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  • : 02/01/2007

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A voir

 Théâtre Jean Arp - Clamart

LE GRAND CAHIER
D'après la trilogie d'Agota Kristof
Toda Via Teatro
Mise en scène Paula Giusti

Du Mardi au Samedi 21 novembre 2009
Réservations  : 01 41 90 17  02
www.theatreearp.com
Mairie de Clamart

Pour en savoir plus : Ici



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A lire pour le 1er janvier 2010
 


 

Richard Millet

Mercredi 7 novembre 2007 3 07 /11 /2007 23:13
17812.jpg

Mais qui est donc  Richard Millet ?

On peut lire dans l’express du 21 octobre 2007 qui lui consacre un article pour la sortie de son roman « La voix d’Alto » :

(...) Alors qu'il en est à son 23e livre, et reconnu par la critique comme l'un des meilleurs écrivains français de sa génération, alors que des thèses sont consacrées à son œuvre et que certaines revues littéraires lui dédient des numéros spéciaux, Richard Millet reste un inconnu, (…)

Cet article est très intéressant si vous voulez le lire c'est ici

 

Richard  Millet est Originaire du Limousin, il  né à Vial en Corrèze en 1953. Il va vivre au Liban de l’âge de 7 à 14 ans, il  fera de ce pays sa 2ème culture.

Sur Wikipédia on peut lire entre autre : (…) Son style se veut l'héritier de la grande prose française "de Bossuet à Claude Simon". Il est également éditeur chez Gallimard, où il a notamment joué un rôle décisif dans la publication du Prix Goncourt 2006 Les Bienveillantes de Jonathan Littell. (…)


Pour ma part, j'ose avouer que Je n’avais pas envie de lire Richard Millet,  je croyais que c’était un auteur difficile et surement ennuyeux, sur le conseil de ma collègue Marie-France j'ai commencé par lire « La gloire des Pythre »  et j'ai découvert  « un écrivain exigeant et talentueux »  Par contre Richard Millet a une façon très éllitiste de penser la littérature,  qui me heurte beaucoup.

Voici un extrait d’un interview avec Frédéric Beigbedder :

Richard Millet : Un écrivain, un vrai, met sa vie en jeu au sens où il n'existerait plus s'il n'écrivait pas. Sa quête est presque spirituelle. On est loin des questions de charme! Sagan, Gavalda et leurs avatars nothombesques sont de la sous-littérature. Ça n'existe pas comparé aux authentiques écrivains. Il n'y a pas deux types de littératures. Il y a la littérature - qui se réduit à quelques noms par siècle - et puis le reste. Le roman est devenu un instrument de promotion sociale comme le rap dans les banlieues!

Si vous voulez lire l'interview complet c'est ici

Richard Millet veut peut-être dire que notre époque très médiatique encense uniquement une certaine forme de littérature  commerciale « vite publiée, vite lue, vite oubliée » un roman chasse l’autre, et la rentrée littéraire avec ses 700 romans  publiés, correspond à notre ère de  la   « consommation à outrance ».

Les  écrivains comme lui ou comme Sylvie Germain  par exemple, ne sont pas du tout représentés dans ce « milieu littéraire médiatique » en effet ils n’y ont pas leur place !!

Mais il est certain  qu’on  lira encore  Richard Millet et Sylvie Germain dans cent ans, comme on lit encore Balzac, Victor Hugo, Colette, George Sand….. !! 

Si vous voulez un autre avis celui de l'excellente Cogito Rebello est à lire ici 

 

Publié dans : Richard Millet
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Mercredi 7 novembre 2007 3 07 /11 /2007 22:49

 

FERME-2022.gif Le roman régionaliste est né au début du XIXème siècle, et n’a cessé d’évoluer. Il y a eu tout d’abord  la vision romantique du monde paysan décrite par exemple dans  les romans de George Sand, puis d’autres courants comme le « courant réaliste » où Emile Zola dépeint  avec « La terre » un  monde rural bien loin de l’univers bucolique de George Sand et dresse un portrait peu flatteur du monde paysan.

 

A notre époque le roman régionaliste a toujours autant d’attrait, on peut le constater  en limousin avec la création de « l‘école de Brive». Ces romans utilisent souvent la même recette : une saga familiale qui commence au début du siècle et raconte les mutations du monde agricole, les conséquences de la guerre, souvent  écrits sous une  forme romanesque et populaire.

Les  auteurs les plus connus dans la région limousin sont Claude Michelet, Christian Signol….

Pour jeter une touche réaliste dans ce monde bucolique nous avons comme au XIXème siècle un écrivain qui lance un énorme pavé dans cette mare de bons sentiments : Richard Millet.

  la-gloire-des-pythre.jpg La gloire des Pythre - Gallimard collection Folio - 384 pages.         

 

Quand l’écriture puissante et littéraire de Richard Millet rencontre le monde paysan cela donne un chef d’œuvre.

Ce roman est d’un réalisme suffocant presque dérangeant puisque dés les premières pages, Richard Millet nous plonge dans l’univers de la mort et de son insupportable odeur, de sa puanteur, qui devient quelques mois par an, l’horreur au quotidien  de ce petit village corrézien coupé du monde. En effet les villageois sont obligés d’attendre  que l’hiver se termine afin que les chemins redeviennent praticables et ainsi enterrer leurs morts dans les villages voisins. En attendant, ils les entreposent dans une cabane montée sur pilotis.

« Nous n’avions pas le  droit , à Prunde, d’ensevelir nos morts. Ni église, ni mairie, ni école : (…)

Ce village est celui d’André Pythre âgé de douze ans et dont la jeune mère vient de mourir.  Cette odeur de mort va lui coller à la peau toute sa vie. C’est la destinée et la descendance de ce jeune orphelin que l’on va suivre à travers trois générations de la famille Pythre.

Avec l’histoire de cette famille, on parcourt  la vie rurale du début de XIXe siècle  jusqu’à la fin des années 60 dans les petits villages isolés  du limousin. Les conditions de vie et d’hygiène y sont précaires, les relations entre les hommes et les femmes  inexistantes, et comme l’ordre social repose sur un « patriarcat  absolu » la condition des femmes  y est  inhumaine.

La famille des Pythre  est le portrait  d’une famille de paysans du début du siècle où l’éducation  se faisait uniquement en répétant les mêmes gestes que les ainés, où  la parole était rare mais la violence omniprésente.

Pour voir apparaître une lumière d’humanisme, de  civilité, dans ces cerveaux obscurcis par le travail harassant et le manque d’hygiène,  il va falloir attendre plusieurs générations.

Richard Millet nous dresse là le portait d’un monde qui n’existe plus mais qui est encore présent dans nos mémoires, nous avons tous dans nos familles un grand-père, une arrière grand-mère… qui nous a racontés des histoires qui ressemblent à celle de la famille des Pythre.

J’ai adoré ce roman qui m’a fait découvrir un auteur que je n’avais pas envie de lire….il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis !!

Si vous voulez un autre avis celui d'une libraire qui a un blog très intéressant est à lire

Publié dans : Richard Millet
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