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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 17:34

9782253124443


Le destin de Cham, jeune soldat israélien va complètement basculer à cause de deux actes à priori  banals. Il va perdre son portefeuille près du tombeau des patriarches puis en passant par hasard près d’un observatoire d’angle, il se voit contraint d’accepter  une ronde de surveillance avec son adjudant Tzvi le long de la frontière de sécurité alors que c’est son premier jour de permission.

Un soir de surveillance comme tant d’autres dans les territoires occupés :

 En limite d’horizon, au-delà d’une lame de ténèbres figurant la mer Morte, les brumes du soir noient  la dentelle mauve des montagnes du Moab.

C   - C'est bon, dit l’adjudant Tzvi. On rentre se dégoupiller une canette fraîche. (Extrait de Palestine p. 10)

Et c’est le drame : l’attaque surprise d’un commando palestinien. Tzi meurt sur le coup, Cham tombe blessé à la tête.

Cham se réveille dans une cave, c’est le trou noir, il ne se souvient plus de rien. Ses ravisseurs ne peuvent pas identifier leur otage n’ayant aucun papier d’identité sur lui, et le gouvernement israélien ignorait sa présence sur les lieux de l’attentat aussi il n’en parle pas. Cham est un homme qui n’existe plus. Ne sachant pas quoi en faire, ses ravisseurs décident de l’enterrer vivant dans un vieux cimetière. Il est sauvé in extremis par un vieux ferrailleur qui l’a hissé sur son âne et emmené chez une vieille veuve palestinienne : Asmahane.

Et c’est là que Cham l’israélien passe de l’autre coté du miroir. Asmahane est aveugle, elle croit que c’est son fils mort qui est revenu sous les traits de ce jeune homme blessé. Sa fille Falastin ne dément pas sa mère. Cham l’israélien amnésique va devenir Nessim le palestinien.

Le nouveau Nessim va vivre ou plutôt « endurer » le quotidien des palestiniens dans les territoires occupés : la peur en permanence, les contrôles d’identité incessants, les checkpoints, l’armée, l’humiliation, la difficulté de se déplacer, d’aller travailler, de se nourrir : de vivre tout simplement.  

Ce roman se termine à la façon d’un conte oriental moderne : le choc de la vérité révélée fera de Cham un héros au destin tragique. 


Mon avis :

Le conflit israélo-palestinien est une horreur en soi. Hubert Haddad ne prend pas parti, il met en scène tout simplement des hommes et des femmes qui ne demandent qu’à vivre normalement, mais qui sont entrainés dans une guerre absurde que les pouvoirs politiques attisent sans relâche depuis trop longtemps pour que des solutions sereines aboutissent un jour.

Un roman de très grande qualité littéraire autant par l’écriture qui rend à merveille la description du conflit en comparaison avec la beauté des paysages mais aussi par la pertinence de cette histoire qui donne à ce roman une dimension différente de ce que l’on peut voir et entendre sur ce pays. 

 

Le mur

 

Un blog de reportage sur la Palestine très intéressant : ICI

L'avis de Sylire : ICI

 

Et celui de Yv : ICI


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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 23:00
Roman lu et critiqué dans le cadre de l'opération Masse Critique sur Babelio

 La maison Rajani

Edition Seuil / 2010 : 402 pages

Cette histoire commence en 1895, un  bateau vogue en direction de  Jaffa, à son bord Isaac Luminsky confie à son  journal intime les espoirs de sa future vie de colon juif, mais aussi son désespoir de jeune marié, sa  femme  refusant tout contact avec lui.  Ce jeune couple de juifs arrivant de Varsovie va vivre un vrai choc culturel en découvrant la Palestine Ottomane.

En parallèle, dans un riche domaine à l’abandon un jeune arabe, Salah, tient lui aussi son journal intime. Il lui confie  sa solitude, ses chagrins, l’amour excessif que lui porte sa mère,  son père violent et souvent absent. Cet enfant solitaire et fragile rêve d’un ami à qui il confierait son mal - être. Un jour, Salah  aperçoit Isaac en sortant de  chez le docteur et c’est le coup de foudre,  Salah pense avoir rencontré son ange gardien et mettra en œuvre toute son énergie pour que sa mère l’invite dans leur domaine.

Isaac  est délaissé par sa femme, Il est seul et désœuvré dans ce nouveau pays qui est tellement différent du sien.  Madame Rajani ne va pas avoir beaucoup de mal à l’inciter à rencontrer son fils, et très vite Isaac tombe  amoureux  de la mère de Salah  et de son merveilleux domaine à la terre grasse et fertile.

Isaac  s’est  installé dans ce pays pour acheter des terres aux arabes et construire la nouvelle  Israël. Le domaine des Rajani est pour lui l’endroit rêvé pour débuter ses projets et il veut y installer des colons juifs. Quand Salah va découvrir les véritables intentions de son ami, il va lui vouait une haine terrible et l’accuse du meurtre de son père.   

On va lire tour à tour les journaux intimes d’Isaac et de Salah.  La même histoire est racontée de deux façons différentes.  Isaac nous démontre ses efforts pour  redonner vie à ce domaine laissé à l’abandon,  et les écrits de Salah racontent sous la forme de visions prophétiques, l’invasion de son pays par le peuple juif.

Mon avis :

J’ai vraiment apprécié ce roman, qui nous raconte sous la forme du conte oriental, la douloureuse histoire de la Palestine et d’Israël : Une terre appelée promise, Deux peuples,  et  deux histoires qui ne s’accordent pas.  

Alon Hilon est un jeune écrivain israélien, la maison des Rajani est son deuxième roman, et je pense lire très vite son premier roman : "la mort du moine".

Pour en savoir plus sur l'auteur, le site de Alon Hilon : Ici

Pour lire une excellente critique sur le Monde.fr : Ici

oranges de jaffa

 

 

 

 

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