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  • : De page en page, j'aime aller à la rencontre des écrivains et franchir la porte de leur univers. J'aime échanger autour des livres et empêcher ainsi des romans de mourir trop vite perdus dans le tourbillon commercial de notre société de consommation.
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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 23:18

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Ecrit par Yoka Ogawa et édité par Actes Sud : 2004 /109 pages

 

Cette nouvelle est tout aussi insolite et surprenante que "l'annulaire" lu il y a quelques mois. Cette auteure a une imagination fascinante et sa manière de raconter montre une belle maîtrise de l'écriture.

La petite pièce hexagonale est un endroit insolite qui offre la possibilité de parler, de raconter et surtout de s'adonner à cet exercice seul.

L'héroïne de cette aventure  découvre cette étrange "pièce à raconter" par hasard, presque guider vers cet endroit par un enchaînement d'évènements qui n'ont rien d'insolites mais qui sont pourtant difficilement explicables.

"Le hasard et la destinée sont-ils des mots contradictoires ? C'est un problème auquel je réfléchis beaucoup ces derniers temps. On entend souvent parler d'histoires où une simple coïncidence a provoqué un grand changement dans une destinée."(extrait de la page p.64)

Comment fonctionne cette pièce ? Quel est l'intérêt de s'y enfermer pour parler et pour raconter quoi ? Voilà les questions que se pose notre héroïne à ceux qui s'en occupent.

"- Cette colonne hexagonale est la petite pièce à raconter, n'est-ce-pas ? Alors qu'est-ce qu'on y fait dedans ?

 - On y raconte bien sûr, répondit-il tout net, sans rien y ajouter.

 - Ce que l'on aime ce que l'on déteste, ce que l'on cache au fond de notre coeur ou ce que l'on n'arrive pas à cacher,  ce qui nous embarrasse, nous réjouit, des histoires du passé ou de l'avenir, la vérité ou n'importe quoi, tout est possible. On dit ce que l'on a envie de dire à ce moment-là." (extrait de la page 49)

Comme tous ces gens qui rentrent dans ce lieu propice à se livrer notre héroïne va elle aussi tenter l'expérience.

"Quand je sortis de la petite pièce à raconter, je sentis aussitôt que la teneur de l'atmosphère avait changé. Comme si la membrane qui m'avait entourée jusqu'alors, brusquement desséchée, tombait en poussière. Je pris de l'argent dans mon porte-monnaie, le déposai dans la coupelle en verre."(p 71)

Yoko Ogawa se sert de certains symboles liés à la psychanalyse pour mettre en place cette histoire. J'ai trouvé judicieux le fait qu'il n'y a ni docteur ni divan. Apprendre à se libérer seul de ses fardeaux grâce à la parole est me semble t-il le thème central de cette nouvelle, mais je ne m' hasarderais pas à des analyses poussées sur le sujet parce que même si j'ai vraiment apprécié ce livre, ce qui m'a un peu ennuyée, c'est que ne connaissant pas vraiment l'univers de la psychanalyse, il me manque des éléments pour comprendre tout le symbolisme qui en illustre cette histoire. Et peut-être aussi un manque de connaissance de la culture japonaise sur ce sujet.

Je vous invite malgré tout à lire ce roman original qui incite à la réflexion........

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 23:11

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  Challenge sur les pages du Japon organisé par Kezako du livre

Mes vacances sont terminées, pas facile de reprendre le rythme !! Et c'est déjà le dernier jour pour publier mon article sur le Japon.

Le thème de ce mois est libre.

Alors pour trouver quelques idées, je me suis donc promenée en France dans des endroits japonais, histoire de trouver un peu d'inspiration. Et bien avant d'affronter la course folle de la rentrée, je vous emmène en promenade dans les jardins zen japonais.

J'ai trouvé quelques explications dans une vieille encyclopédie rangée depuis des lustres dans une de mes bibliothèques, que j'illustre de quelques photos de mes promenades dans le "jardin Zen japonais de Compans Caffarelli" à Toulouse et dans les "Jardins du monde" à Royan.

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Le japon médiéval par Jonathan Norton Léonard

Collections Time-Life1969

Le monde dans un jardin

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Le jardin zen du Kongobu-ji est le plus grand jardin zen du Japon

Les jardins séculaires de Kyôto et de ses environs comptent parmi les plus remarquables œuvres d'art d'orient. Ils avaient cependant été conçus moins pour le plaisir des yeux que pour le repos de l'esprit, propice à la contemplation.(Extrait de : Le japon médiéval par Jonathan Norton Léonard)

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Bouddha du jardin zen japonais de Compans Caffarelli à Toulouse

La secte bouddhique Zen, dont l'influence religieuse devint prépondérante dans le Japon du XIIIème, tenait pour essentielle la méditation sur le place de l'homme dans l'univers ;

c'est pourquoi les jardins où se recueillaient prêtres et fidèles symbolisaient en miniature le monde de la Création. Mieux que par de riches statues ou des feuillages chatoyants, ils devaient en rendre la grandeur par un ensemble de plantes vertes et de sombres tapis de mousse où serpentaient de petites allées, ou encore par un cadre austère de roches noirâtres émergeant d'un lit de sable blanc. (Extrait de : Le japon médiéval par Jonathan Norton Léonard)

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Jardin Zen japonais de Compans Caffarelli à Toulouse

Ainsi se trouvait préservée une partie du mystère qu'avait révélé le Bouddha qui, quand ses disciples lui avaient demandé de définir l'Absolu, avait, sans un mot désigné une fleur.

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Jardin Zen japonais de Compans Caffarelli à Toulouse

Solennelle beauté du sable sous le feuillage, ces jardins sont sortis de l'imagerie zen.

Les jardins de sable zen s'inspiraient essentiellement de dessins à l'encre, dont ils cherchaient le plus souvent à rendre les paysages en trois dimensions.  (Extrait de : Le japon médiéval par Jonathan Norton Léonard)

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Jardin Zen japonais de Compans Caffarelli à Toulouse

Malgré leur apparente simplicité, ces dessins, ou « sumi-e », étaient extrêmement suggestifs : quelques traits d'encre noire tracés sur la soie blanche suffisaient à l'artiste pour évoquer une montagne sacrée noyée dans la brume ou un abîme insondable.  (Extrait de : Le japon médiéval par Jonathan Norton Léonard) 082210144651.jpg

Les jardins du monde (Royan) 

Plusieurs grands peintres Zen reproduisaient leurs œuvres monochromes en composant eux-mêmes des jardins où le sable remplaçaient la soie et ou la note sombre des rochers et du feuillage rappelait les traits du pinceau.

Ces jardins étaient aussi dépuillés que leur modèle ; au XVIème siècle, l'un de ces peintres écrivait :

« il faut prendre garde à ne pas surcharger le paysage pour lui donner plus d'intérêt, car il perd alors souvent sa dignité et devient même vulgaire »

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Jardin Zen japonais de Compans Caffarelli à Toulouse

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Les jardins du monde (Royan)

Bonne rentrée à tous, le plus zen possible !!

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 17:07

ChallengeDragonFeu

Challenge dragon 2012 organisé par "la culture se partage"

 

La fin de l'été 1

Roman traduit du japonais par Jean-François Gény

Édite chez Philippe Picquier / 1999 : 172 pages

paru au Japon en 1963

 

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Née en 1922 dans la préfecture de Tokushima, Setouchi Harumi (Jakuchô) est diplômée de l'Université Chrétienne de Jeunes Filles de Tôkyô.

En 1960 elle publia une biographie de la féministe Tamura Toshiko pour laquelle elle reçut le premier prix Tamura Toshiko.

En 1973 elle devient nonne Bouddhiste et change de nom de plume : Setouchi Jakuchō.

De 1996 à 1998 elle publia en 10 volumes une version en japonais moderne du Genji monogatari. Info complète sur shunkin.net

Setouchi Jakuchô publit des nouvelles et des romans dont "La Fin de l'été", qui assoit sa notoriété après qu'elle eut été qualifiée lors de sa publication de "romancière pornographe". (Extrait de la 4ème de couverture)

Je n'ai pas trouvé de critiques positives pour ce livre, pourtant j'ai aimé cette histoire qui est très touchante et pleines de réflexions intéressantes sur la vie de couple.

La 4ème de couverture nous explique que ce roman est autobiographique. L'héroïne Tomoko n'est autre que Jakuchô qui nous raconte sa douloureuse relation amoureuse avec Shingo son amant. Tomoko a un parcours difficile avec les hommes. un mariage raté, une tentative de vie de couple avec Ryota qu'elle quitte, et ensuite sa rencontre avec Shingo dont elle est profondément amoureuse. Shingo est un écrivain raté, il mène une double vie et partage son temps entre sa femme et sa maîtresse. Tomoko nous raconte avec beaucoup de sensibilité, ses ambivalences. Elle est partagée entre l'acceptation de cette vie de couple en marge de la société et l'envie de devenir la femme légitime. Peu à peu, elle comprend que la femme de son amant n'est rien d'autre qu'une victime comme elle de l'inconstance de Shingo. Cette vie de couple bancale pèse de plus en plus à Tomoko qui va reprendre son ancienne relation avec Ryota. Par tous les moyens elle va essayer de casser sa relation avec Shingo. cela fait 8 ans qu'elle vit et partage son amant avec "l'autre" la légitime, selon un planning défini par Shingo. Tomoko n'est pas satisfaite de cette relation triangulaire mais elle ne l'est pas non plus de sa nouvelle relation avec Ryota. Quel est le juste équilibre ? La séparation est être en accord avec ses pensées ? Se satisfaire de cette relation qui apporte aussi des d'avantages ? Tomoko sait qu'elle devra décider seule....

Cette histoire est aussi la lente maturation d'une femme qui va à se détacher peu à peu de la soumission à son amant et apprendre à vivre librement.

J'ai trouvé ce livre très beau. Il offre de belles réflexions sur l'attachement amoureux, l'habitude et la douleur de la séparation. En 1962, les règles de moralité étaient très strictes au Japon comme dans beaucoup d'autres pays. Même si Tomoko est assez libre des conventions. Elle est plutôt lasse de vivre un amour en marge, une relation illégitime.

J'ai vraiment aimé ce livre, et si de nos jours, il ne peut plus être qualifié de "pornographe" comme à l'époque de sa parution, ce roman est par contre encore pleins de réflexions intéressantes et toujours actuelles sur la vie de couple.

Japon 2

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 08:27

Ru

RU

 

Editions Liana Levi : 2010 / 141 pages

 

 

Le titre illustre à merveille ce récit de vie. Ru, un petit ruisseau paisible se déversant dans une rivière pour ensuite gagner le fleuve……

C’est un peu l’histoire de Kim Thuy. Sa naissance aurait pu être paisible dans cette famille riche de Saïgon, mais comme des milliers de vietnamiens, ses parents ont décidé de fuir  la dictature communiste. Un terrible périple dans la cale d’un  « boat people » vers une nouvelle terre : le Québec.

Un texte fort, intense et lumineux qui nous raconte ces histoires de vies bousculées et malmenées par la grande Histoire. La force de quitter, de perdre à tout jamais  et de s’en aller vers  un ailleurs incertain. La rencontre avec l’inconnu, les efforts de chacun « les accueillants et les accueillis ». La découverte d’une autre culture, d’une autre langue, d’un autre climat.  

« L’histoire du Vietnam, celle avec un grand H, a déjoué les plans de ma mère. (…) elle a aussi dépouillé nos noms de leur sens, les réduisant à des sons à la fois étrangers et étranges dans la langue française. (…)(Extrait de Ru p.12)

Mon avis :

J’ai adoré ce livre qui est avant tout un très beau portrait de femme. Il démontre aussi avec éclat l’importance de l’écriture.  

 

Boat people

Un autre avis celui de Librivore

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