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Le site des éditions de L'Aube ICI

8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 20:30

 

"On fait sa vie. il faut vouloir sa vie.

La volonté d'aimer, de vivre est un arbre naturel"...

Andrée Chédid


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Une étoile s'est éteinte.

 

Andrée Chédid  nous a quittés hier, lundi 7 février.

Cette grande dame de la littérature et de la poésie,

  nous laisse ses romans,

ses pièces de théâtre et sa poésie.

 

  Andrée Chédid  était aussi une grande humaniste,

une femme aux richesses multiples.

je lui rend hommage en relisant cette poésie

et quelques extraits de ce magnifique roman "l'autre" .  

 

L'Autre

À force de m’écrire
Je me découvre un peu
Je recherche l’Autre

J’aperçois au loin
La femme que j’ai été
Je discerne ses gestes
Je glisse sur ses défauts
Je pénètre à l’intérieur
D’une conscience évanouie
J’explore son regard
Comme ses nuits

Je dépiste et dénude un ciel
Sans réponse et sans voix
Je parcours d’autres domaines
J’invente mon langage
Et m’évade en Poésie

Retombée sur ma Terre
J’y répète à voix basse
Inventions et souvenirs

À force de m’écrire
Je me découvre un peu
Et je retrouve l’Autre.

Andrée Chedid (Poème inédit pour Le Printemps des Poètes - Éloge de l'autre - 2007)

- - - - - - - - - - - - - - - -

Chedid-6.jpg

 

Interromps  fais silence

Apaise en toi ce toi

 

Ses allées      ses venues

tissant on ne sait quel sommeil

égarant       en quelques reflets       quels replis

ton chiffre

 

Ecoute

En deçà des mots-chenilles

Des paroles-écorces

Des brindilles de l'heure

Du miroir de nos ombres

Des larmes bues à pleine bouche

Des abris qui séparent

 

Ecoute      la turbulence

de l'arbre bâillonné

Extraits du roman "l'autre" 

  Blog-de-page-en-page1-copie-3.jpg

Blog-de-page-en-page1-copie-4.jpgUn autre bel hommage celui de de Littérama

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 09:59

livres-image-397434-article-ajust_650.jpg

 

Edition Flammarion :  collection Tribal

 année 2010 / 510 pages

 

 Malo, Jul (Julia) et Solam arrivent dans un ferme isolée en pleine campagne. les trois adolescents sont accueillis par Marlène, l'éducatrice qui anime ce lieu de vie. Parmi les consignes mises en place, les jeunes vont devoir tenir un journal.

Chacun s'applique à respecter les règles simples de cette consigne : écrire un journal intime.

 

lundi 7 novembre

Le plus difficile c'est de commencer. Il faut attendre que ça vienne sans se forcer et à un moment, sans que l'on s'en rende compte, ça vient tout seul. (Extrait de Tout près le bout du monde)

 

Et tour à tour, le lecteur va lire les pages de ces trois adolescents qui confient peu à peu leur souffrance, leur haine, leur désarroi à leur cahier d'écolier, assis autour de la table commune, le soir au coin du feu.

On ne sait rien de ces jeunes,  on va les découvrir progressivement en lisant leurs écrits. Ils vont écrire sur eux, mais aussi sur leur quotidien dans ce lieu de vie,  décrire leurs compagnons de galère et  leur éducatrice. C'est un choc un peu plus fort que les précédents qui les réunit ici. Ils sont là pour faire une pause dans leur histoire. Marlène est discrète, elle les laisse évoluer à leur rythme , reprendre leur souffle, calmer leur colère, leur peur. L'éloignement de la vie citadine, l'isolement créait par ce cadre de vie  et l'écriture permettent peut-être le recul nécessaire pour faire le point sur les problèmes rencontrés et prendre les bonnes décisions pour repartir mieux armés pour affronter de nouveau les aléas de la vie.

Dans ce lieu perdu "au bout du monde", ces trois adolescents vont découvrir l'importance de l'autre et la richesse de l'entraide. Ils vont peu à peu comprendre que nous portons souvent des masques pour cacher nos peurs, notre solitude, nos fragilités mais que derrière ces carapaces, il y a des êtres humains plein de sollicitude.

J'ai trouvé judicieux de la part de Maud letheilleux de présenter ces récits de vie sous la forme de journaux intimes. La progression du récit se fait en douceur sous la plume des adolescents, ce qui rend ces histoires très réalistes et du coup convaincantes. 

Il me semble que Moon l'héroïne de "D'où je suis je vois la lune" fait son appartion dans ce roman.  Solam dit qu' il croise une SDF qui vend un sourire pour 50 cents, mais je n'ai pas noté à quelle page......

 

Zazou en parle d'une manière intéressante sur son blog : ICI

et aussi chez  Hérisson08

 

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 22:32

 

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Pascal Garnier : édition Zulma : 157 pages

 

 

Ce roman est un des derniers romans paru avant le décès de Pascal Garnier en mars 2010. J'avais lu et beaucoup apprécié "lune captive dans un oeil mort"  aussi j'ai eu envie de lire  d'autres titres de cet auteur.

"Le grand loin" n'est pas un roman policier mais plutôt un roman noir,  il est donc évident que ce n'est pas de l'eau de rose que contiennent ces pages, mais plutôt  du vitriol !!

Pourtant tout commence bien quand, sur un coup de tête, Marc décide de partir à l'aventure avec sa fille Anne,  plutôt que de la ramener dans son hôpital psychiatrique comme prévu à la fin de son week-end de sortie.

Pour cela, il achète un camping car, et voilà le père et la fille et leur chat Baudu partis sur les routes pour un road movie  un peu expérimental et bien étrange. En effet, Marc n'est pas d'accord avec les traitements administrés à sa fille, il a envie de lui montrer autre chose que la camisole chimique dont elle est dépendante. 

Au fur et à mesure que les kilomètres défilent, des faits étranges apparaissent. et ce road movie étrange va devenir infernal. Tout commence avec une énigmatique statue vaudou qui semble posséder des pouvoirs,  et puis il y a ces morts suspects à chaque étape où s'arrêtent  Marc et Anne.

Quelle est le rôle de la folie dans cette histoire ? Si on sait que Anne a des problèmes psychologiques qui rendent son comportement  particulier, on peut se poser la question pour son père qui a quand même une attitude un peu laxiste dans cette histoire ?

On avance dans cette histoire, comme on s'enlise dans la boue. Ce road movie devient étouffant, il se transforme en une fuite vers nulle part, avec à bord de ce camping-car, deux personnages dont les relations deviennent de plus en plus inquiétantes et malsaines.

Je ne raconte pas la fin de ce roman, je laisse la surprise aux futurs lecteurs.

J'ai trouvé cette histoire un peu trop glauque à mon goût, mais j'ai aimé la grande qualité d'écriture et le style vif pour mener ce thriller psychologique en seulement 157 pages.

 

Si vous voulez des renseignements sur cet auteur il y a un entretien intéressant sur le site : Encres Vagabondes

 

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Pascal Garnier

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 00:00

Mes résolutions pour l'année 2011 !!!

C'est mal barré encore pour cette année

mais je vais essayer de :

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En attendant de mettre en pratique cette magnifique idée, j'ai lu ce conte, écrit par Alain Serres et illustré par Pef édité par l'excellente édition Rue du monde.

Un conte qui raconte l'histoire d'un peuple qui travaille sans relâche pour que son bon roi fasse de bonnes affaires.

 

Travailler-moins-2-001.jpg

 

 

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  Mais un jour, le roi voit son peuple

descendre des montagnesavec des pancartes,

la révolte gronde.....

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Une conte qui fait sourire en effet  mais aussi réfléchir à notre façon de vivre dans notre société survoltée.

Un livre à lire, un livre à offrir, un livre qui est destiné à nous rapeller que les livres sont une richesse à préserver envers et contre tout.

Alors cette année prenons encore plus le temps de lire....

Travailler moins-copie-1

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 09:00

  1550 g

 

Edition Stock : 2010 / 108 pages

Grand Prix de l'Académie Française 2010

 

Eric Faye s’est servi d’un fait divers lu dans un journal à Nagasaki pour écrire cette histoire.

Ce roman ne fait que 108 pages, pourtant il est très dense car il aborde beaucoup de thèmes existentiels comme l’enfance, la solitude, l’errance….. Mais aussi un des graves problèmes socio-économiques de notre époque : le chômage. 

Nagasaki, cette ville au passé douloureux est devenue une métropole tout aussi inhumaine que ses semblables, c’est un des terribles constats que l’on peut faire en lisant l’étrange aventure de cet homme qui vit seul dans un appartement qu’il a l’habitude de ne pas fermer à clef. Des faits troublants apparaissent : disparition d’objets, de nourriture. Un cerveau cartésien et ne peut pas imaginer autre chose qu’une présence humaine, aussi le propriétaire de l'appartement va donc mettre en œuvre toute la technologie moderne pour éclaircir ce mystère. L'étrange vérité explique à quel  point la crise économique peut détruire une existence, pourtant peut-on avoir de la compassion  pour quelqu’un qui demande juste le minimum pour survivre mais qui a pour cela violé notre intimité pendant plus d’un an.

J'ai beaucoup aimé l'ambiance japonaise de ce roman, et j'ai trouvé amusant que ce soit un écrivain français qui l'ai écrit. Cette histoire a un effet miroir car elle ne peut que nous renvoyer à  nos propres existences et à nos peurs.

Je n'en dirais pas plus, pour ne pas trop dévoiler ce magnifique roman.

Japon 1

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 22:03

9782070360949

 

Edition Gallimard / 131 pages 

 

 "la Princesse de Clèves" est le roman le plus connu de Madame de La Fayette, on découvre "Histoire de la Princesse de Montpensier" grâce au film de Bertrand Tavernier qui a  eu la bonne idée de l'adapter au cinéma. La nouvelle est disponible pour cette occasion en collection Folio à 2 euros. La curiosité et l'envie de lire la nouvelle avant de voir le film sont facilement abordables, il faut en profiter.... 

Et surtout même ce petit roman qui ne coûte que de 2 euros, prenez le temps d'aller l'acheter dans une "vraie librairie" !

Cette histoire de princesse n'est pas remplie de paillettes, l'époque est plutôt rude pour  les belles qui vivent  à la fin du XVIème siècle sous le règne du roi Charles IX le fils de Catherine de Médicis et d'Henri II. La France est en pleine guerre civile, les catholiques se battent contre les huguenots, le pays est à feu et à sang. Les histoires d'amour pourraient embéllir la vie, mais là aussi, l'époque n'est pas clémente pour les amoureux.

Marie, la fille unique du marquis de Mézières est une riche héritière, elle est follement amoureuse du duc de Guise. A cette époque, l'avenir des filles est tout tracé, elles recoivent une éducation qui en fera des épouses soumises à leurs maris. La  jeune et belle Marie de Mézière ne va pas échapper à cette règle. Après des négociations complexes, le marquis de Mézières décide de marier sa fille au Prince de Montpensier.

Marie de Mézières devient sur ordre de son père « la princesse de Montpensier ». Cette histoire pourrait se terminer là, puisque cette jeune fille est obligée de se conformer au protocole imposé par son père, et c'est ce qu'elle compte faire. Mais la jeune épousée ignorait en se mariant, que ce n'est pas facile de vivre auprès d'un homme que l'on aime pas, alors que l'on ait éperdument amoureuse d'un autre. Pour compliquer la situation, cette belle princesse éveille les passions et ils sont quatre hommes à être fou amoureux  d'elle.

La jeune et naïve Marie occupait à son seul amour, le duc de Guise, va  éveiller malgré elle des jalousies  qui vont donner matière à des intrigues et des quiproquos, et cette histoire de princesse va bien mal se finir. 

Mon avis :

J'ai trouvé amusant de lire ce court roman écrit dans le français de l'époque. j'ai apprécié aussi le style assez direct, sans trop de fioriture que Madame de Lafayette emploie pour nous décrire la condition féminine des femmes de son époque en opposant le portrait de cette princesse qui donne de l'importance à l'esprit et désire  étudier  les textes  philosophiques,  et surtout qui décide de vivre sa passion amoureuse, alors que le carcan  social  est tellement lourd, qu'il faudra des siècles aux femmes pour s'en défaire.

Evidemment je suis allée voir le film !! j'en parlerais prochainement.....

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Madame de Lafayette 1634 - 1693

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 11:59

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Delphine de Vigan : édition Lattès / 2009

Mathilde prend le métro chaque matin pour se rendre à son travail. Elle est plutôt à l’aise dans son entreprise, sa position de “bras droit” du patron lui donne une certaine aisance. Sa carrière professionnelle aurait pu suivre son cours sans problème, mais un jour, un grain de sable est venu enrailler cette belle trajectoire. Lors d’une réunion pour exposer un nouveau projet, Mathilde “ose”  contredire son patron et donner son opinion. Mathilde pensait, travailler auprès d’un homme brillant et sûr de lui, quoique un peu caractériel certes, mais ses sauts d’humeur, ses colères, elle n’y prenait pas garde, elle n’était pas concernée, ne voulait pas s’y attarder. Avec le recul, elle sait qu’elle aurait peut-être dû….En effet, depuis ce fameux jour, son patron n’est plus le même avec elle. Indifférence, ignorance, mépris, transparence, voilà les nouveaux qualificatifs qui déterminent dorénavant les  rapports entre  Mathilde et son patron,  puis “mystérieusement”, avec tous  ses collègues. Dans son entreprise, Mathilde n’existe plus. 

En parallèle, Thibault, médecin urgentiste sillonne la capitale pour venir en aide à la détresse humaine, il essaie de soulager les maladies engendrées par la vie moderne. Mathilde et Thibault s’engouffrent chaque matin, lui dans sa voiture et elle dans le métro vers un destin gangréné par la solitude et l’indifférence qu’imposent les cadences infernales des grandes villes. 


Mon avis : Delphine de Vigan a écrit un livre magnifique qui dégage beaucoup de force et de gravité et ne peut pas laisser indifférent. La justesse de son regard sur ce problème social est impressionnante. Elle a su donner à ses personnages toute la crédibilité pour décrire le harcèlement moral. En lisant ce livre, l’auteur nous amène à vivre et à ressentir cette violence silencieuse, cette agression transparente,  qui ne laisse aucune  marque sur le corps mais détruit à petits feux ses victimes avec le consentement  de l’entourage.  Un roman qui peut nous amener à une certaine réflexion sur nos attitudes et nos comportements. Un roman à méditer. 

J’avais déjà lu l’excellent No et moi de cet auteur. Delphine de Vigan est une auteure “à suivre” !

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 14:39

 

La carte et le territoire

 

La carte et le territoire

Michel Houellebecq : Edition Flammarion

428 pages : 2010 

 

Livre lu dans le cadre d'un match littéraire,

entre

Michel Houellebecq et Virginie Despentes,

organisé par PriceMinister

 

A  la première page de ce roman, le lecteur assiste à une rencontre entre les artistes, Jeff Koons et Damien Hirst, dans une chambre d'hôtel.

"derrière eux, une baie vitrée ouvrait sur un paysage d'immeubles élevés qui formaient un enchevêtrement babylonien de polygones gigantesques, jusqu'au confins de l'horizon ; la nuit était lumineuse l'air d'une limpidité absolue."(...)

A la deuxième page, on lit :  Le front de Jeff Koons était légèrement luisant ; Jed l'estompa à la brosse et recula de trois pas. Le ton est donné avec ces deux premières pages. Michel houellebecq va promener son lecteur dans un monde où réalité et fiction se confondent d'une façon très subtile.  

L'ambiguïté continue au fil des pages avec le personnage principal, Jed Martin. Est-t-il un double de Michel Houellebecq ? En effet, Michel Houellebecq puise dans la vie réelle pratiquement tous ces personnages, mais Jed Martin est la création de l'auteur, une sorte d'alter égo qui est un artiste talentueux, vivant plutôt en marge de la vie mondaine parisienne, tout en y étant reconnu. Ce personnage pose un regard désabusé, teinté d'un humour féroce sur notre société, et le plus fort c'est qu'il va rencontrer Michel Houellebecq pour lui proposer d'écrire le catalogue de sa future exposition. Amusant non !!

L'histoire se construit autour de ces deux artistes qui regardent, analysent, dissèquent la société et y puisent la matière de leurs créations artistiques et littéraires. L'inventaire des influences est varié : La représentation du monde vue par les guides Michelin, la relation pères/fils et les confidences de dernière heure, la vie artistique et littéraire et son cortège de mondanités, la relation étroite entre l'art et l'argent, les réflexions sur l'architecture et les architectes dont "Le Corbusier", l'évolution des métiers......... 

Tout est donc très entremêlé dans ce roman, Michel Houellebecq parle "d'entrelacement" et un peu de "méditation sur le statut de l'écrivain". En effet, la vérité et la fiction s'entrelacent grâce à ces deux personnages Jed Martin et Michel Houellebecq qui nous offrent peut-être par la même occasion "une méditation sur notre statut de lecteur et de spectateur". Un sujet à méditer ! 

On peut trouver dans ce roman, d'autres  "entrelacements" exploités. En effet, il y a  différents genres littéraires dans ce même livre  comme peut-être l'autobiographie mais aussi le polar avec le meurtre de Michel Houellebecq. 

La carte et le territoire est mon premier roman de Michel Houellebecq, et j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire. J'ai d'abord beaucoup ri à ces jeux subtils entre réalité et fiction. Je me suis amusée à tout vérifier, oui oui c'est bien vrai que Jean-Pierre Pernaut a sa bio sur Wikipédia et a écrit deux livres sur les métiers de l'artisanat !!  Et aussi que William Morris a créé des papiers peints dont les motifs entrelacés sont très beaux et que les éditions Zanzibar s'en sont servies pour illustrer un de leur dernier livre : "Les quatrièmes demeures" de Raphaël Aloysius Lafferty. Mais Michel Houellebecq c'est surtout une très belle écriture, un style d'une très grand maîtrise, et un roman étonnant qui me donne envie de poursuivre la découverte de cet écrivain.

 

Et pour finir, quelques exemples des papiers peints de William Morris, Michel Houellebecq a  raison, ils sont très beaux !!

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J'ai remercie le site PriceMinister pour l'envoi de ce roman.

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 22:46

Livre lu dans le cadre de masse critique

 

 

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Edition 2008 : 205 pages

Ce livre « un certain regard » est issu de deux ouvrages aujourd’hui épuisés : En 1974, les éditions Jean-Jacques Pauvert publiaient « Réponses » composés de morceaux choisis  parmi les multiples entretiens accordés par  Françoise Sagan depuis « Bonjour tristesse »   et en 1992, « Répliques » qui présentait l’essentiel des pensées et des propos de l’auteur de puis la publication de Réponses.  

Comment devient-on  une légende, quand on est une jeune fille de  18 ans complètement inconnue ?

 

Bonjour tristesseEt bien voici la recette :

Il  faut s’appeler Françoise Quoirez, écrire un court roman et l’appeler « Bonjour tristesse », choisir dans l’œuvre de Proust le nom de son pseudonyme et envoyer son manuscrit aux éditions Julliard sous le nom de Françoise Sagan !   

La légende Sagan est née sous les traits d’une jeune femme qui a  incarné à elle seule une certaine bourgeoisie insouciante et frivole qui passait ses étés à St Tropez ou à Deauville, faisait la fête, conduisait des voitures de sport, jouait au casino entouré d’amis, et occasionnellement écrivait des livres.  

Le livre « Un certain regard »  vient réajuster, remettre à l’endroit, ce portrait sulfureux rapporté par les médias pour nous faire découvrir qui était la véritable Françoise Sagan : Un écrivain de talent, une femme profondément humaine, simple et discrète.   

Dans l’avant-propos du livre, on peut lire une brève présentation  de l’écrivain « Silhouette frêle, élégance décontractée(…) Françoise Sagan : une femme timide, parce que pudique, gentille parce que généreuse et bien élevée, une femme libre » quelques mots sur sa naissance  en 1935 dans le Lot, sa vie de famille auprès de  son frère et sa sœur et de ses parents : « (…) bourgeois libéraux dont les principes d’éducation n’étouffent pas la progéniture », puis surtout ce qui est à l’origine de la légende Sagan :  « Bonjour tristesse », le premier roman d’une jeune fille de 19 ans qui va faire l’effet d’une bombe dans le milieu littéraire de l’époque et propulsé son auteur, au rang des célébrités les plus courtisées par les journalistes et les photographes.

Ce livre est essentiellement composé d’entretiens que Françoise Sagan a donnés tout au long de sa vie sur des sujets variés comme l’argent, l’écriture, son enfance, l’amour, le bonheur, la politique…..

On apprend ainsi que Françoise Sagan adorait l'humour, au point qu’elle pensait que le manque d'humour "était une tare de l'esprit". Elle avait aussi le goût de la plaisanterie et de la bonne humeur. En lisant ce livre, j’ai beaucoup ri, car  elle répond aux questions, parfois un peu « lourdes » des journalistes ,avec une impertinence et un humour qui reflètent bien l'extrême intelligence de cette écrivaine. Mais Françoise Sagan a de qui tenir, elle a grandi auprès de parents qui étaient plutôt des bourgeois excentriques dotés d’un humour à tout épreuve même pendant la guerre.  

Ces extraits d’entretiens, nous font découvrir la véritable Françoise Sagan : une femme éprise de liberté, très en avance sur son époque. C'était une personnalité pétillante d’intelligence, qui était soucieuse des problèmes sociaux du monde qui l’entourait. Mais Françoise Sagan était avant tout,  une passionnée de littérature et d’écriture. Une écrivaine qui a marqué la littérature française.

sagan Je remercie Babelio pour l'envoi de ce livre.

Pour avoir des renseignements sur Babelio, leur site ICI

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 23:10

 

 

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Maud lethielleux :  Edition Stock / 2010 : 297 pages

 

Moon vend des sourires aux passants pressés : une façon élégante de faire la manche.

La vie n’a pas dû beaucoup la gâter pour qu’elle se  retrouve là sur ce trottoir. Mais, Moon n’est pas seule dans cette galère, elle a son chien Comète et sa  «famille de la rue» avec qui elle partage des moments d’amitié, des combines pour manger, dormir, se doucher. Elle a aussi Fidji, son amoureux qui la fait rêver, en lui racontant  ses projets d’aventures, et puis Slam le véritable ami, celui à qui elle peut se confier. Moon aimerait faire un cadeau à Fidji, elle a l’idée d’écrire un livre sur lui, sa vie, son enfance et de lui offrir à Noël.  Elle se met en quête de carnets, qu’elle vole dans les magasins, et voilà Moon qui s’accroche à ces pages blanches et ne lâche plus ses petits calepins. Ecrire et vivre dans la rue, ce n’est pas facile, pourtant, à force de volonté, Moon termine son livre. Elle a découvert  peu à peu le plaisir d’écrire, mais l’écriture lui a surtout donné la possibilité de décider seule de la manière de mener sa vie, de croire en ses capacités, de faire des projets et d’envisager une existence différente. Un monde nouveau s’ouvre à  elle quand elle décide, sur les conseils de Slam,  d’envoyer son manuscrit à une maison d’édition. Le rêve se réalise, des réponses arrivent, on veut publier son livre. Moon est vite confrontée aux doutes et aux interrogations face au monde de l’édition. Faut-il écouter les conseils éclairés des spécialistes, qui voudraient bien que Moon transforme son roman en un « produit qui se vende »  ou bien refuser l’offre tellement alléchante, refuser le rêve et revenir dans la réalité. Moon  est-elle capable de croire en elle et en son livre pour ne pas entendre l’appel de la rue, mais les paroles de ceux qui veulent juste la conseiller et lui offrir  simplement la possibilité d’éditer son premier roman. 

Mon avis : J’ai adoré ce roman. Maud Letheilleux manie adroitement la sobriété et l’humour pour aborder ce thème difficile qui est la rue avec ses sans-abris, ses marginaux. Elle ne tombe pas dans le  piège du misérabilisme, même si  parler du quotidien d’une femme SDF, oblige à décrire une réalité qui  donne le frisson en lisant ce roman. J’ai beaucoup apprécié justement que l’héroïne de cette histoire  soit  une femme qui vit dans la rue, et  surtout que le thème de l’écriture soit le fil conducteur de ce roman, c'est une façon originale d’aborder l’importance de la création pour donner ou redonner un sens à la vie.  

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Si vous avez envie de faire un petit tour sur le blog de Maud Lethielleux c'est ICI

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