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  • : De page en page, j'aime aller à la rencontre des écrivains et franchir la porte de leur univers. J'aime échanger autour des livres et empêcher ainsi des romans de mourir trop vite perdus dans le tourbillon commercial de notre société de consommation.
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Le site des éditions de L'Aube ICI

22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 11:19

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Editions Presses Pocket / 288 pages : 2011 dans la 1ère édition

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« Barcelone, ville des prodiges », invitée du Salon du livre 2013

 

Carlos Ruiz Zafon fait partie des auteurs barcelonais invités au salon du livre. Ses livres ont trouvé leur place sur les tables des librairies françaises depuis la parution de son célèbre roman "L'ombre du vent".

Marina est un roman qui ne fait pas partie du cycle du "Cimetière des Livres Oubliés" mais on retrouve le style de l'écrivain. L'histoire se passe à Barcelone dans les années 1980 et met en scène un amour impossible qui va réveiller des forces démoniaques endormies dans les souterrains de cette ville emblématique des romans de Carlos Ruiz Zafon.

Oscar est un adolescent qui vit dans un pensionnat. Il souffre de solitude et part en promenade dans les quartiers de la vieille ville pour tromper son ennui.

Les rues qui avoisinaient le collège traçaient une ville fantôme. Des murs envahis par le lierre défendaient des résidences monumentales. Propriété envahies par les mauvais herbes, livrées à l'abandon, où la mémoire paraissait flotter, livrées à l'abandon, ou la mémoire paraissait flotter comme une brume qui refuse de partir. (extrait p. 15).

Un soir, Oscar suit un chat étrange qui l'emmène dans une mystérieuse demeure qui semble abandonnée. Un chant mélodieux prend le relais et  incite l'adolescent curieux à pénétrer dans la maison. Hypnotisé par cette voix, le jeune homme continue son exploration, regarde le décor d'une autre époque qui s'offre à lui. Emporté par son émerveillement, il prend dans sa main une montre ancienne pour l'examiner, quand soudain une silhouette se lève d'un fauteuil et se tourne dans sa direction.

Oscar s'enfuit de la maison et arrive tout essoufflé devant son pensionnat avec dans sa main la vieille montre en or.

Oscar va devoir rendre cette montre et c'est ainsi qu'il va  rencontrer la jeune et jolie Marina, son père et toute leur histoire familiale frappée d'une malédiction.

Les ingrédients de ce thriller à la sauce Zafon sont tous aussi épicés que les autres romans et se déguste avec autant d'avidité pour savoir comment se termine cette aventure complexe, où il est question d'un certain docteur Shelley et d'inventions diaboliques. Carlos Ruiz Zafon nous offre là un petit clin d'oeil à Mary Shelley et son célèbre roman "Frankenstein ou le Prométhé moderne".

Cette année, je ne peux pas aller au salon du livre. Sinon, je serais allée rendre visite à Carloz Ruiz Zafon sans hésiter !

Un autre avis sur ce roman chez Yspaddaden

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Un article intéressant à lire ICI sur Carlos Ruiz zafon qui nous dit : "Je suis un dragon ! Et mon pays c'est la littérature"

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 10:24

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Edité chez Robert laffont :2012 /339 pages

 

Déjà lu :

Le jeu de l'ange

L'ombre du vent

 

Les romans de Carloz Luis Zafon fleurissent sur les étals des librairies, ce qui veut dire qu'il a définitivement réglé les problèmes de droit avec ses éditeurs.

"Le jeu de l'ange", "L'ombre du vent" et "Le prisonnier du ciel" sont des romans qui s'entrecroisent dans l'univers littéraire du cimetière des livres oubliés. Ces livres peuvent être lus dans n'importe quel ordre. c'est ce que nous explique l'auteur au début du livre.

Il me semble pourtant que "Le prisonnier du ciel" est le 3ème tome de ce cycle. Il fait référence au passé des personnages principaux c'est à dire la famille Sempere et leur librairie, on reparle des écrivains Julian Carax et David Martin sans oublier Barcelone et le sublime cimetière des livres oubliés. 

Cette nouvelle aventure prend ses sources une nouvelle fois dans la librairie Sempere où un inquiétant personnage vient acheter un exemplaire du roman « le comte de Monté-Cristo ».

Ce roman va être le déclencheur de nouvelles aventures toujours étranges et mystérieuses teintées d'un style résolument gothique comme à chaque fois. Les drames du passé refont surface, ils ont pris leur source en  1939, dans les cachots de la prison de Montjuïc dont les tours dominent Barcelone, point de départ de cette aventure.

La littérature, les écrivains et le roman "Le Comte de Monté-Cristo" servent de fil conducteur à cette fascinante histoire. A la manière du roman de Dumas, c'est la vengeance et un secret révélé qui en sont les thèmes moteurs. Mais cette fois-ci l'auteur laisse le caractère fantastique de ses autres romans pour donner une touche plus politique à cette histoire. Cette descente aux enfers n'a rien d'irréelle, c'est le sordide décor de la prison de Montjuïc sous Franco. Zafon à sa manière rend hommage à tous les écrivains qui y ont croupi dans des conditions déplorables, sous la coupe de gardiens tortionnaires, sous principe que leurs écrits n'étaient pas conformes aux idées du régime en place.

Et pour tous celles et ceux qui n'ont pas oublié "l'ombre du vent",  l'écrivain maudit Julian Carax est toujours vivant  la preuve !! 

J'ai toujours su que je reviendrais un jour dans ces rues pour raconter l'histoire de l'homme qui avait perdu son âme et son nom dans les ombres de cette Barcelone immergée dans le trouble sommeil d'un temps de cendres et de silence. Ce sont des pages de feu écrites dans les tréfonds de la ville des maudits, des mots gravés dans la mémoire de celui qui est revenu d'entre les morts avec une promesse clouée en plein cœur et au prix d'une malédiction. Le rideau se lève, le public se tait et, avant que l'ombre qui plane sur son destin descende des cintres, un essaim d'esprits blancs entre en scène, la comédie aux lèvres, avec cette bienheureuse innocence de quelqu'un qui, croyant que le troisième acte est le dernier, vient nous narrer un conte de Noël sans  savoir qu'arrivé à la dernière page l'encre de son souffle t'entraînera lentement et inexorablement au cœur des ténèbres. (Julian Carax, le prisonnier du ciel. Éditions de la Lumière Paris 1992)

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 09:48

Babelio ABC

miroir brisé

Mercè Rodoreda

Edition Autrement : 2011 / 338 pages

 

 

C'est sous la forme littéraire de la saga familiale, que l'auteure a choisi de nous raconter cette histoire.

On rentre dans ce roman lentement, les personnages se mettent en place doucement, c'est peut-être pour cela que j'ai eu envie de laisser ce roman ! En effet au début de ma lecture, je ne cernais  pas vraiment  l'intérêt de cette histoire. Mais l'ambiance surannée de cette époque,  le charme de Barcelone et la personnalité de l'héroïne Térésa m'ont donné envie de poursuivre ma lecture. J'ai eu raison d'insister. Peu à peu captivée par ce roman,  j'en ai découvert tout l'intérêt au fil des pages.

Ce roman n'a pas de repères chronologiques, on devine l'époque par des événements politiques comme le début de la guerre civile espagnole. Ce roman relate toute l'hypocrisie qui règne dans les classes sociales dites "supérieures". Et qui ne  sont "supérieures" que parce que l'argent leur permettent de tout acheter même les êtres humains.

Le sujet principal de ce livre est donc la puissance de l'argent.

Tout est beau chez les gens riches, leurs villas sont des chefs d’œuvre d'architecture, leurs vêtements et leurs bijoux des créations artistiques, leurs nourritures des mets exquis et leurs vies des romans. C'est un peu ce que pensent les gens qui habitent les quartiers pauvres, et c'est l'histoire de ce livre.

Le roman se découpe en 3 parties qui représentent les périodes les plus marquantes de la famille Valldaura. Les personnalités les plus importantes sont les femmes. La vie et le rôle des femmes dans ce milieu bourgeois décrit à travers cette famille.

Teresa est une très belle femme, elle habite un quartier pauvre, sa mère est poissonnière. Cette jeune femme va faire une fulgurante ascension sociale, tout simplement en se mariant deux fois. Une première fois avec un très vieux monsieur qui lui laisse à son décès une belle fortune. Teresa devient ainsi une veuve convoitée ! Une très belle et fortunée jeune  femme trouve facilement un mari. On oublie bien vite la façon dont elle a obtenu cette fortune !! La belle Teresa se marie de nouveau avec un homme riche et très influent : Salvador Valldaura.

Teresa a un passé, dans ce passé il y a un enfant nait d'un amour de jeunesse. Teresa apprend à mentir, à cacher, à ne pas dire. Le secret s'installe peu à peu dans cette famille.

Teresa va donner naissance à une fille Sofia. Beaucoup moins attirante que sa mère, elle sait pourtant que son argent va lui permettre de se marier facilement. Son futur mari est un homme qui est intéressé par sa fortune et qui a lui aussi un enfant caché. L'histoire se répète. Sofia l'apprend mais décide de garder le secret. Il ne faut surtout pas déranger l'ordre installé par sa mère et par des domestiques consciencieuses. D'ailleurs, ces jeunes servantes ne diront pas, elles non plus que "le jeune maître" des lieux, le mari de Sofia leur rend visite la nuit.

C'est le mal-être des enfants de  la troisième génération qui va faire craquer ce beau vernis. La richesse a perdu  sa force et son éclat. Violence, inceste, suicide, toutes ces manifestations de l'enfance en détresse vont faire effondrer le bel édifice construit à force d'argent et de silence. 

J'ai aimé la complexité de ce roman et le fait que Mercé Rodoreda  laisse ses personnages à notre réflexion. Chacun en refermant ce livre va donner une explication à cette histoire. selon ses inclinations :  Pragmatique, féministe,  psychologique........Ou ne pas l'aimer du tout comme Noukette

 

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La 4ème de couverture nous présente l'auteur : (1908-1983) Mercè Rodoreda est une  grande dame de la littérature catalane. Traduit en 29 langues. Elle a notamment publié en France "la place du diamant" (Gallimard, L'imaginaire, 2006)

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 09:40

Casajuana

Roman traduit du catalan par Marianne millon : 237 pages / 2009

 

Ce livre a reçu le prix Ramon Llull

 

 

Ce roman se passe à Barcelone, capitale de la catalogne. Dans un immeuble déserté par ses occupants pour cause de rénovation, un écrivain fait de la résistance. Ramon Balaguer ne veut pas déménager de peur de perdre toute son inspiration. Rien ne le fera changer d’avis, ni les menaces, ni l’offre avantageuse que lui fait régulièrement le propriétaire, il n’a qu’une idée en tête terminer son roman là ou il l’a commencé, c’est à dire dans son appartement.

Dans cet immeuble déserté, Ramon Balaguer s’aperçoit peu à peu de la décrépitude qui gagne les étages,  le gaz a été coupé, l’ascenseur ne marche plus. L’immeuble  prend très vite des allures de squatte, situation voulue par le propriétaire pour le faire partir au plus vite.  Des signes de présence humaine intrigue Ramon Balaguer et l’obligent  à mener une petite enquête. Que découvre t-il  dans un des appartements vide ?  Un squatter d’un genre bien particulier ! Un apprenti écrivain s’est installé là pour écrire en toute tranquillité !

 

Le roman est construit autour de ces deux personnages. Ramon Balaguer qui écrit des livres en castillan malgré son origine catalane et qui défend l’importance du lieu d’écriture et Miquel Rovira qui défend la langue catalane et décide d’écrire un roman en forme de  plaidoyer contre la langue castillane qui prend peu à peu le pas sur la langue catalane. Cette rencontre va donner des rebondissements inattendus  à leur vie respective et les  deux compères vont tour à tour être amis et ennemis.

Ce roman est un véritable plaisir pour tous ceux qui aiment les livres, les écrivains et les langues. Ces deux résistants  d’un genre particulier  nous entrainent  dans des discussions passionnées sur l’importance de la langue employée dans un livre, sur les lieux d’écriture, les romans, les lecteurs…..

Un roman que je recommande vraiment aux amoureux des livres.

 

En préface de ce livre Philip Roth a écrit :

"la littérature ne sert à rien, et elle est en même temps térriblement nécessaire".

 

Biographie de Carles Casajuana :

Ambassadeur d'Espagne  à Londres, Carles Casajuana a travaillé comme diplomate en Bolivie,  aux Philippines, à New York ou encore à Kuala Lumpur. Mais lorsqu'il reprend sa casquette d'écrivain, l'espagnol renoue avec ses racines catalanes et sa langue natale. Auteur d'un essai sur Nietzsche et de plusieurs romans dans son pays, Carles Casajuana reçoit en 2009 le prix Ramon Lull pour 'Le Dernier Homme qui parlait catalan', un récit sur l'identité et l'écriture.Extrait de Evène.fr 

 

Un avis très intéressant celui de Fattorus : ICI


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