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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 23:23

Darina Al-Joundi et Mohamed Kacimi
Actes Sud - 2007

La 4ème de couverture de ce livre commence par une question : Quel est le prix de la liberté ? Liberté sexuelle, amoureuse, politique, sociale ou religieuse.

En juin 2006 Mohamed Kacimi organise une manifestation autour de Beyrouth dans un théâtre parisien.  C’est à une de ces représentations qu’il rencontre Darina  al-Joundi  venue lui remettre un manuscrit.

La lecture de ces écrits est un bouleversement pour Mohamed Kacimi « C’était une lettre ouverte à son père, qui avait rêvé pour sa fille la plus grande des libertés et qui allait justement, à cause de cette liberté, connaître la pire des servitudes. » (Extrait de l’avant propos p.5)


De  cette rencontre est née une pièce de théâtre qui fut jouée pendant le festival d’ Avignon de 2007 et c’est  Darina  al-Joundi  qui a interprété  son propre rôle,  elle est comédienne mais n’avait jamais joué en France.
« Toute la presse nationale a parlé de sa performance. Laure Adler et Fabienne Pascaud diront d’elle qu’elle a été la révélation du festival 2007 » (Extrait de l’avant propos p.7)

Le livre « Le jour ou Nina Simone a cessé de chanter » et la suite de cette aventure. Sous la plume de Mohamed Kacimi, Darina  al-Joundi  a confié l’histoire de sa vie au Liban, ce pays démolit par la guerre civile et qui fait de la vie des femmes un enfer.  

Dans cette fiction où tout est vrai Darina  al-Joundi  raconte sa vie de femme libre grâce à l’éducation que son père lui a donnée. En effet, ce père journaliste et écrivain est profondément moderne, il est contre toute forme d’intégrisme et préfère écouter "Nina Simone" plutôt que les discours religieux, cette  personnalité originale et joyeuse rend ce personnage vraiment attachant. Mais le Liban est un pays déchiré par la guerre  civile et la montée de l’intégrisme. Darina  al-Joundi  est comme son père, elle va vivre à l’excès tout ce qui est interdit, par opposition aux  lois instaurées  contre les femmes.  A la mort de son père,  Darina  al-Joundi  va payer très durement sa façon de vivre. C’est avec étonnement que l’on va découvrir que c’est  sa mère qui va mettre fin d’une façon brutale à son insoumission.    

Cette histoire m’a fait penser à un autre destin tragique,  celui de Camille Claudel. Cette femme a voulu vivre pleinement  sa passion pour la sculpture et aimer un homme sans être marié, mais au siècle dernier  ce n’était pas envisageable. A  la mort de son père qui la soutenait, Camille Claudel fut enfermée dans un hôpital psychiatrique jusqu'à sa mort par sa mère qui ne supportait pas  sa fille rebelle.   

Ce récit est bouleversant, et les situations décrites sont révoltantes. Un livre à lire, à donner, à offrir pour ne pas oublier qu’il faut toujours veiller sur nos libertés chèrement acquises.

 







Un autre avis intéressant celui de mille et un livre le blog de la littérature orientale, et puis aussi celui de Malice 

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commentaires

Anis (La librivore) 14/10/2010 20:12



Je viens enfin de l'acheter. J'avais lu ton article et avais gardé le titre sur un coin de feuillet que je n'ai pas perdu. Je vais donc m'empresser de le lire avant de lire un autre Sylvie
germain, certainement Hors champ.



Nina 14/10/2010 21:21



Le jour où Nina Simone a cessé de chanter est un livre très "féministe" j'ai adoré, je regrette de ne pas l'avoir vu à Paris. Pour "Hors champ" je suis contente que tu l'ai choisi, c'est un livre
que je n'ai peut-être pas vraiment compris, je suis peut-être passé à coté de certaines choses, c'est en regardant une petie vidéo sur internet où Sylvie Germain parlait de son livre que je me
suis faite cette remarque. Alors bonne lecture.



Anonyme 23/10/2008 11:06

Vous trouvez pas bizarre que acte sud ont changer la 4eme couvertureet que c'est plus sous la plume de Kacimi- un ami chez acte sud ma racconter que kacimi a essayer de voler l'histoire de Darina (deja ecrit)ALORS CA EXSISTE TJ DES VOLEURS DANS L ARTE

Nina 25/10/2008 21:48



J ene suis pas au courant de cette histoire ?????



dasola 17/10/2008 07:20

Bonjour Nina, je n'ai pas lu le livre, je n'ai pas vu le spectacle mais ton billet est remarquable et donne envie (de lire le livre). Quand j'ai vu le titre, j'ai cru à une bio de Nina Simone (sacrée chanteuse au caractère trempée). Bonne journée.

Nina 17/10/2008 21:37


Si tu lis ce livre il va te faire frissonner de révolte, franchement les femmes ont encore des combats à mener


nina de ziopeppino 29/09/2008 23:19

Les Nina chantent, marchent, lisent, aiment.

Nina 02/10/2008 22:50


Oui c'est vrai !!!


C. Sauvage 26/09/2008 12:34

Si je n'ai pas lu le livre, j'ai vu au Festival d'Avigon le spectacle que l'auteur a tiré de son histoire. Ses cheveux noirs, sa robe rouge, ce corps qui se meut, se débat, se tord, se love dans un carré de trois mètres sur trois. Plusieurs mois après je ressens le même choc. Mais je me souviens encore plus de sa formidable vivacité, de cette soif de vivre qui donne à tous un espoir sans borne. Non Nina Simone n'a pas fini de chanter!

Nina 27/09/2008 22:35


J'aurais bien voulu voir le spectacle,  l'histoire de cette femme est impressionnante. Oui je suis d'accord Nina Simone n'a pas fini de chanter !!!


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