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 Théâtre Jean Arp - Clamart

LE GRAND CAHIER
D'après la trilogie d'Agota Kristof
Toda Via Teatro
Mise en scène Paula Giusti

Du Mardi au Samedi 21 novembre 2009
Réservations  : 01 41 90 17  02
www.theatreearp.com
Mairie de Clamart

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A lire pour le 1er janvier 2010
 


 

Films

Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /2009 23:45

 Film franco-cambodgien de Rithy Panh
Date de sortie le 0/01/2009
                Avec Isabelle Huppert,
Gaspard Ulliel et Astrid Berges-Frisley,
Vincent Grass et Randal Douc 
                                          



Ce film était très attendu mais il n'a pas n'a pas reçu de bonnes critiques, je suis très étonnée de ce constat car franchement j'ai trouvé ce film passionnant.   

J'ai donc relu "Barrage contre le pacifique" et fait quelques petites recherches pour pouvoir comprendre ce désenchantement.

Les personnages y sont à la hauteur de ceux du livre, et le décor remarquablement bien reconstitué. 
L'histoire est respectée même si Rithy Panh a apporté sa touche personnelle, ce qui aurait plu à Marguerite Duras qui n'aimait pas qu'un film reste trop fidèle à un roman. 

J'ai trouvé aussi ces quelques photos dans le livre "les lieux de Marguerite Duras"
Voici donc un peu le décor où Marguerite Duras a vécu.

   

Les photos du bungalow, de  Marguerite Duras avec son frère Paul et de sa mère : "A coté de moi, c'est mon frère, Joseph du Barrage contre le pacifique. Il est mort très jeune pendant la guerre, faute de médicaments. Extrait de "les lieux de Marguerite Duras".

Les personnages principaux du film :



Astrid Berges - Frisbey dans le rôle de "Suzanne" et Gaspard Uliel dans le rôle de "Joseph".



Isabelle Huppert dans le rôle de la mère.

Le film suit la trame du livre : 
La première scène est la même que dans le roman, elle commence  par la mort du vieux cheval qui ne peut plus avancer, la violence de cette scène donne le ton au reste du film : le destin tragique d'une famille qui a tout perdu, en toile de fond un pays colonisé, exploité et qui sombre dans la misère.  

La mère est le personnage central du livre et du film. Isabelle Huppert interprète "la mère", une femme qui est arrivée au bout de sa vie, son drame est d'avoir achetée une concession incultivable noyée d'eau et de sel. Elle a tout perdu dans ce rêve colonial : son mari, son argent, ses projets, ses rêves, sa santé et peu à peu  ses enfants. 

Rithy Panh a su rendre l'atmosphère du livre à la perfection : le climat étouffant et humide, cette ambiance coloniale imprégnée de violence, de corruption et de racisme... le mal-être des gens.

La mise en scène du trio infernal : la mère, le fils et  la fille, est une réussite. Tous les trois sont pervertis par la misère.
Les scènes qui décrivent la relation malsaine qui s'installe entre "Monsieur Jo"  et  Suzanne, puis avec la famille attirait par son argent mais qui dédaigne le fréquenter car il est chinois sont  admirablement jouées. 
Isabelle Huppert est une immense actrice est son jeu est parfait dans  le rôle de la mère devenue cruelle et avide et qui n'hésite pas à se  transformer en mère maquerelle pour  marier où plutôt "vendre" sa fille à Monsieur Jo. 



Suzanne (Astrid Berges - Frisbey) et Monsieur Jo (Randal Douc) 
  

Isabelle Huppert dit de ce rôle "j'ai joué la mère destructrice et autodestructrice" (le monde du 07/01/2009). 

Des souvenirs de la vie coloniale de Duras, Rithy Panh  a fait une autre histoire, celle du regard que les colonisés asiatiques ont posé sur les français. (le monde du 07/01/2009). 

Rithy Panh connu pour ces documentaires, nous donne grâce à ce film l'occasion de dénoncer une nouvelle fois le colonialisme et ses conséquences.  

J'ai adoré la dernière scène du  film :
"Suzanne - Marguerite" est au milieu d'une rizière et elle sourit, mais à qui ? Et bien sûrement à la future Duras !  

Publié dans : Films
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /2008 22:43

Très intriguée par cette artiste peintre au destin à la "Camille Claudel".
J'ai  vu  le film  « Séraphine » du réalisateur Martin Provost qui nous fait découvrir l'oeuvre bien étrange du peintre « Séraphine de Senlis », avant de lire le livre "Séraphine" la vie rêvée de Séraphine de Senlis.

Magnifiquement interprétée par Yollande Moreau, ce film retrace la vie de cette artiste hors du commun et complètement inconnue du grand public.




Yollande Moreau est magistrale dans ce rôle, on oublie complètement qu’elle n’est que l’actrice : elle est  Séraphine de Senlis cette servante – artiste qui peignait non pas d’après des modèles mais d’après des  visions et sur l’ordre de la vierge Marie.



Cette artiste mystique a rencontré un mécène En 1912, le collectionneur allemand Wilhelm Uhde, le premier acheteur de Picasso et découvreur du Douanier Rousseau. Ce passionné d'art loue un appartement à Senlis pour écrire et se reposer, il prend à son service une femme de ménage, Séraphine, qui à l'époque à 48 ans. Au cours d’un repas  chez des notables locaux, il aperçoit une petite toile peinte sur bois posée dans un coin. Ses hôtes lui disent  amusés que l’auteur de cette toile n’est autre que Séraphine sa femme de ménage ! Sa stupéfaction est grande et ce marchand d’art d’avant – garde  croit au talent de Séraphine et va tenter de la faire découvrir au grand public. La tâche ne sera pas facile, d’une part à cause de la condition sociale de Séraphine, puis par l’époque  troublée par la guerre et la crise économique, tous ces paramètres  vont retarder les projets d'exposition ce qui ne va pas arranger la personnalité fantasque de Séraphine qui va sombrer peu à peu dans la folie.
Séraphine de Senlis mourra en 1942 à l'asile de Clermont-de-l'Oise. Camille Claudel mourra en 1943 à l'asile de Montdevergues.

Tableau : les grandes marguerites

Un autre avis celui de Sylire subjuguée elle aussi ! et aussi l'article très détaillé de Leiloona
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