAMBUGTHCARGEWFJCAUNMZN4CA42L5MBCARVOGTNCA80FKEACAFFHZLHCAATSBL4CAS7DI69CA81R9L4CA0VH2GVCAL2ZL9R.jpg

 

Repost 0
22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 20:49

 4CANZ7QJOCAU30PWDCA9AJQY5CA74SMXWCAM2JIN8CAWWZ56YCA5GP2VVCAJ8CF1SCA7BUCIQCAKOGFIKCAKLZCWICANE6V8WCAAM75BBCAM6HJZLCA9T9FR2CAPCL94UCA955JWTCA2QVMHKCA3KMS1H.jpg



Milena Agus - Edition Liana Livi 

Quel étrange et fascinant roman, ces 123 pages  nous racontent  une histoire familiale centrée autour d'un de ses membres  "la Grand-mère". Elle va occuper toute la scène sur trois générations.

L'Italie et plus précisément la Sarde et la ville de "Cagliari" sert de décor à ce roman, 
en toile de fond, la fin de la seconde guerre mondiale, les problèmes politiques et ses conséquences socio-économiques

C'est la petite fille qui raconte l'histoire de sa "grand-mère" elle ne dit pas son prénom, elle l'appelle "Grand-mère". 
Toute la famille pense que "Grand-mère"  est folle,  alors qu'elle est née différente avec une grande sensibilité et un sens artistique que ce  milieu social  ne comprend pas, elle va donc devenir le "problème familial". 
Un jour elle sera même battue à mort par sa mère, qui  envisage de l'enfermer.  

Les année passent,  Grand-mère est devenue une très belle femme "aux longs cheveux noirs et aux yeux immenses" elle a échappé à l'hôpital psychiatrique grâce à la déclaration de guerre. Elle rêve intensément du grand amour, elle peint, brode et écrit en cachette sur son carnet secret. Mais personne ne la demande en mariage,  trop de rumeurs  planent autour d'elle. 
Il n'y aura donc pas de mariage d'amour pour Grand-mère, elle est condamnée 
au mariage arrangé, il n'y a pas d'autre issue pour les femmes à cette époque.

Grand-mère est maintenant mariée avec un homme qu'elle n'aime pas et sa personnalité si particulière  va donner un ton bien inattendu à sa relation conjugale. Mariée sans amour, elle va demander à son mari habitué des maisons closes avant son mariage, de la traiter en prostituée......
Grand-mère a le "Mal de pierre"  A l'issue d'une cure thermale elle va rencontrer "le Rescapé" cette brève
rencontre va  être pour elle une révélation.

Je ne dis  pas la fin de l'histoire, c'est la petite fille de Grand-mère qui nous la raconte en découvrant ce mystérieux carnet secret.......

 images-copie-1.jpg

Repost 0
9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 22:14

On peut remarquer que les écrivains, les lecteurs et  les livres sont souvent accompagnés de chats et cela donne  naissance à des..... histoires de chats !!

Un jour; J'ai découvert la bande des 4 avec en tête de file le beau Patchoulis  chat-2.jpg

Si vous voulez en savoir plus sur ce quatuor de matous c'est chez  Moustafette  qu'ils vivent heureux comme des princes.

Et puis grâce à ce  livre  le_chat.jpg son  éditeur Christian Sauvage m'a présentée  son chat Zoulou.

 

Sur le blog d' Anjalika  j'ai fait la connaissance de Léonie qui surveille d'un air attendri le blog de son maître.  

 

Samedi soir j'ai  reçu la triste nouvelle :  Zoulou est parti au paradis des chats rejoindre ces trois beaux chats sur la photo qui sont ceux d'Anjalika.   

allumer-le-chat.jpg

 

 

J'ai  remarqué cette petite bouille sur le fauteuil et j'ai reçu une nouvelle photo :

 plume-1.jpg

Voici Plume

 et  son histoire racontée par son maître Anjalika un grand amoureux des chats ICI

 

A bientôt pour de nouvelles rencontres et de belles  histoires autour de livres, d'écrivains, et de lecteurs passionnés mais sans oublier les chats !!chat-17.gif 

Repost 0
12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 19:25

      

Gabrielle Ciam  Pocket 2006     

 

Il existe une littérature de gare mais avec ce petit livre on peut penser qu'il existe un érotisme de gare !!

Depuis dix ans, une jeune femme prend le train de très bonne heure le matin,  elle aime bien ces départs matinaux vers Paris. Dans le train elle a ses petites habitudes. On devine qu'elle  est  enjouée, moderne et très libérée, car  on nous la présente à travers  ses goûts  vestimentaires qui correspondent toujours à une nouvelle histoire d'amour (...) chaque homme, chaque amant pour être précis avait apporté quelque chose à sa féminité (...)  Ces changements s' appellent :  guêpières, bas nylons et talons hauts !!   

  Le décor est planté, nous pouvons monter dans le train avec notre voyageuse qui avance lentement pour ne pas réveiller ceux qui prolongent leur nuit, arrivée à sa place elle est  un peu agacée, le fauteuil en face du sien est occupé par un homme qui semble profondément endormi. La jeune femme s'installe dans son fauteuil, regarde son voisin et pense à ses anciens amants. La suite est plutôt savoureuse, cette jeune effrontée se déchausse et risque sa jambe entre celles de son voisin. L'aventure se poursuivra le lendemain et les jours suivants. Le lecteur assiste aux petits jeux érotiques, à la montée du désir et la tentation de l'interdit de ces 2 personnes qui ne se connaissent pas.... 

 

Mais cette aventure sensuelle n'est pas si innocente, elle devient un détonateur qui va obliger cet  homme à faire le point sur son existence, sa vie professionnelle et surtout sa vie de couple et aussi sur  le sentiment amoureux qui donne l'impression de vivre plus intensément et d'éviter la routine.  

 

 Je ne suis pas la seule à avoir aimer ce roman : Florinette, Tamara, Baratin 

 Cette nouvelle érotique est très moderne car c'est plutôt la femme qui mène la danse !

  

Repost 0
25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 10:59

 Allumer le chat mais pas celui là !!!

 

"Je suis Patchouli le chat de  Moustafette  et comme ma maîtresse est très "mOderne" son nouveau truc c'est de me promener sur le web, moi j'ai mon marais ça me suffit, mais bon je ne veux pas la contrarier....

Alors ce matin elle m'a envoyé chez Nina, et ben  elle est bien sympa,  elle est juste un peu gâteuse, elle a pas arrêté de me dire : "oh qu'il est beau, oh qu'il est mignon ce minou  oh les belles moustaches pffftt!!!". Mais bon j'ai l'habitude de ce type de comportement  qui  est plutôt habituel chez les humains" ....

Elle lisait un bouquin qui avait un drôle de titre "Allumer le Chat" un titre pareil en tant que chat ça interpelle, ausi  j'ai voulu en savoir un peu plus. Nina m'a proposé de m'installer sur son fauteuil   et  m'a tout raconté.... 

Edition Calman-Levy

 

D'abord l'auteur :  Elle s'appelle Barbara Constantine c'est la fille d'Eddie Constantine qui était je crois, acteur de cinéma. 

 

Son  éditeur christian Sauvage dit de Barbara :

Barbara c’est un rire, un torrent de rire,

qui explose dans la bouche d’une brindille de femme.  

 

 

 

 

Sur la 4ème de couverture on peut lire que Barbara Constantine  vit en région parisienne, descend souvent dans le Berry avec ses chats : Alcide pétochard et Pétunia Trouduc (Quels drôles de noms,  Patchouli c'est quand même un peu plus distingué) pour y planter des racines (et des tomates quelquefois). Et regarder les grues, aux changements de saisons. ....

Allumer le chat est son premier roman. 

 

 

 Bon alors Nina je t'écoute raconte moi la suite.......

 

 

Oui oui  Patchouli je continue....

 

 

 

 

 

Alors « Allumer le chat » commence vraiment comme ça : Raymond veut allumer le chat Bastos d’un coup de fusil car il pense que le chat se fout de sa gueule, sauf qu’il plombe les cages des lapins à la place !!! Ensuite on fait la connaissance de Mine la femme de Raymond et leur petit fils Rémi, sa mère Josette est fâchée avec ses parents. Le gamin a de l’eczéma et le docteur Lubin ne sait pas bien le soigner, mais d’après Raymond, ce docteur  « il est juste bon à soigner sa tenue celui-là » Malgré la mésentente familiale Josette souhaiterait que son père soigne l’enfant car Raymond a un don pour soigner l’eczéma.

Voilà le début de cette histoire racontée comme si on était assis à une table de bistrot à suivre l’air de rien les aventures quotidiennes de la famille  d’à coté.  Les dialogues sont succulents, ils sont faits d’un savant mélange de « langage parlé » et d’expressions populaires qui servent merveilleusement bien des situations tellement cocasses et inattendues  que l’on rit dés les premières pages du livre. Il se dégage parfois une certaine tristesse puisque  l’auteur nous parle du quotidien, vécu par des gens ordinaires qui ont comme nous tous, leur fardeau à porter :  la maladie, les tromperies, la mort…..

Ce livre est à déguster, il faut le lire  lentement pour en saisir toutes les substances, les nuances de ce langage parlé.

Ce roman est une véritable bouffée d’air frais, une crise de rire, une partie de plaisir……

Merci à Barbara Constantine pour ce fabuleux roman.  

 

Ah zut c'est vrai que je devais poser pour la photo, et en plus j'ai oublié mes petites boites de pâté, le cadeau de Nina pour la route et aussi le livre pour Moustafette. Il faut dire que j'étais drôlement pressé j'avais rendez-vous avec ma copine dans le marais et avec le changement d'heure j'étais fichtrement en retard....

 

Repost 0
13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 17:46

   

Ce livre je l'ai découvert en présentation sur beaucoup de blogs. Son petit air d'autrefois le rend irrésistible.

Les délicieux secrets de Germaine Beaumont             

  

Edition : Omnibus/Presses de la cité - 2006  

 

 Il faut absolument profiter de la réédition de ce livre pour redécouvrir Germaine Beaumont (1890,1983),Cette personnalité influente de la littérature du XXème siècle était écrivain, journaliste, traductrice, jurée du prix Fémina, secrétaire de Colette, femme de radio où son nom est attaché à la mythique émission "Les maîtres du Mystères.  

   

 

 

 

 

 

Cette attirance pour le surnaturel, qui fait d’elle une spécialiste des histoires de fantômes, donne à ses propres romans un accent fantastique que la fidèle Colette ne manque pas de remarquer : «  Mon cher Maître, jamais je n’aurais su, de toute ma vie, écrire comme tu le fais le roman dont le fantôme, la pomme tombée, la maison en ruine, l’eau, la mite sont les personnages. Peut-être que je manque de rêverie, ou plutôt du sens du fantastique. »  

Dans ses romans on trouve des secrets de famille, des histoires enfouies que l’on croyait  perdues à jamais, des maisons silencieuses qui ne demandent qu’à parler. En butte à la bassesse et au mensonge, des femmes solitaires enquêtent, parfois dans leur propre passé, savent écouter la pierre, les meubles, les jardins, témoins et gardiens de drames oubliés »  

Ce livre est un recueil de trois « romans sans police » selon le mot de Colette :  

La Harpe irlandaise – Les Clefs – Agnès de rien.  

Si vous voulez d'autres informations et avoir une liste bibliographique de l'auteur vous pouvez lire l'article de Florinette son site est dans mes liens.   

  

 

Repost 0
18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 21:39

 

Malika Mokeddem

Edition Grasset

J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre au titre évocateur qu'une amie m'a conseillée. Dans ce roman, l'écrivain raconte sa vie dans sa famille  musulmane et traditionaliste en Algérie. Il n' y a pas de problèmes particuliers dans cette famille attachée à ses valeurs qu'elle transmet à ses enfants, le seul problème  c'est leur fille  Malika  qui n'a pas envie de vivre selon cet héritage ancestral et ne veut pas suivre le modèle maternel : se marier et avoir des enfants dans le respect et la continuité des rites et des coutumes de son pays.  Malika a un goût effréné pour la lecture et  la solitude et veut poursuivre ses études. Dans ce livre elle nous montre son combat au quotidien pour faire admettre sa différence.  

Une phrase du livre : Le livre a été mon premier espace inviolable...

"La transe des insoumis"  rappelle à toutes les femmes que dans tous les pays selon les époques, les femmes ont dû combattre et qu'elles luttent encore pour faire admettre leur indépendance. Ce livre nous montre aussi que le droit à la différence est une lutte qu'il n'est pas facile de gagner.

Repost 0

Mes auteurs favoris