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 Théâtre Jean Arp - Clamart

LE GRAND CAHIER
D'après la trilogie d'Agota Kristof
Toda Via Teatro
Mise en scène Paula Giusti

Du Mardi au Samedi 21 novembre 2009
Réservations  : 01 41 90 17  02
www.theatreearp.com
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A lire pour le 1er janvier 2010
 


 

Littérature japonaise

Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /2009 10:00

Editions Belfond / 2007 : 229 pages

De nouveaun j’ai eu un réel plaisir à lire cet auteur qui nous  promène dans son univers bien spécifique peuplé de personnages à la fois simples, fantaisistes, pittoresques et du coup terriblement attachants.

Ce roman a une introduction originale, car on peut  s’imaginer que l’auteur nous propose de l’accompagner pour une balade nocturne dans Tōkyō puisque qu'il utilise non pas le "je" mais le "nous" pour raconter cette hsitoire.

A chaque chapitre, nous sommes informés de l’avancée de la nuit grâce à une pendule placée en début de chapitre. Il est 23h 56, on commence par observer la ville dans son ensemble : « Ce paysage urbain, nous l'observons à travers les yeux d’un oiseau de nuit qui volerait très haut dans le ciel p.7». Puis comme si nous avions une caméra, nous effectuons un zoom sur un restaurant, et plus particulièrement sur une jeune fille assise seule à une table, complètement absorbée par la lecture de son livre. Un jeune homme rentre dans le bar, la regarde puis étonné de  la reconnaître, se présente et lui demande l’autorisation de s’asseoir près d’elle et entame une conversation…..

A priori, cette histoire commence bien banalement et pourtant c’est à partir de cette simple rencontre que nous allons vivre une succession de scènes de plus en plus surprenantes qui vont nous plonger dans la vie nocturne un peu marginale de cette ville tentaculaire, peuplée de gens  et d' évènements étranges et insolites. Le roman se termine au petit matin, la dernière pendule nous indique 6h 52.

Ce roman m’encourage à lire au plus vite « Kafka sur le rivage » lacune que je vais vite comblée !!!

 

Tōkyō  東京都

 

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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /2009 18:56




Zakuro est le second volet de son deuxième cycle romanesque.


Je vous conseille la lecture de Mitshuba, le premier volume de la série.

Dans ce petit roman d’à peine 150 pages, un peu comme dans la série « le poids des secrets »,  Aki Shimazaki aborde avec beaucoup de finesse, de nouveau la guerre et ses conséquences sur la vie sociale et familiale. Cette fois-ci,  elle nous présente une famille, qui ne peut pas faire son travail de deuil, car le père a disparu pendant la guerre en 1947 et comme sa mort n’a jamais été officiellement déclarée par les autorités, le doute s’est installé. Un doute entretenu régulièrement  par des témoignages de personnes qui ont ou aurait vu le disparu, comme par exemple ces gens qui l’aurait aperçu  dans un camp de travaux forcés près de la ville de Bukacaca en 1947, puis cet ami de la famille qui affirme l’avoir rencontré à Los Angeles.  C’est le fils qui va entreprendre une  douloureuse enquête pour apprendre la vérité sur son père et permettre à sa mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer et qui attend inlassablement son  retour, de mourir en sachant enfin la vérité sur la disparition de son mari.  

On retrouve dans ce petit livre, le thème que l’on sait maintenant cher à l’écrivain : Les secrets de famille ! Mais ce second volet m'a beaucoup moins plus que Mitshuba. 

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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /2009 17:53

 

Editions Lemeac / Actes Sud : 2006 - 155 pages


Ce roman est de la même texture que les cinq de la série « le poids des secrets » :

·         Un style épuré qui va à l’essentiel.

·         Des personnages qui dépendent des strictes coutumes de la vie japonaise et des caprices de la nature. (tremblement de terre)

·         Une histoire d’amour impossible.

·         Un lourd secret de famille.

·         Des personnages qui développent une grande sagesse face à l’adversité.

Takashi Aoki  travaille dans une grande firme commerciale, c’est un Shôsha-man (homme de commerce). La vie des cadres japonais est liée à leur entreprise plus qu’à leur famille. Un Aïsaïka « homme qui traite sa femme avec égards » n’est pas considéré comme un bon professionnel, car cet homme ne va pas, après le travail, finir la soirée avec ses patrons et ses collègues dans des bars, mais préfère  rentrer chez lui s’occuper de sa famille.

Alors quand son ami  Nobu  lui annonce qu’il préfère quitter la firme pour pouvoir s’occuper de sa famille,  Takashi ne peut pas le comprendre. Mais peu à peu il va se rendre compte comment les dirigeants de ces grandes firmes manipulent leurs cadres, les obligent à des rythmes de travail effréné et vont jusqu’à se mêler de leur mariage.

Avec à peine 155 pages,  Aki Shimazaki  réussit à nous brosser un portrait très incisif de la vie professionnelle et sociale dans le japon actuel et même si on le sait déjà que les japonnais travaillent de cette manière là, ça fait quand même froid dans le dos !!

Je suis complètement conquise par cet écrivain, c’est un véritable  plaisir de lire ces romans.


Mitsuba  veut dire trois feuilles. Le trèfle s’appelle en japonais sbirotsumekusa  ou kurôbâ de l’anglais clover.


Petite info littéraire trouvé sur le site d'Actes Sud

Mitsuba a une suite, Aki Shimazaki a sorti le second volet de son deuxième cycle romanesque ce mois-ci.
  

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Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /2009 23:06
Voici cinq petites merveilles à lire, à offrir, à donner..........

Petite info très importante avant de commencer à lire !!

·         Le tome 1 : Tsubaki  veut dire Camélia  

·         Le tome 2 : Hamaguri  veut  dire coquillage

·         Le tome 3 : Tsubame veut dire hirondelle

·         Le tome 4 : Wasurengusa veut dire myosotis

·         Le tome 5 : Hotaru veut dire luciole

Le poids des secrets est le titre de l'ensemble des romans, ils sont édités chez Actes Sud. 

Chaque roman fait environ de 100 à 130 pages pas plus.




Ces cinq petits livres s’emboîtent les uns dans les autres à la façon d'un puzzle, chaque roman reconstitue les éléments d'une histoire familiale que les évènements de l’histoire et les codes de la société japonaise ont dispersé sur plusieurs générations.   



Dans le japon du début siècle, les codes sociaux sont très strictes, aussi  doit-on  se marier qu’entre gens de la même classe sociale et les femmes ont  pour obligation de mettre au monde des enfants sinon elles sont révoquées. La stérilité, l’adoption, les mères célibataires et les enfants illégitimes étaient des sujets tabous, on remédiait donc à ces problèmes dans le plus grand secret.  

C’est dans ce contexte que va naître une histoire d’amour impossible et un enfant illégitime le petit Yukio. La famille a tous les pouvoirs, les amants ne peuvent que se résigner, ils ne pourront pas se marier. On croit l’honneur  sauvé, les secrets bien gardés mais le destin n’est pas si facile à maîtriser.

Le japon  va vivre des heures dramatiques : un tremblement de terre en 1923,  des  guerres et les bombes sur Hiroshima et Nagasaki. Ces évènements vont aggraver le destin de cette famille déchirée, certains membres vont avoir besoin de se délivrer du poids de leur secret soit en se confiant à un journal intime, soit en racontant  leur histoire avant de mourir. C’est en lisant le dernier livre « Hotaru » que  les derniers secrets vont être dévoilés et  toutes ces tranches de vie vont reprendre leur place dans l’arbre généalogique.


Cette  histoire est triste mais elle est pourtant pleine d’optimiste, car c’est  un véritable hymne à l’amour et à la sagesse mais jamais à la résignation.

Ces 5 petits romans  sont de belles leçons de vie, de courage et d’espoir.
Je souligne aussi la qualité de l'écriture, le style très épuré qui va à l'essentiel, et le japon est tellement bien raconté qu'il nous envoûte jusqu'à la dernière page.


Un autre bel avis sur ces romans : Lune de pluie

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Mercredi 3 décembre 2008 3 03 /12 /2008 01:30




Kawakami Hiromi - éditions Philippe Picquier - 2007

J'avais voté pour ce titre lors de la présentation de la liste sur la littérature japonaise du blogoclub.  le thème de la brocante me semblait original et peu traité dans les romans. C’est l’excellent roman "Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil de Haruki Murakami" qui a remporté les suffrages.

Je suis donc entrée avec curiosité dans cette brocante japonaise située dans un quartier populaire de  Tokyo. Son propriétaire Mr Nakano  a  deux jeunes employés  « Hitomi et Takéo » et sa soeur Masayo, qui l’aident à chercher,   fouiner, et  à vendre les objets les plus divers. Il n’y a pas de sélections particulières, Mr Nakano est un fin connaisseur, il aime les  choses originales, incongrues et cette boutique est un lieu de passage pour des gens  tout aussi différents que les objets sont hétéroclites, et leur nom et leur  fonction  souvent inconnus comme le « kotatsu » : système de chauffage incorporé dans une partie du  plancher.

Nous suivons le quotidien de ces brocanteurs,  qui à force de travailler ensemble, de partager leurs repas, de se confier des moments plus intimes de leur existence  fonctionnent un peu comme  les membres d’une même famille.

 L’auteur a voulu mettre en valeur ce quotidien qui construit nos vies : le travail, les repas, les rencontres, les histoires d’amour, les projets, la maladie……. Et leur donner de l’importance.  

J’ai aimé comment l’écrivain a déroulé cette histoire, le quotidien peut être vite ennuyeux à raconter,  mais Kawakami Hiromi  nous le présente sous la forme de nouvelles, que l’on pourrait presque  lire dans le désordre. Chaque évènement  est ainsi séparé des autres, cela lui donne de l’importance, le met en valeur, le rend moins banal, moins quotidien.

Dans les romans asiatiques, la place consacrée à la nourriture est importante,  dans celui-ci  c’est  un vrai régal ! La première page commence par un déjeuner  au restaurant puis tout le long du livre les menus les plus exotiques s’offrent à nos papilles !!  : Du porc au gingembre, du riz au curry, des petits rouleaux de poisson au fromage, des seiches grillées, des radis noir confits…..,

Et pourtant malgré tous ces ingrédients : l'exotisme de ce pays, l’originalité de cette brocante avec ses personnages attachants et  la conception du livre, je me suis un peu ennuyée et j’ai eu du mal à  terminer ce roman.

 


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