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A voir

 Théâtre Jean Arp - Clamart

LE GRAND CAHIER
D'après la trilogie d'Agota Kristof
Toda Via Teatro
Mise en scène Paula Giusti

Du Mardi au Samedi 21 novembre 2009
Réservations  : 01 41 90 17  02
www.theatreearp.com
Mairie de Clamart

Pour en savoir plus : Ici



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A lire pour le 1er janvier 2010
 


 

Littérature espagnole

Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /2009 08:30



Almudena Grandes : Edition JC Lattès -  1071 pages

Ce roman est un énOooorme pavé  !! le résumé de la 4ème de couverture est alléchant et m'a donnée envie de lire ce livre.  « Grande fresque de l’Espagne du XXème siècle, marquée par les blessures de la guerre civile. Le cœur glacé a connu un succès retentissant et a reçu plusieurs prix dont celui de la prestigieuse fondation Lara. Egalement désigné par les libraires comme la meilleure lecture de l’année 2007. Le cœur glacé est un roman tragique et lyrique qui raconte l’âme passionnée de ce pays.

Cette saga raconte l’histoire déchirante de la famille Carrion et de la famille Fernandez qui ont une branche commune, on va suivre ces deux familles pendant trois générations.  

Le roman commence en 2005 avec l’enterrement d’un riche  patriarche, Julio Carrion Gonzalez qui a fait fortune sous Franco, toute sa famille est là, Alvaro un des fils du disparu remarque une jeune femme inconnue qui assiste  à l’enterrement.

Cette femme c’est Raquel,  elle fait partie de l’autre famille « les Fernandez »,  ses grands-parents étaient  républicains et son grand-père vouait une haine farouche à Julio Carrion Gonzalez, qui a fait payé un lourd tribut à sa famille pour ses idées contraires au régime. Raquel sera un peu le fil rouge dans cette saga familiale.

Raquel et Alvaro vont se revoir  dans des circonstances un peu particulières, il va naitre entre eux une passion bien difficile à assumer. Comment vivre une  histoire d’amour avec le terrible passé qui lie les deux familles ?  Raquel peut-elle garder cette terrible vérité qu’elle a apprise de son grand-père et qui lui a donné des envies de vengeance ?  Peu à peu, Alvaro va découvrir le passé de son père qui à l’époque de Franco avait rejoint les phalangistes et la division Azul aux côtés des Allemands près de Leningrad, et les actions menées contre les membres de la famille de Raquel qui étaient des opposants à la dictature.  

Ce roman raconte aussi cette page terrible  de l’histoire espagnole, l’arrivée de Franco au pouvoir, la dictature qui se met en place, la guerre, l’exode  des républicains, la position de la France, l’accueil dans les camps, comme à Argelès......

Mon avis :

Ce roman m’aurait beaucoup plus  mais j’ai trouvé sa construction complexe.  L’histoire des deux familles est mêlée à la grande histoire ce qui donne un récit très dense, il est raconté sans suivre de chronologie,   j’ai vraiment trouvé que sur plus de 1000 pages les zooms avant - arrière deviennent difficile à suivre. J’ai eu aussi beaucoup de mal à reconnaitre les personnages, en effet en Espagne souvent il y a le même prénom sur plusieurs générations, le père donne son prénom à son fils qui le donne au sien et ainsi de suite, de plus il se raccroche plusieurs noms aux prénoms, et la  multiplicité des personnages compliquent et brouillent les repères. Tous ces détails mis bout à bout  ont vraiment gâché ma lecture, j’ai réussi à le finir parce que cette histoire est malgré tout captivante.

J’ai été obligée de me faire un arbre généalogique pour chaque famille, pour ne pas perdre le fil de ma lecture mais on en trouve un à la fin de l’ouvrage.

Quelques avis  très positifs : Lire et un plaisir

Terre d'Amélie

Guernica de Picasso.

Publié dans : Littérature espagnole
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /2009 22:39


            

Robert Laffont : 2009

Dans « le jeu de l’ange », on retrouve l’ambiance envoutante du roman  « l’ombre du vent »,  la Barcelone des années 1920 au décor baroque, fantasque et mystérieux. Le héros de ce livre, David, est un jeune homme qui a eu une enfance misérable, comme pour tous les enfants des familles défavorisées de cette époque, la vie est  dure. « nous habitions une mansarde (…) un logement exigu et  froid  où le vent et l’humidité semblaient se moquer des murs. » David vit avec son père et souffre de solitude mais il a deux grandes amies : l’écriture et la lecture « Les mots et le mystère de leur science cachée me fascinaient et m’apparaissaient comme une clef permettant d’ouvrir un monde infini(…) ». Il a aussi un refuge : la librairie Sempere & Fils «Ce lieu sentant le vieux papier et la poussière était mon sanctuaire et mon refuge. Le libraire me permettait de m’asseoir sur une chaise dans un coin et de lire à ma guise tous les ouvrages que je souhaitais. »

Malgré sa condition sociale, David devient écrivain, mais  son manque d’argent ne lui permet pas d’écrire d’une façon indépendante,  il est employé dans un journal qui l’exploite à écrire à la chaîne des romans feuilletons, très à la mode à cette époque. 

Peu à peu, David va vivre des situations insolites et inquiétantes, jusqu’à la rencontre avec un mystérieux éditeur qui lui demande d’écrire un livre unique, une sorte de bible qui va renfermer les bases d’une nouvelle religion.  Comment se fait-il que cet homme a une emprise totale sur la vie de David au point qu’il  n’arrive plus à être maître de lui même ? Intrigué par des phénomènes étranges qui se passent autour de lui, il va mener sa propre enquête sur ce personnage sorti de nulle part. David ne sait pas contre quoi il doit combattre : des livres dangereux ? et contre qui : anges, démons, diables..... ? Barcelone renferme d'étranges mystères qui prennent leurs sources dans la nuit des temps.

Le cimetière des livres oubliés déjà à l’honneur dans «L’ombre du vent» viendra de nouveau jouer son rôle protecteur, il conserve tous les  manuscrits, même ceux qui peuvent être  maudits, comme celui que va y déposer David en espérant qu’il ne tente jamais un lecteur.

Le cimetière des livres oubliés de Carlos Ruiz Zafon :

(…)Isabelle leva la tête vers la coupole de verre et se perdit dans cette vision impossible de faisceaux de lumière blanche criblant une Babel de tunnels, passerelles et ponts tendus vers les entrailles de cette cathédrale de livres.

- Ce lieu est un mystère. Un sanctuaire. Chaque livre, chaque tome que tu vois à une âme. L’âme de celui qui l’a écrit et l’âme de ceux qui l’ont lu, ont vécu et ont rêvé avec lui. Toutes les fois qu’un livre change de main, toutes les fois que quelqu’un parcourt ses pages, son esprit grandit et devient plus fort. Ici, les livres dont personne ne se souvient, les livres qui se sont perdus dans le temps, vivent pour toujours, en attendant d’arriver dans  les mains d’un nouveau lecteur, d’un nouvel esprit… (extrait de « le jeu de l’ange » page 526).
 

Ce roman n'a pas fait l'objet de l'enthousiasme de "L'ombre du vent" ? ? ? Personnellement je l'ai lu avec autant de plaisir que le premier et je l'ai trouvé tout aussi excellent.

Lien vers les premiers chapitres du livres Ici
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Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /2008 22:02



















Gaetano Bolàn - Edition La Dragonne - 86 pages

Gaetano Bolan est né en 1969 à Arica au Chili. Il vit aujourd’hui à Valparaiso, après plusieurs années passées en France. La boucherie des amants est son premier roman, d’ores et déjà accueilli par un large public.

Un peu comme le livre « Matin brun » l’auteur nous livre en 81 pages toute l’horreur de la dictature et ses conséquences.  

 

Tom est un enfant chilien, sa naissance difficile l’a rendu aveugle et orphelin. Ce double handicap a donné paradoxalement à cet enfant le don du bonheur, chaque jour son regard intérieur et ses yeux de nuit apportent de la gaieté à tout le quartier. (…) « L’enfant Tom était apprécié de tous. Il était doux, il était tendre. Et espiègle avec ça ! Il furetait ici et là, les mains devant lui, comme ouvertes pour attraper le vent, et trottinait benoîtement. Les gens étaient affables avec lui ; sa seule présence suffisait à ramollir les cœurs les plus endurcis. »(…)

Tom l’enfant au cœur pur a un secret qu’il garde sagement en lui, il aimerait connaître l’amour d’une mère de remplacement, mais l’enfant au cœur pur va plutôt être confronté à la barbarie des hommes. (…) «Il avait suffi d’une éclipse de lune et d’un grand brasier pour le faire basculer dans le monde adulte. Aussi l’enfant continua-t-il de regarder la nuit ; il sentit qu’il lui faudrait dorénavant être solide comme le boucher Juan  pour affronter le monde et ses chimères ». (…)  

 Un stylo et quelques 80 feuilles, il a suffit juste cela à Gaetano Bolàn  pour témoigner de l'horreur des dictatures. l'auteur a réalisé une véritable prouesse : écrire un livre admirablement poétique malgré le thème grave qu’il aborde. Un roman à lire, à donner à offrir.
Si vous voulez lire un autre avis celui de Sylire

 

 

 

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Vendredi 18 avril 2008 5 18 /04 /2008 10:30






















José Luis Sampredo-  Editions Métaillé - collection Suites - 318 pages


José Luis Sampredo est né en 1971 à Barcelone. Avec sept romans, il s’est imposé en Espagne comme un des plus grands écrivains contemporains.Ses textes sont tous chargés d’une fraternité et d’une humanité qui n’a d’égale que son souci de recomposer le monde. Le sourire étrusque s’est vendu en Espagne à 400 000 exemplaires.

  

 

 

 

 

 

façade de la villa Giulia - musée étrusque - Rome




Le gardien du musée étrusque de la villa Giulia surveille le comportement étrange d’un vieil homme assis sur un banc  qui semble hypnotisé par un sarcophage étrusque représentant un couple. Quand son fils vient le chercher, il a dû mal à sortir de sa contemplation. Dans la voiture qui les emmène à Milan, ce vieux paysan de la région de Calabre  raconte sa fascination pour ce couple d’étrusques,  son fils  pense que « la maladie lui affecte déjà le cerveau ».


Ce n’est pas un simple conflit de génération que ce livre raconte mais les bouleversements d’un  XXème siècle qui ont révolutionné la vie des gens à une vitesse incroyable. Quel est le lien  entre ce berger  calabrais qui a grandi dans une région très sauvage au milieu de ses troupeaux de chèvres dans la montagne,  qui a lutté  pour sa survie et celles de ses compatriotes pendant la  seconde guerre mondiale , et son fils Renato et sa belle-fille Andréa ? Ce couple de milanais est complètement en phase avec les idées du  monde moderne et quand ils sont obligés d’accueillir le vieux Roncore Salvatore gravement malade, qui doit subir des examens,  tout porte à croire que la cohabitation va être difficile. Mais grâce à son petit fils Bruno qui va être le lien avec ces deux générations, ce jeune grand-père va utiliser ses dernières forces pour mener un véritable combat pour se faire accepter et aimer de tous. L’étonnante personnalité du vieux berger attaché envers et contre tout  à ses  valeurs ancestrales  va réussir à souder  les membres de cette famille.
  

Ce livre nous expose avec beaucoup de délicatesse les difficultés de  la relation à l’autre et l’acceptation de  ses différences.
La rencontre avec « le  sourire étrusque »  guidera le vieux berger vers la sérénité, il lui sera d’une aide précieuse pour apprivoiser la mort et l’attendre en vivant intensément les derniers moments de sa vie.

On peut souligner les prouesses de l'écrivain, José Luis Sampredo nous offre un roman qui parle magnifiquement de l'Italie !!  
















Sarcophage des époux étrusques découvert à Cerveteri vers 520 av. J.C
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Vendredi 11 janvier 2008 5 11 /01 /2008 18:41

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Albert Sanchez Pinol 
traduit du catalan par Marianne Millon

Actes Sud : 446 pages


Pandore au Congo est le 2ème volet de la trilogie des éléments 
après l'eau représenté par le sublime roman : la peau froide 
voici le 2ème élément la terre. 

Pandore au Congo raconte comment une simple histoire peut  devenir un roman qui va éblouir la réalité grâce à la force de son imaginaire.

 Thommy Thomson est nègre d’écrivain, il écrit des romans populaires dans l’ombre d’un auteur à succès qui publie des livres fortement teintés de colonialisme, il faut dire que c’est le ton de l’époque, nous sommes en 1914 à Londres, l’empire britannique  est  à son zénith. Cette période de l’histoire est importante pour la suite du récit.

Thommy Thomson  rencontre par hasard un brillant avocat qui lui propose un marché insolite : Ecouter et rédiger  l’histoire de son client  Marcus Garvey, un gitan incarcéré dans les prisons anglaises et accusé d’avoir assassiné dans la jungle, les deux fils du duc de Craver partis faire fortune au Congo.

Cette histoire sera publiée sous forme de livre, dans le but d’innocenter Marcus Garvey  qui est déjà condamné à mort par la rumeur publique du fait de sa condition sociale.

Histoire banale ? Pas du tout !! On est très vite captivé par cette aventure qui nous mène dans cette jungle congolaise avec  tous les personnages qui font partie de cette expédition. Marcus Garvey raconte peu à peu son histoire et Thommy Thomson écoute et rédige, mais il est très vite captivé et se laisse complètement emporter par la puissance de ce récit qui l’entraîne à la limite du fantastique et de l’étrange.

La conclusion est royale !! Elle laisse le lecteur interrogateur : la puissance de l’écriture et de l’imaginaire peut-elle piéger le lecteur ?  L’écriture peut-elle  devenir une dangereuse manipulatrice ? Mais chut je ne vous en dirais pas plus il faut lire ce roman.

Attention il est très difficile de  poser ce livre avant d’en  savoir la fin !!

Un roman qui va plaire aux écrivains, aux lecteurs et aux avocats !! 
Un conseil : A lire absolument !

Pour lire l'article de  Bellesahi c'est ICI

Jungle-Irian-Jaya.jpg         

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