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A voir

 Théâtre Jean Arp - Clamart

LE GRAND CAHIER
D'après la trilogie d'Agota Kristof
Toda Via Teatro
Mise en scène Paula Giusti

Du Mardi au Samedi 21 novembre 2009
Réservations  : 01 41 90 17  02
www.theatreearp.com
Mairie de Clamart

Pour en savoir plus : Ici



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A lire pour le 1er janvier 2010
 


 

Littérature française

Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /2009 09:15
 Edition Actes Sud : 186 pages / 2007

Philippe Doumenc  a étudié très sérieusement le roman Emma Bovary,  pour se permettre ensuite de remettre en question  la fin du roman : Emma Bovary assassinée mais pas suicidée ! Une idée absolument originale pour aborder une œuvre littéraire.  

Gustave Flaubert ne serait pas vraiment étonné par ce roman, puisque déjà George Sand s’était posée la même question. Philippe Doumenc  nous livre au début du roman, un extrait de la correspondance  de Gustave Flaubert à son amie : « mais naturellement ma pauvre Bovary s’est bien empoisonnée elle-même……. »

Le roman est construit sous la forme d’un journal tenu on suppose par  l’enquêteur, il commence  à Yonville-l’Abbaye le village des Bovary, nous sommes le   24 mars 1846 date à laquelle Emma Bovary a avalé l’arsenic et mis fin à ses jours.  L’enquête va nous emmener à la rencontre des principaux personnages du roman  qui sont tous devenus  des suspects potentiels, les  évènements essentiels de la vie d’Emma Bovary sont  analysés  point par point et surtout sa dernière journée pour essayer de comprendre et dénouer cette énigme. On pourrait vraiment croire à une erreur de la part de Flaubert d’avoir cru lui aussi au suicide de son personnage !  Il serait intéressant de lire Emma Bovary avant ce livre pour mieux comprendre les interrogations de l’auteur.

Par contre l’auteur ne mentionne pas la petite fille du couple Bovary,  qui a été très vite mise en nourrice,  Emma n’étant pas prête à s’occuper de son enfant.  Philippe Doumenc  ne mentionne pas cet évènement dans son livre, c’est un peu dommage.

«Ce roman dans le roman» est un très bon polar que je recommande à tous les amateurs de littérature et de romans policiers, mais aussi peut-être aux professeurs de lettres qui ont parfois du mal à aborder des thèmes classiques avec leurs élèves.  

Pour avoir un autre point de vue celui de Bibliobog

Publié dans : Littérature française
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /2009 18:36


Pascal Garnier : Edition Zulma - 156 pages


Première rencontre avec cet écrivain, et  véritable coup de foudre pour ce petit roman d’à peine 156 pages ! 



Avec ce roman, Pascal Garnier pose un regard glacé sur notre société qui ne sait plus quoi faire de ses vieux !
Le 3ème âge a donc  le choix pour ne plus embêter « le monde des jeunes » : une  maison de retraite type mouroir
ou alors pour les plus fortunés, une résidence  pour personnes âgées.

C’est ce que propose  « les Conviviales » un village de vacances à l’année pour séniors fortunés.

Dans un cadre paradisiaque, entouré de grille, avec une protection rapprochée, sous la forme d’un gardien-régisseur logé sur place à l’année,  ce lieu offre  une sécurité garantie contre les dérives du monde moderne. Les maisons conçues de plain-pied sont adaptées aux séniors, et le club house propose chaque jour,  des activités diverses pour éviter aux résidents de s’ennuyer,   la piscine à chauffage solaire est là pour entretenir leur forme.  Cette résidence offre donc le bonheur clé en main ! Enfin c’est que l’on peut lire sur la plaquette de présentation de la résidence « les Conviviales ».

La vérité sera bien sur tout autre, tout le monde sait qu’il n’est pas possible d’acheter le bonheur et se préserver de tout. En effet, sur  le catalogue il n’était pas mentionné la protection contre les idées reçues,  la bêtise, l’ignorance, l’intolérance, la peur de l’autre, même si c’est son voisin et qu’il a acheté pour les mêmes raisons que vous. On comprend vite que ce lieu paradisiaque n’est rien d’autre qu’une  sorte de ghetto pour « vieux  riches » qui les isolent de la vraie vie. La conséquence de cet isolement va être la violence, comme dans tous les lieux concentrionnaires. 

Avec ce conte moderne, Pascal Garnier nous dresse un portrait au vitriol d’une société qui se transforme tellement vite, que les êtres humains ont de plus en plus de mal à s’adapter, à se comprendre, à se tolérer, à vivre tout simplement les uns avec les autres.

 

Publié dans : Littérature française
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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /2009 19:00

Maud Lethielleux - Edition Stock : 2009, 247 pages

La jeunesse est le berceau des utopies, des grandes idées pour un monde meilleur, et pour ceux qui sont en plus de doux rêveurs, l’entrée dans le monde des adultes  est souvent synonymes  de  beaux « casse-gueules ».
Dans ce roman, c’est un peu ce qui arrive à Fred et Zélie. Ces deux là sont des égratignés de la vie, leur enfance a été difficile, mais ils ont un idéal de vie commun.  Au départ leurs idées sont belles et nobles, convaincus que le modernisme à outrance pollue les hommes et la nature, ils veulent construire une  ferme bio et mettre en pratique leur vision du monde. Malheureusement, la société n’est pas tendre avec ceux qui veulent vivre autrement  et ces poètes de la liberté sont tombés peu à peu dans la marginalité. 

Zéli ne supporte plus les conditions difficiles de la vie à la ferme, et les idées un peu trop sectaires de son mari. Elle part avec ses deux filles Ninon et Agathe s’installer chez son nouveau compagnon Olive, surnommé  « L’autre » par les deux enfants.

Cette douloureuse histoire est racontée par Ninon. Cette petite fille de 9 ans observe, écoute, le monde compliqué des adultes. Elle voue un immense amour pour son  papa, qui est bien seul avec ses chèvres  et ses grandes idées sur la vie. Ninon au grand coeur décide de vivre avec lui.  

Heureusement que Ninon est douée pour le bonheur, car elle fait partie des enfants qui deviennent « les parents » de leurs parents, qui apprennent trop tôt la dureté de la vie et à qui on vole  un peu de leur enfance. Tout le long du livre, son humour et sa façon bien à elle de regarder la vie, de mettre de la poésie dans tout ce qu’elle regarde, nous fait sourire et se dire : « Ninon a raison !».

Extrait de la page 194(…)
Le vrai bonheur, il se compte dans la tête, il est invisible, il est dans l’instant du présent, c’est comme une conjugaison qu’on a rien compris, il ne se conjugue pas au futur imparfait, il est parfait d’ailleurs, il est toujours là où on s’y attend pas, il faut juste ouvrir les yeux.(…)

Ce livre a un succès fou sur les blogs, je remercie ma collègue Marie-France de me l’avoir prêté, ainsi j’adhère à l’enthousiasme de : Florinette, mais aussi  Sylire et  Lily   qui ont eu la chance de rencontrer Maud Lethielleux, voilà ce que nous en dit  Lily.

 Dis oui, Ninon est le premier roman de Maud Lethielleux. On peut lire sur le Blog de Sylire et de Lily que cette histoire est en partie autobiographique. Bravo à Maud qui nous montre, grâce à son histoire, un véritable talent d'écrivain.  Pour en savoir plus sur elle, je vous conseille d'aller visiter son blog : ICI

Publié dans : Littérature française
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /2009 22:42




écrit par Claire Sénamaud - Interventions graphiques d'Odile Monmarson
Edité par les Presses du Moulin du Got.

Ce livre n'est pas un roman, ni un essai et pas non plus un documentaire qui parle du  papier !

"Eloge du papier" est un livre d'artiste.

Les livres d’artistes ou livres objets, sont souvent fabriqués d’une manière artisanale, et leur réalisation fait souvent intervenir un ou plusieurs artistes plasticiens. Ils sont édités à tirage très limité et sont pour certains considérés comme des objets d’art.

Chacun peut faire un livre d’artiste, puisque c’est un livre qui n’a pas les mêmes contraintes que les « livres  ordinaires », on peut utiliser différents supports pour créer son livre.

« Eloge du papier »  est un livre d’artiste car il a été conçu selon tous ces critères.

Claire Sénamaud nous a livré avec une grande finesse et beaucoup de talent, ses impressions, ses souvenirs, sa passion du papier, des livres et de l'écrit. Elle a aussi récolté différents textes dont elle nous livre des extraits en bas de page. Ce mélange de textes écrits et rapportés forment une symbiose originale et de grande qualité qui m'a vraiment enchantée. 

Je vous laisse découvrir quelques textes de ce livre qui peuvent être poétiques, historiques, philosophiques mais aussi follement amusants.



 

 

Claire Sénamaud et Odile Monmarson ont présenté pour la 1ère fois"Eloge du papier" sur le salon du livre à Limoges, où on pouvait  l'acheter pour la modique somme de 20 euros. 

 

 Les interventions graphiques d'Odile Monmarson viennent  casser le rythme de cet accordéon de textes, avec beaucoup de douceur et d'originalité. Pour ma part, j'en aurais bien rajouté une ou deux de plus !  

 

Publié dans : Littérature française
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Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /2009 23:00

    

 

J'ai eu envie de reparler de ces deux romans, ils ne me rappellent pas le bon vieux temps mais presque !!!

Pour tous celles et ceux qui ne connaissent  pas encore ces deux livres, je vous invite à les lire pour mieux comprendre leur succès. 


La lecture et les articles de ces deux livres ont été suivis d'échanges sympatiques et chaleureux. Pendant quelques temps, on a beaucoup parlé de chats sur les blogs, surtout quand l'éditeur Christian Sauvage est
venu régulièrement visiter nos blogs et nous a présenté son chat Zoulou.



Alors de quoi parlent ces deux livres !!!


De chat bien sur ! car le roman commence très fort avec cette phrase mémorable :

"Passe-moi le fusil, j'vais allumer le chat !"

En nous racontant le quotidien d'une bande d'allumés qui vivent des aventures plutôt rocambolesques, Barbara Constantine a choisi une manière très originale  pour nous présenter des tranches
de vie, nous décrire un quotidien pas toujours drôle et faire et passer des messages de tendresse et de tolérance.

Pour en savoir plus sur  "Allumer le chat" :
ici

Avec "A Mélie sans mélo" Barbara Constantine nous présente la grand-mère que l'on rêve tous d'avoir. Cette mamie est pétillante de vie, et décide de vivre cet été où sa petite fille Clara vient en vacances comme si c'était le dernier...... Amélie est porteuse d'un message : celui de ne pas laisser filer une histoire d'amour car l'amour  rend heureux !

Pour en savoir plus sur "A Mélie sans mélo :
ici

Un petit zoom sur Barbara Constantine :

 

Barbara Constantine est romancière "Allumer le chat" est son premier roman, elle est aussi céramiste et scripte. Elle vit à Paris mais aussi dans le Berry, elle est très sympatique, elle aime les gens et bien sur les chats.
Son troisième roman est en cours d'écriture.



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