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A voir

 Théâtre Jean Arp - Clamart

LE GRAND CAHIER
D'après la trilogie d'Agota Kristof
Toda Via Teatro
Mise en scène Paula Giusti

Du Mardi au Samedi 21 novembre 2009
Réservations  : 01 41 90 17  02
www.theatreearp.com
Mairie de Clamart

Pour en savoir plus : Ici



Sur mon blog : Ici

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A lire pour le 1er janvier 2010
 


 

Des livres, des peintres

Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /2008 23:30



Françoise Cloarec - Edition Phébus - 172 pages - 2008

Pour comprembre l'histoire de Séraphine de Senlis, l'idéal est de lire cette biographie et voir le film. On peut lire ou voir le film dans n’importe quel ordre car ils sont vraiment complémentaires.

Le livre nous apporte quelques  précisions sur l’enfance de Séraphine, dont on ne sait presque rien. Elle est née en 1864 dans une famille pauvre, et perd sa mère en 1865, puis son père meurt en 1671. Séraphine est  orpheline à l’âge de sept ans. Elle ira au couvent puis sera domestique car il n’y avait pas le choix à cette époque pour les femmes de sa condition. Françoise Cloarec  écrit p. 19 « La façon de vivre de Séraphine, les choix qu’elle a faits par la suite, sa structure psychologique laissent à penser qu’elle a été une enfant solitaire, sans doute déjà un peu à l’écart des autres ».

Puis c'est toute la vie de Séraphine que l'on va suivre à travers cette courte biographie avec une série de photos  du film et de la "vraie Séraphine". 

Tableau : L'arbre du paradis

Après sa sortie du couvent, Séraphine  s’installe à Senlis dans ses meubles, elle va habiter une petite chambre qui lui sert d’atelier. Séraphine dit que la journée elle fait ses travaux noirs en gagnant sa vie comme bonne à tout faire et le soir ses travaux de couleurs.




Une personnalité étonnante qui se nourrit de la nature et de ses visions mystiques pour faire des tableaux étonnants et magnifiques. Elle n’a jamais visité de musée, jamais ouvert un livre d’art, bien sur elle a vu des tableaux chez ses employeurs, mais rien de comparable à ceux qu’elle a peint.



Tableau : l'arbre de vie

La vie de Séraphine est auréolée de mystère, même sa technique est restée secrète, elle est morte en emportant ses secrets. On ne saura jamais quels sont les  matériaux qu’elle employait pour peindre, on sait qu’elle utilisait du ripolin et  la cire des bougies des églises, mais rien de plus.

Séraphine a bien eu raison de ne pas livrer ses secrets car malgré son incroyable personnalité et son immense talent, elle va malheureusement comme Camille Claudel finir ses jours dans un hopital psychiatrique. L'histoire dit qu'elles sont mortes toutes les deux de faim.


Séraphine photographiée devant         Camille Claudel à l'asile de Montdevergues
son pavillon d'hospitalisation               en 1929.
 vers 1935.


A lire aussi le très bel article de Sylvie : ici

Publié dans : Des livres, des peintres
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Mardi 9 octobre 2007 2 09 /10 /2007 00:00

Le Maître de la Tour-du-Pin
Jan Laurens Siesling
Edition : Le temps qu'il fait -
148 pages

arton2268.jpg

Le peintre du triptyque de le Tour-du-Pin est un anonyme, Cependant il habite une tradition locale, vieille de quatre siècles : « Un peintre du Nord, revenant sur la route des Alpes, ayant reçu des soins à l’hospice de la Tour-du-Pin il fit, reconnaissant, un retable avec le Christ mort »

Sous sa plume, Jan Laurens Siesling  a eu envie de lui donner vie. Il nous raconte l’histoire d’un peintre dans ce XVIe siècle ou l'art et la religion sont étroitement liés. Cette histoire pourrait être celui de l’artiste anonyme de la Tour-du-Pin.


L'hiver 1539 est terrible, un couple arrivent frigorifiés dans une bourgade des Alpes "La Tour-du-pin ". Ils sont soignés, nourris et hébergés par les sœurs de l’hospice.

Pour les remercier,  cet homme qui est peintre  propose de réaliser un triptyque pour l’église.  Les sœurs sont enchantées par cette proposition et demandent  à l’évêque l’autorisation de réaliser une telle œuvre. Cet homme d’église est bon mais il s'avère méfiant, il veut d’abord savoir qui est cet homme et quelle est sa formation, il veut  que le peintre explicite son apprentissage et son expérience de Maitre d’atelier avant de prendre sa décision.

Le peintre rédige donc sa biographie et nous le suivons pas à pas dans les différents ateliers où il apprend son métier,  les pays qu’il visite pour parfaire son art et les rencontres qu’il fait avec les grands artistes de cette époque : Michel-Ange, Titien….

L’auteur nous raconte admirablement bien cette histoire, son style épuré nous rend bien l’ambiance de ce XVIe siècle ou l’art et la création sont très surveillés par une Guilde qui en régit les codes et les statuts. L’auteur imagine une fin qui peut expliquer la fuite de ce peintre loin du village et de son œuvre en oubliant de la  signer.

Un très beau livre qui me donne envie de lire d’autres livres de cet auteur 


POUR REALISER CE LIVRE IL A FALLU CES TROIS RENCONTRES :  un beau triptyque !!

D'abord il a fallu l'existence de ce : 

mystérieux  triptyque réalisé dans une bourgade du Dauphiné "de la Tour du Pin" au carrefour des routes des Alpes, de l'Italie. 
1317triptyque5.jpg




 

Cette œuvre du XVIe siècle est monumentale, elle est classée comme monument historique depuis 1904. Mais il n'y a pas que ses dimensions inhabituelles qui ont suscité l’intérêt passionné chez un grand nombre d’érudits locaux ce sont aussi les légendes et les mystères qui ont auréolés ce triptyque et qui ont rendu cette œuvre particulièrement intéressante.
L'auteur de ce triptyque est inconnu, mais la tradition rapporte qu'un peintre itinérant l'offrit à la Tour du Pin "en remerciements des bons soins reçus à l'hôpital des pèlerins".


Il a fallu aussi un écrivain passionné par l'art :



Jan Laurens Siesling est néerlandais de naissance et de langue maternelle, il  est Historien d'art de formation. Ancien professeur à l'université libre d'Amsterdam, il se marie et s'installe en France, à 27 ans, en 1978, pour être écrivain. Le jour fait des conférences, voyage et accompagne des voyageurs. La nuit il écrit. Des romans, nouvelles, poésies. Aussi des ouvrages d'histoire de l'art. Principalement en langue française. En 2001, Jan-Laurens Siesling a traduit des poètes français et hollandais pour la revue "Le Foudulire international" (Rotterdam). J.-L.S.


Il a fallu aussi une maison d'édition qui aime les livres originaux :

Le temps qu'il fait est une vraie prouesse éditoriale pour notre époque,  il faut donc les encourager à éditer des livres loin des lois du marché.

"L’AMOUR DES LIVRES, comme l’amour tout court, se passe aisément d’explications.
Je suis devenu éditeur poussé par ce seul élan. Ma conception de ce métier prestigieux se précise d’année en année, dans les limites où me contraignent mon manque de moyens, les lois du marché, et ce qu’il est convenu d’appeler la crise de l’édition. Ma pratique éditoriale se nourrit de nombreux arguments — en vérité bien plus que je n’en peux concevoir moi-même — lesquels, bien que parfaitement fondés et quotidiennement présents à mon esprit, n’interviennent qu’assez peu (peut-être pas du tout) dans mes choix. Mon seul critère de choix c’est mon goût, et chaque livre est une histoire. Mes projets m’échappent et me rattrapent; je ne sais pas choisir entre le tout et la partie, hésitant entre le désir de construire et le plaisir de publier"……… 
Georges Monti
1985

Si vous pouvez lire un autre avis chez Gachucha

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Samedi 25 août 2007 6 25 /08 /2007 22:14

Fin de la visite du musée !!

Le musée Roger-Quillot est un musée national donc avant de partir, vous pouvez faire un petit tour à la librairie pour vous offrir un petit souvenir : il y a des livres, des objets comme cette insolite Vénus de Milo qui attend derrière la vitrine un éventuel acheteur !! il y a aussi de la vaisselle,  des cartes postales, des affiches, bien sur tous ces souvenirs ont un seul et même thème : l'art.   

vitrine-de-la-librairie.JPG
Et pour ceux qui ont un gros budget  vacances :
 On peut aussi trouver des reproductions de sculptures de Camille Claudel et d'Auguste Rodin puisque dans le musée  on peut  admirer :










Un buste réalisé par Camille Claudel  : Le portrait de Louise Claudel (1885). Camille-Claudel-copie-1.jpg









Un buste en plâtre d'Auguste Rodin réalisé en 1917 par Paul Paulin (1852-1937). Auguste-Rodin-buste-de-platre.JPG










Marque-page.jpg                        Marque-page-001.jpg  


Et si vous êtes complètement fauché, ce n'est pas grave le musée vous offre 2 beaux marque-pages comme souvenir !!



















En sortant du musée vous pouvez vous promener dans le quartier historique qui se trouve près de l'église "Notre dame de Montferrand".



portail-de-Notre-Dame-de-Montferrand-2.JPG


Portail de Notre Dame de Montferrand













Il va falloir que je me renseigne sur l'histoire de ces maisons : La maison de l'ange, la maison de la licorne, la maison de l'éléphant que l'on découvre dans ce quartier.



la-maison-de-l-ange.JPG  




maison-de-la-licorne.JPG













                                                                    La maison de la licorne                              
La maison de l'ange




fenetre.JPG entr--e-de-cour.JPG


Composition1-copie-1.jpg



Oh  les belles façades !!!

 








Ensuite je suis allée admirer la cathédrale de Clermont-Ferrand entièrement noire puisque elle est construite en pierre volcanique. 

Cath--drale-2.JPG

 

 

 














deux-gargouilles.JPG






Et si vous avez le courage de monter les 250 marches qui mènent au-dessus des toits de la cathédrale, vous pourrez admirer la ville, les montagnes et la cathédrale vue d'en haut.

Les-gargouilles-copie-1.JPG



En-haut-de-la-cath--drale-copie-1.jpg




Une-gargouille.JPG

Quelle vue magnifique, mais il ne faut pas avoir le vertige comme moi brrr !!



Après cette promenade si vous avez envie de vous reposer, je vous conseille une pause dans cet original salon de thé - librairie sonore : "Le chat noir"

Librairie.JPG





librairie-sonore.JPG











Le salon de thé vous offre des boissons, et des aliments "bio" et vous pouvez y déjeuner, il y a un espace ludothèque pour que les enfants s'amusent ou se détendent avec des livres, vous pouvez aussi  écouter des "livres enregistrés" à l'aide de casques en buvant votre thé, ou en acheter puisque c'est avant tout une librairie.
Pour ma part j'ai bu un thé vert de chine aux amandes, orange et pomme que l'on vous sert avec un petit gâteau, cette petite pause est bien sympathique après la montée des 250 marches de la cathédrale !!

La promenade est finie, les vacances aussi c'est dur !!!

ani09.gif  


Publié dans : Des livres, des peintres
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Jeudi 16 août 2007 4 16 /08 /2007 21:24

 

Merci à tous pour vos messages, je suis rentrée avec tout plein de choses à raconter !!

Mus--e-d-Art-Roger-Quillot.JPG

 

Pendant mes vacances, j'ai visité le musée  d'art Roger-Quillot à  Clermont Ferrand. 

Ce musée est situé au cœur du quartier historique de Montferrand,  ce qui permet de faire en plus une belle promenade autour du musée.

 





                                                              En route pour la visite du musée !

  Entr--e-du-mus--e-copie-1.JPG


C’est l’ancien couvent des ursulines datant des XVIIe et XVIIIe siècles qui a été rénové et restructuré pour devenir un musée d’art.

 Ce bâtiment est intéressant car l’aspect extérieur du musée a conservé son esprit classique, et  l’intérieur  est  très moderne, avec un beau jeu de lumière qui lui donne un air très contemporain.  Une-vue.JPG

  entr--e-du-mus--e-2.jpg

L’accueil ouvre sur un atrium autour duquel s’organisent 3 niveaux d’exposition desservis par des rampes.

Le musée accueille actuellement une exposition : 



Affiche-du-mus--e.jpg





Années 1950, l'alternative figurative

jusqu'au 28 octobre


Cette exposition rend hommage aux artistes et aux collectionneurs de l'après-guerre.
Au sortir de la seconde guerre mondiale, les années 50 en France sont caractériséees par des artistes qui s'interrogent sur les conséquences de ces années passées. l'horreur nazie et les désillusions de la guerre froide....... Ces artistes proposent une vision du monde ou l'homme et non l'idée occupe une place centrale.
Le musée propose aussi la projection du film "Mon oncle" de Bernard tati pour donner une autre regard sur les années 50. J'ai eu beaucoup de plaisir à le revoir !!


On peut voir beaucoup de toiles du peintre Buffet et c'est un des ses tableaux qui illustre l'affiche, et que l'on peut découvrir dans le musée. 

 Quelques photos des toiles de Bernard Buffet

Christ en croix 1961                  Femme aux seins nus     Le buveur assis
                                                    1956

Christ-en-croix-1961.JPG               Femme-aux-seins-nus-1956.JPG         Le-buveur-assis.JPG  

                     Une-toile-de-bernard-Buffet.JPG

La toile qui a inspirée l'affiche "autoportrait au chevalet" 1948
















Quelques photos de tableaux d'autres peintres de cette époque


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Bouquet de fleurs d'artichauts Raymond Guerrier 1959

Une-salle-du-mus--e-copie-1.JPG


caf---vins-liqueurs-Richard-Bellios-1953.JPG

Cafés vins liqueurs Richard Bellios 1953






 

 

 























La-nappe-bleue-Guy-Bardonne-Circa-1960-copie-1.JPG  La nappe bleue Guy Bardonne 1960


















le-march---aux-puces---Jean-jansem---1956.JPG Le marché aux puces - Jean Jansem - 1956





















Dans ce musée on peut admirer plus de 2000 oeuvres - peintures - sculptures - mobiliers - objets d'art - sont présentes de façon synthétique selon un parcours chronologique brossant un panorama de l'art occidental du Moyen Age à nos jours.

Auguste-Rodin-buste-de-platre.JPG Buste d'Auguste Rodin réalisé par le sculpteur Paul Paulin (1852-1937)

Salle-19---me-copie-1.JPG salle du 19ème siècle

La-lutte-pour-la-survie-1893-Delacroix--Henri--1845-1930-.JPG La lutte pour la survie de  Henry-Eugène Delacroix - 1845-1930














La suite de la visite prochainement !!


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Mercredi 7 mars 2007 3 07 /03 /2007 20:01

 

Cypora Petitjean Cerf

"Je lui ai caressé les écailles du bout des doigts. Elle a souri."

L'auteur a dédié ce roman  :

A toutes les femmes qui ont combattu  pour devenir libres.

A toutes les femmes qui ont combattu pour devenir femmes.

                     A tous les hommes qui les ont aidées.

C'est ma collègue Marie-France qui m'a prêté  ce livre avant de partir en vacances,  je ne le connaissais pas du tout.  

 J'ai vraiment beaucoup aimé ce petit livre (113pages) qui est le premier roman de son auteur. C' est  un conte moderne qui illustre d'une façon très originale  la dépendance. 

 Annabelle est une jeune femme peintre et professeur de peinture, un soir dans un restaurant chinois elle aperçoit une minuscule sirène dans un aquarium au milieu des poissons. Sur un coup de tête elle capture la sirène et s'enfuit avec elle.  Elle l'installe  dans sa salle de bain d'abord dans son  lavabo, mais la sirène grandit, embellit, il lui faut beaucoup plus de place. Annabelle l'installe  dans sa baignoire puis dans un grand aquarium qu'elle est obligée de mettre dans son salon. La sirène demande de plus en plus d'attention et de soins, mais en contre-partie la liberté de sa ravisseuse s'amenuise. Annabelle  s'exclut peu à peu du monde extérieur et se consacre à la sirène. Elle  lui apprend à peindre et la sirène révèle un véritable talent de peintre mais  à l'inverse Annabelle  perd son inspiration et devient peu à peu totalement au service de la sirène. Ce roman a une fin intéressante que je ne veux pas vous dévoiler.... Il faut lire le livre !!  

 Ce roman parle de domination, d’amour, d’identité féminine et de création. On y croise pêle-mêle un restaurateur mafieux, un producteur de disques dépressif, un étudiant en médecine fanatique, une journaliste, un directeur de galerie, deux touristes japonaises, une paire de faux jumeaux, une poignée d’adultes et d’enfants qui veulent apprendre le dessin, et aussi une très belle sirène  pas gentille du tout!! 

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