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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 00:00



Union Générale d'Editions : collection 10/18 -190 pages, 1980 

Ce  roman écrit en 1946 commence par une très belle description  à l’aide de métaphores élaborées et judicieuses d’un des personnages du roman « Colin » qui est  en train de faire sa toilette. Chaque mot,  chaque phrase nous révèle les talents d’écrivain de Boris Vian, on pense s’installer dans un roman à l’écriture délicate et soignée mais très vite une phrase surprend, on la lit,  on la relit !! « Quelques comédons saillaient aux alentours des ailes du nez. En se voyant si laids dans le miroir grossissant, ils rentrèrent prestement sous la peau et, satisfait, Colin éteignit la lampe »  Boris Vian nous donne le ton de son roman très rapidement, il nous emmène dans un univers absurde et loufoque pour nous raconter l’histoire de Colin jeune homme riche et sans problème qui cherche l’amour. Ce roman est criblé de références culturelles, littéraires et musicales, certaines sont cachées sous forme de jeux de mots comme Jean-Sol Partre, Boris Vian passionné de jazz égrène au fil des pages sa passion pour cette musique, il n’y a plus qu’à noter et à écouter !! Mais il y a aussi ses convictions politiques qu’il nous livre en faisant par exemple de Chick l’ami de Colin un ingénieur qui gagnent moins que ses ouvriers ! Boris Vian a un univers imaginaire incroyablement riche qui lui permet de décrire le monde sans employer les mots de la réalité, comme de dire que c’est un nénuphar qui se loge peu à peu dans le poumon de Chloé la femme de Colin, et c’est cette fleur qui va donner fin à leur histoire d’amour, et l’envie de se suicider quand la vie devient insupportable est rendue par une souris qui vient se loger dans la gueule d’un chat. 

Dans ce roman les mots sont triturés, les expressions renversées, dans le monde de Boris Vian on peut trouver un homme à tête de pigeon, de l’engrais qui fait repousser le cuir, un « varlet » nettoyeur, Partre a écrit  « le paradoxe sur le dégueulis ». L’humour est à chaque page  mais Boris Vian en profite aussi pour faire une critique politico-sociale plutôt grinçante de son époque mais qui pourrait bien convenir à notre monde actuel !

J’ai eu beaucoup de plaisir à lire ce roman,  je le conseille vraiment à tous ceux qui aiment l’humour, les jeux de mots, les contrepétries, mais surtout la qualité et la maitrise d’une écriture originale qui permet une lecture aisée du monde absurde où nous emmène Boris Vian.   


En 1959, un film est tiré de ce livre, Boris Vian désaprouve cette version et le 23 juin, meurt pendant la projection du film.  


Pour avoir d'autres avis et lire d'autres articles sur les romans de Boris Vian le blog de Sylire  

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Published by Nina - dans Blogoclub
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commentaires

paulgossart 04/12/2009 18:35


Non le réalisateur n'a pas confondu les romans. Il y a bel et bien eu un film tiré de l'écume des jours en 1967, mais le film de 59 s'apelle tout simplement "J'irais cracher sur vos tombes". Le
livre en question n'était déjà pas une gloire pour Vian (ce bouquin l'a poursuivi jusqu'a la fin de sa vie), lui même ne l'aimait certainement pas. D'ailleurs ce n'est pas pour rien qu'il l'a écrit
sous pseudonyme. On peut distinguer son vrai travail en tant que Vian (L'écume des jours, l'arrache coeur, l'automne à pekin etc...) et les vernon sullivan qui ne sont que des pastiches de romans
noirs américains. Un peu "pour du fric" si l'on veut caricaturer.
Alors faire une adaptation de ce livre maudit, en 1959, pour un boris vian tentant de faire un trait sur ces trucs là (il a arreté d'écrire des livres en 53), c'est sûr que c'est enervant.


Nina 08/12/2009 22:11


Merci pour tous ces renseignements, c'est vrai que sa vie semble vraiment intéressante comme d'ailleurs tous les gens hors du commun, on devrait lire plus souvent la biographie des
auteurs, pour mieux comprendre l'oeuvre. 


paulgossart 03/12/2009 20:57


Il y a une enorme erreur à la fin !
Le film qui fut projeté le 23 juin 1959 était tiré de "J'irais cracher sur vos tombes". Il aurait même dit (selon les légendes qui circulent) "ce gars là il est aussi noir que mon cul !" .
Evidemment cette phrase est a prendre avec des pincettes, personnellement je n'y crois pas.


Nina 03/12/2009 21:33


Ha je ne savais pas du tout ça !! Franchement si le réalisateur a confondu les romans je comprends que Boris Vian était en colère.......


rory 05/11/2009 20:04


Un des livres qui m'a le plus marque, adolescente. Tu me donnes envie de le relire. Par contre, j'ignorais qu'un film avait été tiré du roman.


Nina 07/11/2009 23:39


Moi aussi je l'ai vu sur le net.


Soie 02/11/2009 09:19


J'ai vu dans la colonne de gauche de ton blog que tu as noté 3 titres de Boris Vian, as tu envie de lire les deux autres ?


Nina 07/11/2009 23:36


Je ne sais pas encore !!!!


Soie 02/11/2009 09:16


J'aimerais bien relire l'Ecume des jours, je l'ai lu étant encore lycéenne et malgré une lecture déroutante je garde le souvenir d'une histoire romantique.


Nina 23/05/2011 22:51



J'avais oublié de te répondre, je vais de temps en temps sur ton blog mais je vois qu'il est pour le moment au repos. Peut-être à bientôt



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