Marguerite Duras à Trouville

Publié le par Nina

 

Si vous avez envie de faire une petite escapade, je vous conseille de passer un week-end à Trouville.

Le port, la plage, le marché et l'architecture des maisons survolées par les mouettes contribuent à ce charme particulier qui est présent partout dans cette ville.

Marguerite Duras a vécu à Trouville, elle avait acheté un appartement dans cet ancien hotel qui domine la mer : "Les Roches Noires".

 

 

 

L'escalier Marguerite Duras se trouve juste à coté des Roches Noires, il mène à la plage.

 

 

 On continue notre petite promenade jusqu'au musée  qui présente surtout des expositions de peintures.

 

 

 

Si vous avez envie d'un petit souvenir original, le musée vend  un magnifique petit coffret de photos de Marguerite Duras : "Marguerite Duras de Trouville photos d' Hélène Bamberger"

Cette série de 32 cartes postales d'aprés les photographies d' Hélène Bamberger a été tirée à 1 000 exemplaires par l'imprimerie Marie à Honfleur à l'occasion de l'exposition Marguerite Duras à Trouville du 17 juillet au 3 octobre Villa Montebello, Trouville-sur-Mer

 

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P
Dix heures et demie du soir en été<br />  <br /> <br /> Daté de 1960, ce texte n’a pas encore la structure éclatée de « Détruire dit-elle ».J’ose donc le conseiller comme première lecture de Duras à une lycéenne qui s’interrogeait.(Ne  pas faire pour autant l’impasse sur les premiers romans, Les Impudents, Barrage…).Dix heures et demie du soir en été est un concentré des thèmes durassiens qui se donne à lire avec une presque légèreté. C’est après que le souffle nous manque !On y retrouve donc les situations récurrentes : la rencontre, l’attente, le huis- clos, la quête de l’amour, la rupture, le meurtre, l’alcool, la notion du temps qui s’écoule, l’ennui, la prégnance du paysage (extérieur et intérieur) et de la chaleur, le doute, l’autre morale, le rite de l’appel, la mort du héros, la menace qui surgit dans un univers de vacance(s), l’importance de l’enfant…Le récit est celui d’une expérience qui se déroule en 24 heures, l’expérience que vit Maria, avec et à côté de Pierre, son mari, de Claire, une amie qui part en vacances avec eux, et de leur fille Judith, très beau personnage d’enfant, symbole de l’autre monde, celui de la pureté.La rencontre ce sera celle de Maria avec « l’assassin de la nuit », le huit clos, celui de l’hôtel où sont réfugiés les voyageurs pendant l’orage.L’amour, la rupture, indissociables, font du récit un moment inachevé, puisqu’il commence sur l’annonce d’un crime de la jalousie et se conclue par l’amorce d’une adultère…Comment dire que cette histoire-là n’est pas l’essentiel : elle est mise à plat, observée,  comme les autres aspects de la vie, du temps, qui s’écoulent. Tout prend force car tout est traité avec le même regard, frontalement parfois, en incidence souvent, avec une acuité et une précision de scalpel pour dire l’indécision et la confusion dans laquelle évolue Maria, avec le concours de l’alcool, de la chaleur, de la fatigue, de la trahison qui se joue et du refus qui l’habite. Maria,  qui, ni héroïne , ni narratrice, est celle qui donne le sens de l’histoire, de son histoire.Je me suis donc risquée à une présentation de ce récit…  Que les exégètes durassiens me pardonnent !<br />  <br />
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P
Hasard ou nécessité? J'ai continué le dialogue sur mon site, pour que "mes lecteurs" sachent que je ne vous ai pas oubliée...Je suis alée à Trouville, une journée de décembre: la plage était deserte, mes photos en noir et blanc, et il n'y avait pas encore de Musée Duras... J'ai lu qu'il y avait une journée annuelle d'hommage et de souvenir pour Marguerite Duras. Elle semble tomber le même jour que le "Pélerinage chez Zola", auquel je me suis rendue, en cette année de célébration de Dreyfus.Ces journées sont comme des bonbons qui auraient un fort goût piquant  au premier contact, et laissent au palais le souvenir du délice.
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N
J\\\'ai d\\\'abord eu juste l\\\'idée de présenter les photos du coffret "Marguerite Duras de Trouville" d\\\'Hélène Bamberger car je trouve ces photos vraiment belles et je voulais faire une présentation de romans de Duras et c\\\'est tout. l\\\'idée était simplement de donner envie aux lecteurs de ma bibliothèque de lire ou relire Duras. Et puis on a eu un stagiaire pendant un mois, il est passionné  de théâtre  et fait partie d\\\'une troupe, il nous a demandé de faire des lectures théâtralisées, je lui ai proposé de travailler autour de l\\\'oeuvre de Duras pour compléter mon expo. et aujourdh\\\'ui votre commentaire sur mon blog....J\\\'aime quand le hasard se mêle un peu de mes affaires!!! Alors je vous donnerais de plus amples détails au fil des jours  l\\\'expo sera mise en place la semaine du 24 avril  la lecture théatralisée sera le 2 mai . Voilà quelques renseignements, à bientôt.
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P
J'aime l'idée de voir ce texte dans une expo sur Duras, Duras qui fait partie de mon panthéon des écrivain(e)s.  Ce sera quand et où? Et pour les lectures, quelle sera la ligne directrice? Comment opérez-vous les choix?J'adorerais participer à une telle initiative...car ce serait l'occasion de relire et encore relire!!!Bon courage à toute votre équipe, car la tâche n'est pas simple: il ne suffit pas d'aimer...
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P
C'est en consultant votre blog que m'est venue l'envie irrépressible d'écrire tout de suite un texte sur Duras (ça me prend cycliquement...).Mon blog étant un étendart contre le bruit, le thème du silence, des silences, chez Duras, s'imposait...Je précise que c'est en lisant votre blog que m'est venue cette idée... et ai fait un lien pour inviter à le consulter..Merci pour le foisonnement d'infos...
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N
C'est très gentil et ce qui est amusant c'est que je travaille sur Marguerite Duras en ce moment pour mon boulot (expo + troupe de théâtre pour des lectures de certains textes...).