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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 06:23

challenge-romans-sous-influences

 

9782352872184

 

Colleen McCullough / Edition Archi poche : 2011 : 471 pages

 

C'est une amie qui m'a prêté ce livre, et le thème du roman m'a vraiment étonnée !!! Se permettre d'écrire la suite de Orgueil et préjugés : mais pour qui se prend Colleen McCullough !!

Je suppose que d'écrire la suite de ce roman a été pour cette écrivaine, une possibilité de parler de ces destins de femmes, à une époque où le mariage était leur seul avenir possible. Colleen McCollugh titille d'ailleurs le fameux « happy end » qui termine le roman avec le mariage d' Elisabeth et Fitz Darcy. Elle donne une touche "réaliste" à cette histoire, en s'appuyant sur les conditions familiales et sociales qui opposent la famille Bennett à la famille Darcy. Et pour moi, c'est tout l'intérêt de ce livre.

 "Orgueil et Préjugés" est un chef d’œuvre de la littérature anglaise, mais j'ai trouvé la suite remarquablement bien écrite, avec un certain respect du style de Jane Austen.

Il est préférable d'avoir lu le roman « Orgueil et préjugés » ou vu le film pour lire ce roman.

Alors quel destin a bien pu imaginer Colleen McCollough pour ces cinq sœurs, 20 ans après ?

Et bien la vie n'est pas bien rose pour les filles Bennett. On le comprend vite en les voyant réunies pour les préparatifs de l'enterrement de leur mère. On retrouve les personnalités qui ont fait le charme du roman mais particulièrement griffées par la vie...

La belle Elisabeth a de très sérieux problèmes de couple avec son mari, l'orgueilleux Fitzwilliam Darcy avec qui elle a eu un garçon. Les problèmes décrits sont complètement plausibles, et font l'objet d'une bonne analyse si on réfléchit au contexte social de cette époque et aux différents familiaux évoqués dans le roman initial.

Lydia est devenue une pauvre femme dépendante de l'alcool. Jane est une femme fragilisée par ses nombreuses grossesses, dont la vie est monotone. Kitty est une arrogante veuve, très heureuse de son nouveau statut. Mary qui avait le rôle de gouvernante de sa mère est, à 37 ans, une femme célibataire et fantasque.

Même si on découvre peu à peu la vie des cinq sœurs, le roman est construit autour de la personnalité de Mary.

Mary a vécu seule auprès de sa mère, son unique occupation était la lecture. Cela lui a permis de se cultiver, et de réfléchir à sa condition de femme. Enfin libre, Mary veut réaliser ses rêves. Elle veut s'émanciper, a des projets de voyage, d'écriture et elle ne veut surtout pas suivre les directives de son beau-frère Fitz Darcy dont elle dépend financièrement, puisqu'elle n'a ni père ni mari.

Il faut souligner que comme le voulait l'époque, les filles Bennett ont été  soumises à "l'entail". Cette loi ne permettait pas aux femmes d'hériter « seules » des biens de leur famille, c'était donc un héritier mâle d'une autre branche de la famille qui s'octroyait l'héritage. En l'occurrence c'est leur demi-frère qui a récupéré les biens familiaux. Mary n'ayant pas de mari est pauvre, elle est à la charge de son beau-frère. 

Mary va jouer le rôle de détonateur. Son acharnement a vouloir vivre comme elle l'entend, va perturber l'ordre familial, basé uniquement sur la représentation d'une classe sociale, et surtout pas sur l’épanouissement personnel. Les aventures rocambolesques que va vivre Mary donnent des pages palpitantes qui ont « à mon avis » l'unique mérite de nous montrer la condition désastreuse des femmes et des enfants, mais aussi celle des hommes qui avaient eux « les pleins pouvoirs ».

J'ai commencé ce roman avec un réel à priori, qui s'est estompé au fur et à mesure de ma lecture. En fait,  J'ai bien aimé ce livre. L'idée est originale et de plus, ce roman apporte un éclairage intéressant sur la vie sociale et familiale, mais aussi politique de cette époque.

Et puis comme dans Orgueil et Préjugés il y a un bel HAPPY-END !!

A la demande de George et de Sharon, je remplis le questionnaire du challenge qui permet de mieux comprendre l'intertextualité de ce roman avec celui de Jane Austen et donc sa place dans le challenge.

  • La référence au roman/auteur/personnage apporte-t-elle réellement un intérêt au roman ?

    La référence au roman apporte un réel intérêt parce que si on n'a pas lu Orgueil et préjugés, on ne pourra pas comprendre le roman, surtout au commencement du livre.

  • Comment prend corps la référence au roman/auteur/personnage ? (est-ce juste un roman/auteur/personnage évoqué dans une conversation littéraire, ou le roman/auteur/personnage intervient-il dans le roman?)

    La référence au roman est total puisque l'auteur reprend exactement les personnages, les lieux, l'ambiance et le style du roman « Orgueil et préjugés " dont elle écrit la suite.

  • L’auteur d’influence est-il un personnage de l’intrigue ?  non

  • S’il s’agit d’un personnage d’influence, est-il rendu fidèlement ?

 

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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 19:00


Julia Leigh : Edition Bourgois - 104 pages
Rentrée littéraire 2008

Un  minuscule roman écrit avec un immense talent ! En effet, il a fallu juste 104 pages à Julia Leigh pour nous transporter dans un univers très énigmatique, où se mêle une époque ancienne et moderne à la fois, où les drames, et la violence sont omniprésents. Mais qu'est-ce qui hante cette demeure : Secrets de famille, non-dits ? 

Une femme et ses deux enfants arrivent près d’un château, dont on comprend très vite qu’elle n’en connait pas ou plus les habitudes car elle ne sait pas comment y pénétrer, le portail central est muni d’un dispositif de sécurité dont elle ignore le code d’ouverture.

Avec l’aide de ses enfants, Elle arrivera à écarter la vigne vierge, à ouvrir une vieille porte oubliée  et à pénétrer dans ce domaine au décor suranné. Les jardiniers et les serviteurs la saluent et l’appellent Olivia, elle n’est donc pas une intruse même si son arrivée est un peu  singulière.

Olivia a un frère qui arrive lui aussi d’une façon impromptue avec sa jeune femme et comble de l’horreur leur enfant mort-né que la mère ne veut pas enterrer tout de suite. Olivia elle, a fuit un mari violent. Ce château est le berceau de leur enfance mais aussi et surement de leur névrose, on peut deviner un amour incestueux entre le frère et la sœur, mais quoi d’autre ? Le mystère plane.

Les journées dans ce château sont étouffantes, les tensions montent,  le seuil de la folie n’est pas loin. Chez ces adultes fragilisés, en proie à des émotions douloureuses, qu’ils ont du mal à maitriser, le quotidien est difficile. Et les enfants dans tout ça ? Et bien pour rajouter une dose d’angoisse à ce décor macabre, il y a un bébé qui attend sa sépulture, une petite fille qui a un comportement et un vocabulaire des plus étranges et un petit garçon qui a décidé de s’enfuir.  

Je vous conseille la lecture de ce roman, dont l’ambiance me fait beaucoup penser à celle des livres de  Marguerite Duras et ses personnages qui avancent sur une corde raide.

Julia Leigh est un auteur à suivre, pour le moment "Ailleurs" est le seul roman édité en France.   On peut remarquer qu'elle est édité chez Christian Bourgois qui est une excellente  maison d’édition.


Merci à Florinette qui m'a donnée envie de lire ce livre malgré son avis mitigé, comme quoi !!  Si vous voulez lire son avis : ICI  mais il y a aussi le bel article à l'ambiance gothique de Lamousmé et puis celui de Lily

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