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A voir

 Théâtre Jean Arp - Clamart

LE GRAND CAHIER
D'après la trilogie d'Agota Kristof
Toda Via Teatro
Mise en scène Paula Giusti

Du Mardi au Samedi 21 novembre 2009
Réservations  : 01 41 90 17  02
www.theatreearp.com
Mairie de Clamart

Pour en savoir plus : Ici



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A lire pour le 1er janvier 2010
 


 

Colette

Dimanche 8 mars 2009 7 08 03 2009 12:00


Aujourd'hui 8 mars
C'est la journée de la femme !
j'ai une pensée particulière
pour toutes ces grandes dames de l'écriture
qui ont eu le courage de vivre "leur vie"
George Sand, Colette,
Simone de Beauvoir, Françoise Sagan....

Tiens ça me donne envie de parler chiffon !!
avec Colette et Sonia Rykiel,
parce que la mode aussi a beaucoup influencé
l'évolution de la condition féminine.



Textes Colette
Dessins Sonia Rykiel
Edition Plume et Calmann Lévy - 1991

Ce livre est une présentation de la mode à l'époque et dans les romans de Colette. Sonia Rykiel s'est glissée très discrètement dans son univers pour mettre en valeur les textes et les photos de Colette par des dessins et des choix d’objets photographiés par Thierry Arditi. 


 

C'est Marguerite Boivin, la secrétaire générale adjointe de la Société des amis de Colette, qui a eu cette idée, elle nous confie ses impressions en préface.
De Sonia Rykel, je ne connaissais que le nom. Elle est apparue sur le petit écran et,
en  voyant ce visage triangulaire, ces cheveux mousseux,
j’ai été frappée par sa ressemblance avec Colette.
C’était presque Colette, l’accent bourguignon en moins. Elle devait aimer Colette.

C’était la femme qu’il me fallait, non pas pour illustrer des textes de Colette mais pour donner, elle, la créatrice de mode, la vision qu’elle pouvait avoir des personnages de l’œuvre de Colette.
Une lettre, l’enthousiasme de Sonia Rykel.  Elle fit ses premiers dessins pour Saint sauveur.
Elle continua pour le livre avec la même ferveur.

Elle avait travaillé de tout son cœur.

Merci Madame Rykiel.


Dans toute l’œuvre de Colette, des Claudine au Fanal Bleu, la déesse Mode est au rendez-vous. Avec une curiosité toujours en éveil, l’écrivain suit patiemment ce phénomène changeant, qui régit l’usage en matière de vêtement et de maquillage, et qui commande la coupe des cheveux, la forme des chaussures ou celle des chapeaux. Mais elle ne s’en tient pas à une description de chiffons et d’accessoires. Dépassant le domaine des apparences, elle s’engage à la découverte de la richesse de l’univers de la mode, qui renvoie à la manière de vivre, aux caractéristiques mouvantes d’une époque, et à l’esprit de celle-ci dans ses variations et évolutions.

Ainsi, dans l’art brillant du vêtement, elle découvre un guide privilégié qui lui fait comprendre plus intimement les milieux qu’elle fréquente, et qui la mène à la rencontre de valeurs complexes et souvent contradictoires : inconstance, artifice, ostentation, mais aussi protection, courage, défi. Au miroir de la toilette, parmi les reflets d’une actualité de plus de cinquante années, elle voit briller une image de la femme et d’elle-même qui l’aide à construire sa personnalité.

 

Colette vers 1906, à une époque où elle est écartée du Tout-Paris.

J’ai porté, naturellement, les « garçonneries » à une  époque où j’étais encore jeune. Elles m’avantageaient pas toujours. On parlait beaucoup de leur « côté pratique». L’ourlet rude de la jupe de tweed élimait, sur la jambe, le bas de soie, mais je préférais le beau bas de laine. (…) extait p. 183.

 
  

Colette nous parle de Coco Chanel :

Chanel

(tiré du roman Prisons et paradis)
On la dit fort riche. Par chance, elle n’a rien gardé, sur elle-même, du contagieux éclat de l’or, indiscrète lumière qu’exsudent les êtres faibles et comblés de biens. La voici piétée sur des matériaux bruts, entre des pilastres de jersey, des poutrelles de foulard imprimé, couchées. De longs drains de satin roulé chatoient, chaos de moellons élastiques dont l’éboulement ne s’accompagne d’aucun bruit. (…) extrait  page 104.


Portait de Gabrielle Canel
par Marie Laurencin, 1923.


Un dessin de Sonia Rykiel.

 

Ce livre nous donne un regard complet  sur toute la vie parisienne à l’époque de Colette.
Il y a la mode, mais aussi les conseils d’hygiène, des recettes de crèmes de beauté…..

Colette en profite aussi pour parler des petits métiers de la mode : couturière, coiffeuse, habilleuse. . ..toutes ces petites mains, ces travailleuses de l'ombre.  

Un beau livre à lire et à regarder.


 Sonia Rykiel et Colette
dans une recherche commune de l'écriture et de la mode.

c'est la journée  de la femme, nous sommes en 2009
mais plus que jamais il faut veiller au grain !!

Publié dans : Colette
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Mercredi 9 avril 2008 3 09 04 2008 22:53



























Extrait de Photo de la couverture de Paris Match N° 281  Du 14 au 21 Aout 1954. (Colette s'en va)


Felice propose un « challenge Colette »

Un challenge consiste à lire les œuvres d’un écrivain et de faire un billet pour chaque livre lu.

Pour ce challenge il n’y a pas de date précise pour le commencer et le terminer, c’est un choix personnel.

Colette est mon auteur préféré, il m’est donc très difficile de refuser de participer à ce challenge !!

J’aime cet écrivain depuis très longtemps, après avoir lu ses œuvres je suis devenue collectionneuse de ses livres et de tout ce qui se rattache à sa vie.

J’aime son écriture qui parle magnifiquement de la vie, des gens et de la nature. Son style est clair et fluide comme l’eau d'un ruisseau qui coule au printemps.

 J’ai aussi une passion pour cette époque, les femmes commençaient à prendre leur destin en main et Colette en  faisait partie, elle a  osé défier une société qui n’admettait les femmes que mariées, elle a eu le courage de mener de front sa vie personnelle,  son métier d’écrivain, et sa carrière d’artiste, sans se soucier de l'hostilité de l'époque. Colette rend hommage aux femmes dans son œuvre qui comporte de très beaux portraits.

Si l’aventure vous tente,  tous les renseignements et la règle du jeu sont sur le blog de Felice.


J'ai fait un copié-collé de la liste des livres à lire mais elle est aussi sur le blog de Félice.

Voici la liste des oeuvres (qui deviendront des liens vers les billets correspondant quand la lecture aura été faite):

Claudine à l'école;    Claudine à Paris;    Claudine en ménage;    Claudine s'en va;    La Retraite sentimentale;    Les Vrilles de la vigne (recueil);    L'Ingénue libertine;    La Vagabonde;    L'Envers du music-hall (recueil);    L'Entrave;    La Paix chez les bêtes (recueil);    Les Heures longues (recueil);    Dans la foule (recueil);    Mitsou ou Comment l'esprit vient aux filles;    Chéri;    La Chambre éclairée (recueil);    Le Voyage égoïste (recueil);    La Maison de Claudine (recueil);    Le Blé en herbe;    La Femme cachée (recueil);    Aventures quotidiennes (recueil);    La Fin de Chéri;     La Naissance du jour;     La Seconde;     Sido;     Douze dialogues de bêtes (recueil);     Le Pur et l'impur;     Prisons et paradis (recueil);     La Chatte;     Duo;     Mes apprentissages;     Bella-Vista (recueil);     Le Toutounier;     Chambre d'hôtel (recueil);     Journal à rebours (recueil);     Julie de Carneilhan;     De ma fenêtre;     Le Képi (recueil);     Trois... Six... Neuf...;     Gigi (recueil);     Belles saisons (recueil);     L'Etoile Vesper;     Pour un herbier;     Le Fanal bleu;     Autres bêtes;     En Pays connu;     La Jumelle noire.

La mention "recueil" derrière les oeuvres signale soit un recueil de textes courts, qui sont parfois de petits contes, soit des recueils de nouvelles ou d'articles... ou encore d'autres choses...!

Bonne lecture à tous !!




 
Publié dans : Colette
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Jeudi 13 mars 2008 4 13 03 2008 20:30
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Biographie écrite par Alain Galan
Edition Lucien Souny - 141pages

Alain Galan est un passionné de l’œuvre de Colette, il vit en Limousin. Journaliste et écrivain, il est l'auteur de plusieurs récits sur la nature et de trois romans, Bordebrune, Parcellaire, Le Dernier pays avant l'hiver, publiés par les éditions Pygmalion. Dernier ouvrage paru, Lisières limousines (voir le site Lisières limousines) écrit en texte et images en collaboration avec le photographe d'art, Emmanuel CIEPKA.

Alain Galan est né en 1954 l’année de la mort de Colette, on doit lui faire souvent cette remarque !!

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette biographie, elle est intéressante car elle fait le point sur des détails de la vie de Colette qui n’ont pas été abordés par les autres biographes, de plus Alain Galan rectifie quelques erreurs de dates sur certains évènements de la vie de Colette.

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La biographie commence par une lettre que Colette écrit au Général Duché, le 27 octobre 1944 pour lui réclamer humblement du charbon.

Colette est malade, elle souffre d’une arthrite grave à la hanche, le froid aggrave son supplice, elle écrit : « Je me risque et me reproche seulement d’oser une petite plainte personnelle quand c’est Paris tout entier qui se prive »  (extrait de Colette Baronne en Corrèze, citoyenne au Palais Royal p.11) undefined

 

Comme beaucoup d’écrivains Colette a besoin de beaucoup de chaleur pour écrire et c’est la seule activité qui lui reste assise dans son « Bateau livre ». 



Puis Alain Galan nous emmène en limousin dans les 2 résidences où Colette passe deux grands moments de sa vie.

 

Le Château de Castel-Novel


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« Colette découvre donc la Corrèze en 1911.  Le 31 juillet 1911, dans une lettre à Léon Hamel, de Rozven (Bretagne) où elle est arrivée le matin même elle écrit : Après demain, je pars en automobile pour Castel-Novel, le château corrézien de J., je vous enverrai une photographie de l’endroit ». (extrait de Colette Baronne en Corrèze, citoyenne au Palais Royal p.29)

Par son mariage avec Henry de Jouvenel, Colette ne devint pas seulement l’épouse de l’un des deux rédacteurs en chef du matin, ambassadeur, homme politique, sénateur et ministre à deux reprises, elle fut élevée au rang de… baronne de Jouvenel des Ursins ! (extrait de Colette Baronne en Corrèze, citoyenne au Palais Royal p.39). 

Colette se plaira beaucoup dans ce château et trouva  la région très belle elle dira même « qu’est-ce qu’on va donc voir en Suisse qui soit aussi beau ? Je n’avais pas idée de cette Corrèze là je t’assure… » (extrait de Colette Baronne en Corrèze, citoyenne au Palais Royal p.51)

Colette trouvera le temps d’écrire malgré la vie trépidante au château.

Elle y achèvera L’entrave, rédige les contes pour Bel Gazou, Prou et poucette, La Paix chez les bêtes, et l’émouvant recueil les heures longues tout cela dans le brouhaha de la vie au château. (extrait de Colette Baronne en Corrèze, citoyenne au Palais Royal p.54)

 

Le château de Curemonte  

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C’est en 1940 que Colette va devoir se résigner à quitter Paris pour se réfugier dans le village corrézien de Curemonte dans un château qui est la propriété de sa fille "Colette de Jouvenel". Et c'est là qu'Alain Galan nous explique les difficultés de cet exil : "Passée du statut de baronne à celui de réfugiée chez sa fille, Colette ronchonne. Elle peste contre l'isolement, l'inconfort et la "vraie disette", à savoir l'absence de livres.(...) (extrait de Colette Baronne en Corrèze, citoyenne au Palais Royal p.75). 

On peut remarquer qu’il n’était pas facile de tenir tête à cette femme au caractère bien trempé !! Même si Colette ne se plait pas du tout à Curemonte elle continue d’écrire, ce qui donnera « Journal à rebours » que l’on peut préférer à l’œuvre romanesque. undefined

Alain Galan nous fait aussi un portait touchant de Pauline qui est née le 18 septembre 1902 à Saint Méard en Haute-Vienne (pas loin de chez moi !!) au « lieudit Plaisance » où ses parents tenaient une auberge. Elle est rentrée au service de Colette comme servante à l’âge de 14 ans et devint sa fidèle et précieuse gouvernante jusqu'à sa mort.

Je vous incite à lire cette biographie, vous y découvrirez beaucoup d’autres détails sur la vie de Colette.   undefined

 

Publié dans : Colette
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Dimanche 24 février 2008 7 24 02 2008 16:49
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Editions Ferenczi 1945

En attendant la diffusion du film « Gigi » jeudi soir, j’ai eu envie de relire cette nouvelle qui a été écrite en 1942.
 

Cette histoire se passe dans le  Paris du début du XXème siècle, à cette époque les femmes n’ont que le mariage comme destin respectable.

Gilberte dit « Gigi » vit auprès de sa mère  Andrée qui est célibataire « abandonnée par le père de Gilberte, préférait maintenant à une prospérité capricieuse la sage vie des secondes chanteuses, dans un théâtre subventionné » (extrait de Gigi). 
C’est sa grand-mère Mme Alvarez et sa tante Alicia qui s’occupent de l’éducation de Gigi.  Ces deux femmes sont d’anciennes demi-mondaines mais on disait aussi « des cocottes ». Gigi reçoit donc une éducation très sévère mais ce n’est pas pour faire un beau mariage on la prépare uniquement  à son futur métier : cocotte !!  A cette époque, Gigi n’a pas d’autre choix, elle fera le même métier que les femmes de sa famille.
 

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Colette va donner un autre avenir à cette jeune fille qui est loin d’être une « innocente idiote » malgré ce qu’en pensent les femmes qui l’entourent, et quand le riche « Gaston Lachaille » l’ami de la famille commence à regarder Gigi autrement qu’en gamine qui a grandi trop vite, Mme  Alvarez et tante Alicia sont des femmes comblées : Gigi va commencer son métier en devenant la maîtresse  d’un homme qu’elles estiment…..

Mais Gigi n’est pas du même avis  que ces adultes manipulateurs,  et saura dire NON à leurs manigances.

 Illustration du volume 3 des "Oeuvres de Colette" 
Ed. Flammarion 1960



Cette nouvelle illustre bien la remarque que  faisait déjà George Sand à son époque sur l’éducation des filles :

….Nous élevons nos filles comme des saintes et nous les livrons comme des pouliches…

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Publié dans : Colette
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Samedi 23 février 2008 6 23 02 2008 21:13

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je viens de recevoir ces deux brèves envoyées par l'association  "les amis de Colette" :

 

    - après le Monde, Libération, Le Magazine Littéraire, Le Nouvel Observateur et France 3 Bourgogne, l'Humanité du 7 février et la revue Vieilles Maisons Françaises (n° de mars) se font l'écho de notre pétition.

Nous espérons que toutes ces actions vont permettre à cette maison
de redevenir enfin "la Maison de Colette". et encore merci à tous ceux qui ont signé la pétition.

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Et pour tous les amoureux de Colette  : à voir ou revoir un magnifique roman de Colette adapté par la télévision, ce téléfilm est une réussite. 

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  - jeudi 28 février, France 3 re-diffusera à 20h50  "Mademoiselle Gigi"  de Caroline Huppert avec Françoise Fabian, Macha Méril, Julie Lamboley...

 

 

Publié dans : Colette
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