Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : De page en page
  • : De page en page, j'aime aller à la rencontre des écrivains et franchir la porte de leur univers. J'aime échanger autour des livres et empêcher ainsi des romans de mourir trop vite perdus dans le tourbillon commercial de notre société de consommation.
  • Contact

Bienvenue sur mon blog !

 

index

Bonne rentrée littéraire à tous !

Rechercher

Je lis avec Babelio

masse critique

 

images.jpg

Archives

Je lis avec les éditions de L'Aube

colette.jpg

 

pianiste-afgan.jpg

 

Le site des éditions de L'Aube ICI

14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 11:49

 

 

Edition Lattès : 2010 / 448 pages

 

masse critiqueLu pour "Masse Critique Babelio"

 

Ce roman  est une épopée iranienne qui parcourt le XXème siècle, tambour battant en 448 pages.

C'est en une seule journée, de neuf trente le matin à vingt et une heure trente le soir, que le réalisateur  Fereydoun Sardari va nous faire découvrir l’Iran d’hier et d’aujourd’hui, grâce à son rendez - vous avec un certain  Monsieur V. qui veut le rencontrer pour adapter sa biographie sur Victor Hugo en série pour la télévision. 

Un peu à la façon d’une pièce de théâtre, l’immense demeure de Monsieur V. va servir de décor à un scénario un peu vaudevillesque : Un monsieur V. introuvable, des gens qui rentrent et sortent des pièces à la recherche de quelqu’un ou quelque chose. Au milieu de cette agitation, Feyredoum Sardari attend tranquillement en écoutant les différents personnages qui hantent cette mystérieuse demeure : un jardinier, un électricien, une cuisinière, une joueuse de tennis…. En parallèle, il va regarder les photos qui retracent la vie de Monsieur V., conseiller du Shah d’Iran, en compagnie d’hommes illustres.  L’histoire iranienne du vingtième siècle défile sous les yeux de  Feyredoum qui va y mêler ses propres souvenirs et surtout sa rencontre avec l’époustouflante Ensiyeh Ilkan, la fille d’ Issan Khan Ilkhan chef d’une tribu de guerriers kurdes, éduquée comme un garçon et qui va devenir une auteure reconnue de la société iranienne.

Mon avis : J’ai apprécié ce roman qui nous fait découvrir  d’une façon très originale, l’empire Perse d’hier et l’Iran d’aujourd’hui. L’écriture enjouée et l’humour des personnages rendent  la lecture de cette épopée aisée.  j’ai beaucoup aimé le portrait très réussi de Kohan Banou la nounou kurde d’ Ensiyeh, cette femme symbolise l’orient des traditions ancestrales, la gardienne d’un savoir millénaire et Mr Toumanians, le commerçant arménien et sa véritable « caverne d’Ali Baba » !.    

J’ai souligné ce passage qui fait un peu écho à notre actualité : 

Retrait du voile

A Téhéran, on ne parlait plus que du kashfé hedjab, du retrait du voile. La loi fut adoptée par le parlement. Le 7 janvier 1936, jour où Reza Shah devait décorer les lauréats de l’Ecole normale supérieure, il se fit accompagner par la reine et deux des princesses – quel ne fut le choc ! – dévoilées, en tenue occidentale.

La vague était lancée. Pour commencer, les enseignants, les écolières et les épouses des militaires furent contraintes à sortir sans voile. Aucune femme tchadori ne pouvait désormais franchir les portes de l’administration, monter dans les bus, aller au théâtre ou au cinéma, se promener dans les parcs, se faire hospitaliser.(…) (extrait de Debout sur la terre p. 200)


Cette véritable révolution pris fin en 1979 où le tchador fut de nouveau obligatoire…

 

Nahal-Tajadod.jpg

Nahal Tajadod est née à Téhéran. Elle s'installe En france en 1977 et s'inscrit aux langues O. Elle est l'auteur entre autre d'une superbe biographie romancée du poète Roumi et de  Passeport à l'iranienne. (extrait de la 4ème de couverture)

 

Je remercie les éditions JC Lattès pour l'envoi de ce roman.Pour consulter leur site c'est ICI.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

emiLie 19/06/2010 15:56



Le thème est intéressant et original surtout pour moi qui ne lit presque des livres français ou anglo-saxons!



zaki zina 20/02/2015 18:31

Le tchador comme le hijab est une absurdite' et une atteinte a la personnalite' de la femme qui seule peut decider de sa personne...le porter ou non reste son choix...Eve portait elle le hijab? That is the question!

Nina 21/06/2010 23:05



Moi j'aime toute les littératures étrangères mais cette littérature orientale est un véritable dépaysement.



Librivore 14/06/2010 22:25



J'aime beaucoup le titre . Et la jaquette très belle qui lui fait écho.



Nina 15/06/2010 22:06



Oui en effet cette jaquette est attirante, j'aime bien les couvertures des livres et surtout quand ils sont édités en poche chez Folio.



mimi 14/06/2010 15:03



Ce livre a l'air intéressant, en tout cas, tu le rends intéressant...Je me souviens bien de quand j'étais enfant: le shah d'Iran et sa femme au visage découvert et le faste qui l'accompagnait,
l'ouverture à l'occident...



Nina 15/06/2010 22:00



Oui c'est un roman qui nous emmène vers ces pays d'orient que j'aimerais bien connnaître...;



Mes auteurs favoris