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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 10:19

marya une vie

Édition Stock : collection Cosmopolite : 2012 / 322 pages

 

L'héroïne de ce roman Marya Knauer fait parait-il écho à la vie de Joyce Carol Oates. On y retrouve des éléments biographiques de sa propre histoire comme le fait que Marya Knauer devienne écrivaine.

Ne connaissant pas assez la vie de cette écrivaine, je n'en dirais pas plus. Ce qui est certain c'est que ce livre est une véritable étude sociologique des classes défavorisées américaines dans les années 60.

Ce roman retrace la vie de Marya Knauer naît dans les quartiers pauvres de Canal Road entre Innisfail et Shaheen Falls. Orpheline de père et abandonnée par sa mère, Marya et ses deux frères sont recueillis par un oncle et une tante.

Marya grandit dans un milieu social défavorisé violent et insécure. Dés son plus jeune âge, elle subit des violences et le harcèlement sexuel de son cousin. La jeune fille se forge une carapace, apprend la solitude, à ne compter que sur elle et se montre extrêmement douée à l'école. Le curé de la paroisse, le père Shearing devient son guide intellectuel, il lui fait découvrir la littérature, lui prête des livres. Son personnalité s'affirme, son orgueil est sa force, elle cultive sa différence. Quand Marya s'oppose au destin sans surprise qui est réservé aux femmes de sa communauté, c'est à dire se marier et avoir des enfants, elle va être victime de manipulation. Son départ à l'université se fera quand même mais dans une extrême violence, que l'auteure va juste suggérer en fermant ce chapitre par une ellipse.

A l'université, Marya découvre une autre forme de violence, celle qui oppose les classes sociales dominantes aux classes défavorisées. Il va lui falloir une bonne dose de courage pour affronter ce milieu radicalement opposé au sien. Les étudiants boursiers n'ont droit qu'à d'excellents résultats sinon ils sont radiés de l'université. Marya est d'une exigence obsessionnelle et ne s'autorise aucune faiblesse pour avoir les meilleurs résultats.

A force de travail acharné, Marya devient professeur d'université et une écrivaine reconnue. Dorénavant, elle sait qu'elle n'a plus sa place dans son milieu d'origine, mais est-elle vraiment à l'aise dans ce milieu intellectuel et bourgeois. Elle est, là aussi, différente et reste toujours un peu en marge. Marya, jeune belle et douée, devient la maîtresse d’éminents intellectuels mais dont elle ne pourra jamais devenir l'épouse. L'attitude du concierge de l'université qui à des tendances perverses s'occupe aussi du ménage de son bureau et  déstabiliser Marya plus que de raison, ce qui permet d'analyser à quel point son enfance victime de violence n'est pas guérie. Marya est une résiliente comme disent les psys aujourd’hui, mais quelle dose de courage et de sang froid pour en arriver là.

"Marya, une vie" pourrait porter aussi ce titre : "Marya et la dureté de la vie".

L'héroïne de ce roman donne à cette histoire une touche résolument féministe comme on peut en juger dans cet extrait :

L'une des jeunes femmes avec qui elle était devenue amie se plaignait amèrement de ce que, malgré ses nombreux diplômes et prix universitaires, malgré sa nomination prochaine à Stanford, sa famille, sa mère en particulier, semblait attendre uniquement la nouvelle de son mariage. Rien d'autre ne semblait avoir d'importance ni de signification. (extrait de la page 220).

J'ai adoré le thème de ce roman et le personnage de Marya, mais je suis un peu déçue par le nombre d'ellipses. Elles empêchent une meilleure compréhension sur des évènements pourtant majeurs.

J'ai préféré l'ampleur des romans comme "Nous étions les Mulvaney", "Les chutes" et "Eux"

D'autres blogs qui parlent de ce livre : MattooBlog Claudialucia

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Joyce Carol Oates

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commentaires

krol 02/03/2013 10:58


Il faut absolument que je lise un roman de Joyce Carol Oates !!! Les chutes pour commencer peut-être ?

Nina 05/03/2013 11:48



Tu peux commencer par "les chutes" en effet il est absolument magnifique moi j'ai commencé par "Nous étions les Mulvaney" qui est tout aussi resplendissant.



Philisine Cave 01/03/2013 21:44


Je suis remotivée à lire Les chutes donc je pense que j'éviterai Marya. Pour Henry Bauchau, je peux t'envoyer Diotime si tu le souhaites (et même t'offrir mon exemplaire). 

Nina 01/03/2013 22:28



Ha je veux bien et je t'en enverrai un en échange.



DENIS 28/02/2013 17:57


serait-ce la tradution qui aurait été mauvaise???

Nina 01/03/2013 21:49



Ah je ne sais pas. J'espère que ce n'est pas un problème de traduction sinon le livre n'est pas de son auteur mais de son traducteur.....



Anis 26/02/2013 06:51


Un avis en demi-teinte alors. Cela fait longtemps que je ne l'ai pas lue.

Nina 01/03/2013 22:30



J'ai adoré ce livre, ce personnage "Marya" est vraiment intéressant dommage que l'auteur nous laisse un peu sur notre faim......



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