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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 18:37

le-jour-de-la-gratitude-au-travail.jpg

2 récits écrits par Itoyama Akiko

traduits du japonais par Marie-Noëlle Ouvray

édités aux éditions Picquier en collection de poche : 119 pages / 2010

 

Le 1er mai est  la fête internationale du travail.

Le 23 novembre au Japon, on célèbre la fête de la gratitude au travail.

Le jour de la gratitude au travail réunit deux récits, mordants et drôles, sur le monde du travail, vu du côté féminin, au japon. (phrase extraite de la 4ème de couverture)

Le jour de la gratitude au travail :

Le jour de la gratitude au travail voilà ce qui ne dit strictement rien à Kyôko, l'héroïne du 1er récit qui fut licenciée après avoir mis une raclée à son chef pour avoir eu des gestes équivoques avec sa mère et qui en avait eu aussi avec elle. Cette histoire raconte la difficile existence d'une jeune femme de 36 ans qui se retrouve sans travail et qui n'a pas de mari pour subvenir à ses besoins. Kyôko est un véritable soucis pour sa mère puisque en plus, elle ne veut surtout pas se soumettre aux dictats d'une société qui n'a pas encore mis les femmes au même rang social que les hommes. Quand sa voisine et sa mère jouent les marieuses et organisent une rencontre avec un homme qui cherche une épouse, notre héroïne va bien être obligée d'assister à cette mascarade, mais ne va pas se laisser faire pour autant. C'est avec un humour grinçant qu'elle va envoyer sur les roses ce parfait travailleur qui se dit « fou de son entreprise » et qui lui pose des questions comme si elle était une vulgaire marchandise. C'est à se demander si ce « gentil monsieur » la prend pour une prostituée ou une bête de foire ?!

Une vision du travail et de la vie des femmes au Japon présentée avec un humour décapant !

 

J'attendrai au large :

Ce 2ème récit est aussi teinté de beaucoup d'humour, mais il ne cache pas pour autant la gravité du thème évoqué. Cette histoire raconte à quel point l'investissement personnel est excessif dans la vie des travailleurs japonais. On leur demande un rendement tellement important, qu'ils peuvent passer jusqu'à 20 heures dans leur entreprise ce qui  engendre une promiscuité importante entre les collègues et un manque d'intimité. De plus, avec les nouvelles technologies qui permettent de nous suivre et de garder les traces de nos faits et gestes, nos vies personnelles peuvent être dévoilées facilement. Les deux héros de ce récits Futo et Oikawa travaillent dans la même firme, ils deviennent très vite complémentaires, ils s'épaulent et peuvent compter l'un sur l'autre. Futo est un personnage très atypique dans l'entreprise, son surpoids ne le rend pas moins compétent que les autres, mais il sait qu'il n'aura pas les promotions qu'il mérite à cause de cela. Futo sait que les ordinateurs conservent nos données sur leur disque dur, on peut ainsi avoir accès à notre vie privée facilement. Futo va faire un pacte avec Oikawa pour être protéger des curieux à sa mort, parce qu'il a une passion en dehors de son travail qu'il n'a pas envie de dévoiler. Futo ne savait pas que le destin allait le frapper plus vite que prévu.

Cette nouvelle est teintée de fantastique mais le réalisme de notre société moderne est par contre bien analysé, que l'on soit en France, au Japon ou ailleurs dans le monde, le milieu professionnel, tel qu'il évolue, devient peu à peu le même partout.

Un autre avis celui de Cachou

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commentaires

Olivier 09/05/2012 16:35


Ton article m'a intrigué, je vais mettre ce livre dans ma wish list. Je l'acheterais quand j'aurais fait descendre "un peu" ma PAL (ou que j'aurais craqué... lol)

Nina 09/05/2012 22:53



Ce petit livre je l'ai acheté par hasard en librairie quand je suis allée faire une petite descente pour la fête des librairies, j'aime beaucoup ces petits romans de poche de chez Picquier, j'en
ai acheté d'autres comme cela il sont sympatiques et intriguants !!!



DENIS 05/05/2012 19:21


ce doit être d'étonnants récits

Nina 08/05/2012 07:20



Oui c'est assez étonnant, c'est à contre courant de ce que l'on a l'habitude d'entendre sur le Japon.



Margotte 05/05/2012 08:59


Voilà qui a le mérite de présenter le Japon sous une autre facette ! Je lis aussi un livre sur le Japon, mais sur les haïkus, c'est très drôle, j'espère avoir le temps de vous en parler...

Nina 08/05/2012 07:19



Les éditions Picquier présente tout plein de livres avec des couvertures un peu kitche comme ça j'aime bien, ça me donne envie de les lire. J'adore les Haïkus, j'ai commencé à en lire et vraiment
c'est très intéressant la construction de ces petits poèmes, c'est très différent de notre poésie. Je te comprends, Il faut du temps pour tenir un blog........



Anis 01/05/2012 22:58


J'avais bien aimé ce livre même s'il est assez particulier. Tu es à fond dans la littérature japonaise je vois.

Nina 02/05/2012 20:42



Oui c'est un livre assez particulier, j'ai beaucoup aimé et puis il tombait à pic pour le 1er mai. Le salon du livre m'a insitée à acheter des romans japonais et je trouve amusant tous ces petits
livres avec leurs drôles de titres et leurs couvertures un peu kitch !! Ca me donne envie de les lire tous !!



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